post

L’INCa et Santé publique France viennent de mettre à disposition le “Baromètre cancer 2015. Nutrition et cancer”. Ce document décrit la perception des français sur le rôle joue l’alimentation dans l’apparition du cancer. Et si 90,8% des personnes interrogées pensent que ce rôle est important, c’est en région parisienne (avec le nord du pays) que la perception de ce lien est la plus faible avec 88,5%.

Voici la communication de l’INCa

90,8% des Français pensent que l’alimentation joue un rôle important dans l’apparition du cancer. La consommation de charcuteries apparaît pour une majorité d’entre eux comme un facteur de risque ; tout comme le surpoids et l’obésité. Autant de perceptions mises au jour par la publication du nouveau baromètre cancer réalisé pour l’Institut national du cancer et Santé publique France.

Le baromètre cancer INCa/SPF est la seule étude répétée permettant d’appréhender la perception de la population générale sur la prise en charge des cancers, leurs facteurs de risques, les moyens de prévention et de dépistage, ainsi que leurs évolutions dans le temps. L’un des axes de ce baromètre porte sur la perception des risques de cancers liés à la nutrition. Celle-ci est définie par l’Organisation mondiale de la santé comme intégrant l’alimentation et l’activité physique.

Conduit précédemment en 2005 et 2010, le baromètre cancer 2015 est l’une des actions du Plan cancer 2014-2019. Cette nouvelle édition a été menée auprès de quelque 4 000 personnes de 15 à 85 ans.

Principaux résultats

Près de 91% des personnes interrogées estiment que l’alimentation joue un rôle important dans l’apparition des cancers. Cette conception est d’autant plus importante que le niveau de diplôme ou le niveau de revenu augmente. Les risques et les bénéfices de certains aliments ne sont toutefois pas toujours perçus de façon nette : seules 42,6 % des personnes interrogées considèrent la consommation de viande rouge comme un facteur de risque lié au cancer, tandis que 54,6 % reconnaissent le caractère cancérigène du sel ou des aliments salés. De même les bénéfices de la consommation de fruits et de légumes n’est que modérément perçus comme un bénéfice par les enquêtés (58,1 %).

Les différences de perceptions sont parfois sensibles d’une catégorie de personnes à l’autre. Ainsi, si une large majorité des participants à l’étude (75,5 %) sait qu’être en surpoids ou en obésité comporte un risque de développer un cancer, ce risque est moins connu des personnes les plus concernées. Ces disparités sont aussi sensibles sur le caractère protecteur de la pratique de l’activité physique : ce sont majoritairement les personnes jeunes (15-24 ans) qui en relèvent les bénéfices. Toutefois, au total 70 % des interrogés y voient une manière de diminuer le risque de cancer.

Les perceptions de la population française sur la nutrition ont évolué dans le temps : ainsi, les avis sur le risque ou le caractère protecteur de la nutrition s’affichent comme plus tranchés en 2015 qu’ils ne l’étaient en 2010. Si le facteur protecteur de l’allaitement est encore peu connu (seules 34 % des femmes en ont conscience), ses bénéfices sont néanmoins mieux perçus que 5 ans auparavant.


Source : INCa

imprimer