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Depuis 2012, tout médecin diagnostiquant un mésothéliome doit le déclarer à l’ARS de son lieu d’exercice, à la demande du ministère chargé de la santé (décret n°2012-47).

Cette déclaration obligatoire vise deux objectifs :

  • renforcer la surveillance des mésothéliomes pour toutes les localisations anatomiques et sur l’ensemble du territoire national à partir des notifications des médecins ;
  • améliorer les connaissances sur les expositions à l’amiante et aux autres facteurs de risque, notamment les expositions environnementales, en mettant l’accent sur trois populations (les mésothéliomes hors plèvre, les mésothéliomes de la plèvre chez les hommes de moins de 50 ans et chez les femmes), à partir des enquêtes d’exposition pilotées par Santé publique France.

Quelques données

  • 3 992 cas de mésothéliomes diagnostiqués entre 2012 et 2017 ont été notifiés jusqu’au 15 août 2018. Ces cas sont principalement localisés à la plèvre (90 %) ou au péritoine (8 %).
  • En Île-de-France, sur la période considérée, le nombre de cas diagnostiqués est de 628. Le nombre de cas notifiés a globalement diminué : 121 cas en 2012, 104 en 2013, 110 en 2014, 116 en 2015, 94 en 2016 et 83 en 2017.
  • Plus de la moitié des cas ont été notifiés par un pathologiste uniquement (54 %), près d’un quartpar un pathologiste et un clinicien (23 %) et près d’un quart par un clinicien uniquement (23 %).
  • La proportion d’hommes est de 73 % parmi les patients atteints d’un mésothéliome de la plèvre et de 56 % parmi les patients atteints d’un mésothéliome du péritoine.
  • La moyenne d’âge au diagnostic est de 74 ans pour les patients atteints d’un mésothéliome de la plèvre et de 65 ans pour les patients atteints d’un mésothéliome du péritoine.
  • Estimée d’après le Programme National de Surveillance du Mésothéliome pleural (PNSM) couvrant 21 départements, l’exhaustivité de la déclaration obligatoire est de 51% avec une nette amélioration entre les périodes 2012-2014 (44%) et 2015-2016 (62%) puis une diminution en 2017 (47%). Cette exhaustivité est en outre très variable d’une région à l’autre (56% en 2017 pour l’Île-de-France).

Bilan et perspectives

La déclaration obligatoire des mésothéliomes est encore insuffisamment exhaustive. Santé publique France va consolider sa sensibilisation des médecins sur son importance.

La déclaration obligatoire va être intégrée au Dispositif National de Surveillance des Mésothéliomes (DNSM) qui sera mis en place à partir des systèmes existants (dont le PNSM) pour optimiser et moderniser la surveillance épidémiologique des mésothéliome Ce dispositif comprendra un guichet unique d’identification pour améliorer la réactivité du dispositif. Celui-ci, qui devrait démarrer le 1er janvier 2020, vise à unifier, optimiser, moderniser la surveillance et à l’adapter aux nouveaux enjeux de surveillance de l’incidence, des expositions et de la reconnaissance médico-sociale.

Pour télécharger le bilan de la déclaration obligatoire des mésothéliomes 2012-2017 :

(pdf – 336 Ko)


Les formulaires de déclaration sont téléchargeables à partir des liens suivants :


Source : Santé publique France

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