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BEH – Surveillance et déclaration des mésothéliomes en France : bilan

Le numéro de Bulletin Épidémiologique Hebdomadaire de Santé publique France daté du 28 avril 2020 a pour thème “Surveillance et déclaration des mésothéliomes en France : bilan”.

Au sommaire de ce numéro : 

  • Programme national de surveillance du mésothéliome pleural (PNSM) : vingt années de surveillance des cas, de leurs expositions et de leur reconnaissance médico-sociale (France, 1998-2017)
  • Bilan de la déclaration obligatoire des mésothéliomes 2012-2018 : une exhaustivité encore à améliorer
  • Étude des expositions non professionnelles à des facteurs de risque de mésothéliome dans l’étude pilote DO-Mésothéliome 2013-2015

En quelques mots, les articles arrivent à la conclusion de la nécessité de “la prévention sur le risque amiante et de l’information sur les possibilités de recours aux dispositifs de reconnaissance médico-sociale existants”. De plus, la déclaration obligatoire des mésothéliomes est “fonctionnelle […] mais encore insuffisamment exhaustive” et Santé publique France rappelle le rôle essentiel des médecins à ce niveau.


Source : Santé publique France

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#MoisSansTabac : les inscriptions sont ouvertes !

Le Ministère des Solidarités et de la Santé et Santé publique France annoncent le lancement de la 4ème édition de #MoisSansTabac en partenariat avec l’Assurance Maladie. Depuis 2016, 580 982 inscriptions au grand défi de l’arrêt du tabac ont été comptabilisées. Désormais incontournable, ce dispositif offre aux fumeurs un accompagnement au sevrage jour après jour. Ce rendez-vous annuel aura lieu en novembre mais les participants peuvent d’ores et déjà s’inscrire via la plateforme dédiée. Santé publique France déploie dès aujourd’hui une campagne nationale qui sera relayée par de nombreux événements en régions. Celle-ci a pour but d’inciter les fumeurs à faire partie de l’aventure #MoisSansTabac et de les inviter à se préparer dès maintenant pour réussir ce défi.

1 mois sans fumer : 5 fois plus de chances d’arrêter

#MoisSansTabac en quelques chiffres :

  • 580 982 inscriptions depuis la 1ère édition
  • Une édition 2018 couronnée de succès :
    • 242 579 inscrits, soit +53% vs 2017
    • 86 000 téléchargements de l’application
    • 21 000 recours au 39 89, la ligne téléphonique Tabac Info Service
    • 118 000 fans sur la page Facebook et 4 900 followers sur Twitter

 

Télécharger le communiqué de presse de Santé publique France (pdf – 352 Ko)


Pour s’inscrire : tabac-info-service
Source : Santé publique France

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Vaccination et dépistage contre le cancer du col de l’utérus : quelle situation en France ?

Alors qu’on dénombrerait près de 3 000 nouveaux cas de cancers du col utérin et plus de 1 100 décès attribuables à cette pathologie dans l’Hexagone en 2018, Santé publique France, en collaboration avec l’Institut national du cancer, dresse un état des lieux des moyens de prévention efficaces et sûrs contre cette maladie dans un numéro de son Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH). Parmi ces résultats une modélisation de l’Institut national du cancer met en évidence qu’en combinant la réduction des inégalités sociales liées à la vaccination et le passage d’une couverture vaccinale de 17 à 85%, ce sont 377 cancers du col de l’utérus et 139 décès supplémentaires qui seraient évités par cohorte de jeunes filles (personnes nées la même année).

Si le nombre de cas et de décès engendrés par ce cancer diminue depuis plusieurs années, cette tendance à la baisse connaît un ralentissement. Ce phénomène s’expliquerait par l’augmentation de l’exposition aux papillomavirus humains cancérigènes.

De nombreuses femmes relativement jeunes développent un cancer du col utérin : en 2016, près de 50 % des femmes traitées pour des lésions précancéreuses avaient moins de 40 ans. Or ces traitements peuvent entraîner un sur-risque pour les grossesses futures (accouchement prématuré, petit poids de naissance, mortalité périnatale et complications néonatales sévères). Pour l’année 2018, 40% des cas de cancers étaient diagnostiqués chez les femmes de moins de 50 ans.

Et pourtant, il existe deux armes pour la prévention de cette pathologie : la vaccination contre les papillomavirus humains et le dépistage. Des moyens d’agir efficaces et sûrs qui ont poussé l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à déclarer l’élimination de ce cancer priorité de santé publique.

Outre, le cancer du col de l’utérus, qui représente la moitié des cancers dus à ces virus, l’infection par les HPV, est à l’origine également de cancers de l’anus, du pharynx, du larynx, de la cavité orale, de la vulve, du vagin et du pénis et de verrues anogénitales (bénignes mais fréquentes). De fait, près d’un tiers des cancers liés aux HPV touche les hommes.

LA FRANCE, L’UN DES PAYS EUROPÉENS OÙ LES ADOLESCENTES SONT LE MOINS VACCINÉES

Or les études publiées dans le BEH mettent en évidence la trop faible couverture vaccinale française, pointée comme l’une des plus basses d’Europe. Cette vaccination inscrite au calendrier vaccinal depuis 2007 est actuellement recommandée chez les jeunes filles dès 11 ans et pour les hommes qui ont des relations sexuelles avec des hommes. Bien qu’en augmentation depuis 2016, le nombre d’adolescentes vaccinées reste très insuffisant : 24 % d’entre elles ont effectué le schéma complet en 2018.

Plusieurs freins expliquent ces mauvais résultats, notamment la crainte d’effets secondaires graves non avérés mais ayant été largement médiatisés et la non proposition systématique de cette vaccination par le médecin.

La disparité de la vaccination est aussi le reflet des inégalités socio-économiques : les femmes non vaccinées appartiennent majoritairement aux catégories sociales modestes.

Une modélisation réalisée par l’Institut national du cancer estime que l’atteinte d’une couverture vaccinale à 85% des jeunes filles en associant une correction des inégalités de vaccination, permettrait d’éviter pour une cohorte de filles : 2 546 conisations (intervention chirurgicale consistant à retirer une portion du col utérin en cas d’anomies détectées), 2 347 lésions précancéreuses, 377 cancers du col de l’utérus et 139 décès liés au cancer du col.

Les différentes études publiées dans le BEH s’accordent sur l’importance d’une meilleure communication pour améliorer l’acceptation de ce vaccin et la couverture vaccinale, ainsi que sur la nécessité de réfléchir à des politiques de santé publique permettant de réduire ces inégalités.

UN DÉPISTAGE EN FORTE BAISSE CHEZ LES FEMMES DE PLUS DE 50 ANS

Complémentaire à la vaccination, le dépistage du cancer du col de l’utérus fait l’objet d’un programme organisé déployé depuis l’automne 2018 en France. Son objectif : réduire les inégalités d’accès à ce dépistage et diminuer de 30% le nombre de cas (incidence) et la mortalité à 10 ans.

En effet, jusqu’en 2017, 40% des femmes âgées de 25-65 ans ne se faisaient pas dépister régulièrement (tous les 3 ans). Entre 2015 et 2017, moins de 60 % des femmes de cet âge ont effectué un dépistage. Plus encore, bien que le risque de développer un cancer du col utérin soit plus élevé après 50 ans, beaucoup d’entre elles n’ont pas recours au dépistage (seules 44,2% des femmes de 60 à 65 ans effectuent cette action).

Ces inégalités selon l’âge se cumulent avec des disparités géographiques et socio-économiques. Les femmes bénéficiaires de la CMU-C participent ainsi bien moins au dépistage.

Pour télécharger le BEH (pdf – 5,53 Mo)

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Quels regards les Français portent-ils sur les risques de cancer liés à la nutrition ?

L’INCa et Santé publique France viennent de mettre à disposition le “Baromètre cancer 2015. Nutrition et cancer”. Ce document décrit la perception des français sur le rôle joue l’alimentation dans l’apparition du cancer. Et si 90,8% des personnes interrogées pensent que ce rôle est important, c’est en région parisienne (avec le nord du pays) que la perception de ce lien est la plus faible avec 88,5%.

Voici la communication de l’INCa

90,8% des Français pensent que l’alimentation joue un rôle important dans l’apparition du cancer. La consommation de charcuteries apparaît pour une majorité d’entre eux comme un facteur de risque ; tout comme le surpoids et l’obésité. Autant de perceptions mises au jour par la publication du nouveau baromètre cancer réalisé pour l’Institut national du cancer et Santé publique France.

Le baromètre cancer INCa/SPF est la seule étude répétée permettant d’appréhender la perception de la population générale sur la prise en charge des cancers, leurs facteurs de risques, les moyens de prévention et de dépistage, ainsi que leurs évolutions dans le temps. L’un des axes de ce baromètre porte sur la perception des risques de cancers liés à la nutrition. Celle-ci est définie par l’Organisation mondiale de la santé comme intégrant l’alimentation et l’activité physique.

Conduit précédemment en 2005 et 2010, le baromètre cancer 2015 est l’une des actions du Plan cancer 2014-2019. Cette nouvelle édition a été menée auprès de quelque 4 000 personnes de 15 à 85 ans.

Principaux résultats

Près de 91% des personnes interrogées estiment que l’alimentation joue un rôle important dans l’apparition des cancers. Cette conception est d’autant plus importante que le niveau de diplôme ou le niveau de revenu augmente. Les risques et les bénéfices de certains aliments ne sont toutefois pas toujours perçus de façon nette : seules 42,6 % des personnes interrogées considèrent la consommation de viande rouge comme un facteur de risque lié au cancer, tandis que 54,6 % reconnaissent le caractère cancérigène du sel ou des aliments salés. De même les bénéfices de la consommation de fruits et de légumes n’est que modérément perçus comme un bénéfice par les enquêtés (58,1 %).

Les différences de perceptions sont parfois sensibles d’une catégorie de personnes à l’autre. Ainsi, si une large majorité des participants à l’étude (75,5 %) sait qu’être en surpoids ou en obésité comporte un risque de développer un cancer, ce risque est moins connu des personnes les plus concernées. Ces disparités sont aussi sensibles sur le caractère protecteur de la pratique de l’activité physique : ce sont majoritairement les personnes jeunes (15-24 ans) qui en relèvent les bénéfices. Toutefois, au total 70 % des interrogés y voient une manière de diminuer le risque de cancer.

Les perceptions de la population française sur la nutrition ont évolué dans le temps : ainsi, les avis sur le risque ou le caractère protecteur de la nutrition s’affichent comme plus tranchés en 2015 qu’ils ne l’étaient en 2010. Si le facteur protecteur de l’allaitement est encore peu connu (seules 34 % des femmes en ont conscience), ses bénéfices sont néanmoins mieux perçus que 5 ans auparavant.


Source : INCa

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1,6 millions de fumeurs en moins en deux ans

La journée mondiale sans tabac 2019 aura lieu le 31 mai. L’occasion pour BEH, bulletin épidémiologique hebdomadaire de Santé publique France, de faire le point sur le tabagisme.

En 2015, le tabac a fait près de 75 000 morts en France (cancers, maladies cardiovasculaires ou respiratoires), ce qui représente plus d’un décès sur huit. Sur les deux dernières années toutefois, avec 1,6 millions de fumeurs en moins, la baisse est d’une ampleur inédite. Cette baisse se traduit par l’arrêt du tabac chez les fumeurs et par la réduction du nombre de jeunes entrant dans le tabagisme.

Le BEH attribue ces bons résultats à une politique publique cohérente avec de nombreuses mesures fortes dont l’augmentation des prix, la mise en place du paquet neutre, le remboursement des substituts nicotiniques et l’opération Mois sans tabac. Pour autant cette baisse ne doit pas masquer :

  • des inégalités sociales marquées : les plus diplômés ont prévalence du tabagisme quotidien de 19,4% tandis que le reste de la population a une prévalence de 28,2% ;
  • un nombre de décès attribuables au tabac toujours en augmentation chez les femmes (+5% par an en moyenne).
  • Télécharger le BEH n°15 du 28 mai 2019 (pdf -701Ko)

Sources : Santé publique France

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Santé publique France – stratégie 2022

En plus de son rapport annuel 2018, Santé publique France vient de publier “Stratégie 2022” afin de présenter les grandes orientations de travail et les réponses aux défis de santé publique de l’organisme pour les prochaines années.

Pour le cancer, c’est une préoccupation transversale puisque 5 programmes d’actions de Santé publique France le concerne : Tabac ; Alcool ; Nutrition ; Travail et santé ; Maladies non transmissibles. De façon générale, les programmes d’actions vont essentiellement se concentrer à :

  • mieux alimenter les connaissances utiles à l’action avec surveillance et suivi des évolutions ;
  • mettre en oeuvre des politiques de prévention ;
  • animer un réseau de partenaires publics et privés afin d’être le plus efficace possible.

Télécharger “Stratégie 2022”
(2,30Mo)


Source : Santé publique France

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Vaccination contre les infections à papillomavirus humains (HPV) : la mise au point de l’INCa et de Santé publique France

L’Institut National du Cancer et Santé Publique France constatent la circulation d’informations, rapportées dans certains articles de blogs et dans la presse, qui remettent en cause la vaccination contre les infections à papillomavirus humains (HPV) et souhaitent, dans ce contexte, apporter un éclairage sur les données disponibles 10 ans après la mise en place de cette vaccination dans plus de 70 pays.

Vous trouverez, ci-dessous, une synthèse du décryptage de ces informations :

1. Les données en vie réelle valident l’efficacité du vaccin

Les vaccins contre les HPV ont démontré leur efficacité en vie réelle et leur impact sur la prévalence des infections HPV et les lésions précancéreuses du col de l’utérus (Australie, Suède, Ecosse, Etats-Unis, Belgique, Allemagne, Nouvelle-Zélande, Danemark, Canada).

Il n’y a pas à ce jour de données montrant un remplacement des génotypes vaccinaux par des génotypes non vaccinaux suite à l’introduction des vaccins contre les infections à HPV.

2. Il est trop tôt pour observer l’efficacité des vaccins contre les infections à HPV sur l’incidence du cancer du col de l’utérus d’après les données des registres

L’impact de la vaccination sur les cancers du col de l’utérus ne peut commencer à être visible que plus de 10 ans après l’introduction des vaccins en raison du délai long entre l’infection par les HPV oncogènes et la survenue d’un cancer (le plus souvent entre 10 et 30 ans).

Les jeunes filles vaccinées à 12-13 ans en 2007 (tranche d’âge optimale pour la vaccination puisque les jeunes filles ont très peu de chances d’avoir été en contact avec le virus HPV) ont eu 19-20 ans en 2014. Les données d’incidence du cancer du col de l’utérus sont disponibles jusqu’en 2012 ou 2015 (via Global Cancer Observatory et Nordcan respectivement) et il est donc trop tôt pour observer un impact de la vaccination contre les HPV sur les cancers du col de l’utérus chez les 20-24 ans. L’impact sera visible lorsque les premières cohortes de jeunes filles vaccinées à la préadolescence atteindront l’âge de l’entrée dans le dépistage du cancer du col de l’utérus (i.e. entre 2020 et 2025 dans les pays ayant introduit la vaccination chez les adolescentes en 2007).

Les données d’incidence du cancer du col de l’utérus chez les femmes âgées de 25-29 ans en 2014 concernent, selon les pays, des femmes non vaccinées ou des femmes vaccinées « en rattrapage », soit après 14 ans, âge pour lequel l’efficacité attendue du vaccin est moindre en raison de la possibilité pour ces jeunes filles d’avoir déjà été en contact avec le virus HPV avant la vaccination.

3. Une augmentation de l’incidence des cancers du col de l’utérus chez les femmes âgées de 25 à 49 ans dans certains pays est observée mais sans rapport avec la vaccination contre les HPV

Dans certains pays, les données d’incidence montrent une augmentation de l’incidence du cancer du col de l’utérus chez les femmes âgées de 25 à 49 ans et ce dès le début des années 2000, c’est-à-dire antérieurement à l’introduction des vaccins HPV arrivés sur le marché à partir de 2006/2007. Ces femmes n’ont pas été concernées par la vaccination HPV.

Les raisons de ces évolutions sont à investiguer en fonction du contexte de chaque pays car les causes de l’évolution de l’incidence du cancer du col de l’utérus peuvent être multiples, par exemple : évolution du taux de participation et des modalités de dépistage du cancer du col de l’utérus, évolution des comportements sexuels (âge des premiers rapports sexuels, nombre de partenaires, type de pratique sexuelle) avec pour conséquence une augmentation de l’exposition aux HPV.

Pour des informations plus détaillées
(pdf – 242 Ko)


Source : INCa

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Evaluation du programme de dépistage organisé du cancer du sein

Santé publique France vient de dévoiler un rapport sur l’évaluation du programme de dépistage organisé du cancer du sein. En voici le résumé :

Introduction

Le programme de dépistage organisé du cancer du sein a pour objectif de réduire la mortalité de ce cancer en le détectant à un stade précoce. En France, depuis 2004, les femmes de 50 à 74 ans sont invitées, tous les 2 ans, à effectuer une mammographie bilatérale de dépistage et un examen clinique des seins. Les clichés sont lus par un premier radiologue (L1) et complétés si besoin par un bilan immédiat. Tous les clichés normaux lors de la L1 sont relus par un deuxième radiologue expérimenté (L2). L’objectif de ce rapport est de présenter la performance de ce programme sur la période 2004-2014.

Matériel et méthodes

Les données sont recueillies chaque année par les structures départementales de dépistage et transmises à Santé publique France. Les indicateurs de performance du programme sont calculés pour estimer l’activité de dépistage, les résultats des dépistages et les cancers détectés.

Résultats

Après une phase d’augmentation (2004-2008) puis de stabilisation (2008-2012), le taux de participation a diminué et atteint 50,1 % en 2016. Il est très variable d’un département à l’autre. Les dépistages positifs avant bilan en L1 ou L2 ont diminué de 13,5 % en 2004 à 8,7 % en 2014. À l’issue de la procédure de dépistage, le taux de cancers détectés est stable (7 ‰ en 2014). En 2014, pour 1 000 femmes dépistées, étaient détectés : 1,0 cancer canalaire in-situ, 1,9 cancer invasif de petite taille et 3,9 cancers invasifs sans envahissement ganglionnaire. Ces résultats sont stables depuis 2004. La valeur prédictive positive d’un résultat positif avant bilan, en augmentation constante depuis 2004, était de 8,5 % en 2014. L’ensemble des résultats aux différentes étapes du programme de dépistage varient selon le rang du dépistage et l’âge.

Conclusion

La plupart des indicateurs de performance attestent de la qualité du programme français, condition nécessaire à une réduction de la mortalité. Bien que la quantification précise du dépistage hors programme reste difficile, elle sera nécessaire pour mieux appréhender la réalité du dépistage du cancer du sein par mammographie en France.


Télécharger le rapport
(pdf – 2Mo)


Source : Santé publique France

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Déclaration obligatoire des mésothéliomes : bilan 2012-2017

Depuis 2012, tout médecin diagnostiquant un mésothéliome doit le déclarer à l’ARS de son lieu d’exercice, à la demande du ministère chargé de la santé (décret n°2012-47).

Cette déclaration obligatoire vise deux objectifs :

  • renforcer la surveillance des mésothéliomes pour toutes les localisations anatomiques et sur l’ensemble du territoire national à partir des notifications des médecins ;
  • améliorer les connaissances sur les expositions à l’amiante et aux autres facteurs de risque, notamment les expositions environnementales, en mettant l’accent sur trois populations (les mésothéliomes hors plèvre, les mésothéliomes de la plèvre chez les hommes de moins de 50 ans et chez les femmes), à partir des enquêtes d’exposition pilotées par Santé publique France.

Quelques données

  • 3 992 cas de mésothéliomes diagnostiqués entre 2012 et 2017 ont été notifiés jusqu’au 15 août 2018. Ces cas sont principalement localisés à la plèvre (90 %) ou au péritoine (8 %).
  • En Île-de-France, sur la période considérée, le nombre de cas diagnostiqués est de 628. Le nombre de cas notifiés a globalement diminué : 121 cas en 2012, 104 en 2013, 110 en 2014, 116 en 2015, 94 en 2016 et 83 en 2017.
  • Plus de la moitié des cas ont été notifiés par un pathologiste uniquement (54 %), près d’un quartpar un pathologiste et un clinicien (23 %) et près d’un quart par un clinicien uniquement (23 %).
  • La proportion d’hommes est de 73 % parmi les patients atteints d’un mésothéliome de la plèvre et de 56 % parmi les patients atteints d’un mésothéliome du péritoine.
  • La moyenne d’âge au diagnostic est de 74 ans pour les patients atteints d’un mésothéliome de la plèvre et de 65 ans pour les patients atteints d’un mésothéliome du péritoine.
  • Estimée d’après le Programme National de Surveillance du Mésothéliome pleural (PNSM) couvrant 21 départements, l’exhaustivité de la déclaration obligatoire est de 51% avec une nette amélioration entre les périodes 2012-2014 (44%) et 2015-2016 (62%) puis une diminution en 2017 (47%). Cette exhaustivité est en outre très variable d’une région à l’autre (56% en 2017 pour l’Île-de-France).

Bilan et perspectives

La déclaration obligatoire des mésothéliomes est encore insuffisamment exhaustive. Santé publique France va consolider sa sensibilisation des médecins sur son importance.

La déclaration obligatoire va être intégrée au Dispositif National de Surveillance des Mésothéliomes (DNSM) qui sera mis en place à partir des systèmes existants (dont le PNSM) pour optimiser et moderniser la surveillance épidémiologique des mésothéliome Ce dispositif comprendra un guichet unique d’identification pour améliorer la réactivité du dispositif. Celui-ci, qui devrait démarrer le 1er janvier 2020, vise à unifier, optimiser, moderniser la surveillance et à l’adapter aux nouveaux enjeux de surveillance de l’incidence, des expositions et de la reconnaissance médico-sociale.

Télécharger le bilan de la déclaration obligatoire des mésothéliomes 2012-2017
(pdf – 336 Ko)


Les formulaires de déclaration sont téléchargeables à partir des liens suivants :


Source : Santé publique France

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Santé publique France présente les nouvelles recommandations sur l’alimentation, l’activité physique et la sédentarité

Au cœur des soins oncologiques de support, l’activité physique et la nutrition font aujourd’hui l’objet d’une publication par Santé publique France dont voici le communiqué de presse :

“Santé publique France présente aujourd’hui les nouvelles recommandations sur l’alimentation, l’activité physique et la sédentarité pour les adultes. Ces recommandations simples, pratiques et accessibles ont pour objectif d’aider la population à faire les meilleurs choix alimentaires et à adopter un mode de vie plus actif. Fondées sur une démarche scientifique, elles proposent deux niveaux de recommandations : simplifié et détaillé. Parmi les nouveautés figurent la place accordée à certains aliments comme les légumes secs, les fruits à coque, les féculents complets, la prise en compte de l’impact de l’alimentation sur l’environnement et la mise en avant de l’étiquetage nutritionnel simplifié Nutri-Score. Ces nouveaux messages feront l’objet d’une campagne de communication en 2019, pour permettre à toute la population d’en bénéficier.

Des nouvelles recommandations fondées sur une démarche scientifique

Depuis la création des premiers « repères nutritionnels » en 2001, les connaissances sur l’alimentation et l’activité physique ont évolué. À la suite des avis récents de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) et du Haut Conseil de la santé publique, Santé publique France a été chargée de formuler les nouvelles recommandations s’adressant à la population adulte. Pour cela, l’Agence s’est appuyée sur un comité réunissant des compétences spécialisées en épidémiologie, prévention et promotion de la santé, information, communication, littératie, mais aussi des professionnels travaillant au quotidien auprès de la population. Différentes études quantitatives et qualitatives, menées auprès du grand public et de professionnels, ont permis d’ajuster les recommandations tout au long de leur conception.

Augmenter, réduire et aller vers certaines consommations et modes de vie

Les nouvelles recommandations combinent la simplicité pour le plus grand nombre et la précision pour ceux qui souhaitent aller plus loin. Ainsi, les recommandations sont réparties en trois groupes : Augmenter, Aller vers et Réduire. « Nous souhaitions donner de grandes orientations plutôt que des objectifs quantifiés. Ces formulations sont perçues comme moins contraignantes par le grand public. Elles suscitent un changement progressif, s’adaptant au rythme de chacun » explique Anne-Juliette Serry, responsable de l’Unité Alimentation et Activités physiques à Santé publique France.

Les grandes nouveautés des recommandations 2019

Les fruits à coque non salés font désormais l’objet d’une recommandation, compte tenu de leur intérêt nutritionnel, ainsi que les légumes secs et les produits céréaliers complets. Pour tenir compte des pratiques des consommateurs, il est aussi apparu essentiel d’intégrer le Nutri-Score, développé en 2017 par les pouvoirs publics et qui peut aider au choix des produits transformés. Les recommandations intègrent pour la première fois la question de l’environnement, en conseillant d’aller vers des fruits et légumes de saison, des aliments de producteurs locaux et, si possible, des aliments bio.

Enfin, les recommandations encouragent les personnes à faire davantage d’activité physique, mais aussi à réduire le temps passé assis dans la journée. En effet, un individu peut à la fois être actif, c’est-à-dire faire du sport ou des activités physiques tel qu’il est recommandé, mais aussi être très sédentaire, c’est-à-dire passer beaucoup de temps assis et souvent de façon prolongée dans sa vie quotidienne.”

Télécharger les recommandations
(pdf – 2,11 Mo)


Source : Santé publique France