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COVID-19 et cancer : reprise des traitements et des dépistages en toute sécurité

Le contexte épidémique lié au COVID-19 a contraint les établissements de santé et les professionnels libéraux à réorganiser leurs activités pour les patients infectés par le virus. Pour réduire le risque de contamination pour la population et accompagner les professionnels de santé dans cette crise sanitaire, la filière oncologique a adapté son mode de fonctionnement. Son objectif étant d’assurer des conditions favorables à la protection des patients atteints de cancers ; patients dont le risque de développer une forme sévère du COVID-19 est plus important. Dans les régions les plus touchées par le coronavirus, les soins non urgents ont pu être limités, certaines opérations et examens reportés. L’Institut national du cancer, en lien avec la direction générale de la santé (DGS), la direction générale de l’offre de soins (DGOS) et l’ensemble des acteurs de terrain, organise la reprise progressive des soins interrompus. Les objectifs de cette organisation sont de continuer à éviter les pertes de chance pour les patients en tenant compte du surcroît d’activité temporaire des professionnels de santé hospitaliers et libéraux.

L’INCa a diffusé un communiqué de presse afin de préciser les modalités de cette reprise :

Les principaux axes de cette reprise s’articulent autour d’une reprise rapide des soins interrompus sans perte de chance pour les patients et d’un accompagnement des centre régionaux de dépistage des cancers dans la reprise des dépistages.


Source : INCa

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Après le confinement : les réponses de l’INCa à vos questions

Ce lundi 11 mai a marqué le début de la phase de déconfinement. Celui-ci intervient dans un contexte épidémique nettement moins virulent mais qui nécessite des précautions particulières pour les patients atteints de cancer. La sécurité et la bonne prise en charge des patients demeurent des priorités pour l’INCa. Aussi, afin de les accompagner dans cette période singulière, l’Institut complète les informations mises à disposition pour le confinement par un dossier dédié au déconfinement.

Ce dossier est articulé autour de 5 thématiques :

  • Mon suivi médical
  • Prendre soin de moi
  • Mes déplacements
  • Ma vie sociale
  • Mon activité professionnelle

Il apporte des réponses très concrètes aux situations de la vie courante en répondant notamment aux questions suivantes :

  • Comment vont se passer les soins et les examens ?
  • Quelles précautions pour mon suivi médical ?
  • Suis-je éligible aux tests de dépistage du coronavirus ?
  • Je suis inquiète/inquiet, où trouver de l’aide ?
  • Comment se procurer un masque ?
  • Le retour à l’école de mes enfants, quelles mesures adopter ?
  • Comment se déplacer et avec quelles précautions ?
  • Quelles sont les mesures prises par les employeurs ?

Par ailleurs, l’INCa avait déjà insisté sur la nécessité pour les personnes atteintes de cancer de garder un lien avec leurs médecins et l’équipe soignante qui assurent le suivi.

La ligne Cancer Info, gérée en partenariat avec le Ligue contre le cancer, peut également répondre aux interrogations des patients et de leurs proches : 0 805 123 124 (servie et appel gratuits).


Source : Communiqué de presse de l’INCa

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COVID-19 et nicotine : le point de l’INCa

Une étude postule un effet protecteur de la nicotine contre l’infection au coronavirus COVID-19. Cette piste doit encore être confirmée par des études scientifiques approfondies. Pourtant, très relayée sur les réseaux sociaux, elle s’accompagne parfois de discours qui font l’impasse sur les effets dévastateurs du tabac. Or, fumer est la première cause de mortalité évitable en France. De plus, le tabac a des effets aggravants en cas d’infection par le COVID-19.

Pour le moment, l’étude publiée par des chercheurs du CNRS, de l’Inserm, de l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris, de Sorbonne université, du Collège de France et de l’Institut Pasteur ne constitue qu’une hypothèse, une piste qui doit être consolidée. En l’absence de preuves validées scientifiquement, il convient de rester prudent. Des essais préventifs et thérapeutiques vont être entrepris à l’hôpital de La Pitié Salpêtrière, à Paris pour vérifier cette hypothèse.

Le tabac tue chaque année 75 000 personnes

Le tabac est un produit hautement toxique. Chaque année, le tabagisme est responsable de 75 000 décès en France (dont 45 000 par cancer).

Pour en savoir plus, retrouvez l’article de l’INCaTabac – Le premier facteur de risque évitable de cancers”

Rappelons que les fumeurs infectés par le COVID-19 pourraient courir plus de risques de développer des formes graves de la maladie. Une étude chinoise, publiée dans The New England Journal of medicine, fait ainsi état d’une augmentation de 50 % du risque de complications respiratoires dues à l’infection par le COVID-19 chez les personnes fumeuses. 


Source : INCa

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COVID-19 & cancer : Préconisations de l’INCa pour l’adaptation de l’offre de soins

L’INCa vient de diffuser des préconisations pour l’adaptation de l’offre de soins des établissements accueillant les patients atteints de cancer dans le contexte de l’épidemie de COVID-19.

“Les présentes préconisations reprennent et complètent, sur le volet de l’organisation des soins de traitement du cancer, l’avis du HCSP du 5 mars relatif à la prise en charge des cas confirmés d’infection au virus COVID-19 faisant suite à la saisine du 3 février 2020 par la Direction générale de la santé (DGS) ainsi que les travaux du 14 mars 2020 « COVID-19 et Cancers Solides : Recommandations », complétées par celle du 31 mars.

  • Préconisation n°1 – Limiter les risques de contamination :
    • réduire au maximum le risque de contact et de contamination entre patients et soignants ;
    • favoriser les soins ambulatoires et la télémédecine pour le suivi des patients.
  • Préconisation n°2 – Maintenir de façon régulière des réunions de concertation pluridisciplinaires (RCP).
  • Préconisation n°3 – Organiser la continuité des soins médicaux et chirurgicaux indispensables aux patients en favorisant les coopérations interterritoriales entre les établissements de santé autorisés.
  • Préconisation n°4 – Anticiper la reprogrammation.
  • Préconisation n°5 – Veiller à délivrer une information complète et adaptée à tous les patients.
  • Préconisation n°6 – Tenez-vous informés des évolutions des préconisations. 

Établies en l’état des connaissances et de l’évaluation de la situation, elles pourront évoluer avec le temps. Référez-vous au site internet de l’Institut national du cancer pour en suivre l’évolution. Ces préconisations visent à promouvoir des organisations facilitant le respect des recommandations de bonnes pratiques cliniques adaptées à la situation, lesquelles ont été publiées par les sociétés savantes selon les disciplines et les spécialités impliquées en cancérologie, référencées par le présent document. Elles ne se substituent pas non plus au « Guide méthodologique – Préparation au risque épidémique Covid-19 » du 20 février 2020 publié par le ministère de la Santé. Enfin, elles ne constituent pas de nouvelles obligations règlementaires, mais des orientations pour appuyer et éclairer les choix et les décisions qui seront prises concernant le traitement du cancer au cours de la crise sanitaire actuelle. 

Elles s’adressent aux établissements de santé, aux Agences Régionales de Santé (ARS), aux Réseaux Régionaux de Cancérologie (RRC) et aux professionnels de santé des services d’oncologie médicale et d’hématologie, de chirurgie, de radiothérapie, d’endoscopie interventionnelle, de radiologie interventionnelle de médecine nucléaire et de soins de suite et de réadaptation, d’hospitalisation à domicile qui participent au traitement du cancer. Elles concernent également les réseaux nationaux de référence cancers rares, les Organisations Interrégionales de Recours (OIR), les professionnels de l’oncopédiatrie, les Unités de Coordination en OncoGériatrie (UCOG) et les professionnels de la gériatrie et de l’oncogériatrie, de soins palliatifs et du traitement de la douleur, ainsi que les structures d’imagerie médicale, d’anatomocytopathologie et de biologie médicale. Elle s’adresse, enfin, aux professionnels de santé de ville de 1er recours (médecins spécialistes en médecine générale, paramédicaux) et aux médecins de spécialité  qui doivent pouvoir constituer un relais des professionnels de santé des structures dans lesquelles sont suivis leurs patients.”

A télécharger :


Source : INCa

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COVID-19 et patients atteints de cancer : l’INCa rappelle aux patients que le lien avec les médecins ne doit pas être rompu

Selon un rapport de l’OMS, le taux de mortalité des patients atteints de cancer et infectés pas le virus est de 7,8%. Ce taux est de 1,4% dans la population ne présentant pas de comorbidité et de 3,8% pour l’ensemble des décès liés au COVID-19.

Les gestes barrières doivent être scrupuleusement respectés par les patients, leurs proches et les équipes médicales pour réduire les risques de contamination par le virus. Cela ne signifie pas néanmoins que les patients doivent suspendre leur traitement sans avis médical.

L’INCa vient de publier un communiqué de presse pour justement rappeler la nécessité pour les patients de garder le lien avec les médecins.

Voici les grands points de ce communiqué :

  • Patients atteints de cancer, des soins qui doivent se poursuivre sauf avis contraire de son médecin
  • L’adaptation des traitements pour réduire le risque de contamination des patients atteints de cancer
  • Anticiper et organiser la reprise pour garantir la meilleure qualité de soins aux patients
  • Dépistage des cancers un report des dispositifs pour les personnes asymptomatiques
  • Un suivi continu en cas d’anomalie détectée lors d’un dépistage
  • En cas de symptômes, ne pas hésiter à consulter son médecin
  • Favoriser la continuité du travail avec les chercheurs s’impliquant dans la lutte contre les cancers

Télécharger le communiqué de presse (pdf – 0,8 Mo)


Source : INCa

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Communiqué de presse de l’INCa : Épidémie de COVID-19 et patients atteints de cancer

L’Institut national du cancer rappelle les conseils et les gestes de protection pour les patients et leurs proches ainsi que les recommandations pour les professionnels de santé sur e-cancer.fr.

Les patients atteints de cancer sont généralement plus fragiles devant les infections virales comme le coronavirus. Leurs défenses immunitaires peuvent être affaiblies par certains cancers et certains traitements, en particulier la chimiothérapie. Dans ce contexte, les symptômes peuvent être moins faciles à détecter. Le risque, pour ces patients, de développer des complications respiratoires graves est 4 à 5 fois plus important que celui de la population générale. Pour accompagner les patients, et leurs proches, dans cette période d’épidémie, l’Institut national du cancer met en ligne des conseils et un questions/réponses sur son site e-cancer.fr. Celui-ci répond aux situations des patients atteints de cancer et rappelle l’importance du lien avec l’équipe médicale qui suit le patient. Il insiste également sur l’importance du respect des gestes barrières pour tous. Par ailleurs, l’Institut rassemble sur son site les recommandations, les conseils et les outils indispensables aux patients et aux professionnels de santé.

TRAITEMENTS DES CANCERS : LA CONSULTATION DES ÉQUIPES MÉDICALES INDISPENSABLES

Les patients atteints de cancer ont un risque plus élevé de développer des formes graves
du COVID-19. En cette période de fragilité, il est indispensable que chacun respecte les consignes qui permettent aux patients de se protéger contre l’épidémie et de poursuivre leurs traitements dans les meilleures conditions possibles de sécurité.

Les patients atteints de cancer ne doivent en aucun cas interrompre leur traitement sans avis médical des professionnels de santé qui les suivent. Chaque cas est unique. Dans certaines situations, les oncologues pourront maintenir ou reprogrammer les cures de soins.

En cas de suspicion et/ou de symptômes évocateurs de l’infection par COVID-19, et en fonction de leurs gravités, chaque patient doit contacter un professionnel de santé :

  • son médecin traitant : si le patient développe des symptômes évocateurs d’infection à coronavirus ;
  • le 15 : en cas de malaise ou de difficultés respiratoires.

Quelle que soit la situation, il est essentiel de préciser dans quel hôpital le patient est suivi pour le traitement du cancer afin que le médecin puisse, si nécessaire, contacter le médecin oncologue ou hématologue.

Lorsqu’il s’agit d’autres symptômes et notamment des symptômes qui ont été annoncés comme des effets secondaires du traitement, il convient de prendre directement contact avec le service qui suit le patient. Par exemple si de la fièvre apparaît après une chimiothérapie, sans autre signe. Dans ce cas, le patient devra suivre les consignes précises transmises par l’équipe soignante et la contacter. 

Quelle que soit la situation, il ne faut pas se présenter à l’hôpital ou chez un médecin sans y avoir été invité. Le contact par téléphone reste la priorité.

RESPECTER LES GESTES BARRIÈRES ET LES CONSIGNES DE CONFINEMENT

Les gestes barrières diffusés par les autorités de santé sont déterminants pour l’ensemble de la population. Ils le sont davantage pour les patients atteints de cancers et pour leurs proches ; leur système immunitaire pouvant être affaibli par les traitements. Aussi, il est indispensable que les patients mais aussi leurs proches appliquent ces règles avec la plus grande rigueur et de manière régulière :

  • utiliser des mouchoirs à usage unique et les jeter ;
  • se laver les mains toutes les heures ;
  • tousser ou éternuer dans son coude ou dans un mouchoir ;
  • saluer sans se serrer la main, ne pas s‘embrasser ;
  • éviter tout rassemblement, limiter les déplacements et les contacts.

Pour les proches d’un patient atteint de cancer, il est également conseillé de porter un masque chirurgical dès le début des symptômes et éventuellement s’exclure de l’entourage du patient atteint de cancer pour limiter les risques de contamination.

L’ensemble des conseils sont accessibles ici.

covid19_gestes_barrieres_Plan de travail 1

La mobilisation de chacun d’entre nous et le respect des règles de sécurité sanitaire restent indispensables pour protéger les patients atteints de cancer mais également l’ensemble de la population. L’Institut national du cancer appelle chaque concitoyen à agir en ce sens.

CONSEILS ET RECOMMANDATIONS DANS LA PRISE EN CHARGE DES PATIENTS ATTEINTS DE CANCER

L’Institut national du cancer rassemble sur e-cancer.fr les recommandations, les conseils et les outils indispensables aux patients et aux professionnels. Il s’agit notamment :

  • pour les patients :
    • des aides à la personne et les aides techniques notamment dans le cadre de l’hospitalisation à domicile ;
    • des informations sur les congés pour les proches ;
    • de la ligne Cancer Info 0 805 123 124 (service et appel gratuits), en partenariat avec la Ligue contre le cancer, propose un soutien psychologique.
  • pour les professionnels de santé :
    • la gestion des effets indésirables des médicaments par voie orale ;
    • l’accompagnement des patients à domicile ;
    • outils pour la pratique pour les médecins généralistes.

Il relaie également les conseils et recommandations des sociétés savantes à destination des professionnels de santé.

Mise à jour régulièrement, la rubrique intègre à date :

Les professionnels de santé sont invités à se rapprocher de leurs institutions, ordres et sociétés savantes qui seront les plus à même de leur communiquer les recommandations les plus récentes.

POUR APPROFONDIR

Patients et proches :

Professionnels de santé : 


Source : INCa

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COVID 19 : Les conseils de l’INCa sur l’organisation des RCP

L’ACORESCA et l’INCa ont produit des conseils sur l’organisation des RCP dans le contexte de l’épidémie au COVID-19.

Dans la mesure du possible, maintenir la tenue des RCP avec un triple objectif :

  • ne pas retarder la prise en charge des patients qui en ont besoin ;
  • ne pas mobiliser inutilement les médecins non absolument nécessaires à la discussion ;
  • ne pas favoriser la transmission du virus entre les médecins de la RCP.

Il est vivement conseillé de privilégier la mise en place de réunions dématérialisées, en vous appuyant sur la visioconférence ou la téléconférence, y compris si les médecins exercent dans le même établissement.

Rapprochez-vous de votre 3C (Centre de Coordination en Cancérologie) et de votre Réseau Régional de Cancérologie pour savoir si des outils partagés peuvent-être utilisés ou si des organisations particulières ont été mises en place.

Si la tenue d’une RCP (entièrement ou partiellement) dématérialisée n’est pas possible, il faut dans ce cas respecter les consignes sanitaires nationales, en veillant à se tenir régulièrement informé de leur éventuelle mise à jour (https://www.gouvernement.fr/info-coronavirus) : se tenir à plus d’un mètre de distance, éviter les contacts physiques, utiliser les mouchoirs jetables et éternuer dans son coude, mettre un masque et éviction au moindre doute.

Dans tous les cas, il est important :

  • d’optimiser le temps passé par les médecins en RCP et de privilégier les dossiers nécessitant une discussion, les cas complexes et les dossiers de recours. Les dossiers standards seront à minima enregistrés dans les outils RCP (DCC ou outil local) ;
  • de limiter strictement le nombre de participants aux personnes indispensables au bon fonctionnement de la RCP (quorum, expertise). Lorsque la tenue d’une RCP par visio ou téléconférence n’est pas possible, le maintien d’une distance minimale d’un mètre entre chaque participant sera strictement observé afin de minimiser les risques de transmission.

Source : INCa

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Le cancer colorectal : éviter plus de 6 500 décès par an

Qu’attendons-nous pour réaliser un test efficace qui peut nous sauver la vie ? 

Deuxième cancer le plus meurtrier, le cancer colorectal est chaque année responsable de plus de 17 000 décès. En 2018, ce sont plus de 43 000 femmes et hommes pour lesquels un cancer colorectal a été détecté. L’incidence et la mortalité de ce cancer pourraient diminuer avec l’augmentation de la participation au programme national de dépistage.
Ce programme met à la disposition de la population cible (les femmes et les hommes de 50 à 74 ans ne présentant pas de symptôme), un test de dépistage fiable et performant dans la détection des cancers à un stade précoce et des lésions précancéreuses. Détecté tôt, ce cancer peut être guéri dans 9 cas sur 10. Pourtant, seuls 32,1 % de la population y participe contrairement aux 45 % jugés acceptables au niveau européen.

À l’occasion du mois de sensibilisation contre le cancer colorectal en mars, le ministère des Solidarités et de la Santé et l’Institut national du cancer appellent chacun, grand public et professionnels de santé, à se mobiliser autour de ce dépistage qui peut sauver des vies.

Eviter plus de 6 500 décès grâce au dépistage régulier du cancer colorectal

Le cancer colorectal est le 3e cancer le plus fréquent et 2e cancer le plus meurtrier. Un test de dépistage efficace est disponible et permet de réduire considérablement le nombre de nouveaux cas et de décès chaque année. Toutefois, la participation à ce dépistage reste insuffisante ; elle n’est que de 32,1 % en France. En comparaison avec nos voisins européens, les Pays-Bas enregistrent un taux de participation de 71,3 % ; elle est de 62,8 % au Portugal.

Avec le taux de participation actuelle, ce sont 2 200 nouveaux cancers et 2 600 décès qui sont évités chaque année. L’augmentation de cette participation permettrait d’éviter par an :

  • 3 500 cancers colorectaux et 4 000 décès avec un taux de participation à 45 % ;
  • 5 700 cancers colorectaux et 6 600 décès avec un taux de participation à 65 %.

Au regard de l’enjeu, une participation nettement insuffisante

Sur les 17 millions de personnes âgées de 50 à 74 ans concernées (femmes et hommes ne présentant pas de symptôme ni de facteur de risque autre que l’âge) et invitées tous les deux ans à participer au dépistage, seules 5,5 millions d’entre elles ont réalisé le test soit 11,5 millions qui ne participent pas (période 2017/2018). Pourtant, le test mis à la disposition par les autorités de santé a fait la preuve de sa fiabilité et de ses performances dans la détection des cancers à un stade précoce et des lésions précancéreuses.

Dans ce contexte, le ministère des Solidarités et de la Santé et l’Institut national du cancer restent mobilisés afin que chacun prenne conscience de la dangerosité de ce cancer et de l’opportunité de réaliser ce dépistage afin de favoriser la précocité des diagnostics et d’augmenter les chances de guérison.

Détecter la maladie au début de son développement pour la guérir dans 9 cas sur 10

Le cancer colorectal se développe sur les parois du côlon ou du rectum à partir d’une tumeur bénigne (non cancéreuse) appelée polype. Ce polype, qui peut apparaître sans symptôme, peut se transformer ensuite en cancer dans un processus qui peut durer une dizaine d’années.

Le test de dépistage, proposé dans le cadre du programme national, permet de  repérer un cancer à un stade débutant et de le soigner avec des traitements moins lourds. Dans ce cas, le cancer peut être guéri dans 9 cas sur 10. Détecté à un stade plus avancé, le traitement sera plus lourd et plus contraignant avec des résultats incertains. Le test de dépistage peut également permettre de détecter un polype et de l’enlever, lors d’une coloscopie, avant qu’il ne devienne un cancer.

Le test simple d’utilisation, qui s’effectue à domicile, est pris en charge à 100 % par l’Assurance maladie sans avance frais. Il est remis par le médecin traitant. Aussi, quel que soit le motif de consultation, la rencontre avec son médecin est une occasion d’aborder le sujet. Les gastroentérologues, les gynécologues et les médecins d’un centre d’examen de santé du régime général de l’assurance maladie peuvent également le remettre.

Un suivi adapté pour les patients présentant des disques aggravés

Les personnes présentant un risque aggravé de développer la maladie (personnes ayant des antécédents personnels ou familiaux de maladies touchant le côlon ou le rectum) sont orientées par le médecin traitant vers un gastroentérologue. Celui-ci lui proposera des modalités de suivi adaptées à leur situation. L’Institut national du cancer met à la disposition des médecins une fiche d’aide à la pratique détaillant les facteurs de risque et les conduites à tenir en fonction de chaque situation.

Un dispositif d’information en radio et sur les réseaux sociaux

Pendant tout le mois de mars, l’Institut national du cancer et le ministère des Solidarités et de la Santé, proposeront des chroniques prêtes à diffuser à plus de 1 000 radios sur l’ensemble du territoire. Chacune enregistrée autour d’un message dédié (professionnels de santé, acteurs de terrain, témoignage), explique le bénéfice essentiel du dépistage dans la lutte contre le cancer colorectal.

Un dispositif digital viendra compléter l’information délivrée dans les chroniques avec un dossier d’information et un relais sur les réseaux sociaux de l’Institut, du ministère des Solidarités et de la Santé et des partenaires.

Le test de dépistage en pratique

Ce test est rapide à réaliser et simple à utiliser. Il consiste en un prélèvement unique de selles grâce à un bâtonnet qui est ensuite à replacer dans un tube hermétique garantissant sa conservation. Le test ainsi qu’une fiche d’identification transmise avec le kit et à compléter par la personne réalisant le test, sont à adresser via l’enveloppe T fournie au laboratoire d’analyses médicales dont les coordonnées figurent sur l’enveloppe.


Source : INCa

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Dépliant patient “Dépistage du cancer colorectal – Dès 50 ans, un test à faire chez soi tous les 2 ans”

Le cancer colorectal, aussi appelé cancer de l’intestin, est la 2e cause de décès par cancer en France. Il se développe lentement à l’intérieur du côlon ou du rectum, le plus souvent à partir de petites lésions dénommées polypes. Ce cancer est l’un des plus fréquents et touche 4 hommes sur 100 et 3 femmes sur 100, le plus souvent après l’âge de 50 ans.

L’INCa vient de mettre à disposition des patients un dépliant pour expliquer l’importance du dépistage de ce type de cancer colorectal et de la façon dont il se déroule.

Télécharger le dépliant (pdf – 0,8 Mo)

Vous pouvez aussi commander des dépliants directement sur le site de l’INCa.


Source : INCa

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Cancer du col de l’utérus : un nouvel outil d’aide à la pratique pour les professionnels de santé

Parce que les professionnels de santé jouent un rôle fondamental pour informer et sensibiliser les femmes sur l’importance du dépistage du cancer du col de l’utérus, l’INCa a développé un dispositif interactif pour les accompagner au mieux dans leur pratique.

Le programme national de dépistage organisé du cancer du col de l’utérus est mis en œuvre depuis 2018. Sauf cas particuliers, il concerne toutes les femmes de 25 à 65 ans. Sa mise en œuvre répond à plusieurs objectifs :

  • réduire le nombre de nouveaux cas de cancer détectés chaque année et le nombre de décès,
  • atteindre 80% des femmes concernées,
  • réduire les inégalités d’accès au dépistage.

Démarche complémentaire à la vaccination contre les HPV, le dépistage régulier permet en effet de détecter et de traiter les lésions précancéreuses avant qu’elles n’évoluent. Et pourtant malgré l’efficacité du dépistage, le cancer du col de l’utérus est l’un des seuls dont le pronostic se dégrade, avec 3 000 nouveaux cas détectés au stade invasif et 1 100 décès par an.

Pour favoriser la participation des femmes, les professionnels de santé en charge du suivi gynécologique occupent un rôle clé : gynécologues, médecins généralistes et sages-femmes sont invités à expliquer à leurs patientes les enjeux de ce dépistage.

Pour les accompagner dans leur pratique, l’Institut a développé un nouvel outil interactif permettant de visualiser les étapes de leur intervention lors de ce dépistage. Cet espace digital offre un accès direct aux référentiels et documents d’information pour le grand public. Les professionnels de santé y retrouveront également des chiffres clés sur ce cancer, les profils des femmes concernées et de celles pour lesquelles une autre modalité est recommandée, les tests possibles, etc.

Ce dispositif vient compléter les outils mis à disposition sur le site internet de l’Institut.


Source : INCa