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Conduites à tenir devant des patients atteints d’adénocarcinomes du pancréas

Ces recommandations nationales de bonnes pratiques sur le diagnostic, le traitement et le suivi des adénocarcinomes du pancréas ont été élaborées par l’ACHBT et labellisées par l’INCa.

Elles visent notamment à :

  • standardiser la réalisation technique des examens diagnostiques et du bilan d’extension, les critères de lecture et les critères de résécabilité ;
  • définir les critères de non-résécabilité ;
  • standardiser les techniques de prélèvement et définir des critères de qualité et de lecture pour les examens anatomocytopathologiques ;
  • définir les indications et les modalités techniques du drainage biliaire ;
  • définir les critères d’évaluation de la réponse thérapeutique ;
  • définir la place de soins spécifiques pour lutter contre la dénutrition, l’altération de l’état général, la maladie thromboembolique, la gestion de la douleur et le diabète ;
  • standardiser la périodicité de la surveillance.


(pdf – 6,1 Mo)


Source : INCa

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« Tabado Games » : Motiver et accompagner plus de 60 000 élèves et apprentis de filières pro dans l’arrêt du tabac

Toutes pathologies confondues, la consommation de tabac est responsable de 75 000 décès par an dont 46 000 par cancer. Un quart des jeunes de 17 ans fument quotidiennement. Premier facteur de risque évitable de cancer, l’accompagnement des populations et notamment des plus jeunes dans le sevrage tabagique est un enjeu de santé publique.

L’Institut national du cancer, en lien avec les autorités de santé nationales, régionales et les acteurs locaux de la promotion de la santé, déploie le dispositif d’accompagnement au sevrage tabagique « Tabado Games » et accompagne son déploiement. Financé par le Fonds de lutte contre les addictions, ce programme concernera plus de 60 000 élèves dans plus de 140 centres de formation des apprentis, des lycées professionnels et des maisons rurales familiales.

Pour transformer cet enjeu individuel en une dynamique collective, le challenge des « Tabado Games » vise à fédérer l’ensemble des élèves, enseignants et autres personnels de l’établissement scolaire dans le soutien des jeunes s’engageant dans la démarche du sevrage tabagique.

Pour en savoir plus : INCa

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Les médicaments d’immunothérapie

L’immunothérapie a pour principe de soigner les patients atteints de cancer en réactivant leur système immunitaire pour qu’il détruise les cellules cancéreuses.

Mais derrière son apparente unité, ce nouvel arsenal thérapeutique est constitué de deux types de traitements aux fonctionnements bien distincts : les inhibiteurs de points de contrôle et les CAR-T cells, tous deux qualifiés d’immunothérapie spécifique. Comment sont-ils fabriqués, puis administrés aux patients ? Quelles pathologies sont aujourd’hui traitées grâce à eux ? Quelles sont les limites de ces thérapies ?

L’INCa a décidé de faire de répondre à ces questions sur son site internet via sa rubrique “REGARD SUR”.

 

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Le nouveau Programme Personnalisé de Soins – Principes généraux d’utilisation et éléments fondamentaux

La remise aux patients d’un PPS constitue une des mesures transversales de qualité dans le dispositif d’autorisations des établissements de santé pour la pratique de la cancérologie et fait l’objet d’un suivi, au sein des établissements autorisés, par les ARS et par l’INCa. Inscrit dans une vision globale et intégrée du parcours de soins, le PPS doit aujourd’hui évoluer afin de permettre de prendre en compte l’ensemble des besoins de la personne malade en préservant ainsi la continuité de ses soins et sa qualité de vie.


(pdf – 572 Ko)


Source : INCa

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Evolution du dispositif d’annonce

La mise en place du dispositif d’annonce est l’une des conditions transversales de qualité que tout établissement de santé doit appliquer pour être autorisé à traiter le cancer. Pourtant, plus de dix ans après sa formalisation, force est de constater que son déploiement demeure très hétérogène. De plus, le dispositif d’annonce tel qu’il existe actuellement ne prend pas assez en compte l’articulation avec la médecine de ville, notamment en ce qui concerne la circulation d’information entre professionnels.

Le nouveau guide proprosé par l’INCa décrit donc les propositions d’évolution du dispositif d’annonce étape par étape. Il précise le contenu de chacune d’elles ainsi que les outils à disposition des professionnels pour les aider dans leur pratique quotidienne et permettre un meilleur accompagnement des patients et une coordination renforcée entre les professionnels.


(pdf – 836 Ko)


Source : INCa

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L’INCa publie son 13e rapport scientifique

L’Institut national du cancer publie son 13e rapport scientifique (en anglais) et les recommandations émises par son Conseil scientifique international.

Le rapport scientifique de l’Institut vise à valoriser les actions mises en œuvre en faveur de la recherche sur les cancers. Ce rapport constitue le principal outil permettant aux membres du Conseil scientifique international de passer en revue les actions entreprises pour conseiller et guider l’Institut dans l’élaboration de ses programmes et ses initiatives. Il décrit notamment les efforts réalisés en 2018 pour réaffirmer le soutien apporté à la recherche fondamentale, translationnelle, clinique et en sciences humaines et sociales, épidémiologie et santé publique.

Ce document se compose de trois parties :

  • le Conseil scientifique international de l’Institut ;
  • une synthèse des actions et des programmes menés dans le domaine de la recherche en cancérologie en 2018 par l’Institut et ses partenaires ;
  • les axes stratégiques proposés par l’Institut, en conformité avec le 3e Plan cancer et les précédentes recommandations émises par le Conseil scientifique international.

Le Conseil scientifique international s’est réuni le 16 septembre 2019. Les discussions ont principalement porté sur le plan d’élaboration et le contenu de la nouvelle Stratégie décennale de lutte contre les cancers.

Les thèmes majeurs de cette stratégie ont été approuvés : améliorer la prévention des cancers, améliorer la qualité de vie des patients atteints et cibler certains types de cancers dont les taux de survie sont les plus faibles. De plus, le Conseil scientifique recommande de considérer également la recherche et la réduction des inégalités à tous les temps de la lutte contre le cancer.

Dans ce cadre, le Conseil préconise d’élargir et d’accélérer l’impact des actions de recherche sur les cancers menées par l’Institut, notamment :

  • en prenant le leadership dans la création, la consolidation et l’optimisation des ressources de bases de données nationales, notamment en tirant parti des investissements passés pour regrouper les projets et les infrastructures répondant aux questions communes, afin de créer des économies d’échelle et d’améliorer les opportunités de recherche ;
  • en maintenant ses programmes d’excellence ;
  • en définissant des objectifs, échéanciers et indicateurs de réussite clairs pour orienter les décisions sur la mise en place de nouveaux programmes stratégiques.

Il souligne par ailleurs que cette nouvelle stratégie nécessitera, pour tenir les objectifs fixés, une augmentation substantielle des investissements publics dans le budget de l’Institut.

Le rapport scientifique
(en anglais)

(pdf – 4,51 Mo)

Les recommandations du rapport scientifique
(en français)

(pdf – 110 Ko)

Source : INCa

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PLFSS 2020 : les soins oncologiques de support renforcés

Comme annoncé par Agnès Buzyn la semaine dernière, le Projet de loi de Financement de la Sécurité Sociale (PLFSS) 2020 prévoit de renforcer les soins de support dans ce domaine afin de garantir l’accès à un accompagnement aussi bien physique que psychologique en créant un parcours d’accompagnement vers l’après-cancer.

Les ARS pourront désormais financer des organismes sélectionnés afin qu’ils organisent un parcours dédié qui pourra comprendre un bilan motivationnel et fonctionnel d’activité physique pour lever les freins à la pratique de l’activité physique (réalisé sur la base des recommandations de la HAS) ainsi qu’un bilan psychologique, un bilan nutritionnel et des consultations de suivi.

Dès la fin 2019, l’INCa lancera la mise au point d’un référentiel organisationnel des soins oncologiques de support.


Source : Ministère des Solidarités et de la Santé

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Vaccination et dépistage contre le cancer du col de l’utérus : quelle situation en France ?

Alors qu’on dénombrerait près de 3 000 nouveaux cas de cancers du col utérin et plus de 1 100 décès attribuables à cette pathologie dans l’Hexagone en 2018, Santé publique France, en collaboration avec l’Institut national du cancer, dresse un état des lieux des moyens de prévention efficaces et sûrs contre cette maladie dans un numéro de son Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH). Parmi ces résultats une modélisation de l’Institut national du cancer met en évidence qu’en combinant la réduction des inégalités sociales liées à la vaccination et le passage d’une couverture vaccinale de 17 à 85%, ce sont 377 cancers du col de l’utérus et 139 décès supplémentaires qui seraient évités par cohorte de jeunes filles (personnes nées la même année).

Si le nombre de cas et de décès engendrés par ce cancer diminue depuis plusieurs années, cette tendance à la baisse connaît un ralentissement. Ce phénomène s’expliquerait par l’augmentation de l’exposition aux papillomavirus humains cancérigènes.

De nombreuses femmes relativement jeunes développent un cancer du col utérin : en 2016, près de 50 % des femmes traitées pour des lésions précancéreuses avaient moins de 40 ans. Or ces traitements peuvent entraîner un sur-risque pour les grossesses futures (accouchement prématuré, petit poids de naissance, mortalité périnatale et complications néonatales sévères). Pour l’année 2018, 40% des cas de cancers étaient diagnostiqués chez les femmes de moins de 50 ans.

Et pourtant, il existe deux armes pour la prévention de cette pathologie : la vaccination contre les papillomavirus humains et le dépistage. Des moyens d’agir efficaces et sûrs qui ont poussé l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à déclarer l’élimination de ce cancer priorité de santé publique.

Outre, le cancer du col de l’utérus, qui représente la moitié des cancers dus à ces virus, l’infection par les HPV, est à l’origine également de cancers de l’anus, du pharynx, du larynx, de la cavité orale, de la vulve, du vagin et du pénis et de verrues anogénitales (bénignes mais fréquentes). De fait, près d’un tiers des cancers liés aux HPV touche les hommes.

LA FRANCE, L’UN DES PAYS EUROPÉENS OÙ LES ADOLESCENTES SONT LE MOINS VACCINÉES

Or les études publiées dans le BEH mettent en évidence la trop faible couverture vaccinale française, pointée comme l’une des plus basses d’Europe. Cette vaccination inscrite au calendrier vaccinal depuis 2007 est actuellement recommandée chez les jeunes filles dès 11 ans et pour les hommes qui ont des relations sexuelles avec des hommes. Bien qu’en augmentation depuis 2016, le nombre d’adolescentes vaccinées reste très insuffisant : 24 % d’entre elles ont effectué le schéma complet en 2018.

Plusieurs freins expliquent ces mauvais résultats, notamment la crainte d’effets secondaires graves non avérés mais ayant été largement médiatisés et la non proposition systématique de cette vaccination par le médecin.

La disparité de la vaccination est aussi le reflet des inégalités socio-économiques : les femmes non vaccinées appartiennent majoritairement aux catégories sociales modestes.

Une modélisation réalisée par l’Institut national du cancer estime que l’atteinte d’une couverture vaccinale à 85% des jeunes filles en associant une correction des inégalités de vaccination, permettrait d’éviter pour une cohorte de filles : 2 546 conisations (intervention chirurgicale consistant à retirer une portion du col utérin en cas d’anomies détectées), 2 347 lésions précancéreuses, 377 cancers du col de l’utérus et 139 décès liés au cancer du col.

Les différentes études publiées dans le BEH s’accordent sur l’importance d’une meilleure communication pour améliorer l’acceptation de ce vaccin et la couverture vaccinale, ainsi que sur la nécessité de réfléchir à des politiques de santé publique permettant de réduire ces inégalités.

UN DÉPISTAGE EN FORTE BAISSE CHEZ LES FEMMES DE PLUS DE 50 ANS

Complémentaire à la vaccination, le dépistage du cancer du col de l’utérus fait l’objet d’un programme organisé déployé depuis l’automne 2018 en France. Son objectif : réduire les inégalités d’accès à ce dépistage et diminuer de 30% le nombre de cas (incidence) et la mortalité à 10 ans.

En effet, jusqu’en 2017, 40% des femmes âgées de 25-65 ans ne se faisaient pas dépister régulièrement (tous les 3 ans). Entre 2015 et 2017, moins de 60 % des femmes de cet âge ont effectué un dépistage. Plus encore, bien que le risque de développer un cancer du col utérin soit plus élevé après 50 ans, beaucoup d’entre elles n’ont pas recours au dépistage (seules 44,2% des femmes de 60 à 65 ans effectuent cette action).

Ces inégalités selon l’âge se cumulent avec des disparités géographiques et socio-économiques. Les femmes bénéficiaires de la CMU-C participent ainsi bien moins au dépistage.

Pour télécharger le BEH :

(pdf – 5,53 Mo)

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Cancers de l’ovaire – Du diagnostic au suivi

Publiée par l’INCa, cette brochure décrit le parcours de soins d’une patiente atteinte de cancer de l’ovaire. Le médecin généraliste a un rôle essentiel à tous les stades de ce parcours, en lien avec l’équipe spécialisée. Démarche diagnostique, bilan initial, vue d’ensemble des modalités thérapeutiques de première intention et examens de suivi vous sont présentés de façon synthétique. Vous trouverez également des informations sur la gestion des principaux effets indésirables des traitements et sur l’approche médicale globale, ainsi que des ressources pratiques pour vous et vos patientes.


(pdf – 1,54 Mo)


Source : INCa

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Vaccination contre les HPV et dépistage régulier : la combinaison gagnante pour vaincre le cancer du col de l’utérus

L’INCa, en lien avec le ministère des Solidarités et de la Santé, mène une campagne de sensibilisation à destination des professionnels de santé sur les modalités de prévention du cancer du col de l’utérus. Chaque année, 3 000 nouveaux cas sont détectés et 1 100 femmes décèdent de la maladie. La vaccination contre les papillomavirus humains (HPV) des jeunes filles dès 11 ans et le dépistage régulier des femmes de 25 à 65 ans sont deux armes complémentaires qui favorisent la réduction de l’incidence et de la mortalité de ce cancer.

En abordant le sujet avec les parents des jeunes filles et les femmes dès 25 ans, les professionnels de santé participent à la disparition du cancer du col de l’utérus. Leur rôle dans la prévention est donc essentiel et c’est à eux que s’adresse principalement l’INCa dans cette nouvelle campagne de sensibilisation.

Quelques chiffres

  • 6 300 cancers attribuables aux HPV dont :
    • 44 % de cancers du col de l’utérus ;
    • 24 % de cancers de l’anus ;
    • 22 % de cancers de l’oropharynx.
  • 80 % des femmes seront exposées aux virus HPV oncogènes 16 et 18, dans la majorité des cas, l’infection s’élimine naturellement en 1 à 2 ans après la contamination. Dans 10 % des cas, cette infection persiste et peut entraîner des lésions précancéreuses au niveau des cellules du col de l’utérus qui pourront persister ou évoluer vers un cancer du col de l’utérus.
  • 3 000 nouveaux cas de cancers du col de l’utérus sont détectés ;
  • 1 100 femmes décèdent de ce cancer ;
  • 235 000 frottis anormaux sont enregistrés dont 35 000 lésions précancéreuses ou cancéreuses ;
  • 51 ans est l’âge médian au diagnostic ;
  • 62 % taux de survie à 5 ans ;
  • 64 ans est l’âge moyen de décès.

Vaccination et dépistage

  • une vaccination recommandée entre 11 et 14 ans (schéma vaccinal 2 doses) ;
  • en rattrapage jusqu’à 19 ans révolus (schéma vaccinal 3 doses) ;
  • jusqu’à 26 ans pour les hommes ayant des relations sexuelles avec les hommes ;
  • deux vaccins disponibles en France : une protection contre les infections par les HPV oncogènes 16 et 18, responsables de 70 % des cancers invasifs du col utérin et 50 % des lésions précancéreuses de haut grade ;
  • 17 millions de femmes sont concernées : les femmes asymptomatiques âgées de 25 à 65 ans inclus (y compris les femmes enceintes et les femmes ménopausées) ;
  • Ce dépistage repose sur la réalisation d’une cytologie cervico-utérine ;
  • Il est recommandé tous les 3 ans après deux prélèvements normaux réalisés à un an d’intervalle ;
  • Il permet de repérer des lésions précancéreuses et des cancers à un stade précoce afin de favoriser les chances de guérison et les traitements moins lourds.

Pour en savoir : INCa