Cancers invasifs du col utérin – Du diagnostic au suivi

Cette nouvelle brochure INCa décrit le parcours de soins d’un patient atteint de carcinome du col utérin.

Le médecin généraliste a un rôle essentiel à tous les stades de ce parcours, en lien avec l’équipe spécialisée. Démarche diagnostique, bilan initial, vue d’ensemble des modalités thérapeutiques de première intention et examens de suivi vous sont présentés de façon synthétique. Vous trouverez également des informations sur la gestion des principaux effets indésirables des traitements et sur l’approche médicale globale, ainsi que des ressources pratiques pour vous et vos patients.


Source : INCa


Rayonnements ultraviolets et risques de cancer : une nouvelle fiche repères INCa

L’exposition au rayonnement ultraviolet (UV) est le principal facteur de risque environnemental des cancers de la peau. Avec plus de 100 000 nouveaux cas par an, les cancers cutanés (carcinomes basocellulaires, épidermoïdes et mélanomes) sont les cancers les plus fréquents.

Cette fiche repères fait le point sur les sources d’émission d’ultraviolets, leurs effets biologiques, les données épidémiologiques et les gestes de prévention.


Source : INCa


Soins oncologiques de support : le référentiel INCa disponible

Le présent référentiel définit au niveau national les principes organisationnels liés à la mise en oeuvre du parcours de soins de support du patient atteint de cancer. Les soins de support concernés sont ceux inclus dans le panier de soins de support défini par l’INCa en 2016, à savoir les soins ayant démontré un impact positif sur l’état de santé des patients, mais également les soins de support contribuant à l’amélioration de la qualité de vie et du bien-être, sans autre amélioration démontrée de l’état de santé, ou dont le niveau de preuve dans le domaine est faible.


Source : INCa


Séminaire de restitution PHRC-K : l’imagerie dans les stratégies de prévention des cancers

Le 8 octobre dernier, professionnels de santé et chercheurs se sont réunis pour connaître l’avancement et les résultats des projets financés dans le cadre du programme de recherche hospitalier de recherche clinique en cancérologie (PHRC-K), géré par l’Institut national du cancer (INCa), dans la détection précoce des cancers.

Quatre projets ont été décryptés lors de ce séminaire de restitution organisé au sein des Journées francophones de radiologie (JFR), au Palais des congrès à Paris.

Quatre projets ont été sélectionnés dans le cadre du PHRC-K en 2012, 2014 et 2015. Ces projets ont été financés à hauteur de 1,1 millions d’euros. Tout au long de la matinée, les porteurs de projets se sont succédé à la tribune, guidés par le Pr Alain Luciani (CHU Henri Mondor, Créteil) et le Dr Laetitia Gambotti (INCa, Boulogne-Billancourt), aux commandes pour animer le séminaire.

Les travaux suivants ont été présentés :

  • évaluation de la tomosynthèse dans la caractérisation et la prise en charge des lésions mammaires par Cédric De Bazelaire (Paris – PHRC-K 2012). Ce projet est en cours de réalisation ;
  • intérêt de la technique d’auto-compression sur la tolérance de la mammographie par Philippe Henrot (Vandoeuvre-Les-Nancy– PHRC-K 2012). Les résultats de l’essai clinique randomisé montrent que la technique de l’auto-compression des seins ne semble pas être inférieure à la mammographie de compression standard pour obtenir une épaisseur minimale du sein sans augmenter la douleur ni compromettre la qualité de l’image ; cette technique peut être une option efficace pour les femmes qui veulent participer à l’examen de leurs seins ;
  • MRI-FIRST 01 : amélioration de la détection du cancer agressif de la prostate par biopsies ciblées utilisant les données de l’IRM multiparamétrique par Olivier Rouvière (Lyon– PHRC-K 2014). Les résultats de cet essai ont montré que l’obtention d’une IRM multiparamétrique avant la biopsie chez les patients naïfs de biopsie peut améliorer la détection de cancers de la prostate cliniquement significatifs mais ne semble pas éviter la nécessité d’une biopsie systématique ;
  • détection du ganglion du bras par imagerie proche infra-rouge dans le cancer invasif du sein : étude de prédicteurs d’atteinte ganglionnaire (Armonic) par Angelica Conversano (Paris– PHRC-K 2015). Les résultats ont fait l’objet d’une revue systématique publiée en 2019 sur l’intérêt de l’imagerie par fluorescence proche infrarouge au vert d’indocyanine pour la prévention et la gestion du lymphœdème lié au cancer du sein.

Outre les résultats présentés, ce séminaire a permis d’illustrer les apports de l’imagerie dans les stratégies de prévention en oncologie et de partager les expériences des porteurs de projets PHRC-K.


Source : INCa


Appel à communication Education thérapeutique du patient en cancérologie

Le congrès d’éducation thérapeutique du patient en cancérologie organisé par l’Institut Curie les 25 et 26 mars 2022 lance un appel à communications.

Date limite d’envoi : 15 novembre 2021


La journée mondiale de la thrombose

Le 13 octobre est la journée mondiale de la thrombose. C’est l’occasion de rappeler que la Maladie ThromboEmbolique Veineuse (MTEV) est une complication fréquente chez les patients atteints de cancer : cette pathologie est présente chez 15 à 20% de ces patients. Elle constitue la 1ère cause de décès chez ces patients après le cancer lui-même.

Une page dédiée sur notre site internet

Face à l’incidence des MTEV chez les patients atteints de cancer et afin d’améliorer la prise en charge de ces patients, informer les professionnels de santé et les patients est primordial. A cet effet, ONCORIF a mis en place un groupe de travail régional pluridisciplinaire qui a développé une page d’informations dédiée présentant divers outils, recommandations et référentiels. Elle présente également les résultats de l’enquête régionale lancée en septembre 2020.


Anticancéreux oraux : Mise à jour des fiches médicaments

Notre page avec les fiches médicaments des anticancéreux oraux vient d’être actualisée.

Voici les fiches concernées :

  • Acétate d’abiratérone – ZYTIGA®
  • ​Lomustine – BELUSTINE®
  • Exémestane – AROMASINE®
  • Géfitinib – IRESSA®
  • Everolimus – AFINITOR®
  • Acalabrutinib – CALQUENCE®
  • Ruxolitinib – JAKAVI®
  • Encorafenib –​ BRAFTOVI®
  • ​Dabrafénib – TAFINLAR® AAC
  • Palbociclib – IBRANCE®
  • Sunitinib – SUTENT ®
  • Tacatinib – TUKYSA®
  • Anastrozole – ARIMIDEX®

N’oubliez pas qu’il suffit de cliquer sur le titre d’une colonne pour trier les fiches médicaments par date de mise à jour, nom de spécialité pharmaceutique ou DCI.


Écoute & vous : un podcast pour accompagner les patients atteints de cancer

Le 3C du Lot et Garonne (3C47) met à disposition un podcast pour informer les patients atteints de cancer à tout moment de leur prise en charge. Il traite aussi bien de la maladie, des traitements, des « à côté » des protocoles de soin, et même après.

Ce podcast est aussi une occasion pour les patients, aidants ou soignants d’évoquer leur quotidien et leurs préoccupations du moment.

D’une durée de moins de 10 minutes, une dizaine d’épisodes est d’ores et déjà disponible.

Les traitements :

  • La consultation d’annonce
  • La chirurgie dans le traitement du cancer
  • La chimiothérapie – Principes généraux
  • La radiothérapie – Principes généraux
  • La radiothérapie – Comment ça se passe ?
  • Hormonothérapie – Cancer du sein

Les soins oncologiques de support

  • Prendre soin de soi
  • Les accompagnants (ou aidants)
  • Les représentations du cancer dans la société
  • La socio-coiffure – La chute des cheveux

« Cancer chez les personnes âgées » : un MOOC proposé par Onco-Occitanie

Le réseau régional d’Onco-Occitanie vient d’ouvrir les inscriptions à la 4e session du MOOC d’oncogériatrie « Cancer chez les personnes âgées : mieux comprendre ses spécificités pour mieux prendre en soins ».

Les cours sont gratuits et ouverts à tous les professionnels paramédicaux et médicaux prenant en soins des patients âgés atteints d’un cancer. Ils seront diffusés à partir du 12 novembre. A partir de cette date, un module de 2h de cours vidéo sera mis à disposition chaque semaine sur la plateforme et restera accessible jusqu’à la fin de la session (21 janvier 2022).

Contenu des cours :

  • Introduction générale cancer et sujet âgé
  • Traitements anticancéreux et soins oncologiques de support
  • Evaluation et intervention gériatrique
  • Syndromes gériatriques, repérage et prise en charge de la confusion, prise en charge de la douleur
  • Syndromes gériatriques, nutrition et motricité
  • Parcours de soins – Accompagnement patient Lien ville hôpital

Journal Officiel : remboursement des tests sérologiques pour les patients sévèrement immunodéprimés

L’arrêté du 4 octobre 2021 modifiant l’arrêté du 1er juin 2021 prescrivant les mesures générales nécessaires à la gestion de la sortie de crise sanitaire, prévoit le remboursement, sur prescription médicale, des tests sérologiques pour les patients sévèrement immunodéprimés.


Appel à projets 2022 : Prévention Primaire et Promotion de la santé

Améliorer la prévention et développer la promotion de la santé est un des axes prioritaires de la nouvelle stratégie décennale de l’Institut national du cancer (INCa).

Pour l’année 2022, l’Institut lance un nouvel appel à projets en SHS-E-SP pour développer la recherche en prévention primaire des cancers et en promotion de la santé. Il vise à soutenir une recherche d’excellence et innovante sur ces thématiques, ainsi qu’à favoriser des projets pluridisciplinaires. 

Cet appel pourra mobiliser l’ensemble des disciplines et approches concernées par : 

  • le développement des connaissances sur les facteurs de risque et la réduction des expositions ; 
  • l’étude des déterminants de santé et des environnements favorables à la santé.

L’appel à projets sera publié en décembre 2021, et la clôture du dépôt des projets est prévue en mars 2022.

Pour toute question relative à cet appel, vous pouvez contacter paurouet@institutcancer.fr


Source : INCa


Sicapro : un système de surveillance pour les cancers professionnels

Santé publique France publie les résultats de l’étude pilote Sicapro sur la mise en place d’un système de surveillance inédit permettant d’identifier les professions à surrisque de développer un cancer.

La surveillance des cancers professionnels constitue une priorité reconnue au niveau national et s’inscrit dans les différents Plans Cancer gouvernementaux. En France, le dispositif de surveillance actuel se base pour l’essentiel sur l’étude de la mortalité des cancers en fonction de la profession. Hormis pour les mésothéliomes, il n’existe pas de système de surveillance des cancers liés à l’activité professionnelle et au secteur d’activité.

Santé publique France a étudié la faisabilité de développer un tel système afin de compléter les indicateurs qu’elle produit et d’identifier de façon fiable les groupes professionnels à risque accru de cancer : c’est le projet Sicapro dont les résultats de l’étude pilote sont publiés aujourd’hui.

Les cancers professionnels en France

  • En 2010, 12% des salariés avaient été exposés à au moins une nuisance cancérogène (cancérogènes chimiques, rayonnements ionisants ou travail de nuit pour les femmes).
  • La proportion de cas de cancers attribués à des facteurs professionnels est estimée entre 4% et 8,5% soit 15 000 à 33 000 nouveaux cas chaque année.
  • A noter que plusieurs facteurs tels que la période de latence entre exposition et survenue du cancer, la méconnaissance de l’exposition…, peuvent indiquer qu’une forte proportion de cancers professionnels n’est pas reconnue comme telle.

Sur quoi repose l’étude Sicapro et quels sont les résultats ?

Un couplage des données issues des registres des cancers et des données de la Cnav concernant les carrières professionnelles

Le système de surveillance envisagé se base sur le couplage au niveau individuel, des données médicales issues des registres des cancers avec les données sur la carrière professionnelle provenant de la Caisse nationale d’assurance vieillesse pour les salariés du régime général (Cnav). 

Une étude pilote a été réalisée avec deux registres volontaires (Registre général des cancers de Lille et de sa région et Registre des Tumeurs du Doubs et du Territoire de Belfort) qui ont fourni les données concernant l’ensemble des cas de cancers enregistrés pour les années 2010-2014. Les objectifs de cette étude étaient :

  • d’étudier la performance de l’appariement à partir des données de l’état civil des personnes atteintes de cancer issues des registres et celles figurant dans les données de la Cnav ; 
  • d’identifier les données d’historiques professionnels disponibles dans les bases de la Cnav et d’étudier la qualité de ces données administratives dans un but de surveillance épidémiologique ; 
  • de mettre au point les différents indicateurs qui pourront être construits en routine pour le système de surveillance final et d’étudier les limites de la démarche, notamment dans l’identification des expositions professionnelles.

A terme, une extension à l’ensemble des registres de cancers et à l’ensemble de régimes de salariés, permettra une couverture plus large dans l’objectif d’étudier l’incidence pour des localisations de cancers plus rares et/ou pour des secteurs d’activité à un niveau plus fin. 

Un historique professionnel fiable sur les 20 dernières années de carrières

Lors de cette étude pilote, 96,9% des cas de cancers ont été retrouvés dans les bases de la Cnav, ce qui témoigne d’un excellent taux d’appariement entre les bases. La reconstitution des historiques de carrières, réalisée dans la perspective de réaliser des mesures d’associations entre survenue du cancer et secteur d’activité, s’est révélée également très satisfaisante à partir de l’année 1999. 

Cette étude montre qu’il est donc possible de disposer d’un historique professionnel fiable sur les 20 dernières années de carrières, ce qui semble suffisant y compris pour des études portant sur des maladies avec des durées de latence longues comme les cancers. La catégorie socio-professionnelle (CSP), utile pour la production d’indicateurs d’incidence de cancer par CSP au moment du diagnostic, est également un paramètre exploitable à partir de l’année 2012. 

Sicapro : un système de surveillance jugé efficace

Malgré des limites mises en évidence au cours de la phase pilote, le système de surveillance Sicapro démontre son efficacité à plusieurs titres :

  • Peu de surcharge de travail car à un système intégré basé uniquement sur des données préexistantes de très bonnes qualité et complétude 
  • Limitation au maximum de toutes les mesures contraignantes pour les patients et pour les personnels de santé 
  • Recueil exhaustif par les registres des cas incidents de cancers de leur zone
  • Représentatif de la population salariée au régime général et à terme représentatif de l’ensemble des salariés

Vers une extension à l’ensemble des registres et à l’ensemble des salariés pour une couverture nationale 

Santé publique France souhaite pérenniser le système de surveillance Sicapro, en l’étendant à l’ensemble des registres pour une couverture nationale (y compris certains départements d’outre-mer – Guadeloupe, Martinique et Guyane), et à l’ensemble des salariés. Cette dernière perspective est rendu possible grâce à la mise en place par la Cnav dès 2022 du répertoire de gestion des carrières unique (RGCU) visant à centraliser les données des carrières des assurés de l’ensemble des régimes. 

Les estimations de l’incidence des cancers par métier ou secteur d’activité représentent des informations d’intérêt pour la description et la compréhension des relations entre facteurs de risque professionnels et apparition de cancer dans la population française. Elles permettront d’identifier les métiers ou secteurs d’activité à forte incidence de cancer, et les évolutions au cours du temps afin d’orienter les politiques publiques destinées à améliorer et d’évaluer la prévention et la reconnaissance des cancers d’origine professionnelle.

Grâce à la pérennisation de ce système de surveillance Sicapro, la France se doterait d’un système de surveillance spécifique des cancers en lien avec l’activité professionnelle. Cela permettrait de renforcer les dispositifs de surveillance des cancers d’origine professionnelle et de s’inscrire dans la nouvelle stratégie décennale de lutte contre les cancers (2021-2030), notamment dans l’action visant à mieux reconnaître les expositions professionnelles pour mieux prévenir les cancers professionnels.


Source : Santé Publique France