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Lancement d’une nouvelle campagne d’information de l’INCa : prévenir 40% des cancers

Chaque année en France près de 400 000 personnes sont touchées par un cancer et plus de 157 000 en décèdent. Un tiers des Français reste persuadé qu’il n’y a aucun moyen pour éviter la maladie. Or, la dernière étude menée par l’Institut national du cancer et le Centre international de recherche contre le Cancer (CIRC), publiée en juin 2018, confirme que chacun d’entre nous peut agir sur son risque de cancer grâce à des changements de comportements et habitudes de vie.

Dans la campagne d’information diffusée dès aujourd’hui dans les médias, l’INCa, en lien avec le ministère des Solidarités et de la Santé, rappelle que nous ne sommes pas impuissants face au cancer et revient sur les actions simples que chacun d’entre nous peut mettre en œuvre pour prévenir 40 % des cancers.

Dans le communiqué de presse pour annoncer le lancement de cette nouvelle campagne d’information, l’INCa revient notamment sur la perception du cancer qu’en ont les français. En voici quelques extraits :

  • Parmi les 3 maladies les plus dangereuses, le cancer est cité dans 96% contre 40,5% pour le VIH-SIDA et 31,5% pour les maladies cardiovasculaires ;
  • Un tiers des personnes interrogées pensent qu’on ne peut rien faire pour éviter un cancer alors qu’un changements de comportements et habitudes de vie pourraient permettre d’en prévenir 40% ;
  • Le tabac, responsable de 45000 décès par an, est le premier facteur de risque évitable des cancers. La durée du tabagisme est plus délétère que la quantité consommée ;
  • L’alcool, avec près de 16000 décès, est le deuxième facteur de risque évitable. Si les français connaissent le rôle du tabagisme dans la survenue des cancers, celui de l’alcool est plus méconnu ;
  • L’alimentation déséquilibrée et le surpoids sont bien perçus comme des facteurs de risque dans la survenue d’un cancer.

Il existe un décalage entre les perceptions de risque de cancers pouvant renforcer un sentiment d’impuissance face à la maladie. Pourtant, chaque concitoyen peut prévenir son risque de cancer en modifiant certains comportements et habitudes de vie. C’est justement dans ce cadre que l’INCa poursuit ses actions de communication autour d’un message fort : prévenir 40% des cancers.

3 spots en télévision et en ligne :

Dans le cadre du lancement de cette campagne, Thierry Breton, le Direction général de l’INCa était l’invité du Magazine de la santé sur France 5 le mardi 5 mars :


Source : INCa

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RiFhoPoche : tout le RIFHOP dans votre poche

RIFHOP, le Réseau d’Île-de-FRance d’Hématologie Oncologie Pédiatrique, est le lien entre toutes les personnes impliquées dans les prises en charge des enfants et des adolescents traités en hématologie ou en oncologie dans la région.

Ce réseau agit au niveau des enfants et des familles en favorisant la prise en charge globale, la qualité et la sécurité des soins, en coordonnant le parcours de soins du diagnostic jusqu’à la fin du traitement. Il agit également au niveau des équipes en développant la qualité des soins et l’harmonisation des pratiques, en facilitant la coordination interprofessionnelle.

Afin de faciliter la diffusion de l’information et l’utilisation des outils, le réseau a développé une application pour smartphones, utilisable sur le terrain et en toutes circonstances (hors connexion internet).

L’application se décline pour deux profils :

  • Pour les professionnels de santé, accès : aux fiches de recommandations RIFHOP ; aux outils d’aide à la décision (échelle de la douleur…) ; à l’annuaire partagé ; aux actualités du réseau…
  • Pour les patients, leurs parents et les aidants, accès : à une information de qualité sur la maladie, les symptômes, les traitements et leurs effets secondaires ; à des fiches d’hygiène de vie à domicile…

L’application est disponible pour iOS et Androïd.

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Mars bleu : tous contre le cancer colorectal !

Parce que les cancers colorectaux représentent le 3e cancer chez l’homme et le 2e chez la femme, que 9 sur 10 peuvent être guéris si détectés précocement, Mars est le mois de la promotion du dépistage contre ce type de cancer.

Voici les premiers événements programmés pour ce mois de mobilisation :

Cette liste sera complété au fur et à mesure.


Pour en savoir plus sur Mars bleu et le cancer colorectal : Santé magazine

 

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Réseaux de santé territoriaux : les cartes sont à jour !

Les cartes des réseaux de santé territoriaux franciliens viennent d’être mises à jour.

Ces réseaux ont pour objet de favoriser l’accès aux soins, la coordination, la continuité ou l’interdisciplinarité des prises en charge. Ils assurent une prise en charge adaptée aux besoins de la personne tant sur le plan de l’éducation à la santé, de la prévention, du diagnostic que des soins. Inscrits dans la loi depuis 2002, les réseaux constituent également l’un des principaux dispositifs de coordination des acteurs (sanitaire, médico-social et social) intervenant sur le parcours des patients.

Retrouvez les dernières versions sur notre page Les annuaires.

 

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Les Soins Oncologiques de Support : c’est reparti pour un tour !

L’AFSOS et Amgen ont décidé d’organiser conjointement pour la 2ème année consécutive une journée pour découvrir les soins oncologiques de support.
La prise en charge d’un cancer ne s’arrête pas au traitement de la seule maladie. Traduit de l’anglais « supportive care », les « soins de support » sont définis comme l’ensemble des soins et soutiens nécessaires aux personnes malades tout au long de la maladie.
Leur but est d’améliorer la qualité de vie des personnes malades parce que vaincre la maladie passe également par faire attention à son corps, à ses envies…

Le défi des soins de support : bénéficier des meilleures conditions de vie possibles quelle que soit l’issue

Des professionnels de l’oncologie et des soins de support sillonnent la France pour répondre aux questions et apporter de précieux conseils pour la prise en charge des patients.

Du 12 février au 20 juin un minibus viendra à la rencontre des patients dans une cinquantaine d’établissements de santé de France pour apporter de l’information pendant une journée.

Une opportunité également pour les établissements partenaires de promouvoir et de valoriser leur offre en soins de support, sous la forme d’ateliers découverte (socio-esthétique, activité physique adaptée, nutrition et gestion de la fatigue).

Voici les rendez-vous en Île-de-France :

  • 9 avril à l’Institut Curie, site René Huguenin – Saint-Cloud (92)
  • 10 avril au CH de Versailles – Versailles (78)
  • 11 avril à la Pitié Salpétrière APHP – Paris (75)
  • 15 avril au CH de Bligny – Marcousis (91)
  • 16 avril à l’Institut Gustave Roussy – Villejuif (94)
  • 17 avril au Centre Hospitalier Intercommunal de Créteil – Créteil (94)
  • 18 avril à l’Hôpital Avicenne – Bobigny (93)
  • 6 juin à l’Hôpital privé Ouest Parisien – Trappes (78)
  • 7 juin à l’hôpital européen Georges Pompidou – Paris (75)
  • 12 juin à l’hôpital Henri Mondor, APHP – Créteil (94)
  • 13 juin au GH Sud Francilien – Corbeil Essonnes (91)
  • 14 juin à l’Hôpital Foch – Suresnes (92)
  • 17 juin à l’hôpital Tenon, APHP – Paris (75)
  • 18 juin à l’hôpital René Dubos – Pontoise (95)
  • 19 juin à l’Institut Curie – Paris (75)
  • 20 juin Clinique de l’Estrée – Stains (93)

Source : AFSOS

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Santé publique France présente les nouvelles recommandations sur l’alimentation, l’activité physique et la sédentarité

Au cœur des soins oncologiques de support, l’activité physique et la nutrition font aujourd’hui l’objet d’une publication par Santé publique France dont voici le communiqué de presse :

“Santé publique France présente aujourd’hui les nouvelles recommandations sur l’alimentation, l’activité physique et la sédentarité pour les adultes. Ces recommandations simples, pratiques et accessibles ont pour objectif d’aider la population à faire les meilleurs choix alimentaires et à adopter un mode de vie plus actif. Fondées sur une démarche scientifique, elles proposent deux niveaux de recommandations : simplifié et détaillé. Parmi les nouveautés figurent la place accordée à certains aliments comme les légumes secs, les fruits à coque, les féculents complets, la prise en compte de l’impact de l’alimentation sur l’environnement et la mise en avant de l’étiquetage nutritionnel simplifié Nutri-Score. Ces nouveaux messages feront l’objet d’une campagne de communication en 2019, pour permettre à toute la population d’en bénéficier.

Des nouvelles recommandations fondées sur une démarche scientifique

Depuis la création des premiers « repères nutritionnels » en 2001, les connaissances sur l’alimentation et l’activité physique ont évolué. À la suite des avis récents de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) et du Haut Conseil de la santé publique, Santé publique France a été chargée de formuler les nouvelles recommandations s’adressant à la population adulte. Pour cela, l’Agence s’est appuyée sur un comité réunissant des compétences spécialisées en épidémiologie, prévention et promotion de la santé, information, communication, littératie, mais aussi des professionnels travaillant au quotidien auprès de la population. Différentes études quantitatives et qualitatives, menées auprès du grand public et de professionnels, ont permis d’ajuster les recommandations tout au long de leur conception.

Augmenter, réduire et aller vers certaines consommations et modes de vie

Les nouvelles recommandations combinent la simplicité pour le plus grand nombre et la précision pour ceux qui souhaitent aller plus loin. Ainsi, les recommandations sont réparties en trois groupes : Augmenter, Aller vers et Réduire. « Nous souhaitions donner de grandes orientations plutôt que des objectifs quantifiés. Ces formulations sont perçues comme moins contraignantes par le grand public. Elles suscitent un changement progressif, s’adaptant au rythme de chacun » explique Anne-Juliette Serry, responsable de l’Unité Alimentation et Activités physiques à Santé publique France.

Les grandes nouveautés des recommandations 2019

Les fruits à coque non salés font désormais l’objet d’une recommandation, compte tenu de leur intérêt nutritionnel, ainsi que les légumes secs et les produits céréaliers complets. Pour tenir compte des pratiques des consommateurs, il est aussi apparu essentiel d’intégrer le Nutri-Score, développé en 2017 par les pouvoirs publics et qui peut aider au choix des produits transformés. Les recommandations intègrent pour la première fois la question de l’environnement, en conseillant d’aller vers des fruits et légumes de saison, des aliments de producteurs locaux et, si possible, des aliments bio.

Enfin, les recommandations encouragent les personnes à faire davantage d’activité physique, mais aussi à réduire le temps passé assis dans la journée. En effet, un individu peut à la fois être actif, c’est-à-dire faire du sport ou des activités physiques tel qu’il est recommandé, mais aussi être très sédentaire, c’est-à-dire passer beaucoup de temps assis et souvent de façon prolongée dans sa vie quotidienne.”

Pour télécharger les recommandations :

(pdf – 2,11 Mo)


Source : Santé publique France

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Les traitements des cancers des voies aéro-digestives supérieures – Guide pour les patients

L’INCa vient de mettre à disposition des patients et de leurs proches un guide sur les traitements des cancers des voies aéro-digestives supérieures.

Voici le résumé qui l’accompagne :

“Vous avez appris que vous êtes atteint d’un cancer des voies aérodigestives supérieures (VADS). Cette annonce provoque d’importants bouleversements. Elle s’accompagne aussi sans doute de nombreuses questions sur la maladie, les traitements et le suivi qui vous sont proposés. Ce guide est là pour vous apporter des éléments de réponse, vous donner des repères et faciliter vos échanges avec les médecins et les membres de l’équipe soignante. Il décrit les situations les plus couramment rencontrées. Il n’a pas valeur d’avis médical et ne remplace pas l’échange personnalisé que vous avez avec votre équipe soignante. Les informations proposées peuvent ne pas correspondre précisément à votre situation, qui est unique et connue de vous seul et des médecins qui vous suivent.

Ce guide peut également être utile pour vos proches : il peut les aider à mieux comprendre la période que vous traversez.”

Télécharger le guide (pdf – 3,98 Mo)


Source : INCa

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Les cancers en France : l’essentiel – édition 2019

L’INCa vient de mettre à disposition la onzième édition du rapport Les cancers en France, sous une forme synthétique reprenant L’essentiel des faits et chiffres. Cette synthèse a pour objectif de rassembler des données récentes et fiables pour informer le grand public et les professionnels, éclairer les décideurs et les parties prenantes de la lutte contre le cancer.

Quelques chiffres 2019

Épidémiologie

  • 382 000 nouveaux de cas de cancers en France :
    • 177 400 chez les femmes. Le cancer du sein est de loin le plus fréquent devant les cancers colorectaux et du poumon.
    • 204 600 chez les femmes avec majoritairement  les cancers de la prostate, du poumon et colorectaux.
  • Entre 2010 et 2018, la proportion d’hommes qui ont développé un cancer a diminué et celle des femmes a légèrement augmenté. Le taux de mortalité durant cette période a baissé (0,7% chez les femmes et 2% chez les hommes).
  • 157 400 décès par cancer en 2018 (67 800 chez les femmes et 89 600 chez les hommes).
  • En raison de l’augmentation de nouveaux cas et de l’amélioration de la survie, la prévalence totale des cancers a augmenté en 2017 avec 3,8 millions de personnes touchées (la prévalence comptabilise le nombre de personnes vivantes ayant eu un diagnostic de cancer au cours de leur vie).

Prévention et facteurs de risques

  • L’alcool et le tabac sont responsables respectivement de 20% et 8% des cancers incidents.
  • Avec près de 1 million de fumeurs en moins entre 2016 et 2017, le tabagisme est en baisse chez les 18-75 ans.

Dépistages

  • Fin 2017, la couverture vaccinale contre le HPV des jeunes filles de 16 ans était de 21,4%.
  • Avec 49,9% de femmes âgées de 50 à 74 ans dépistées, le taux participation au dépistage organisé du cancer du sein est en légère baisse.
  • Avec seulement 33,5% d’hommes et femmes âgées de 50 à 74 ans dépistés, la participation au dépistage organisé du cancer colorectal est très insuffisante.

Activité en cancérologie

  • 77 478 consultations d’oncogénétique en 2017.
  • 1,2 millions de personnes hospitalisées en lien avec le diagnostic, le traitement ou la surveillance d’un cancer en 2017 soit une augmentation de 10% par rapport à 2012.
  • 465 643 hospitalisations pour chirurgie de cancer réalisées en 2017.
  • 2 709 710 séances de chimiothérapie en 2017.
  • 216 400 personnes traitées par radiothérapie en 2017.
  • 877 établissements avec une ou plusieurs autorisations pour traiter le cancer au 31 décembre 2017.
  • 970 485 dossiers traités en RCP soit trois fois plus qu’en 2005.
  • 250 258 PPS remis aux patients en 2016.

Pendant et après un cancer

5 ans après un diagnostic de cancer :

  • 63,5% de personnes souffrent de séquelles dues au cancer ou aux traitements (fatigues, douleurs, activité physique limitée, anxiété, dépression…).
  • Une personne sur cinq a perdu son emploi.

La recherche

  • 180 millions d’euros alloués à la recherche en 2017.

 

Le rapport de l’INCa est complété par un focus “Quelles priorités en matière de lutte contre le cancer ?”

Pour lire le rapport complet :

(pdf – 694 Ko)


Source : INCa

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Journée mondiale contre le cancer

La journée mondiale contre le cancer, c’est aujourd’hui.

Organisée par l’Union Internationale Contre le Cancer (UICC), le thème de cette année est « Je suis et je vais ». C’est un “appel à l’action stimulant, qui incite chacun à s’engager personnellement et représente le pouvoir de l’action individuelle réalisée aujourd’hui pour changer le futur”.

C’est l’occasion pour la Ligue contre le cancer de mobiliser le maximum de personnes tout en rappelant ses actions auprès des patients et de leurs proches, sa mission de prévention et de sensibilisation et son rôle prépondérant dans la recherche en cancérologie.

Enfin, l’INCa organise ses 7es rencontres avec au programme :

  • D’hier à aujourd’hui, des histoires de lutte, des succès et des échecs.
  • Et demain : quelles priorités, quelles responsabilités ?
  • L’intelligence artificielle, une nouvelle frontière ou un nouvel outil ?

Pour ceux qui n’ont pas la chance de pouvoir y assister, la retransmission a lieu en direct sur la page Youtube de l’Institut.


Pour en savoir plus :

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Estimations en Île-de-France d’incidence et de mortalité par cancers en France, 2007-2016

Pour cerner les attentes des Agences régionales de santé (ARS) en matière d’informations épidémiologiques sur le cancer, Santé publique France a réalisé une enquête en 2015 qui a révélé leur besoin d’information pour principalement sept cancers, les plus fréquents, les dépistables et ceux qui peuvent être prévenus (sein, prostate, côlon-rectum, poumon, col de l’utérus, lèvre-bouche-pharynx, mélanome de la peau). Ce résultat, associé au contexte des Projets régionaux de santé 2018-2022 des ARS, a incité le partenariat Francim-HCL-SpFrance-INCa à proposer pour la première fois en France, des profils régionaux présentant l’incidence et la mortalité des cancers dans chaque région et département.

Synthèse du rapport

Faits marquants

  • 54021 nouveaux cas de cancer estimés par an (toutes localisations confondues) dont 52% chez l’homme
  • Les 3 cancers les plus fréquents, responsables chaque année d’un peu plus de la moitié des nouveaux cas sont : prostate, poumon et côlon-rectum chez l’homme, sein, côlon-rectum et poumon chez la femme
    21536 décès par cancer estimés par an dont 56% chez l’homme
  • Une situation régionale favorable chez les hommes et comparable chez les femmes (toutes localisations confondues) par rapport à la France métropolitaine
    Des disparités selon les localisations cancéreuses :

    • Sur-incidence et sur-mortalité importante du cancer du poumon chez la femme (+12% et +13 %)
    • Sur-incidence et sur-mortalité du cancer du sein (+6% et +4 %)
    • Sur-incidence des cancers du pancréas et de l’estomac dans les deux sexes, associée à une mortalité inférieure (chez l’homme) ou comparable (femme)
    • Sous-incidence chez l’homme de certains cancers liés à la consommation d’alcool ou de tabac (poumon, lèvre-bouche-pharynx, vessie)
  • Des disparités départementales :
    • A Paris :
      • Sur-incidence et sur-mortalité importante du cancer du poumon chez la femme (+32% et +25 %)
      • Sur-incidence importante du cancer du sein (+15 %)
    • En Seine-Saint-Denis :
      • Sur-incidence importante du cancer de l’estomac (+20% chez l’homme et +32% chez la femme)
      • Sur-incidence importante du cancer du foie chez l’homme (+21 %)
      • Sur-incidence et sur-mortalité du cancer du poumon chez l’homme (+7% et +5 %)

Situation régionale

Chez les hommes, les trois localisations cancéreuses les plus fréquentes sont les cancers de la prostate (7232 nouveaux cas en moyenne par an sur la période 2007-2016 et 1140 décès en moyenne par an sur la période 2007-2014), du poumon (4124 cas et 3064 décès) et du côlon-rectum (3089 cas et 1122 décès). Ces trois localisations cancéreuses représentent plus de la moitié des cas de cancers incidents chez les hommes d’Île-de-France, et près de 45% des décès par cancer sur la période.

Les hommes d’Île-de-France se situent favorablement en termes d’incidence et de mortalité pour les localisations cancéreuses étudiées par rapport à la moyenne nationale. Les cancers associés au tabagisme ou à la consommation d’alcool sont moins fréquents chez les hommes franciliens que chez les hommes des autres régions de France métropolitaine. En particulier l’incidence est plus faible pour le cancer du poumon (-6 %), de la sphère lèvre-bouche-pharynx (-15 %) et de la vessie (-10 %). La région francilienne fait aussi partie des deux seules régions métropolitaines en sous-incidence pour le cancer du testicule (-13 %). Les cancers restent cependant une pathologie fréquente et létale chez les hommes d’Île-de-France, responsables de 11985 décès par an sur la période 2007-2014.

Chez les femmes, le cancer le plus fréquent et responsable du plus grand nombre de décès est le cancer du sein (9440 nouveaux cas en moyenne par an sur la période 2007-2016 et 1862 décès en moyenne par an sur la période 2007-2014). Le cancer colorectal est le deuxième en incidence (2845 cas) suivi du cancer du poumon (1972 cas). Le cancer du poumon est la deuxième cause de décès par cancer (1337 décès) suivi du cancer colorectal (1110 décès).

Contrairement aux hommes, les Franciliennes connaissent une situation comparable à celles de la France métropolitaine en termes d’incidence et de mortalité par cancer. Néanmoins les cancers du sein et du poumon y sont plus fréquents que dans les autres régions de métropole (excès d’incidence de +6% et +12% respectivement). La mortalité associée à ces cancers est également supérieure en Île-de-France par rapport à la moyenne nationale (+4% et +13% respectivement).

Tous sexes confondus, les Franciliens présentent une sur-incidence des cancers du pancréas et de l’estomac (excès d’incidence de +6% chez les hommes et +7% chez les femmes pour le pancréas ;de +8% chez les hommes et +11% chez les femmes pour l’estomac), mais sans sur-mortalité associée.

Spécificités départementales

La situation régionale masque une certaine hétérogénéité entre les départements.

Toutes localisations confondues, la mortalité par cancer est plus faible chez les hommes résidant à Paris, dans les Yvelines et dans les Hauts-de-Seine que dans les autres départements d’Île-de-France alors qu’elle est légèrement plus élevée chez les femmes de Seine-et-Marne et du Val-d’Oise.

En Seine-Saint-Denis, la situation est plus défavorable que dans les autres départements franciliens avec une incidence présentant un excès important pour le cancer de l’estomac dans les deux sexes par rapport à la moyenne nationale (+20% chez les hommes, +32% chez les femmes). Or la prévalence de l’infection Helicobacter pylori, principal facteur de risque de ce cancer, varie au sein d’un même pays en fonction du statut socio-économique des individus, et d’un pays à l’autre en fonction du niveau de développement. Dans ce contexte, la sur-incidence de la Seine-Saint-Denis peut être rapprochée de la situation socio-économiquement défavorable des habitants du département qui connait le taux de pauvreté le plus élevé de métropole. L’incidence du cancer du foie est également en excès important en Seine-Saint-Denis par rapport à la France métropolitaine (+21% chez les hommes, estimations non disponibles chez les femmes). L’incidence du cancer du poumon chez les hommes est également supérieure au niveau national (+7 %) et s’accompagne d’une sur-mortalité (+5 %).

Paris est le département de France métropolitaine présentant l’incidence la plus élevée du cancer du sein ; les Parisiennes présentent ainsi une incidence en excès de 15% par rapport à la moyenne nationale. Cet excès d’incidence peut être lié à un meilleur accès aux soins et au dépistage dans la capitale, dont le taux de couverture était estimé à 70% en 2008 malgré une faible participation au dépistage organisé, ainsi qu’aux caractéristiques socio-professionnelles de ses habitantes favorisant la survenue de cancer du sein : surreprésentation des diplômées du supérieur (58% des femmes à Paris vs 29% en France), report de l’âge au premier enfant (33 ans à Paris vs 30 en France en 2012).

Les Parisiennes présentent également une sur-incidence (+32 %) et une sur-mortalité importantes† par cancer du poumon (+25 %). Cet excès élevé d’incidence peut être mis en relation avec la dynamique passée de diffusion de la consommation de tabac chez les Françaises. La consommation de tabac ayant été plus importante chez les femmes diplômées du supérieur parmi les générations nées dans les années 40 et 50 [6] et avec une persistance du tabagisme chez les femmes de cette même génération observée jusqu’en 2014.

Cette sur-incidence des cancers du poumon chez les Franciliennes concerne aussi à un moindre degré les habitantes des Hauts-de-Seine (+15 %), des Yvelines (+10 %) et du Val de Marne (+10 %).

Pour consulter le rapport complet et voir les fiches par localisation, nous vous invitons à le télécharger :

(pdf – 5.67 Mo)


Source : Santé publique France