Mise à jour : mars 2017

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Le dispositif d’annonce

Le dispositif d’annonce a été mis en place pour « permettre aux patients de bénéficier de meilleures conditions d’annonce du diagnostic de leur maladie ». Ce dispositif prévoit des temps de discussion et d’explication de la maladie et du traitement. Il permet d’apporter au patient une information adaptée, progressive et respectueuse.

Le dispositif d’annonce est construit en quatre temps, chacun correspondant à quatre étapes de la prise en charge :

  1. Un temps médical pour que le malade assimile les informations reçues. Une ou plusieurs consultations médicales sont dédiées à l’annonce du diagnostic et à la proposition de traitement.
  2. Un temps d’accompagnement soignant effectué par un infirmier ou un manipulateur en radiothérapie permet au malade et à ses proches de compléter les informations médicales reçues, d’être informé sur ses droits et de connaître les associations pouvant lui venir en aide.
  3. Un temps de soutien pour proposer au malade un accompagnement social et l’accès aux soins de support (prise en charge des effets secondaires des traitements spécifiques, psychologue, kinésithérapeute, diététique…).
  4. Un temps d’articulation avec la médecine de ville pour optimiser la bonne coordination entre l’équipe soignante de l’établissement de santé et le médecin traitant.

 



La Réunion de Concertation Pluridisciplinaire (RCP)

Le dossier de chaque patient est présenté devant une équipe médicale pluridisciplinaire constituée d’au moins 3 spécialistes différents lors d’une RCP.

Cette réunion permet de d’émettre la proposition de traitement la plus adaptée à chaque patient. Cette proposition se base sur les recommandations de bonne pratique et sur la situation personnelle du patient. De nombreux paramètres sont pris en considération : médicaux (type de cancer, stade d’évolution, organe atteint…) ou individuels (âge, état général, antécédents médicaux, contraintes socioprofessionnelles…).

Le compte-rendu de RCP est envoyé au médecin traitant du patient afin d’assurer une bonne coordination des acteurs du parcours de soins et ainsi participer à leur continuité. A la suite de la RCP, le médecin informe son patient des traitements proposés et lui remet son PPS.

 



Le Programme Personnalisé de Soins (PPS)

Établi lors de la RCP, le PPS permet de formaliser la proposition de prise en charge thérapeutique du patient. Il décrit la décision de traitement proposé et la chaîne de soins mise en place autour du patient. Il n’est ni définitif, ni irrévocable et peut être modifié à tout moment selon la manière dont le patient réagit aux différents traitements et selon l’évolution de la maladie.

Ce document est remis et expliqué à chaque patient dans le cadre du dispositif d’annonce au début de sa prise en charge. Il permet également au médecin traitant de pouvoir suivre le parcours de soins et assurer la prise en charge globale de proximité du patient. Le PPS constitue une des conditions transversales de qualité, obligatoires dans le cadre du dispositif d’autorisation des établissements de santé pour la pratique de la cancérologie.

 



Les traitements du cancer

Réglementée depuis 2009, les établissements de soins doivent posséder une autorisation pour traiter les malades atteints de cancer.

Les objectifs de ces traitements sont de :

  • détruire la tumeur et les cellules cancéreuses
  • ralentir l’évolution de la maladie
  • réduire le risque de récidive
  • augmenter la durée de vie
  • améliorer la qualité de vie des patients

Les différents traitements du cancer

La chirurgie des cancers

Ce traitement local permet de confirmer le diagnostic d’un cancer ou de retirer une tumeur localisée. Elle a trois principaux objectifs :

  • Enlever la tumeur, si possible totalement
  • Supprimer ou réduire les conséquences négatives des traitements (chirurgie palliative)
  • Reconstruire, réparer les organes supprimés ou abîmés (chirurgie réparatrice)

La radiothérapie

Cet autre traitement local utilise les rayons pour détruire les cellules cancéreuses dans une zone précise. Il existe 3 types de radiothérapie :

  • La radiothérapie externe : rayons émis à travers la peau
  • La curiethérapie : injection de billes au niveau de la tumeur en limitant les effets sur les cellules saines
  • La radiothérapie métabolique : injection de radioéléments directement à l’intérieur des cellules que l’on veut atteindre

La chimiothérapie

La chimiothérapie est un traitement médicamenteux administré par intraveineuse ou par voir orale. Utilisée dans 75% des cancers, elle permet, contrairement à la chirurgie ou à la radiothérapie, de détruire des cellules dans l’ensemble du corps.  La chimiothérapie dite adjuvante est utilisée après une chirurgie pour réduire le risque de récidive et détruire les cellules qui n’auraient pas pu être retirées.

Les thérapies ciblées

Les thérapies ciblées utilisent des médicaments ciblant spécifiquement une protéine ou un mécanisme impliqué dans le développement de la tumeur :

  • L’hormonothérapie est utilisée pour combattre les cancers appelés « hormonodépendants ». L’objectif est de supprimer l’activité hormonale qui peut, dans le cas du cancer du sein ou de la prostate, entretenir la multiplication des cellules cancéreuses.
  • L’immunothérapie n’est, pour le moment, applicable qu’à une minorité de cancers. Son objectif est d’aider l’organisme à moduler ses défenses immunitaires pour combattre les cellules cancéreuses.

La recherche clinique et les innovations thérapeutiques

De nouveaux anticancéreux ou de nouvelles associations de traitements connus sont régulièrement testés pour améliorer l’efficacité thérapeutique et les conditions de soin. Les médecins, aidés notamment des Attachés de Recherche Clinique (ARC), participent à la découverte de nouveaux traitements, plus adaptés, mieux ciblés et/ou moins risqués. Cette recherche clinique est permise grâce aux patients ayant acceptés de participer à des « essais cliniques» lors de la proposition thérapeutique faite au cours de la RCP.

Pour en savoir plus sur la recherche clinique


Les soins de support
Les soins de support

Les soins de support viennent en complément des traitements anticancéreux. Ils visent à assurer la meilleure qualité de vie possible aux patients tout au long de la maladie, sur le plan physique, psychologique et social. Les nécessités en soins de support des patients doivent donc être évaluées tôt dans leur parcours de santé afin de rapidement répondre à leurs besoins, voire d’anticiper les demandes.

Les soins de support concernent principalement la prise en compte de :

  • La douleur
  • La fatigue
  • Les problèmes nutritionnels
  • Les troubles digestifs, les troubles respiratoires et génito-urinaires, les troubles moteurs et les handicaps
  • Les problèmes odontologiques
  • Les difficultés sociales
  • La souffrance psychique, les perturbations de l’image corporelle
  • L’accompagnement de fin de vie
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