Les cancers en France : les chiffres marquants

Voici quelques chiffres marquants extraits du rapport que vient de publier l’INCa « Les cancers en France – édition 2016 » 

Incidence et mortalité en France métropolitaine

  • 384 442 nouveaux cas estimés en 2015 (210 882 hommes et 173 560 femmes)
  • 149 456 décès estimés en 2015 (84 041 hommes et 65 415 femmes)

Survie nette en France métropolitaine

  • Sur la période 2005-2010, la survie nette à 5 ans standardisée sur l’âge varie de 9 % (pancréas) à 93 % (prostate) chez l’homme et de 10 % (pancréas) à 97 % (thyroïde) chez la femme.

Risque de second cancer

  • Le risque de second cancer est augmenté en moyenne de 36 % par rapport au risque de cancer de la population générale.

Classement des tumeurs solides par incidence en 2015

  • Chez la femme : 54 062 sein, 14 821 poumon, 19 533 côlon-rectum…
  • Chez l’homme : 53 913 prostate, 30 401 poumon, 23 535 côlon-rectum…

Classement des tumeurs solides par mortalité en 2015

  • Chez la femme : 11 913 sein, 9 565 poumon, 8 496 côlon-rectum…
  • Chez l’homme : 20 990 poumon, 9 337 côlon-rectum, 8 713 prostate…

Chez les moins de 15 ans

  • 1 750 nouveaux cas en moyenne par an sur la période 2007-2011
  • Principales localisations : leucémies (29%), tumeurs du système nerveux central (24%), lymphomes (11%)
  • Stabilité de l’incidence des cancers de l’enfant depuis 2000
  • 2e cause de décès pour les 1-15 ans (après les accidents)

Chez les 15-19 ans

  • 450 nouveaux cas par an chez les 15-17 ans
  • Principales localisations : lymphomes (27%), tumeurs du système nerveux central (17%), leucémies (16%)

Chez les 65 ans et plus

  • 233 943 nouveaux cas en 2015 (dont 57,6% chez l’homme)
  • 112 596 décès estimés en 2015 (dont 55,6% chez l’homme)


Vers des vaccins anti-cancer plus efficaces ?

Et si administrer des vaccins thérapeutiques contre les cancers par voie intramusculaire ou sous-cutanée n’était pas la méthode la plus efficace? De récents travaux de chercheurs de l’Inserm, soutenus par la Ligue Nationale contre le Cancer, indiquent que, au moins pour les vaccins thérapeutiques destinés à traiter les tumeurs de la tête et du cou, la voie nasale est une bien meilleure option : elle semble en effet indispensable à la stimulation d’une population particulière de lymphocytes T mémoires, capables de contrôler à eux seuls la croissance tumorale chez la souris.

Ces cellules Trm (TissueResident memory T cells), une fois activées par la rencontre avec un agent pathogène à éliminer, permettent de lutter plus efficacement contre lui en cas de nouvelle rencontre. Elles ont en outre la particularité de se maintenir dans les tissus à l’endroit même où elles ont été activées. Ces cellules sont présentes dans les muqueuses au niveau des voies respiratoires, digestives, pulmonaires et génitales, mais aussi dans la peau. L’administration d’un vaccin contre des tumeurs de la tête et du cou par voie nasale à des souris induit l’activation de ces cellules et la présence de ces cellules est alors associée à une plus grande efficacité du vaccin qu’injecté par voie intramusculaire (qui n’active pas les mêmes cellules mémoires).

Et pour d’autres types de cancer ?

Il a été observé chez les patients atteints de cancer du poumon que la présence d’un grand nombre de cellules Trm était associée aux meilleures chances de survie. Leur activation par un vaccin parait donc une stratégie prometteuse. Par ailleurs, en raison des systèmes de communication avec les muqueuses, l’administration par voie nasale pourrait peut-être améliorer l’efficacité de vaccins contre des cancers du col de l’utérus ou encore de l’endomètre.

Encouragés par ces résultats et ces observations, les chercheurs viennent de débuter un essai préclinique chez le primate. Leur objectif est de comparer l’efficacité d’un vaccin thérapeutique contre des cancers muqueux (ORL ou poumon) lorsqu’il est administré par voie nasale ou par voie intramusculaire.


Source : INSERM


2,6 millions de salariés exposés à « au moins une nuisance cancérogène »

Dans son dernier numéro, le Bulletin Épidémiologique Hebdomadaire de Santé publique France présente une nouvelle exploitation des données d’une enquête réalisée en 2009-2010 sur l’exposition des salariés en France (échantillon de 48 000 salariés).

Les facteurs professionnels susceptibles d’augmenter les risques de cancer sont généralement étudiés séparément les uns des autres, alors que les expositions aux agents cancérogènes sont souvent multiples. L’objectif de ce travail était de fournir des indicateurs d’exposition des salariés à un ensemble de cancérogènes, chimiques ou non, et d’identifier des groupes de salariés particulièrement exposés à des fins de prévention.

En France, en 2009-2010, 12,0% des salariés – environ 2,6 millions, 2 millions d’hommes (17%) et 600 000 femmes (5,9%) – ont été exposés à leur poste de travail à au moins une nuisance cancérogène (chimique ou non), et environ 757 000 salariés présentaient une exposition à au moins deux cancérogènes (5,7% chez les hommes et 0,9% chez les femmes). Chez les hommes, les nuisances les plus fréquentes étaient les émissions de moteurs diesel, les huiles minérales entières, les poussières de bois et la silice cristalline ; chez les femmes, les plus fréquentes étaient le travail de nuit, l’exposition aux rayonnements ionisants, puis au formaldéhyde et aux médicaments cytostatiques. Les salariés concernés étaient principalement des hommes ouvriers du bâtiment et des travaux publics, de la maintenance, du travail des métaux, des transports et de la réparation automobile, ainsi que des femmes des professions de santé (infirmières, sages-femmes et aides-soignantes), des coiffeuses, esthéticiennes et du personnel des industries de process.

Cette étude montre une exposition et une multi-exposition assez fréquentes des salariés à des nuisances cancérogènes en France, particulièrement chez les hommes, et indique certains secteurs et familles professionnels prioritaires pour une prévention ciblée des risques cancérogènes.


Source : Fréry N, Moisan F, Schwaab Y, Garnier R. Exposition des salariés à de multiples nuisances cancérogènes en 2010.
Bull Epidémiol Hebd. 2017;(13):242-9. http://invs.santepubliquefrance.fr/beh/2017/13/2017_13_2.html


Les cancers en France – édition 2016

L’INCa vient de sortir la neuvième édition de son état des lieux des cancers en France pour l’année 2016.

Celle-ci propose pour l’ensemble des thématiques du cancer et de la cancérologie un panorama des connaissances et des données actualisées sur la situation des cancers en France, concernant l’épidémiologie, la prévention, le dépistage, les soins, la vie avec le cancer, les inégalités face au cancer et la recherche. Ce rapport a pour objectifs d’informer les lecteurs, d’éclairer les décideurs et de faciliter le suivi de la politique française de lutte contre les cancers.

Ce rapport s’articule autour de 6 chapitres :

  • Épidémiologie des cancers
  • Prévention vis-à-vis des principaux facteurs de risque
  • Dépistage
  • Soins en cancérologie
  • Vivre pendant et après un cancer
  • La recherche
Lire le rapport en ligne

Télécharger le rapport
(pdf – 55 Mo)


Source : INCa


Avoir un cancer après 75 ans : le refus de la fatalité

Un million de Français âgés de 75 ans et plus ont eu un cancer au cours de leur vie et près de 700.000 d’entre eux sont actuellement en traitement ou suivis pour cette pathologie. Ces personnes sont diagnostiquées trop tardivement et ne bénéficient pas toujours de traitements bien adaptés. C’est ce qui ressort du 6e rapport de l’Observatoire sociétal des cancers qui vient d’être publié par la Ligue contre le cancer. D’ici 2050, la moitié des cancers toucheront des personnes de plus de 75 ans, il s’agit donc d’un enjeu de société majeur.

Un diagnostic tardif

L’enquête constate que les plus de 75 ans sont souvent diagnostiqués trop tardivement. En effet, les personnes âgées tardent souvent à consulter car elles attribuent souvent leurs symptômes à l’âge. Par ailleurs, les dépistages organisés des cancers du sein et du colon ne sont plus proposés à partir de cette tranche d’âge.

Une recherche nécessaire

La maladie est souvent repérée à un stade avancé, ce qui occasionne une prise en charge médiale plus lourde, d’autant qu’il n’existe pas aujourd’hui de traitement véritablement adapté aux personnes âgées. Elles sont le plus souvent traitées en adaptant les traitements standards utilisés pour les personnes les plus jeunes. Seuls 1 à 2% des personnes âgées de plus de 75 ans sont incluses dans des essais cliniques en cancérologie. Pourtant leur prise en charge est complexe et spécifique : leur tolérance aux chimiothérapies est plus faible par exemple, leurs fonctions rénales et cardiovasculaires souvent altérées.

La Ligue contre le cancer formule une série de recommandations pour améliorer le diagnostic et la prise en charge de ces malades de plus de 75 ans.

Pour télécharger l’étude :

 


Source : franceinfo


XPB : Un nouveau régulateur de la transcription des gènes

Les protéines qui régissent notre organisme sont synthétisées après transcription de nos gènes par différents opérateurs. L’un d’eux, que l’on considérait comme un effecteur, serait en réalité un régulateur. Cette découverte, inattendue, ouvre des perspectives dans la lutte contre le cancer…

En effet, le facteur XPB intervient dans le mécanisme de réparation de l’ADN, suite à une mutation ou à une cassure. Ces altérations sont recherchées dans le cadre de la chimiothérapie qui, visant l’ADN des cellules cancéreuses, les rend incapables de se multiplier. Mais en pratique, on observe souvent une diminution de l’efficacité de ces traitements avec le temps : c’est parce que les cellules tumorales s’adaptent et amplifient leur mécanisme de réparation par XPB. Trouver une molécule qui bloquerait XPB pourrait donc constituer une piste de traitement adjuvant, qui permettrait de renforcer l’action de la chimiothérapie…


Source : Inserm


Dispositif national de surveillance des mésothéliomes intégrant la surveillance de leurs expositions

Ce rapport présente le travail d’un groupe d’experts piloté par Santé publique France, en collaboration avec l’Institut national du cancer (INCa). Sur la base d’un état des lieux des systèmes et après avoir défini les enjeux de surveillance pour les prochaines années, le groupe recommande la mise en place d’un dispositif national de surveillance des mésothéliomes et de leurs expositions intégrant la surveillance médico-sociale (DNSM).

Ce nouveau dispositif, qui sera mis en place par Santé publique France en lien avec l’INCa, garantira la conservation des acquis et répondra aux nouveaux enjeux, notamment au renforcement des connaissances sur les cas extrapleuraux et leurs expositions. L’articulation entre la surveillance et la recherche sera renforcée : les équipes de recherche du PNSM et de MESONAT seront partenaires du DNSM ; l’ouverture à d’autres équipes sera développée.

La construction du DNSM se fera en lien avec le développement de la MESOBANK et la labellisation des réseaux cancers rares en 2018. Les connaissances produites seront régulièrement valorisées et pourront être prises en compte dans les actions de prévention, notamment d’information sur le risque amiante en population générale et au travail.

Elles permettront de suivre la sous-déclaration en maladie professionnelle et de contribuer au renforcement de l’information des patients sur leurs droits en matière de reconnaissance et à la promotion de l’information auprès des professionnels de santé. La visibilité internationale sera également un objectif. L’ensemble de ces travaux entre pleinement dans le cadre des actions dédiées des plans gouvernementaux cancer, santé environnement et santé travail.

 

 

 

 

 


source : Santé publique France


Journée mondiale sans tabac : #JEMIMPOSEQUAND

À l’occasion de la Journée Mondiale Sans Tabac, le laboratoire Roche lance sur les réseaux sociaux le concours #jemimposequand pour inciter les jeunes à ne pas commencer à fumer ou à arrêter rapidement le tabac.

#JeMimposeQuand :
un concours pour les jeunes contre le tabac

En partenariat avec un comité scientifique et Melty, la plateforme média n°1 chez les jeunes, Roche lance le concours #JeMimposeQuand avec deux youtubeurs : Mademoiselle Gloria et Ilyes Djadel pour inciter les jeunes à ne pas fumer ou arrêter rapidement le tabac.

Parce qu’il existe tellement de façons positives de s’affirmer…

Le concours est lancé sur les réseaux sociaux à l’occasion de la Journée Mondiale Sans Tabac le 31 mai et prendra fin le 21 juin 2017. L’objectif est d’inciter les internautes à produire des vidéos ou des photos qui montrent comment, à leur manière, ils « s’imposent » autrement qu’en fumant !

Pour participer c’est très simple :

  • Une photo/vidéo qui montre comment s’imposer autrement qu’en fumant
  • Un partage sur Twitter ou Instagram avec #jemimposequand et @melty_fr

Pourquoi s’adresser directement aux jeunes ?

Le cancer du poumon atteint chaque année plus d’un million de personnes dans le monde. En France, il s’agit du 3ème cancer le plus fréquent et du plus meurtrier.

  • Aujourd’hui, aucun dépistage systématique de ce cancer n’est proposé, car aucune méthode n’a encore fait preuve de son efficacité.
  • Le tabac est la première cause évitable des cancers bronchiques. On estime que 82% des décès par cancer du poumon sont imputables au tabac.
  • Les dernières études montrent que l’adolescence est une période particulièrement à risque de dépendance au tabac.
  • Ce comportement à l’adolescence n’est pas sans influencer celui à l’âge adulte puisque la prévalence et l’intensité tabagique sont fortement corrélées à l’âge d’initiation au tabac.
  • Plus la 1ère cigarette est fumée jeune, plus la probabilité de devenir un fumeur régulier est importante.

Source : Roche


Journée mondiale sans tabac : 3 vidéos pour mieux comprendre ses méfaits

Chaque année en France, le tabac est responsable de 73 000 décès dont 45 000 décès par cancer. A l’occasion de la journée mondiale sans tabac, l’Institut national du cancer revient sur les risques de cancer encourus par la consommation de tabac, et rappelle qu’il n’est jamais trop tard pour arrêter.

Les vidéos abordent les sujets suivants :

  • Les composants toxiques de la fumée de cigarette : générée par la combustion du tabac et de substances additionnelles, la fumée de cigarette contient près de 70 cancérigènes avérés.
  • Le rôle des composants toxiques dans le développement d’un cancer : une fois inhalée, la fumée de cigarette transporte les toxiques et particules fines dans le corps. Ainsi les toxiques traversent la bouche, le larynx, les poumons puis atteignent la quasi-totalité des organes via la circulation sanguine.
  • Les bénéfices de l’arrêt : plus on fume longtemps, même en faible quantité, plus les risques de développer un cancer augmentent. L’arrêt du tabac est bénéfique à tout âge.

« Il n’est jamais trop tard pour arrêter » est le message clé véhiculé par ces trois vidéos.

Une infographie vient également renforcer le dispositif vidéo :


source : INCa


31 mai : journée mondiale sans tabac

Chaque 31 mai, la Journée mondiale sans tabac rappelle les dangers, y compris mortels, du tabac sur la santé. L’École contribue à la lutte contre le tabagisme en informant et en responsabilisant les élèves. Cette journée a été instituée par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) en 1987.

Le thème pour la Journée mondiale sans tabac 2017 est le suivant : «Le tabac – une menace pour le développement».

Quelques faits sur le tabagisme

  • Le tabagisme provoque près de 6 millions de décès annuels dans le monde, chiffre qui est appelé à augmenter et pourrait atteindre plus de 8 millions de décès chaque année d’ici à 2030 sans une intensification de l’action. Le tabagisme est une menace pour tous, indépendamment du sexe, de l’âge, de la race, de la culture et de l’éducation. Il entraîne des souffrances, la maladie et la mort, appauvrit les familles et affaiblit les économies nationales.
  • Les coûts du tabagisme pour les économies nationales sont considérables en raison des coûts accrus des soins de santé et de la baisse de la productivité. Le tabagisme aggrave les inégalités en santé et la pauvreté, car les personnes les plus pauvres consacrent moins de ressources aux besoins essentiels tels que les denrées alimentaires, l’éducation et les soins de santé. Quelque 80% des décès prématurés dus au tabagisme surviennent dans les pays à revenu faible ou intermédiaire qui ont plus de difficultés à atteindre les objectifs de développement.
  • La culture du tabac nécessite de grandes quantités de pesticides et d’engrais qui peuvent être toxiques et polluer les sources d’approvisionnement en eau. Chaque année, la culture du tabac utilise 4,3 millions d’hectares de terres, ce qui entraîne une déforestation à l’échelle mondiale située entre 2% et 4%. Par ailleurs, la fabrication des produits du tabac produit 2 millions de tonnes de déchets solides.

L’arrêt du tabac redonne bonne haleine (mais pas que)

Qu’est-ce que je gagne à arrêter ?

Cette année, la Ligue contre le cancer a décidé de réveiller les consciences et motiver les fumeurs à arrêter de fumer grâce à une campagne de prévention inédite, colorée et dynamique mettant en avant les bénéfices de l’arrêt du tabac : envie de retrouver le goût, l’odorat et l’haleine fraîche ? de baisser les dépenses ? de stimuler la fertilité ? et surtout de réduire le risque d’avoir un cancer ?

La campagne mettra en scène 6 motivations différentes à travers 6 visuels pour parler au plus grand nombre. Les plus jeunes, par exemple, seront davantage motivés par la réduction de leurs dépenses et par l’haleine, les fumeurs de plus de 30 ans seront sensibles aux arguments de l’effet du tabac sur la fertilité, sur le souffle, sur le goût ou sur leurs poumons.

Arrêter en groupe

Cette journée mondiale est aussi l’occasion pour la Ligue contre le cancer de lancer une expérimentation de groupes d’entraide pour l’arrêt du tabac, une démarche complémentaire aux méthodes classiques d’aide à l’arrêt du tabac.

Quel rôle pour l’école ?

De son côté le Ministère de l’éducation nationale profite de cette journée pour rappeler son rôle dans la lutte contre le tabagisme. 

L’école est un relais décisif, qui remplit plusieurs missions :

  • informer les élèves sur les dangers du tabac
  • susciter et maintenir leur prise de conscience
  • les responsabiliser, tant individuellement que collectivement

La Journée mondiale sans tabac est l’occasion de rappeler les actions menées dans les collèges et les lycées :

  • information sur la législation et sur les effets du tabac
  • développement des compétences psychosociales des élèves, pour accompagner de leur réflexion sur leur santé et développer leur esprit critique

La prévention prend appui sur les enseignements et s’intègre dans une stratégie globale d’éducation à la santé, définie par le comité d’éducation à la santé et à la citoyenneté de chaque établissement scolaire.


sources :


Cancer et emploi : une charte d’engagements pour les entreprises

Aujourd’hui en France, 3 millions de personnes vivent avec ou après un diagnostic de cancer. Sur  1000 nouveaux cas de cancers diagnostiqués chaque jour, 400 concernent des personnes en activité professionnelle. Souvent mal anticipé par les managers et les salariés, le retour en emploi des personnes malades fragilise au quotidien l’organisation de l’entreprise. Dans les deux ans qui suivent le diagnostic de cancer : 30% perdent ou quittent leur emploi, et parmi les personnes au chômage au moment du diagnostic, 1 sur 3 retrouve un emploi. Afin d’améliorer le maintien et le retour en emploi des personnes malades, une charte de bonnes pratiques vient d’être signée par dix entreprises et collectivités qui souhaitent s’engager de façon opérationnelle à améliorer l’accompagnement des salariés touchés par un cancer.

Cette charte, élaborée en partie par l’INCa, propose aux entreprises signataires onze engagements pour améliorer l’accompagnement des salariés touchés par le cancer et promouvoir la santé. 

Elle est structurée autour de 4 thèmes d’amélioration :

  • accompagner le salarié dans le maintien et le retour en emploi ;
  • former et informer les parties prenantes de l’organisation ;
  • promouvoir la santé ;
  • évaluer et partager.

Les dix premières entreprises signataires sont : AFNOR, Association nationale des directeurs des ressources humaines, Bordeaux Métropole, Carrefour, Groupe Casino, Disneyland Paris, Fermiers du Sud-Ouest groupe MAISADOUR, Institut national du cancer, la Mutualité Française, Sanofi. Espérons qu’elles soient rapidement rejointes par de nouvelles !

Pour télécharger la charte :

 


Pour en savoir plus : Communiqué de presse de l’INCa


Les cellules des leucémies aigües myéloïdes deviennent hyperactives pour échapper au traitement

En utilisant pour la première fois un modèle animal de leucémie aigüe myéloïde (LAM), bâti à partir de cellules de patients, des chercheurs ont pu expliquer pourquoi et comment les patients rechutent…

On pensait jusqu’à présent que les rechutes étaient liées à des cellules leucémiques dormantes non sensibles à la chimiothérapie. Grâce aux études menées par l’équipe RESIST@ML de l’unité INSERM/CNRS à Toulouse, il semblerait que la résistance des cellules leucémiques soit liée à une hyperactivité métabolique mitochondriale. De nouvelles recherches fondamentales vont devoir être menées de mieux comprendre les mécanismes cellulaire rendant la cellule leucémie résistante.

Ces recherches permettront sans doute des innovations dans le traitement de la LAM mais aussi dans d’autres cancers. En effet, cette hyperactivité mitochondriale « a également été décrite comme un facteur potentiel de résistance dans le lymphome à cellules B, dans les cancers de la prostate, du pancréas, ou encore dans le mélanome ».


Source : Inserm