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Vaccination contre les infections à papillomavirus humains (HPV) : la mise au point de l’INCa et de Santé publique France

L’Institut National du Cancer et Santé Publique France constatent la circulation d’informations, rapportées dans certains articles de blogs et dans la presse, qui remettent en cause la vaccination contre les infections à papillomavirus humains (HPV) et souhaitent, dans ce contexte, apporter un éclairage sur les données disponibles 10 ans après la mise en place de cette vaccination dans plus de 70 pays.

Vous trouverez, ci-dessous, une synthèse du décryptage de ces informations :

1. Les données en vie réelle valident l’efficacité du vaccin

Les vaccins contre les HPV ont démontré leur efficacité en vie réelle et leur impact sur la prévalence des infections HPV et les lésions précancéreuses du col de l’utérus (Australie, Suède, Ecosse, Etats-Unis, Belgique, Allemagne, Nouvelle-Zélande, Danemark, Canada).

Il n’y a pas à ce jour de données montrant un remplacement des génotypes vaccinaux par des génotypes non vaccinaux suite à l’introduction des vaccins contre les infections à HPV.

2. Il est trop tôt pour observer l’efficacité des vaccins contre les infections à HPV sur l’incidence du cancer du col de l’utérus d’après les données des registres

L’impact de la vaccination sur les cancers du col de l’utérus ne peut commencer à être visible que plus de 10 ans après l’introduction des vaccins en raison du délai long entre l’infection par les HPV oncogènes et la survenue d’un cancer (le plus souvent entre 10 et 30 ans).

Les jeunes filles vaccinées à 12-13 ans en 2007 (tranche d’âge optimale pour la vaccination puisque les jeunes filles ont très peu de chances d’avoir été en contact avec le virus HPV) ont eu 19-20 ans en 2014. Les données d’incidence du cancer du col de l’utérus sont disponibles jusqu’en 2012 ou 2015 (via Global Cancer Observatory et Nordcan respectivement) et il est donc trop tôt pour observer un impact de la vaccination contre les HPV sur les cancers du col de l’utérus chez les 20-24 ans. L’impact sera visible lorsque les premières cohortes de jeunes filles vaccinées à la préadolescence atteindront l’âge de l’entrée dans le dépistage du cancer du col de l’utérus (i.e. entre 2020 et 2025 dans les pays ayant introduit la vaccination chez les adolescentes en 2007).

Les données d’incidence du cancer du col de l’utérus chez les femmes âgées de 25-29 ans en 2014 concernent, selon les pays, des femmes non vaccinées ou des femmes vaccinées « en rattrapage », soit après 14 ans, âge pour lequel l’efficacité attendue du vaccin est moindre en raison de la possibilité pour ces jeunes filles d’avoir déjà été en contact avec le virus HPV avant la vaccination.

3. Une augmentation de l’incidence des cancers du col de l’utérus chez les femmes âgées de 25 à 49 ans dans certains pays est observée mais sans rapport avec la vaccination contre les HPV

Dans certains pays, les données d’incidence montrent une augmentation de l’incidence du cancer du col de l’utérus chez les femmes âgées de 25 à 49 ans et ce dès le début des années 2000, c’est-à-dire antérieurement à l’introduction des vaccins HPV arrivés sur le marché à partir de 2006/2007. Ces femmes n’ont pas été concernées par la vaccination HPV.

Les raisons de ces évolutions sont à investiguer en fonction du contexte de chaque pays car les causes de l’évolution de l’incidence du cancer du col de l’utérus peuvent être multiples, par exemple : évolution du taux de participation et des modalités de dépistage du cancer du col de l’utérus, évolution des comportements sexuels (âge des premiers rapports sexuels, nombre de partenaires, type de pratique sexuelle) avec pour conséquence une augmentation de l’exposition aux HPV.

Pour des informations plus détaillées :

(pdf – 242 Ko)


Source : INCa

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Décryptages, la nouvelle publication de l’INCa

L’INCa vient de lancer Décryptages, une nouvelle publication exclusivement digitale, pour découvrir chaque trimestre le regard de l’Institut sur l’actualité scientifique et médicale en cancérologie.

Au sommaire du premier numéro qui sera envoyé courant avril :

  • Vapotage : l’épineuse question de la régulation
  • Intelligence artificielle : une révolution sous surveillance
  • Cancer du pancréas : vers un dépistage ciblé pour les adultes à risque ?

Pour vous abonner, c’est par ici !

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Plan cancer 2014-2019 : 5e rapport au président de la République

L’Institut national du cancer a adressé au président de la République le cinquième rapport du Plan cancer 2014 – 2019 qui entre dans sa dernière année de mise en œuvre. Des avancées concrètes bénéficiant aux patients, mais également à l’ensemble des concitoyens, ont été réalisées en 2018 dans les différents champs d’intervention de l’Institut (prévention, dépistage, recherche, offre de soins et recommandations).

La ministre en charge de la santé et la ministre en charge de la recherche ont annoncé qu’une évaluation du Plan cancer serait réalisée d’ici la fin de l’année. Suite à cette évaluation, l’Institut, conformément à la loi du 8 mars 2019, proposera une stratégie décennale de lutte contre les cancers.

À un an de l’échéance du troisième Plan cancer, la mobilisation de l’ensemble des acteurs et les modalités de pilotage du Plan ont permis de réaliser 73 % des jalons (indicateurs de suivi des objectifs du Plan). Ce cinquième rapport présente un état des lieux global de l’avancement des actions. Il est composé d’une partie synthétique mettant en lumière les réalisations 2018 les plus emblématiques sur le plan national et régional. Dans une seconde partie, des tableaux de suivi exhaustifs permettent de suivre précisément la mise en œuvre de chacune d’entre elles.

Pour télécharger le cinquième rapport au président de la République – Avril 2019 :

(pdf 3,02 Mo)

Parmi les avancées réalisées en 2018, on note plus particulièrement :

AXE 1 DU PLAN CANCER : GUÉRIR PLUS DE PERSONNES MALADES EN FAVORISANT DES DIAGNOSTICS PRÉCOCES ET EN GARANTISSANT L’ACCÈS DE TOUS À UNE MÉDECINE DE QUALITÉ ET AUX INNOVATIONS.

  • La généralisation du programme national de dépistage du cancer du col de l’utérus. Par ailleurs, dans un objectif de réduction des inégalités d’accès aux dépistages, la ministre des Solidarités et de la Santé a annoncé la prise en charge à 100 %, sans avance de frais, de l’analyse du test de dépistage pour les femmes n’ayant pas réalisé de dépistage depuis plus de trois ans.
  • Le programme national de dépistage du cancer colorectal, dont la participation reste aujourd’hui insuffisante (33,5 % sur la campagne 2016/2017) a fait l’objet en mars 2018 d’une révision des modalités de mise à disposition du kit de dépistage. Pour favoriser la participation, les personnes qui ont déjà réalisé antérieurement ce dépistage recevront, en deuxième relance de leur invitation, le test à domicile. Afin d’élargir l’accès au test, celui-ci pourra être remis par les gynécologues, gastroentérologues et par les médecins exerçant en centres d’examens de santé.
  • Des propositions pour renforcer la qualité et la sécurité des soins ont été remises, fin 2018, à la ministre des Solidarités et de la Santé. Prévus par l’ordonnance de janvier 2018, ces travaux s’inscrivent dans la Stratégie nationale de santé 2018 – 2022 et dans la Stratégie de transformation du système de santé.
  • Des recommandations de bonnes pratiques pour les spécialistes et des outils pour la pratique des médecins généralistes ont été élaborés sur des localisations prioritaires :
    • le cancer colorectal qui figure parmi les 3 cancers les plus fréquents en France ;
    • les cancers des voies aéro-digestives dont l’incidence augmente chez les femmes en corrélation avec la baisse de leur consommation de tabac et d’alcool mais également avec l’augmentation plus récente des cas viro-induits par HPV.
  • L’Institut a dédié son rapport annuel thématique aux immunothérapies spécifiques. Il est également responsable de l’action sur les thérapies innovantes contre le cancer rassemblant 24 pays européens. Il propose aussi un encadrement sur l’utilisation des cellules CAR-T afin d’anticiper et d’accompagner l’arrivée de ces cellules-médicaments sur le marché.
  • Dans la cadre des essais cliniques du programme AcSé, près de 900 patients, en échec thérapeutique, ont bénéficié de thérapies ciblées de précision. Dans le cadre du programme AcSé e-SMART, 101 enfants en échec thérapeutique ont été traités dans près de 20 pathologies différentes.
  • Afin d’anticiper l’impact clinique organisationnel et économique des médicaments anticancéreux et innovants et des biomarqueurs sur le système de santé, l’Institut met en place un programme d’ « Horizon scanning ». Ce programme vise à identifier les médicaments anticancéreux, qu’ils soient nouveaux ou en phase de développement, en amont de leurs autorisations de mise sur le marché.
  • Plus de 46 000 patients ont bénéficié d’un séquençage génomique de nouvelle génération pour identifier les cibles thérapeutiques au sein des 28 plateformes de génétiques moléculaire.

AXE 2 : PRÉSERVER LA CONTINUITÉ ET LA QUALITÉ DE VIE EN PROPOSANT UNE PRISE EN CHARGE GLOBALE DE LA PERSONNE PENDANT ET APRÈS LA MALADIE, TENANT COMPTE DE L’ENSEMBLE DE SES BESOINS.

  • Des guides, à destination des professionnels de santé, ont été publiés pour une meilleure prise en compte des dimensions psychiques et sociales de la maladie.
  • La publication de l’enquête « La vie cinq ans après un diagnostic de cancer –VICAN 5 » en juin 2018, réaffirme la nécessité de travailler à la diminution de l’impact du cancer sur la vie personnelle et professionnelle : 63,5 % des personnes souffrent de séquelles dues aux maladies ou aux traitements.
  • La liste des pathologies permettant de bénéficier du droit à l’oubli dans le cadre de la convention AERAS (s’Assurer et Emprunter avec un Risque Aggravé de Santé) a été étendue à de nouvelles localisations de cancers. Ainsi, les cancers du rein, des leucémies et des cancers de la prostate intègrent la grille de référence AERAS en 2018.
  • Les entreprises poursuivent leur mobilisation dans le maintien et le retour à l’emploi après un cancer : trente-sept entreprises, représentant 1 200 000 employés, ont d’ores et déjà signé la charte « Cancer et emploi » et se sont engagées sur des mesures concrètes pour accompagner leurs salariés touchés par la maladie.

AXE 3 : INVESTIR DANS LA PRÉVENTION ET LA RECHERCHE POUR RÉDUIRE LE NOMBRE DE NOUVEAUX CAS DE CANCERS ET PRÉPARER LES PROGRÈS À VENIR.

  • Dans la prévention du risque tabagique : près de 1 million de fumeurs quotidiens en moins.
    • 61 spécialités de substitution nicotiniques ont été inscrites sur la liste des spécialités pharmaceutiques remboursables pour mieux soutenir les fumeurs dans leur démarche d’arrêt.
    • Le programme TABADO, offre gratuite d’aide à l’arrêt du tabac, est déployé dans les centres de formation des apprentis et des lycées professionnels.
    • Vingt-cinq projets ont été retenus pour un budget de 7 millions d’euros dans le cadre d’un AAP soutenu par le fonds de gestion.
  • L’effort de prévention s’intensifie. Afin de renforcer la connaissance du grand public sur les principaux facteurs de risque évitables de cancers, une campagne de prévention « Savoir, c’est pouvoir agir », est lancée au printemps 2018.
  • Le colloque scientifique et d’information sur la pollution par chlordécone en Martinique et en Guadeloupe a permis de faire le point sur les avancées de la recherche dans ce domaine. À cette occasion, l’Institut a annoncé à la demande de la Direction générale de la santé, la mise en place en 2019 d’un appel à projets susceptible de faire la lumière nécessaire sur ce sujet et du lien avec le cancer de la prostate.
  • Acteurs privilégiés pour stimuler la recherche en cancérologie au niveau régional, les sept Cancéropôles ont vu leur labellisation renouvelée en 2018 pour une période de 5 ans. Par ailleurs, plus de 38 millions d’euros ont été dédiés à la recherche fondamentale l’an dernier.
  • Un nouveau programme PAIR (Programmes d’actions intégrées de recherche) dédié à l’adénocarcinome du pancréas est lancé. Cofinancé par la Ligue nationale contre le cancer et la Fondation ARC, 7 projets de recherche sont soutenus.

AXE 4 : OPTIMISER LE PILOTAGE ET LES ORGANISATIONS POUR UNE MEILLEURE EFFICIENCE, EN Y ASSOCIANT PLEINEMENT LES PERSONNES MALADES ET LES USAGERS DU SYSTÈME DE SANTÉ.

  • L’Institut national du cancer a organisé une consultation citoyenne sur les priorités en matière de lutte contre le cancer afin d’associer la population à la définition des futures orientations stratégiques. Plus de 1 700 personnes ont participé à cette enquête en ligne.
  • Une étude sur le « stade au diagnostic des cancers du sein, du côlon et du rectum » a été réalisée en partenariat avec Santé publique France, le réseau Francim des registres des cancers et les Hospices civils de Lyon (HCL). Les résultats montrent, notamment, une proportion plus élevée de cancers du sein à un stade précoce parmi les femmes cibles du programme de dépistage organisé.
  • Les structures de coordination voient leurs missions et leur positionnement évoluer vers des organisations régionales « Centres régionaux de coordination des dépistages des cancers » visant à mieux prendre en compte les exigences de fluidité des parcours et de qualité des soins. Leurs missions sont définies par l’arrêté du 23 mars 2018 qui prévoit une assurance qualité du dispositif avec une procédure de type labellisation, sur la base d’un référentiel national élaboré par l’Institut national du cancer, et l’inscription obligatoire de ces centres dans cette démarche continue d’amélioration de la qualité.
  • L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé et l’Institut national du cancer se mobilisent pour prévenir les difficultés d’approvisionnement en médicaments anticancéreux. L’Institut national du cancer a été désigné pilote de la mesure adoptée lors du dernier Conseil stratégique des industries de santé (CSIS) pour conduire avec les institutions concernées et les industriels des travaux d’identification des médicaments anticancéreux d’intérêt thérapeutique majeur, d’analyse de criticité, de construction de base de données et de proposition de mesures de sécurisation de l’approvisionnement des anticancéreux indispensables à risque de pénurie.
  • Afin d’adapter les modes de financement aux défis de la cancérologie, plusieurs expérimentations sont lancées :
    • l’expérimentation nationale d’un paiement à l’épisode de soins chirurgicaux, consacrant une place importante au cancer dans une volonté de proposition de tarification au parcours. Il s’agit de tester de nouvelles approches puisque ce dispositif permet de déroger à de nombreuses règles de financement de droit commun, applicables en ville comme en établissement hospitalier ou médico-social. Ces expérimentations poursuivent un objectif d’efficience et de meilleure prise en compte de la prévention et de la pertinence ;
    • l’expérimentation de nouveaux forfaits en radiothérapie est également lancée et l’analyse des résultats est en cours avant un déploiement effectif au sein des structures. Le chantier d’évolution du nouveau modèle de financement de la radiothérapie oncologique a été présenté en juillet 2018, au Comité technique d’innovation en santé (CTIS), qui a rendu un avis favorable pour la poursuite du projet dans le cadre de l’article 51 de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2018.

VERS UNE FUTURE STRATÉGIE DÉCENNALE DE LUTTE CONTRE LES CANCERS ANNONÇANT LA CONTINUITÉ ET DONNANT UN NOUVEL ÉLAN

2019 marque la 6e et dernière année du Plan cancer 2014-2019. La très forte mobilisation des partenaires a permis de réelles avancées en matière de lutte contre le cancer. Le 4 février dernier, lors des Rencontres de l’Institut national du cancer, la ministre en charge de la santé, Agnès Buzyn, a annoncé l’installation d’un comité d’évaluation du Plan et a précisé, avec la ministre en charge de la recherche, qu’elle souhaitait disposer d’une proposition de stratégie au premier semestre 2020.

L’INCa proposera, en coordination avec les organismes de recherche, les opérateurs publics et privés en cancérologie, les professionnels de santé, les usagers du système de santé et autres personnes concernées, une stratégie décennale de lutte contre le cancer, conformément à la loi votée ce 8 mars.

Cette stratégie devra poursuivre des actions structurantes mises en place dans le cadre des plans précédents et donner une impulsion forte à des priorités en nombre réduit. Pour y parvenir, l’INCa a mis en place un dispositif permettant d’associer toutes les parties prenantes. Une concertation avec ses instances, les professionnels de santé, les institutions et les organismes ou encore les ARS s’est engagée pour recueillir leurs préconisations. Par ailleurs, l’Institut a mené en 2018 une consultation citoyenne pour écouter les attentes des Français. Enfin, une réflexion prospective s’engagera en lien avec un groupe transdisciplinaire au sein de l’INCa.

Avec une ambition forte, cette nouvelle stratégie devra répondre aux défis à relever pour continuer à guérir plus et mieux les malades atteints de cancers mais aussi prévenir l’entrée dans la maladie. En cohérence avec la politique de santé du gouvernement, l’ensemble des dimensions de la prévention sera un axe majeur de cette stratégie. Par ailleurs, des efforts devront être développés en matière de recherche pour s’attaquer aux cancers qui restent de mauvais pronostic et pour lesquels l’arsenal thérapeutique demeure insuffisant.


Rappel : Les ambitions du Plan cancer 2014-2019

  1. Guérir plus de personnes malades, en favorisant des diagnostics précoces et en garantissant l’accès de tous à une médecine de qualité et aux innovations ;
  2. Préserver la continuité et la qualité de vie, en proposant une prise en charge globale de la personne pendant et après la maladie, tenant compte de l’ensemble de ses besoins ;
  3. Investir dans la prévention et la recherche pour réduire le nombre de nouveaux cas de cancer et préparer les progrès à venir.

À ces ambitions s’ajoute la volonté d’optimiser le pilotage et les organisations de la lutte contre les cancers pour une meilleure efficience, en y associant pleinement les personnes malades et les usagers du système de santé.


Source : INCa

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Une perruque sans reste à charge

À compter du 2 avril 2019, des perruques de qualité pourront être remboursées par l’assurance maladie sans reste à charge pour les patients atteints de cancer.

La mise en place de nouvelles modalités de prise en charge par l’assurance maladie des perruques traduit un engagement du 3ème plan Cancer. À compter du 2 avril, les règles changent :

  1. la qualité de toutes les perruques qui pourront être prises en charge par l’assurance maladie est renforcée, en augmentant les exigences techniques pour cette prise en charge ;
  2. des perruques sans reste à charge et de qualité seront proposées à tous les patients. Le nouveau tarif de remboursement sera de 350 € pour ces perruques. C’est une évolution importante par rapport au tarif actuel de remboursement (125 €), qui permettra à tous les patients qui en ont besoin de pouvoir s’équiper, et qui va au-delà des engagements du plan Cancer ;
  3. pour les autres perruques, plus chères et constituées de cheveux uniquement naturels, le reste à charge des patients est également diminué : le nouveau tarif de remboursement est de 250 €, et le prix maximum de vente est fixé à 700 €.

Source : Ministère des Solidarités et de la Santé

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Participez à la première Cancer Pride

La Cancer Pride est plus grand rassemblement français d’acteurs de la lutte contre le cancer : un événement qui célèbre, auprès d’un large public, les patients et soignants qui vivent la maladie au quotidien, et ceux qui œuvrent pour faire progresser les enjeux sociaux liés à tous les cancers, à tous les âges.

Rendez-vous le 13 avril 2019, Place de la République à Paris pour la première édition de la Cancer Pride dès 12h !

Le programme

  • De 13h à 14h : une grande marche citoyenne réunissant celles et ceux qui se sentent concernés par la maladie, dans les rues de Paris avec des banderoles, de la musique et de la danse. L’occasion pour tous ceux qui le souhaitent de s’exprimer, ensemble et en public, et de partager sans tabou leur histoire avec la maladie.
  • De 14h à 20h : un village d’activités où plus de 50 organisations partenaires, réunies sur 18 stands thématiques, présenteront et feront participer les passants à leurs solutions sur les sujets de prévention, dépistage, place des aidants, bien-être, recherche citoyenne…

La Cancer Pride est un événement organisé par makesense, en partenariat avec la Ligue contre le cancer,  l’Institut Curie, l’AP-HP et l’association CanChange, et avec le soutien institutionnel de l’INCa et d’Unicancer.

Plus d’infos sur : https://cancerpride.org/

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La santé par l’activité physique et sportive

Les bénéfices de l’exercice régulier d’une activité physique et sportive sont aujourd’hui pleinement reconnus : amélioration de l’état de santé général et réel apport aux personnes malades pour mieux vivre et mieux supporter leurs traitements. Dans le cadre du cancer, l’activité physique fait d’ailleurs partie du panier de soins oncologiques de support.

C’est dans ce cadre que le Ministère des Solidarités et de la Santé fait le point sur les différentes mesures mises en place pour promouvoir l’activité physique et sportive. Aussi les actions favoriseront l’intervention en prévention primaire pour maintenir le capital santé de chacun. En prévention secondaire et tertiaire pour agir a minima en appui en cas de dégradation de l’état de santé et optimiser le parcours de soins des personnes atteintes de maladies chroniques, des patients souffrant d’affections de longue durée et des personnes en situation de handicap. Parmi celles-ci :

  • Promouvoir les activités physiques et sportives auprès des enfants, des jeunes et des étudiants dans tous les temps éducatifs
  • Développer la pratique d’activités physiques et sportives en milieu professionnel
  • Promouvoir l’offre de pratique d’activité physique et sportive pour les seniors
  • Développer la pratique d’activité physique adaptée pour les personnes atteintes de maladies chroniques
  • Renforcer la prescription d’activité physique adaptée par les médecins
  • Labelliser les maisons sport-santé

Ces mesures devraient déboucher avec la mise place dès 2019 de parcours intégrés pour les femmes traitées pour un cancer du sein.


Pour en savoir plus : Ministère des Solidarités et de la Santé

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T’es au courant que… la Semaine nationale contre le cancer a lieu du 18 au 24 mars ?

Du 18 au 24 mars, à l’occasion de la Semaine nationale de lutte contre le cancer, la Ligue organise de nombreuses actions de mobilisation et de sensibilisation partout en France :

  • T’es au courant que la Ligue propose des séances de sport gratuites et adaptées aux personnes malades ?
  • T’es au courant qu’il existe un vaccin contre le cancer du col de l’utérus ?
  • T’es au courant que 9 cancers du côlon sur 10 peuvent être guéris s’ils sont dépistés à temps ?
  • T’es au courant que la Ligue aide financièrement des familles touchées par le cancer ?
  • T’es au courant que 40% des cancers pourraient être évités ?
  • T’es au courant qu’on guérit maintenant près de 60% des cancers ?

Pour en savoir plus sur tous les événements organisés, rendez-vous sur le site de la Ligue.

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Prise en charge des cancers pédiatriques : la proposition de loi est adoptée

Mise à jour du 12/03/2019 : la loi visant à renforcer la prise en charge des cancers pédiatriques par la recherche, le soutien aux aidants familiaux, la formation des professionnels et le droit à l’oubli a été publiée dans cette édition du 10 mars du Journal officiel (JO).


La proposition de loi visant à renforcer la prise en charge des cancers pédiatriques vient d’être définitivement adoptée par le Parlement. En effet, après les députés qui l’ont adoptée à l’unanimité le 29 novembre dernier, ce sont les sénateurs qui ont approuvé cette proposition sans aucune modification ce 21 février.

Cette proposition de loi compte cinq articles :

  • établir une obligation de négociation avec les acteurs de la recherche, afin d’aboutir à la fixation d’un seuil minimal d’investissement public destiné à la recherche pédiatrique (article 1er) ;
  • proposer l’abaissement de l’âge minimal de 18 ans actuellement requis pour les essais cliniques, afin de permettre une adéquation entre ces derniers et l’âge du patient (article 2) ;
  • relier l’Allocation Journalière de Présence Parentale (AJPP) à la durée réelle de la maladie et non à un forfait déconnecté des besoins des parents (article 3) ;
  • créer une obligation de formation à destination des personnels infirmiers et des médecins spécialisés en oncologie pour améliorer les conditions d’accueil des enfants atteints de cancer (article 4) ;
  • proposer que le droit à l’oubli puisse s’appliquer à un mineur de moins de 18 ans comme à un majeur de 21 ans (article 5).

Pour télécharger le dossier législatif du Sénat :

(pdf – 960Ko)


Pour en savoir plus : Sénat.fr

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Lancement d’une nouvelle campagne d’information de l’INCa : prévenir 40% des cancers

Chaque année en France près de 400 000 personnes sont touchées par un cancer et plus de 157 000 en décèdent. Un tiers des Français reste persuadé qu’il n’y a aucun moyen pour éviter la maladie. Or, la dernière étude menée par l’Institut national du cancer et le Centre international de recherche contre le Cancer (CIRC), publiée en juin 2018, confirme que chacun d’entre nous peut agir sur son risque de cancer grâce à des changements de comportements et habitudes de vie.

Dans la campagne d’information diffusée dès aujourd’hui dans les médias, l’INCa, en lien avec le ministère des Solidarités et de la Santé, rappelle que nous ne sommes pas impuissants face au cancer et revient sur les actions simples que chacun d’entre nous peut mettre en œuvre pour prévenir 40 % des cancers.

Dans le communiqué de presse pour annoncer le lancement de cette nouvelle campagne d’information, l’INCa revient notamment sur la perception du cancer qu’en ont les français. En voici quelques extraits :

  • Parmi les 3 maladies les plus dangereuses, le cancer est cité dans 96% contre 40,5% pour le VIH-SIDA et 31,5% pour les maladies cardiovasculaires ;
  • Un tiers des personnes interrogées pensent qu’on ne peut rien faire pour éviter un cancer alors qu’un changements de comportements et habitudes de vie pourraient permettre d’en prévenir 40% ;
  • Le tabac, responsable de 45000 décès par an, est le premier facteur de risque évitable des cancers. La durée du tabagisme est plus délétère que la quantité consommée ;
  • L’alcool, avec près de 16000 décès, est le deuxième facteur de risque évitable. Si les français connaissent le rôle du tabagisme dans la survenue des cancers, celui de l’alcool est plus méconnu ;
  • L’alimentation déséquilibrée et le surpoids sont bien perçus comme des facteurs de risque dans la survenue d’un cancer.

Il existe un décalage entre les perceptions de risque de cancers pouvant renforcer un sentiment d’impuissance face à la maladie. Pourtant, chaque concitoyen peut prévenir son risque de cancer en modifiant certains comportements et habitudes de vie. C’est justement dans ce cadre que l’INCa poursuit ses actions de communication autour d’un message fort : prévenir 40% des cancers.

3 spots en télévision et en ligne :

Dans le cadre du lancement de cette campagne, Thierry Breton, le Direction général de l’INCa était l’invité du Magazine de la santé sur France 5 le mardi 5 mars :


Source : INCa