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1,6 millions de fumeurs en moins en deux ans

La journée mondiale sans tabac 2019 aura lieu le 31 mai. L’occasion pour BEH, bulletin épidémiologique hebdomadaire de Santé publique France, de faire le point sur le tabagisme.

En 2015, le tabac a fait près de 75 000 morts en France (cancers, maladies cardiovasculaires ou respiratoires), ce qui représente plus d’un décès sur huit. Sur les deux dernières années toutefois, avec 1,6 millions de fumeurs en moins, la baisse est d’une ampleur inédite. Cette baisse se traduit par l’arrêt du tabac chez les fumeurs et par la réduction du nombre de jeunes entrant dans le tabagisme.

Le BEH attribue ces bons résultats à une politique publique cohérente avec de nombreuses mesures fortes dont l’augmentation des prix, la mise en place du paquet neutre, le remboursement des substituts nicotiniques et l’opération Mois sans tabac. Pour autant cette baisse ne doit pas masquer :

  • des inégalités sociales marquées : les plus diplômés ont prévalence du tabagisme quotidien de 19,4% tandis que le reste de la population a une prévalence de 28,2% ;
  • un nombre de décès attribuables au tabac toujours en augmentation chez les femmes (+5% par an en moyenne).

Pour télécharger le BEH n°15 du 28 mai 2019 :

(pdf -701Ko)


Sources : Santé publique France

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Dépistage du cancer colorectal : reprise de l’envoi des tests dès le 21 juin

La Caisse nationale d’Assurance maladie (Cnam) prend une mesure d’urgence pour assurer la continuité du dispositif de dépistage du cancer colorectal.

À cette fin, elle vient de conclure un marché transitoire de fourniture de kits de dépistage immunologique et de gestion de la solution d’analyse. Le dispositif de commande en ligne sera réactivé dès la fin mai. La reprise de la livraison des kits aux professionnels de santé et aux centres régionaux de coordination et de dépistage des cancers aura lieu dès le 21 juin.

Cette mesure de la Cnam intervient alors que la procédure de passation du nouveau marché pour la fourniture et la lecture des tests immunologiques vient d’être annulée par décision de justice.

L’Assurance maladie a également relancé une nouvelle procédure d’appel d’offres pour la fourniture de kits de dépistage et de solutions d’analyse, qui devrait aboutir à la fin 2019.

L’Institut national du cancer reste mobilisé, aux côtés de l’ensemble des acteurs, pour favoriser une mise à disposition des tests sur l’ensemble du territoire dans les meilleurs délais.

Il est important de rappeler que le dépistage par test immunologique, tous les 2 ans entre 50 et 74 ans (personne à risque moyen sans symptômes), est la meilleure arme pour lutter contre le cancer colorectal.

Chaque année, ce cancer touche 45 000 personnes ; près de 18 000 en décèdent (2e cancer le plus meurtrier en France).


Source : INCa

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Communiqué de presse : Charlotte Ngo réélue présidente d’ONCORIF

L’Assemblée Générale d’ONCORIF, le réseau régional de Cancérologie Île-de-France, s’est tenue le 14 mai.

Pour la première fois, l’Assemblée Générale se réunissait sous les nouveaux statuts du réseau votés le 22 novembre 2018. La mise en place de collèges issus des structures concernées par la cancérologie permet une meilleure représentativité des professionnels et une action encore plus proche du terrain.

L’Assemblée a entendu le rapport moral de la présidente, le Dr Charlotte Ngo, qui a rappelé qu’après une première restructuration du réseau pour répondre au cahier des charges de l’INCa, ONCORIF poursuivait sur sa lancée et continuait sa réorganisation avec notamment l’arrivée de trois nouveaux chefs de projet.

Le bilan 2018

Elle a également souligné pour ONCORIF une année 2018 riche en projets et en réalisations :

  • Des bilans cartographiés ont permis de mettre en évidence la diversité des fonctionnements des différentes structures en charge du cancer dans la région et confirmer ainsi le rôle essentiel de support et de coordination d’ONCORIF.
  • Concernant les Centres de Coordination en Cancérologie (3C), une boite à outils a été créée et mise à leur disposition sur le site d’ONCORIF. Des journées d’échanges et de partage ont également été mises en place.
  • Le déploiement du Dossier Communicant en Cancérologie (DCC) se poursuit même s’il a pris un peu de retard.
  • Le site d’ONCORIF devient de plus en plus incontournable pour les professionnels franciliens de la cancérologie avec notamment : des actualités régulières ; un portail dédié à la coordination de la prise en charge des Adolescents Jeunes Adultes (AJA) en Île-de-France ; la mise à disposition de fiches pour les professionnels de santé et pour les patients sur les anticancéreux oraux.
  • Participation au groupe de travail INCa sur la définition d’indicateurs qualité de prise en charge pour le cancer du sein.

Les perspectives 2019

2019 est une année de renouveau et ONCORIF va poursuivre ses missions de coordination, d’échange, d’appui et de formation conformément aux missions définies par l’INCa. Outre le renforcement de l’équipe, le travail autour du DCC et des 3C va se poursuivre. Les collaborations autour de la prise en charge des AJA se renforcent avec notamment l’organisation de formations. D’autres formations autour de l’oncofertilité et l’oncosexualité sont également prévues. Un travail de coordination régional de l’oncogériatrie a également débuté et devrait se concrétiser. ONCORIF souhaite enfin s’impliquer davantage dans la recherche clinique.

Le nouveau bureau

A l’issue de l’Assemblée Générale, les nouveaux membres du Bureau d’ONCORIF ont été élus :

  • Présidente : Docteur Charlotte NGO, Maître de Conférence des Universités et Praticien Hospitalier, Hôpital Européen Georges-Pompidou ;
  • Secrétaire : Madame Helena KISLER-ELKOUBY, Déléguée Générale, FHP (Fédération de l’Hospitalisation Privée) Île de France ;
  • Trésorière : Madame Solenne BARAT-CLERC, Directrice du pôle Neurosciences au GHU Paris Psychiatrie & Neurosciences ;
  • Vice-Présidente : Professeur Elena PAILLAUD LAURENT PUIG, Professeur des Universités et Praticien Hospitalier, Hôpital Européen Georges Pompidou ;
  • Vice-Présidente : Madame Stéphanie FORTE, Directrice des Affaires Médicales et Coopérations, Hôpital Foch.

Contact presse : Sandra Lefèvre – Directrice – contact@oncorif.fr


Pour télécharger le communiqué de presse :

(pdf – 91Ko)

 

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Vaccination contre les infections à papillomavirus humains (HPV) : la mise au point de l’INCa et de Santé publique France

L’Institut National du Cancer et Santé Publique France constatent la circulation d’informations, rapportées dans certains articles de blogs et dans la presse, qui remettent en cause la vaccination contre les infections à papillomavirus humains (HPV) et souhaitent, dans ce contexte, apporter un éclairage sur les données disponibles 10 ans après la mise en place de cette vaccination dans plus de 70 pays.

Vous trouverez, ci-dessous, une synthèse du décryptage de ces informations :

1. Les données en vie réelle valident l’efficacité du vaccin

Les vaccins contre les HPV ont démontré leur efficacité en vie réelle et leur impact sur la prévalence des infections HPV et les lésions précancéreuses du col de l’utérus (Australie, Suède, Ecosse, Etats-Unis, Belgique, Allemagne, Nouvelle-Zélande, Danemark, Canada).

Il n’y a pas à ce jour de données montrant un remplacement des génotypes vaccinaux par des génotypes non vaccinaux suite à l’introduction des vaccins contre les infections à HPV.

2. Il est trop tôt pour observer l’efficacité des vaccins contre les infections à HPV sur l’incidence du cancer du col de l’utérus d’après les données des registres

L’impact de la vaccination sur les cancers du col de l’utérus ne peut commencer à être visible que plus de 10 ans après l’introduction des vaccins en raison du délai long entre l’infection par les HPV oncogènes et la survenue d’un cancer (le plus souvent entre 10 et 30 ans).

Les jeunes filles vaccinées à 12-13 ans en 2007 (tranche d’âge optimale pour la vaccination puisque les jeunes filles ont très peu de chances d’avoir été en contact avec le virus HPV) ont eu 19-20 ans en 2014. Les données d’incidence du cancer du col de l’utérus sont disponibles jusqu’en 2012 ou 2015 (via Global Cancer Observatory et Nordcan respectivement) et il est donc trop tôt pour observer un impact de la vaccination contre les HPV sur les cancers du col de l’utérus chez les 20-24 ans. L’impact sera visible lorsque les premières cohortes de jeunes filles vaccinées à la préadolescence atteindront l’âge de l’entrée dans le dépistage du cancer du col de l’utérus (i.e. entre 2020 et 2025 dans les pays ayant introduit la vaccination chez les adolescentes en 2007).

Les données d’incidence du cancer du col de l’utérus chez les femmes âgées de 25-29 ans en 2014 concernent, selon les pays, des femmes non vaccinées ou des femmes vaccinées « en rattrapage », soit après 14 ans, âge pour lequel l’efficacité attendue du vaccin est moindre en raison de la possibilité pour ces jeunes filles d’avoir déjà été en contact avec le virus HPV avant la vaccination.

3. Une augmentation de l’incidence des cancers du col de l’utérus chez les femmes âgées de 25 à 49 ans dans certains pays est observée mais sans rapport avec la vaccination contre les HPV

Dans certains pays, les données d’incidence montrent une augmentation de l’incidence du cancer du col de l’utérus chez les femmes âgées de 25 à 49 ans et ce dès le début des années 2000, c’est-à-dire antérieurement à l’introduction des vaccins HPV arrivés sur le marché à partir de 2006/2007. Ces femmes n’ont pas été concernées par la vaccination HPV.

Les raisons de ces évolutions sont à investiguer en fonction du contexte de chaque pays car les causes de l’évolution de l’incidence du cancer du col de l’utérus peuvent être multiples, par exemple : évolution du taux de participation et des modalités de dépistage du cancer du col de l’utérus, évolution des comportements sexuels (âge des premiers rapports sexuels, nombre de partenaires, type de pratique sexuelle) avec pour conséquence une augmentation de l’exposition aux HPV.

Pour des informations plus détaillées :

(pdf – 242 Ko)


Source : INCa

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Décryptages, la nouvelle publication de l’INCa

L’INCa vient de lancer Décryptages, une nouvelle publication exclusivement digitale, pour découvrir chaque trimestre le regard de l’Institut sur l’actualité scientifique et médicale en cancérologie.

Au sommaire du premier numéro qui sera envoyé courant avril :

  • Vapotage : l’épineuse question de la régulation
  • Intelligence artificielle : une révolution sous surveillance
  • Cancer du pancréas : vers un dépistage ciblé pour les adultes à risque ?

Pour vous abonner, c’est par ici !

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Plan cancer 2014-2019 : 5e rapport au président de la République

L’Institut national du cancer a adressé au président de la République le cinquième rapport du Plan cancer 2014 – 2019 qui entre dans sa dernière année de mise en œuvre. Des avancées concrètes bénéficiant aux patients, mais également à l’ensemble des concitoyens, ont été réalisées en 2018 dans les différents champs d’intervention de l’Institut (prévention, dépistage, recherche, offre de soins et recommandations).

La ministre en charge de la santé et la ministre en charge de la recherche ont annoncé qu’une évaluation du Plan cancer serait réalisée d’ici la fin de l’année. Suite à cette évaluation, l’Institut, conformément à la loi du 8 mars 2019, proposera une stratégie décennale de lutte contre les cancers.

À un an de l’échéance du troisième Plan cancer, la mobilisation de l’ensemble des acteurs et les modalités de pilotage du Plan ont permis de réaliser 73 % des jalons (indicateurs de suivi des objectifs du Plan). Ce cinquième rapport présente un état des lieux global de l’avancement des actions. Il est composé d’une partie synthétique mettant en lumière les réalisations 2018 les plus emblématiques sur le plan national et régional. Dans une seconde partie, des tableaux de suivi exhaustifs permettent de suivre précisément la mise en œuvre de chacune d’entre elles.

Pour télécharger le cinquième rapport au président de la République – Avril 2019 :

(pdf 3,02 Mo)

Parmi les avancées réalisées en 2018, on note plus particulièrement :

AXE 1 DU PLAN CANCER : GUÉRIR PLUS DE PERSONNES MALADES EN FAVORISANT DES DIAGNOSTICS PRÉCOCES ET EN GARANTISSANT L’ACCÈS DE TOUS À UNE MÉDECINE DE QUALITÉ ET AUX INNOVATIONS.

  • La généralisation du programme national de dépistage du cancer du col de l’utérus. Par ailleurs, dans un objectif de réduction des inégalités d’accès aux dépistages, la ministre des Solidarités et de la Santé a annoncé la prise en charge à 100 %, sans avance de frais, de l’analyse du test de dépistage pour les femmes n’ayant pas réalisé de dépistage depuis plus de trois ans.
  • Le programme national de dépistage du cancer colorectal, dont la participation reste aujourd’hui insuffisante (33,5 % sur la campagne 2016/2017) a fait l’objet en mars 2018 d’une révision des modalités de mise à disposition du kit de dépistage. Pour favoriser la participation, les personnes qui ont déjà réalisé antérieurement ce dépistage recevront, en deuxième relance de leur invitation, le test à domicile. Afin d’élargir l’accès au test, celui-ci pourra être remis par les gynécologues, gastroentérologues et par les médecins exerçant en centres d’examens de santé.
  • Des propositions pour renforcer la qualité et la sécurité des soins ont été remises, fin 2018, à la ministre des Solidarités et de la Santé. Prévus par l’ordonnance de janvier 2018, ces travaux s’inscrivent dans la Stratégie nationale de santé 2018 – 2022 et dans la Stratégie de transformation du système de santé.
  • Des recommandations de bonnes pratiques pour les spécialistes et des outils pour la pratique des médecins généralistes ont été élaborés sur des localisations prioritaires :
    • le cancer colorectal qui figure parmi les 3 cancers les plus fréquents en France ;
    • les cancers des voies aéro-digestives dont l’incidence augmente chez les femmes en corrélation avec la baisse de leur consommation de tabac et d’alcool mais également avec l’augmentation plus récente des cas viro-induits par HPV.
  • L’Institut a dédié son rapport annuel thématique aux immunothérapies spécifiques. Il est également responsable de l’action sur les thérapies innovantes contre le cancer rassemblant 24 pays européens. Il propose aussi un encadrement sur l’utilisation des cellules CAR-T afin d’anticiper et d’accompagner l’arrivée de ces cellules-médicaments sur le marché.
  • Dans la cadre des essais cliniques du programme AcSé, près de 900 patients, en échec thérapeutique, ont bénéficié de thérapies ciblées de précision. Dans le cadre du programme AcSé e-SMART, 101 enfants en échec thérapeutique ont été traités dans près de 20 pathologies différentes.
  • Afin d’anticiper l’impact clinique organisationnel et économique des médicaments anticancéreux et innovants et des biomarqueurs sur le système de santé, l’Institut met en place un programme d’ « Horizon scanning ». Ce programme vise à identifier les médicaments anticancéreux, qu’ils soient nouveaux ou en phase de développement, en amont de leurs autorisations de mise sur le marché.
  • Plus de 46 000 patients ont bénéficié d’un séquençage génomique de nouvelle génération pour identifier les cibles thérapeutiques au sein des 28 plateformes de génétiques moléculaire.

AXE 2 : PRÉSERVER LA CONTINUITÉ ET LA QUALITÉ DE VIE EN PROPOSANT UNE PRISE EN CHARGE GLOBALE DE LA PERSONNE PENDANT ET APRÈS LA MALADIE, TENANT COMPTE DE L’ENSEMBLE DE SES BESOINS.

  • Des guides, à destination des professionnels de santé, ont été publiés pour une meilleure prise en compte des dimensions psychiques et sociales de la maladie.
  • La publication de l’enquête « La vie cinq ans après un diagnostic de cancer –VICAN 5 » en juin 2018, réaffirme la nécessité de travailler à la diminution de l’impact du cancer sur la vie personnelle et professionnelle : 63,5 % des personnes souffrent de séquelles dues aux maladies ou aux traitements.
  • La liste des pathologies permettant de bénéficier du droit à l’oubli dans le cadre de la convention AERAS (s’Assurer et Emprunter avec un Risque Aggravé de Santé) a été étendue à de nouvelles localisations de cancers. Ainsi, les cancers du rein, des leucémies et des cancers de la prostate intègrent la grille de référence AERAS en 2018.
  • Les entreprises poursuivent leur mobilisation dans le maintien et le retour à l’emploi après un cancer : trente-sept entreprises, représentant 1 200 000 employés, ont d’ores et déjà signé la charte « Cancer et emploi » et se sont engagées sur des mesures concrètes pour accompagner leurs salariés touchés par la maladie.

AXE 3 : INVESTIR DANS LA PRÉVENTION ET LA RECHERCHE POUR RÉDUIRE LE NOMBRE DE NOUVEAUX CAS DE CANCERS ET PRÉPARER LES PROGRÈS À VENIR.

  • Dans la prévention du risque tabagique : près de 1 million de fumeurs quotidiens en moins.
    • 61 spécialités de substitution nicotiniques ont été inscrites sur la liste des spécialités pharmaceutiques remboursables pour mieux soutenir les fumeurs dans leur démarche d’arrêt.
    • Le programme TABADO, offre gratuite d’aide à l’arrêt du tabac, est déployé dans les centres de formation des apprentis et des lycées professionnels.
    • Vingt-cinq projets ont été retenus pour un budget de 7 millions d’euros dans le cadre d’un AAP soutenu par le fonds de gestion.
  • L’effort de prévention s’intensifie. Afin de renforcer la connaissance du grand public sur les principaux facteurs de risque évitables de cancers, une campagne de prévention « Savoir, c’est pouvoir agir », est lancée au printemps 2018.
  • Le colloque scientifique et d’information sur la pollution par chlordécone en Martinique et en Guadeloupe a permis de faire le point sur les avancées de la recherche dans ce domaine. À cette occasion, l’Institut a annoncé à la demande de la Direction générale de la santé, la mise en place en 2019 d’un appel à projets susceptible de faire la lumière nécessaire sur ce sujet et du lien avec le cancer de la prostate.
  • Acteurs privilégiés pour stimuler la recherche en cancérologie au niveau régional, les sept Cancéropôles ont vu leur labellisation renouvelée en 2018 pour une période de 5 ans. Par ailleurs, plus de 38 millions d’euros ont été dédiés à la recherche fondamentale l’an dernier.
  • Un nouveau programme PAIR (Programmes d’actions intégrées de recherche) dédié à l’adénocarcinome du pancréas est lancé. Cofinancé par la Ligue nationale contre le cancer et la Fondation ARC, 7 projets de recherche sont soutenus.

AXE 4 : OPTIMISER LE PILOTAGE ET LES ORGANISATIONS POUR UNE MEILLEURE EFFICIENCE, EN Y ASSOCIANT PLEINEMENT LES PERSONNES MALADES ET LES USAGERS DU SYSTÈME DE SANTÉ.

  • L’Institut national du cancer a organisé une consultation citoyenne sur les priorités en matière de lutte contre le cancer afin d’associer la population à la définition des futures orientations stratégiques. Plus de 1 700 personnes ont participé à cette enquête en ligne.
  • Une étude sur le « stade au diagnostic des cancers du sein, du côlon et du rectum » a été réalisée en partenariat avec Santé publique France, le réseau Francim des registres des cancers et les Hospices civils de Lyon (HCL). Les résultats montrent, notamment, une proportion plus élevée de cancers du sein à un stade précoce parmi les femmes cibles du programme de dépistage organisé.
  • Les structures de coordination voient leurs missions et leur positionnement évoluer vers des organisations régionales « Centres régionaux de coordination des dépistages des cancers » visant à mieux prendre en compte les exigences de fluidité des parcours et de qualité des soins. Leurs missions sont définies par l’arrêté du 23 mars 2018 qui prévoit une assurance qualité du dispositif avec une procédure de type labellisation, sur la base d’un référentiel national élaboré par l’Institut national du cancer, et l’inscription obligatoire de ces centres dans cette démarche continue d’amélioration de la qualité.
  • L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé et l’Institut national du cancer se mobilisent pour prévenir les difficultés d’approvisionnement en médicaments anticancéreux. L’Institut national du cancer a été désigné pilote de la mesure adoptée lors du dernier Conseil stratégique des industries de santé (CSIS) pour conduire avec les institutions concernées et les industriels des travaux d’identification des médicaments anticancéreux d’intérêt thérapeutique majeur, d’analyse de criticité, de construction de base de données et de proposition de mesures de sécurisation de l’approvisionnement des anticancéreux indispensables à risque de pénurie.
  • Afin d’adapter les modes de financement aux défis de la cancérologie, plusieurs expérimentations sont lancées :
    • l’expérimentation nationale d’un paiement à l’épisode de soins chirurgicaux, consacrant une place importante au cancer dans une volonté de proposition de tarification au parcours. Il s’agit de tester de nouvelles approches puisque ce dispositif permet de déroger à de nombreuses règles de financement de droit commun, applicables en ville comme en établissement hospitalier ou médico-social. Ces expérimentations poursuivent un objectif d’efficience et de meilleure prise en compte de la prévention et de la pertinence ;
    • l’expérimentation de nouveaux forfaits en radiothérapie est également lancée et l’analyse des résultats est en cours avant un déploiement effectif au sein des structures. Le chantier d’évolution du nouveau modèle de financement de la radiothérapie oncologique a été présenté en juillet 2018, au Comité technique d’innovation en santé (CTIS), qui a rendu un avis favorable pour la poursuite du projet dans le cadre de l’article 51 de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2018.

VERS UNE FUTURE STRATÉGIE DÉCENNALE DE LUTTE CONTRE LES CANCERS ANNONÇANT LA CONTINUITÉ ET DONNANT UN NOUVEL ÉLAN

2019 marque la 6e et dernière année du Plan cancer 2014-2019. La très forte mobilisation des partenaires a permis de réelles avancées en matière de lutte contre le cancer. Le 4 février dernier, lors des Rencontres de l’Institut national du cancer, la ministre en charge de la santé, Agnès Buzyn, a annoncé l’installation d’un comité d’évaluation du Plan et a précisé, avec la ministre en charge de la recherche, qu’elle souhaitait disposer d’une proposition de stratégie au premier semestre 2020.

L’INCa proposera, en coordination avec les organismes de recherche, les opérateurs publics et privés en cancérologie, les professionnels de santé, les usagers du système de santé et autres personnes concernées, une stratégie décennale de lutte contre le cancer, conformément à la loi votée ce 8 mars.

Cette stratégie devra poursuivre des actions structurantes mises en place dans le cadre des plans précédents et donner une impulsion forte à des priorités en nombre réduit. Pour y parvenir, l’INCa a mis en place un dispositif permettant d’associer toutes les parties prenantes. Une concertation avec ses instances, les professionnels de santé, les institutions et les organismes ou encore les ARS s’est engagée pour recueillir leurs préconisations. Par ailleurs, l’Institut a mené en 2018 une consultation citoyenne pour écouter les attentes des Français. Enfin, une réflexion prospective s’engagera en lien avec un groupe transdisciplinaire au sein de l’INCa.

Avec une ambition forte, cette nouvelle stratégie devra répondre aux défis à relever pour continuer à guérir plus et mieux les malades atteints de cancers mais aussi prévenir l’entrée dans la maladie. En cohérence avec la politique de santé du gouvernement, l’ensemble des dimensions de la prévention sera un axe majeur de cette stratégie. Par ailleurs, des efforts devront être développés en matière de recherche pour s’attaquer aux cancers qui restent de mauvais pronostic et pour lesquels l’arsenal thérapeutique demeure insuffisant.


Rappel : Les ambitions du Plan cancer 2014-2019

  1. Guérir plus de personnes malades, en favorisant des diagnostics précoces et en garantissant l’accès de tous à une médecine de qualité et aux innovations ;
  2. Préserver la continuité et la qualité de vie, en proposant une prise en charge globale de la personne pendant et après la maladie, tenant compte de l’ensemble de ses besoins ;
  3. Investir dans la prévention et la recherche pour réduire le nombre de nouveaux cas de cancer et préparer les progrès à venir.

À ces ambitions s’ajoute la volonté d’optimiser le pilotage et les organisations de la lutte contre les cancers pour une meilleure efficience, en y associant pleinement les personnes malades et les usagers du système de santé.


Source : INCa

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Une perruque sans reste à charge

À compter du 2 avril 2019, des perruques de qualité pourront être remboursées par l’assurance maladie sans reste à charge pour les patients atteints de cancer.

La mise en place de nouvelles modalités de prise en charge par l’assurance maladie des perruques traduit un engagement du 3ème plan Cancer. À compter du 2 avril, les règles changent :

  1. la qualité de toutes les perruques qui pourront être prises en charge par l’assurance maladie est renforcée, en augmentant les exigences techniques pour cette prise en charge ;
  2. des perruques sans reste à charge et de qualité seront proposées à tous les patients. Le nouveau tarif de remboursement sera de 350 € pour ces perruques. C’est une évolution importante par rapport au tarif actuel de remboursement (125 €), qui permettra à tous les patients qui en ont besoin de pouvoir s’équiper, et qui va au-delà des engagements du plan Cancer ;
  3. pour les autres perruques, plus chères et constituées de cheveux uniquement naturels, le reste à charge des patients est également diminué : le nouveau tarif de remboursement est de 250 €, et le prix maximum de vente est fixé à 700 €.

Source : Ministère des Solidarités et de la Santé

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Participez à la première Cancer Pride

La Cancer Pride est plus grand rassemblement français d’acteurs de la lutte contre le cancer : un événement qui célèbre, auprès d’un large public, les patients et soignants qui vivent la maladie au quotidien, et ceux qui œuvrent pour faire progresser les enjeux sociaux liés à tous les cancers, à tous les âges.

Rendez-vous le 13 avril 2019, Place de la République à Paris pour la première édition de la Cancer Pride dès 12h !

Le programme

  • De 13h à 14h : une grande marche citoyenne réunissant celles et ceux qui se sentent concernés par la maladie, dans les rues de Paris avec des banderoles, de la musique et de la danse. L’occasion pour tous ceux qui le souhaitent de s’exprimer, ensemble et en public, et de partager sans tabou leur histoire avec la maladie.
  • De 14h à 20h : un village d’activités où plus de 50 organisations partenaires, réunies sur 18 stands thématiques, présenteront et feront participer les passants à leurs solutions sur les sujets de prévention, dépistage, place des aidants, bien-être, recherche citoyenne…

La Cancer Pride est un événement organisé par makesense, en partenariat avec la Ligue contre le cancer,  l’Institut Curie, l’AP-HP et l’association CanChange, et avec le soutien institutionnel de l’INCa et d’Unicancer.

Plus d’infos sur : https://cancerpride.org/