Comité d’évaluation des registres : appel à lettres d’intention 2022

L’INCa, Santé publique France et l’Inserm lancent leur appel à candidatures annuel pour les registres n’ayant encore jamais sollicité l’avis du comité d’évaluation des registres (CER). Les personnes intéressées devront préalablement à la demande d’évaluation, soumettre une lettre d’intention.

Afin d’évaluer la qualité des registres qui en font la demande, le comité d’évaluation des registres prendra notamment en compte leurs missions de santé publique et de recherche.

La prochaine séance du comité d’évaluation des registres se tiendra au début du second trimestre 2022 en vue de sélectionner les lettres d’intention.


Rapport scientifique 2020 – les actions de recherche en cancérologie

L’INCa vient de mettre à disposition son 15e rapport au Conseil scientifique international qui présente les actions menées en 2020 par l’Institut.

Ce 15e rapport au Conseil scientifique de l’Institut national du cancer présente les actions menées en 2020 par l’Institut national du cancer (INCa). Ce rapport constitue le principal outil permettant aux membres du Conseil scientifique international de passer en revue la politique scientifique et médicale de l’INCa et nous guider dans l’élaboration des programmes et des initiatives de l’Institut.

Il se compose de trois parties :

  1. Le Conseil scientifique international de l’Institut,
  2. Les actions de la recherche en cancérologie en 2020,
  3. Les orientations stratégiques de la recherche.

LES ACTIONS DE RECHERCHE EN CANCÉROLOGIE EN 2020

Chaque année, l’Institut propose à la communauté scientifique des appels à projets libres dans quatre domaines principaux : la biologie du cancer, la recherche translationnelle, la recherche clinique et la recherche en sciences humaines et sociales, épidémiologie et santé publique. L’Institut complète son soutien à la recherche en cancérologie grâce à des actions et dotations spécifiques visant à soutenir la structuration de la recherche en cancérologie et les initiatives stratégiques de recherche, telles que favoriser la médecine de précision, pour favoriser l’accès à l’innovation pour tous les patients. Ce soutien est complété par les programmes spécifiques et thématiques de l’ITMO Cancer d’Aviesan.

En 2020, l’engagement financier dédié aux actions de recherche en cancérologie a représenté près de 88 M€. Cette somme provenait de l’Institut national du cancer (à hauteur de 39,20 M€), de la Direction générale de l’offre de soins (à hauteur de 25,45 M€) et de l’ITMO Cancer d’Aviesan (à hauteur de 23,33 M€). Elle se répartit comme suit :

  • 44,51 M€ pour le soutien à la biologie et sciences du cancer (50,58 %) dont 5,02 M€ dédiés au soutien de la recherche en cancérologie pédiatrique. Avec 35 projets retenus parmi les 279 soumis, le programme libre de biologie et sciences du cancer (PLBIO) représente le plus important appel à projets programmé et financé par l’Institut. Son succès reflète aussi l’importance du soutien à la recherche fondamentale dédiée au cancer afin de promouvoir et de soutenir des progrès à long terme ;
  • 23,57 M€ pour le soutien à la recherche clinique et à l’accès à l’innovation (26,76 %). Par exemple, l’Institut favorise l’accès précoce aux médicaments innovants dans le cadre de coopérations avec les laboratoires pharmaceutiques ;
  • 11,75 M€ en soutien à la recherche translationnelle et à la recherche intégrée (13,35 %), comme le programme national de recherche translationnelle (PRT-K) en partenariat avec la DGOS, ou encore le programme européen de recherche translationnelle (TRANSCAN) ;
  • 8,17 M€ pour la recherche en sciences humaines et sociales, épidémiologie et santé publique (9,28 %) au travers du programme libre PLSHSESP (17 projets financés), le programme de recherche interventionnelle en santé des populations, les initiatives portant sur les facteurs de risques environnementaux ainsi que le soutien à la formation et aux carrières professionnelles.

LES ORIENTATIONS STRATÉGIQUES DE LA RECHERCHE

Cette partie du rapport présente les axes scientifiques proposés par l’Institut national du cancer pour les prochaines années, en accord avec les recommandations émises par le Conseil scientifique international de l’INCa.

Ces actions seront menées en suivant deux objectifs principaux :

  • concevoir de nouveaux types d’actions et de programmes afin de compléter les actions socles autour des différents axes de la Stratégie décennale ;
  • veiller à la bonne coordination des nombreuses actions proposées dans la Stratégie.

source : INCa


Anticancéreux oraux : mise à jour des fiches médicaments

Notre page avec les fiches médicaments des anticancéreux oraux vient d’être actualisée.

Voici les fiches concernées :

  • NOVALDEX® – tamoxifene
  • SPRYCEL® – dasatinib – comprimés
  • SPRYCEL® – dasatinib – suspension buvable
  • TAGRISSO® – osimertinib
  • XOSPATA® – gilteritinib

N’oubliez pas qu’il suffit de cliquer sur le titre d’une colonne pour trier les fiches médicaments par date de mise à jour, nom de spécialité pharmaceutique ou DCI.


Publications INCa : Evaluation du statut MMR Tumoral – synthèse & argumentaire

La détection somatique des défaillances du système MMR (Mistmach Repair) était jusqu’il y a peu utile principalement pour orienter les patients avec un risque élevé de cancers héréditaires liés au syndrome de Lynch vers une consultation d’oncogénétique. Or il a été démontré que ce statut a maintenant également un impact sur le pronostic de certains cancers et permet de prédire la réponse à des chimiothérapies et immunothérapie.

Ces recommandations ont pour but de décrire les indications d’évaluation du statut MMR tumoral, les modalités de réalisation de cette évaluation, ainsi que les indications d’orientation des patients vers une consultation d’oncogénétique en fonction des résultats de cette évaluation.

Un argumentaire et une synthèse sont disponibles.

 


Source : INCa


Anticancéreux oraux : mise à jour des fiches médicaments

Notre page avec les fiches médicaments des anticancéreux oraux vient d’être actualisée.

Voici les fiches concernées :

  • ALECENSA® – alectinib
  • FARESTON® – torémifène

N’oubliez pas qu’il suffit de cliquer sur le titre d’une colonne pour trier les fiches médicaments par date de mise à jour, nom de spécialité pharmaceutique ou DCI.


2 nouvelles publications INCa : Traitements locorégionaux des cancers du sein infiltrants non métastatiques

L’INCa vient de mettre à disposition des professionnels de santé des recommandations de bonnes pratiques cliniques. Elles constituent la première partie d’une expertise en cours et concernent le bilan initial, la chirurgie et la radiothérapie des cancers du sein infiltrants non métastatiques ainsi que le lymphœdème. Ces recommandations sont disponibles sous forme de thésaurus et de synthèse.


Source : INCa


Cancer de l’ovaire & adénocarcinome du pancréas : de nouveaux indicateurs qualité et sécurité des soins

L’amélioration de la qualité, de la sécurité, de la pertinence des soins et du parcours des patients, est un enjeu majeur de santé publique. La définition d’indicateurs, partagés par l’ensemble des acteurs, participe à l’amélioration des pratiques et à la pertinence des soins au bénéfice des patients tout au long de leur parcours. L’Institut national du cancer et la Haute Autorité de santé publient aujourd’hui deux nouveaux rapports proposant des indicateurs de qualité et de sécurité des soins (IQSS) pour le cancer de l’ovaire et l’adénocarcinome du pancréas. En 2019, des premiers indicateurs portant sur le cancer du sein et le cancer colorectal ont été publiés.

DES INDICATEURS SPÉCIFIQUES À CHAQUE LOCALISATION DE CANCER ET AUX DIFFÉRENTES ÉTAPES DU PARCOURS DE SOINS

La Stratégie décennale de lutte contre les cancers 2021 – 2030 réaffirme la nécessité de disposer d’indicateurs s’appuyant sur des données de santé partagées. Nécessité déjà identifiée dans le 3e Plan cancer dès 2014. L’objectif est de soutenir l’amélioration des pratiques, d’augmenter la survie des patients, d’éviter la survenue des récidives et limiter les séquelles, notamment pour les cancers de mauvais pronostic.

Les indicateurs retenus et validés par les experts concernent l’ensemble des phases du parcours de soins du patient en fonction du type de cancer. Ils associent des indicateurs de processus et de résultats qui ensemble permettent d’évaluer la pertinence et la coordination des soins. Lorsque cela est justifié, une valeur cible et une valeur d’alerte sont intégrées.
Le parcours de soins du cancer de l’ovaire présente 10 indicateurs dont 3 sur le diagnostic, 7 sur les traitements ; celui de l’adénocarcinome du pancréas intègre 12 indicateurs dont 2 sur le diagnostic, 7 sur les traitements, 1 sur le suivi et 2 sur les soins en fin de vie.

Ces nouveaux indicateurs doivent agir comme des leviers d’amélioration de la qualité, de la sécurité et de la pertinence des soins. Ils doivent être un appui pour les professionnels de santé dans leur pratique et non une charge de travail supplémentaire. Aussi, les items retenus sont-ils calculables à partir des bases de données médico-administratives (BDMA) déjà disponibles.
Des analyses complémentaires mesureront la fiabilité des indicateurs calculés à partir des BDMA, par comparaison aux données des registres des cancers.

Les premiers résultats liés aux indicateurs pour le cancer colorectal, le cancer du sein, le cancer de l’ovaire et de l’adénocarcinome du pancréas seront consultables sur le site scansanté de l’Agence technique de l’information sur l’hospitalisation (ATIH) courant 2022. Ils permettront :

  • de rendre compte de la conformité des pratiques aux recommandations notamment en termes de délais d’accès aux soins ;
  • d’identifier les disparités territoriales ;
  • aux décideurs (Agence régionale de santé), aux professionnels de santé et aux acteurs de terrain (Réseaux régionaux cancérologie, centres de coordination en cancérologie, établissements) de disposer d’outils de pilotage actualisés tous les ans pour agir au niveau local et territorial.

DES INDICATEURS ÉLABORÉS DANS LE CADRE D’UN CONSENSUS NATIONAL

Ce travail, piloté par l’Institut national du cancer en partenariat avec la Haute Autorité de santé, a fait l’objet d’un processus d’élaboration scientifique qui s’est appuyé sur une consultation nationale des acteurs. L’élaboration de ces indicateurs a fait l’objet d’une méthode rigoureuse impliquant l’ensemble des parties intéressées sur tout le territoire (Agences régionales de santé, fédérations hospitalières, réseaux régionaux de cancérologie, représentants des usagers et associations de patients).
En amont de leur définition, un travail de recensement des recommandations de bonne pratique et des indicateurs déjà existants au niveau international a été réalisé. Cette phase a permis d’établir une première liste d’items à mesurer. Elle a été suivie d’une phase d’expertise réalisée par des cliniciens issus des sociétés savantes avec comme objectifs de compléter, d’affiner et d’arrêter une liste définitive d’indicateurs basée sur les recommandations de bonne pratique.

En 2019, les premiers travaux sur l’élaboration d’indicateurs de qualité et de sécurité des soins s’étaient intéressés à deux localisations de cancer parmi les plus fréquentes : le cancer du sein (près de 58 500 cas incidents en 2018) et le cancer colorectal (près de 43 400 cas incidents en 2018).

CHIFFRES CLÉS

CANCERS DU PANCRÉAS

En 2018, 14 184 nouveaux cas de cancers du pancréas (7 301 hommes et 6 883 femmes) ont été diagnostiqués. La même année ce cancer est à l’origine de 11 456 décès (5 790 chez l’homme et 5 666 chez la femme). Avec un taux de survie nette standardisée à 5 ans de 11 %, pour les cas diagnostiqués en 2010-2015, le cancer du pancréas reste aujourd’hui un cancer de pronostic défavorable.

CANCERS DE L’OVAIRE

En 2018, en France le nombre estimé de nouveaux cas de cancers de l’ovaire était de 5 193 et le nombre estimé de décès de 3 479. Les cancers de l’ovaire ont un pronostic intermédiaire avec une survie nette standardisée à 5 ans après le diagnostic de 43 %. Si ce taux s’est nettement amélioré (+ 14 points en 25 ans), les cancers de l’ovaire restent de mauvais pronostic.


Source : INCa


Le dispositif d’annonce en cancérologie : ONCORIF propose un outil régional pour évaluer le dispositif dans les établissements autorisés au traitement du cancer !

Le « dispositif d’annonce », ou DA, est une des mesures du premier Plan Cancer (2003-2007). Cette mesure, critère d’autorisation au traitement du cancer par l’ARS, doit permettre aux patients de bénéficier de meilleures conditions d’annonce du diagnostic de leur maladie. En 2005, l’Institut national du cancer (INCa) et la Ligue nationale de lutte contre le cancer publient des recommandations « pour la mise en œuvre du dispositif d’annonce du cancer dans les établissements de santé ».

La mise en place du dispositif d’annonce repose sur les établissements de santé et les Centres de coordination en cancérologie (3C).

En septembre 2019, l’INCa a publié un nouveau référentiel organisationnel faisant évoluer le dispositif d’annonce d’un cancer. Depuis, les 3C se sont organisés pour mettre en application ces nouvelles recommandations.

Dans le cadre de ses missions, Oncorif, avec la contribution des 3C, propose un outil pour évaluer la mise en place du nouveau processus du dispositif d’annonce, à partir d’une grille d’évaluation régionale, adaptée, et facile d’utilisation.


Affiche INCa – Savoir que 7 cancers sont liés à l’alcool, c’est pouvoir agir

Sur son site internet, l’INCa vient de mettre à disposition une nouvelle affiche afin de prévenir les liens entre alcool et cancer.

Source : INCa


Anticancéreux oraux : mise à jour des fiches médicaments

Notre page avec les fiches médicaments des anticancéreux oraux vient d’être actualisée.

Voici les fiches concernées :

  • Exemestane – AROMASINE®
  • Cabozantinib​ – CABOMETYX®
  • Trametinib – MEKINIST®
  • Régorafénib – STIVARGA®

N’oubliez pas qu’il suffit de cliquer sur le titre d’une colonne pour trier les fiches médicaments par date de mise à jour, nom de spécialité pharmaceutique ou DCI.


Guide INCa pour les médecins généralistes – Les cancers invasifs du col utérin en 10 points clés

Après le guide sur les cancers invasifs du col utérin diffusé la semaine dernière par l’INCa, en voici le résumé en 10 points clés. Toujours destiné aux médecins généralistes qui ont un rôle essentiel à tous les stades du parcours de soins du patient, en lien avec l’équipe spécialisée.


Source : INCa


Guides patients INCa – Les traitements des cancers de la thyroïde

L’INCa vient de mettre à disposition des patients un guide qui a pour objectif de les informer et de répondre largement aux questions qu’ils se posent sur les traitements des cancers de la thyroïde.

Une version synthétique de ce guide a également été rédigée.


Source : INCa