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COVID-19 et nicotine : le point de l’INCa

Une étude postule un effet protecteur de la nicotine contre l’infection au coronavirus COVID-19. Cette piste doit encore être confirmée par des études scientifiques approfondies. Pourtant, très relayée sur les réseaux sociaux, elle s’accompagne parfois de discours qui font l’impasse sur les effets dévastateurs du tabac. Or, fumer est la première cause de mortalité évitable en France. De plus, le tabac a des effets aggravants en cas d’infection par le COVID-19.

Pour le moment, l’étude publiée par des chercheurs du CNRS, de l’Inserm, de l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris, de Sorbonne université, du Collège de France et de l’Institut Pasteur ne constitue qu’une hypothèse, une piste qui doit être consolidée. En l’absence de preuves validées scientifiquement, il convient de rester prudent. Des essais préventifs et thérapeutiques vont être entrepris à l’hôpital de La Pitié Salpêtrière, à Paris pour vérifier cette hypothèse.

Le tabac tue chaque année 75 000 personnes

Le tabac est un produit hautement toxique. Chaque année, le tabagisme est responsable de 75 000 décès en France (dont 45 000 par cancer).

Pour en savoir plus, retrouvez l’article de l’INCaTabac – Le premier facteur de risque évitable de cancers”

Rappelons que les fumeurs infectés par le COVID-19 pourraient courir plus de risques de développer des formes graves de la maladie. Une étude chinoise, publiée dans The New England Journal of medicine, fait ainsi état d’une augmentation de 50 % du risque de complications respiratoires dues à l’infection par le COVID-19 chez les personnes fumeuses. 


Source : INCa

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COVID-19 et patients atteints de cancer : l’INCa rappelle aux patients que le lien avec les médecins ne doit pas être rompu

Selon un rapport de l’OMS, le taux de mortalité des patients atteints de cancer et infectés pas le virus est de 7,8%. Ce taux est de 1,4% dans la population ne présentant pas de comorbidité et de 3,8% pour l’ensemble des décès liés au COVID-19.

Les gestes barrières doivent être scrupuleusement respectés par les patients, leurs proches et les équipes médicales pour réduire les risques de contamination par le virus. Cela ne signifie pas néanmoins que les patients doivent suspendre leur traitement sans avis médical.

L’INCa vient de publier un communiqué de presse pour justement rappeler la nécessité pour les patients de garder le lien avec les médecins.

Voici les grands points de ce communiqué :

  • Patients atteints de cancer, des soins qui doivent se poursuivre sauf avis contraire de son médecin
  • L’adaptation des traitements pour réduire le risque de contamination des patients atteints de cancer
  • Anticiper et organiser la reprise pour garantir la meilleure qualité de soins aux patients
  • Dépistage des cancers un report des dispositifs pour les personnes asymptomatiques
  • Un suivi continu en cas d’anomalie détectée lors d’un dépistage
  • En cas de symptômes, ne pas hésiter à consulter son médecin
  • Favoriser la continuité du travail avec les chercheurs s’impliquant dans la lutte contre les cancers

Télécharger le communiqué de presse (pdf – 0,8 Mo)


Source : INCa

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Coronavirus COVID-19 et cancer : La Ligue vous conseille

Après les recommandations de Gustave Roussy pour les patients atteints de cancer face au coronavirus, la Ligue contre le cancer conseille également les patients :

  • “Vous êtes en traitement. Beaucoup de ces traitements peuvent diminuer vos défenses immunitaires et alors vous fragiliser. Vous ne devez cependant pas interrompre vos soins, parlez-en avec votre médecin. S’ils se déroulent à domicile, restreignez sorties et visites. Sinon, l’équipe  en charge de votre traitement fera les prescriptions adaptées pour votre transport et traitement au centre de soins.
  • Vous êtes en parcours de soins post-cancers sans signe évolutif. Vous avez les mêmes risques que la population générale, notamment ceux liés à l’âge. Les consignes « barrières » générales s’appliquent à vous. Respectez strictement les consignes des autorités de santé.
  • Vous suivez des soins de supports post-cancers, en particulier dans les centres, espaces et antennes de La Ligue.
    – Si les locaux sont dans des foyers épidémiques actifs, une interruption temporaire est préférable.
    – Ne pas se rendre dans des locaux ouverts si vous présentez des signes cliniques, même modérés (rhume, toux, fièvre, fatigue accrue…)
  • Pour toute question, information, conseil en rapport avec l’épidémie actuelle et qui pourrait vous concerner, appelez le 0800 940 939 (taper 4 pour la plateforme médicale)ou les numéros d’appels des Comités départementaux de La Ligue. Vous pouvez également poser toutes vos questions sur l’espace forum de La Ligue.

Source : Ligue contre le cancer

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Coronavirus & Cancer : les recommandations de Gustave Roussy

Le 4 mars, Gustave Roussy a publié des recommandations pour ses patients concernant le coronavirus (Covid-19).

En dehors des patients ayant voyagé dans un pays où circule activement le virus ou résidant dans une zone française à risque, les recommandations pour les patients atteints de cancer sont les suivantes :

  • La seule précaution à prendre est de vous laver régulièrement les mains.
  • Si vous n’avez pas de symptômes, le port du masque n’est pas recommandé car son efficacité n’est pas démontrée.
  • Il n’existe pas de contre-indication quant à l’utilisation des transports en commun mais pensez à bien vous laver les mains après.
  • A la maison, il faut appliquer les règles d’hygiène habituelles : lavage des mains fréquent, notamment avant les repas et après avoir utilisé les toilettes. Comme pour toutes les infections respiratoires (grippe par exemple), si une personne est malade, il (elle) doit tousser ou éternuer dans son coude, utiliser des mouchoirs à usage unique et avoir une hygiène des mains rigoureuse.

Il n’y a aucun argument actuellement, au vu de la situation épidémiologique française, pour suspendre ou reporter les traitements de votre cancer, chirurgie, chimiothérapie, traitement ciblé, immunothérapie, radiothérapie ou autre.

Le traitement pour un cancer ou les séquelles de ce traitement ne semblent pas augmenter, sur la base des données disponibles, le risque de développer une infection à coronavirus. En revanche, le risque de complication de l’infection pourrait être majoré.

Les vaccins (comme la vaccination anti-pneumococcique ou anti-grippale) doivent être réalisés conformément aux recommandations en vigueur et ces recommandations n’ont pas, à ce jour, été modifiées.

Les tests diagnostiques du coronavirus ne se font pas en routine, aux urgences ou dans les autres services de Gustave Roussy. Ils sont réalisés dans des indications bien précises, sur avis de l’équipe d’infectiologie ou d’hygiène, dans des laboratoires centralisés. Ne venez pas aux urgences de Gustave Roussy dans le but de bénéficier d’un tel test.

Découragez les visiteurs qui voudraient venir vous voir s’ils présentent un risque d’infection (retour de zone à risque, signes respiratoires, etc.).


Source : Gustave Roussy

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Bientôt un Plan cancer européen

La Commission européenne s’est lancée dans l’élaboration d’un plan contre le cancer afin de n’ignorer « aucune étape du parcours » lié à la maladie.

Avec 1,3 millions de décès et 3,5 millions de personnes diagnostiquées chaque année, le cancer est la deuxième cause de mortalité dans l’Union Européenne (après les maladies cardiovasculaires) avec d’importantes répercussions sur les systèmes de santé et les économies européennes. La Commission européenne estime que 40% des cas de cancer sont liés à des causes évitables ayant des effets importants.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a annoncé le lancement d’une vaste consultation publique afin de préparer d’ici la fin de l’année un plan de lutte contre le cancer. “Il s’agit d’une affaire personnelle” a-t-elle souligné puisque c’est la perte de sa sœur âgée de 11 ans d’un réticulosarcome qui l’a incité à devenir médecin. “Ensemble, nous pouvons faire la différence : par la prévention et la recherche, par une nouvelle stratégie en matière de données et par une égalité de traitement dans toute l’Europe”. Pour elle, il est « inacceptable » qu’il existe encore « d’énormes inégalités » dans les procédures de dépistage des divers États membres. Le taux de décès lié au cancer varie en effet considérablement d’un pays à l’autre de l’Union. C’est en Hongrie, Croatie, Slovaquie et Slovénie qu’il est le plus élevé. À l’inverse, c’est à Chypre, en Finlande, Malte, Suède et Espagne qu’il est le plus faible. « Une femme atteinte d’un cancer du col de l’utérus qui vit en Roumanie a 16 fois plus de risque de mourir qu’une femme qui vit en Italie » a-t-elle rappelé.

La présidente de la Commission a également évoqué la création d’un « espace ouvert de données sur la santé », dont le contenu pourra être partagé avec des scientifiques et des chercheurs, permettant ainsi d’accroître les connaissances et d’obtenir des résultats moins biaisés.


Pour en savoir plus : European ScientistEuractiv

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Le cancer colorectal : éviter plus de 6 500 décès par an

Qu’attendons-nous pour réaliser un test efficace qui peut nous sauver la vie ? 

Deuxième cancer le plus meurtrier, le cancer colorectal est chaque année responsable de plus de 17 000 décès. En 2018, ce sont plus de 43 000 femmes et hommes pour lesquels un cancer colorectal a été détecté. L’incidence et la mortalité de ce cancer pourraient diminuer avec l’augmentation de la participation au programme national de dépistage.
Ce programme met à la disposition de la population cible (les femmes et les hommes de 50 à 74 ans ne présentant pas de symptôme), un test de dépistage fiable et performant dans la détection des cancers à un stade précoce et des lésions précancéreuses. Détecté tôt, ce cancer peut être guéri dans 9 cas sur 10. Pourtant, seuls 32,1 % de la population y participe contrairement aux 45 % jugés acceptables au niveau européen.

À l’occasion du mois de sensibilisation contre le cancer colorectal en mars, le ministère des Solidarités et de la Santé et l’Institut national du cancer appellent chacun, grand public et professionnels de santé, à se mobiliser autour de ce dépistage qui peut sauver des vies.

Eviter plus de 6 500 décès grâce au dépistage régulier du cancer colorectal

Le cancer colorectal est le 3e cancer le plus fréquent et 2e cancer le plus meurtrier. Un test de dépistage efficace est disponible et permet de réduire considérablement le nombre de nouveaux cas et de décès chaque année. Toutefois, la participation à ce dépistage reste insuffisante ; elle n’est que de 32,1 % en France. En comparaison avec nos voisins européens, les Pays-Bas enregistrent un taux de participation de 71,3 % ; elle est de 62,8 % au Portugal.

Avec le taux de participation actuelle, ce sont 2 200 nouveaux cancers et 2 600 décès qui sont évités chaque année. L’augmentation de cette participation permettrait d’éviter par an :

  • 3 500 cancers colorectaux et 4 000 décès avec un taux de participation à 45 % ;
  • 5 700 cancers colorectaux et 6 600 décès avec un taux de participation à 65 %.

Au regard de l’enjeu, une participation nettement insuffisante

Sur les 17 millions de personnes âgées de 50 à 74 ans concernées (femmes et hommes ne présentant pas de symptôme ni de facteur de risque autre que l’âge) et invitées tous les deux ans à participer au dépistage, seules 5,5 millions d’entre elles ont réalisé le test soit 11,5 millions qui ne participent pas (période 2017/2018). Pourtant, le test mis à la disposition par les autorités de santé a fait la preuve de sa fiabilité et de ses performances dans la détection des cancers à un stade précoce et des lésions précancéreuses.

Dans ce contexte, le ministère des Solidarités et de la Santé et l’Institut national du cancer restent mobilisés afin que chacun prenne conscience de la dangerosité de ce cancer et de l’opportunité de réaliser ce dépistage afin de favoriser la précocité des diagnostics et d’augmenter les chances de guérison.

Détecter la maladie au début de son développement pour la guérir dans 9 cas sur 10

Le cancer colorectal se développe sur les parois du côlon ou du rectum à partir d’une tumeur bénigne (non cancéreuse) appelée polype. Ce polype, qui peut apparaître sans symptôme, peut se transformer ensuite en cancer dans un processus qui peut durer une dizaine d’années.

Le test de dépistage, proposé dans le cadre du programme national, permet de  repérer un cancer à un stade débutant et de le soigner avec des traitements moins lourds. Dans ce cas, le cancer peut être guéri dans 9 cas sur 10. Détecté à un stade plus avancé, le traitement sera plus lourd et plus contraignant avec des résultats incertains. Le test de dépistage peut également permettre de détecter un polype et de l’enlever, lors d’une coloscopie, avant qu’il ne devienne un cancer.

Le test simple d’utilisation, qui s’effectue à domicile, est pris en charge à 100 % par l’Assurance maladie sans avance frais. Il est remis par le médecin traitant. Aussi, quel que soit le motif de consultation, la rencontre avec son médecin est une occasion d’aborder le sujet. Les gastroentérologues, les gynécologues et les médecins d’un centre d’examen de santé du régime général de l’assurance maladie peuvent également le remettre.

Un suivi adapté pour les patients présentant des disques aggravés

Les personnes présentant un risque aggravé de développer la maladie (personnes ayant des antécédents personnels ou familiaux de maladies touchant le côlon ou le rectum) sont orientées par le médecin traitant vers un gastroentérologue. Celui-ci lui proposera des modalités de suivi adaptées à leur situation. L’Institut national du cancer met à la disposition des médecins une fiche d’aide à la pratique détaillant les facteurs de risque et les conduites à tenir en fonction de chaque situation.

Un dispositif d’information en radio et sur les réseaux sociaux

Pendant tout le mois de mars, l’Institut national du cancer et le ministère des Solidarités et de la Santé, proposeront des chroniques prêtes à diffuser à plus de 1 000 radios sur l’ensemble du territoire. Chacune enregistrée autour d’un message dédié (professionnels de santé, acteurs de terrain, témoignage), explique le bénéfice essentiel du dépistage dans la lutte contre le cancer colorectal.

Un dispositif digital viendra compléter l’information délivrée dans les chroniques avec un dossier d’information et un relais sur les réseaux sociaux de l’Institut, du ministère des Solidarités et de la Santé et des partenaires.

Le test de dépistage en pratique

Ce test est rapide à réaliser et simple à utiliser. Il consiste en un prélèvement unique de selles grâce à un bâtonnet qui est ensuite à replacer dans un tube hermétique garantissant sa conservation. Le test ainsi qu’une fiche d’identification transmise avec le kit et à compléter par la personne réalisant le test, sont à adresser via l’enveloppe T fournie au laboratoire d’analyses médicales dont les coordonnées figurent sur l’enveloppe.


Source : INCa

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Les journées Supporters reprennent la route en 2020 !

Pour la 3e année consécutive, l’AFSOS, avec le soutien d’AMGEN s’engagent pour sensibiliser les patients et leurs proches aux soins de support avec un objectif : favoriser l’accès de ces soins au plus grand nombre et apprendre à mieux vivre avec le cancer.

Du 2 mars au 1er juillet prochains, le minibus des soins oncologiques de support voyagera dans toute la France à la rencontre des patients et de leurs proches dans plus de 70 établissements de santé.

7 français sur 10 n’ont jamais entendu parler des soins oncologiques de support.

Un manque que souligne le Professeur Krakowski, Président de l’AFSOS : « Malgré leur intérêt prouvé par des études, les soins oncologiques de support ne sont pas suffisamment connus et proposés aux patients. Il était primordial pour l’AFSOS d’aller au-devant des patients en faisant la promotion de la discipline. »

Activité physique et sportive, socio-esthétique, art thérapie, sophrologie, alimentation, prise en charge de la douleur, lutte contre la fatigue… Amgen et l’AFSOS continuent de déployer des actions de sensibilisation et d’information à destination du grand public et plus particulièrement des patients et leurs proches pour faire connaître ces soins qui améliorent la qualité de vie.

« Nous avons souhaité reconduire l’opération pour toucher un plus grand nombre de patients et proches. Pour nous, aller au plus près des patients pour leur présenter toute l’offre qui pourra les accompagner dans leurs parcours de soins est une mission primordiale. »

Une troisième édition qui se donne de l’ambition !

En 2019, le minibus a permis de sensibiliser plus de 10 000 patients et professionnels de santé aux bénéfices des soins de support en oncologie.

Au programme ?

Des activités chaleureuses et ludiques rassemblant un grand nombre de soins de supports : ateliers pratiques, corners d’information avec les professionnels de santé des établissements partenaires.

Les dates pour l’Île-de-France :

  • 2 mars – PARIS (75), APHP Mondor
  • 4 mars – OSNY (95), Centre Hospitalier Privé Sainte Marie
  • 5 mars – ARGENTEUIL (95), Centre Hospitalier Victor Dupuy
  • 23 mars – STAINS (93), Clinique de l’Estrée
  • 24 mars – VERSAILLES (78), GH
  • 26 mars – PARIS (75), HEGP
  • 27 mars – SAINT-CLOUD (92), Institut Curie
  • 28 mai – TRAPPES (78), Hôpital privé de l’Ouest Parisien
  • 22 juin – CRETEIL (94), CHIC
  • 23 juin – BOBIGNY (93), Hôpital Avicenne
  • 24 juin – PARIS (75), APHP Centre Tenon
  • 25 juin – PARIS (75), Institut Curie
  • 26 juin – ANTONY (92), Antony Hôpital privé d’Antony
  • 29 juin – BRIIS SOUS FORGES (91), CH Bligny
  • 30 juin – PARIS (75), La Pitié Salpêtrière
  • 1er juillet – SURESNES (92), GH Foch

Source : AFSOS

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Dépliant patient “Dépistage du cancer colorectal – Dès 50 ans, un test à faire chez soi tous les 2 ans”

Le cancer colorectal, aussi appelé cancer de l’intestin, est la 2e cause de décès par cancer en France. Il se développe lentement à l’intérieur du côlon ou du rectum, le plus souvent à partir de petites lésions dénommées polypes. Ce cancer est l’un des plus fréquents et touche 4 hommes sur 100 et 3 femmes sur 100, le plus souvent après l’âge de 50 ans.

L’INCa vient de mettre à disposition des patients un dépliant pour expliquer l’importance du dépistage de ce type de cancer colorectal et de la façon dont il se déroule.

Télécharger le dépliant (pdf – 0,8 Mo)

Vous pouvez aussi commander des dépliants directement sur le site de l’INCa.


Source : INCa

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Cancer du col de l’utérus : un nouvel outil d’aide à la pratique pour les professionnels de santé

Parce que les professionnels de santé jouent un rôle fondamental pour informer et sensibiliser les femmes sur l’importance du dépistage du cancer du col de l’utérus, l’INCa a développé un dispositif interactif pour les accompagner au mieux dans leur pratique.

Le programme national de dépistage organisé du cancer du col de l’utérus est mis en œuvre depuis 2018. Sauf cas particuliers, il concerne toutes les femmes de 25 à 65 ans. Sa mise en œuvre répond à plusieurs objectifs :

  • réduire le nombre de nouveaux cas de cancer détectés chaque année et le nombre de décès,
  • atteindre 80% des femmes concernées,
  • réduire les inégalités d’accès au dépistage.

Démarche complémentaire à la vaccination contre les HPV, le dépistage régulier permet en effet de détecter et de traiter les lésions précancéreuses avant qu’elles n’évoluent. Et pourtant malgré l’efficacité du dépistage, le cancer du col de l’utérus est l’un des seuls dont le pronostic se dégrade, avec 3 000 nouveaux cas détectés au stade invasif et 1 100 décès par an.

Pour favoriser la participation des femmes, les professionnels de santé en charge du suivi gynécologique occupent un rôle clé : gynécologues, médecins généralistes et sages-femmes sont invités à expliquer à leurs patientes les enjeux de ce dépistage.

Pour les accompagner dans leur pratique, l’Institut a développé un nouvel outil interactif permettant de visualiser les étapes de leur intervention lors de ce dépistage. Cet espace digital offre un accès direct aux référentiels et documents d’information pour le grand public. Les professionnels de santé y retrouveront également des chiffres clés sur ce cancer, les profils des femmes concernées et de celles pour lesquelles une autre modalité est recommandée, les tests possibles, etc.

Ce dispositif vient compléter les outils mis à disposition sur le site internet de l’Institut.


Source : INCa

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Appel à projets INCa 2020 Prévention Dépistage

L’INCa vient de publier un appel à projet “Accompagnement des politiques de prévention et de dépistage des cancers – Soutien aux études, expérimentations et actions pour améliorer la prévention, le dépistage et la détection précoce des cancers”.

Cet appel à projets a pour objectif de promouvoir des études, expérimentations ou actions dans le champ de la prévention primaire des cancers et du dépistage des cancers. Les projets proposés doivent s’appuyer sur des démarches innovantes, reproductibles et mutualisables, en intégrant systématiquement une évaluation solide. Ils peuvent être conduits au niveau national ou dans des territoires spécifiques, en population générale ou auprès de publics ciblés.

Les envois de dossiers se font désormais via le nouveau portail dédié “PROJETS”. Seul le coordonnateur d’un projet peut déposer un dossier, après avoir créé ou activé un compte utilisateur – l’identifiant est votre adresse email de référence. L’accès à la soumission sera possible à partir du 31 janvier et la date limite a été fixée au 7 avril 2020, 16h.

Pour accéder aux différents éléments de l’appel à projets : INCa