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L’INCa vient d’indiquer que huit nouvelles entreprises venaient de signer la charte “Cancer et emploi”. L’occasion pour l’Institut de rappeler que les résultats de l’étude « La vie 5 ans après un diagnostic de cancer – VICAN 5 » avaient montré que  la situation professionnelle des personnes qui ont eu un cancer est durablement modifiée. Aussi, 20 % des personnes âgées entre 18 et 54 ans et en emploi au moment du diagnostic ne travaillent plus cinq ans après. Cette perte d’emploi impacte plus fortement les personnes les plus vulnérables sur le marché du travail (les moins de 40 ans et les plus de 50 ans, les personnes les moins diplômées, celles ayant peu d’expérience et qui ont un contrat de travail précaire) et vient renforcer les inégalités sociales. Cette enquête montre, par ailleurs, l’impact bénéfique des dispositifs transitoires, que sont l’arrêt maladie et le temps partiel thérapeutique, sur la trajectoire professionnelle. En effet, les personnes ayant eu un temps partiel thérapeutique, précédé d’un arrêt maladie, se trouvent plus souvent en emploi cinq ans après le diagnostic (84,6 % vs 68 % pour celles qui n’en ont pas bénéficié). Ces éléments confirment l’impact de la maladie sur la situation professionnelle et la difficulté de poursuivre une activité sans un accompagnement spécifique.

C’est dans cette optique d’amélioration de l’accompagnement des salariés touchés par le cancer et pour promouvoir la santé qu’avait été élaborée la charte “Cancer et emploi” lancée en mai 2017. Cette 4e séance de signature porte à 37 le nombre d’entreprises engagées dans cette démarche.

Pour rappel, voici les 4 axes d’amélioration de la charte : 

  • L’anticipation du maintien et du retour en emploi des personnes touchées par la maladie facilite l’adaptation de l’organisation à la situation spécifique de salarié et améliore ses conditions de travail.
  • Les démarches de formation et d’information apparaissent essentielles pour inverser positivement le rapport à la maladie et accompagner de manière efficace les salariés.
  • La promotion de la santé concerne l’ensemble des salariés qui peuvent agir de façon individuelle ou collective pour diminuer leur risque d’être confronté un jour au cancer.
  • Les retours d’expérience et le partage de bonnes pratiques sont un moyen d’évaluer l’efficacité des dispositifs déployés dans l’organisation et d’y apporter les améliorations nécessaires.

Source : INCa

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