post

Publication de l’instruction relative à l’évolution des missions des réseaux régionaux de cancérologie

Mise à jour du 21 janvier 2020

L’instruction a été publiée au Bulletin officiel du Ministère des solidarités et de la santé daté du 15 janvier.

Article original du 6 janvier 2020 :

Conformément aux objectifs du plan cancer, et afin de mieux prendre en compte l’évolution du paysage et des thérapeutiques en cancérologie, les missions des réseaux régionaux de cancérologie (RRC) évoluent.

L’instruction n°DGOS/R3/INCA/2019/248 du 02 décembre 2019 relative à l’évolution des missions des réseaux régionaux de cancérologie a pour objectif opérationnel de permettre de mieux connaitre l’appui que peuvent représenter les réseaux dans la politique régionale et d’indiquer, au regard des principaux chantiers, leur apport concret.

Le référentiel de missions des RRC, mis à jour par l’INCa, figure en annexe de la présente instruction, et répertorie de façon exhaustive le champ et le cadre de réalisation des missions des RRC en cancérologie.

Les missions des RRC sont organisées selon 4 axes :

  • Contribuer à la coordination de l’organisation régionale de la cancérologie et à sa lisibilité , 
  • Promouvoir la qualité et la sécurité des traitements des patients atteints de cancers,
  • Développer l’expertise et l’expérimentation de projets communs innovants et accompagner les évolutions de l’offre de soins, 
  • Contribuer à l’information et à la formation des acteurs, des patients et de leurs proches sur le parcours de santé en cancérologie.

L’instruction :

(pdf – 209 Ko)

post

L’INCa officiellement chargé de proposer une stratégie décennale contre le cancer

Le Journal officiel a publié un arrêté modifiant la convention constitutive de l’INCa lui permettant ainsi officiellement de proposer “en coordination avec les organismes de recherche, les opérateurs publics et privés en cancérologie, les professionnels de santé, les usagers du système de santé et autres personnes concernées“, une stratégie décennale de lutte contre le cancer conformément à la loi du 8 mars 2019 lui en donnant la mission.

Pour consulter l’arrêté : Journal officiel

 

post

L’INCa publie son 13e rapport scientifique

Mise à jour du 24 décembre 2019 : le rapport scientifique de l’INCa vient d’être publié en français.


(pdf – 1Mo)


L’Institut national du cancer publie son 13e rapport scientifique (en anglais) et les recommandations émises par son Conseil scientifique international.

Le rapport scientifique de l’Institut vise à valoriser les actions mises en œuvre en faveur de la recherche sur les cancers. Ce rapport constitue le principal outil permettant aux membres du Conseil scientifique international de passer en revue les actions entreprises pour conseiller et guider l’Institut dans l’élaboration de ses programmes et ses initiatives. Il décrit notamment les efforts réalisés en 2018 pour réaffirmer le soutien apporté à la recherche fondamentale, translationnelle, clinique et en sciences humaines et sociales, épidémiologie et santé publique.

Ce document se compose de trois parties :

  • le Conseil scientifique international de l’Institut ;
  • une synthèse des actions et des programmes menés dans le domaine de la recherche en cancérologie en 2018 par l’Institut et ses partenaires ;
  • les axes stratégiques proposés par l’Institut, en conformité avec le 3e Plan cancer et les précédentes recommandations émises par le Conseil scientifique international.

Le Conseil scientifique international s’est réuni le 16 septembre 2019. Les discussions ont principalement porté sur le plan d’élaboration et le contenu de la nouvelle Stratégie décennale de lutte contre les cancers.

Les thèmes majeurs de cette stratégie ont été approuvés : améliorer la prévention des cancers, améliorer la qualité de vie des patients atteints et cibler certains types de cancers dont les taux de survie sont les plus faibles. De plus, le Conseil scientifique recommande de considérer également la recherche et la réduction des inégalités à tous les temps de la lutte contre le cancer.

Dans ce cadre, le Conseil préconise d’élargir et d’accélérer l’impact des actions de recherche sur les cancers menées par l’Institut, notamment :

  • en prenant le leadership dans la création, la consolidation et l’optimisation des ressources de bases de données nationales, notamment en tirant parti des investissements passés pour regrouper les projets et les infrastructures répondant aux questions communes, afin de créer des économies d’échelle et d’améliorer les opportunités de recherche ;
  • en maintenant ses programmes d’excellence ;
  • en définissant des objectifs, échéanciers et indicateurs de réussite clairs pour orienter les décisions sur la mise en place de nouveaux programmes stratégiques.

Il souligne par ailleurs que cette nouvelle stratégie nécessitera, pour tenir les objectifs fixés, une augmentation substantielle des investissements publics dans le budget de l’Institut.

Le rapport scientifique
(en anglais)

(pdf – 4,51 Mo)

Les recommandations du rapport scientifique
(en français)

(pdf – 110 Ko)

Source : INCa

post

La vaccination contre les papillomavirus étendue aux garçons

La Haute Autorité de Santé (HAS) recommande de vacciner tous les adolescents de 11 à 14 ans révolus contre les papillomavirus humains (HPV), avec un rattrapage possible jusqu’à 19 ans révolus.

Chaque année, les papillomavirus humains (HPV) sont à l’origine de plus de 6 000 nouveaux cas de cancers : cancers du col de l’utérus, de la vulve, du vagin, de la sphère ORL, de l’anus, du pénis… 25% de ces cancers touchent les hommes.

Contre ces virus, la vaccination reste la meilleure stratégie de lutte. Elle était jusqu’à présent recommandée pour les jeunes filles de 11 à 14 ans révolus, les immunodéprimés des deux sexes et les hommes de moins de 26 ans ayant des relations sexuelles avec des hommes.

Après consultation de professionnels de santé et d’associations de patients et d’usagers, dans le cadre d’une consultation publique, la HAS recommande d’étendre cette vaccination aux garçons. Celle-ci répond à plusieurs objectifs, sous réserve d’une couverture vaccinale suffisante :

  • freiner la transmission de ces virus au sein de la population générale,
  • mieux protéger les adolescents et les hommes quelle que soit leur orientation sexuelle,
  • mieux protéger leurs partenaires féminines, adolescentes et femmes non vaccinées.

L’INCa, en faveur de cette extension vaccinale anti-HPV aux jeunes garçons de 11 à 14 ans, a participé aux groupes préparatoires dont les objectifs étaient :

  • d’analyser la situation en France ;
  • d’analyser les données scientifiques.

Ces travaux ont notamment été transmis à la commission technique des vaccinations de la HAS.

Afin que cet élargissement soit véritablement bénéfique à tous les adolescents, filles et garçons, la HAS appelle à une politique vaccinale plus engagée à l’échelon nationale et à une proposition vaccinale plus systématique de la part des professionnels de santé. La couverture vaccinale reste en effet actuellement très insuffisante : seules 24% des femmes ont suivi le schéma complet de vaccination.

Retrouver la synthèse de la recommandation vaccinale émise par la HAS.


Source : INCa

post

Conduites à tenir initiales devant des patientes atteintes d’un cancer épithélial de l’ovaire

Ces recommandations concernent les cancers épithéliaux de l’ovaire de tous types et de tous stades chez des patientes adultes et abordent le diagnostic, les traitements initiaux par chirurgie et chimiothérapie, jusqu’au suivi post-thérapeutique.

Mettant à jour les recommandations émises en 2018, elles introduisent l’utilisation des inhibiteurs de PARP, dans certaines situations, pour les patientes atteintes d’un cancer de stade avancé.

Les utilisateurs attendus de ces recommandations sont les professionnels de santé impliqués dans l’ensemble du parcours de soins de ces patientes : chirurgiens, gynécologues, oncologues médicaux, anatomopathologistes, médecins généralistes, radiologues, etc.

Thésaurus :

(pdf – 4,07Mo)

Synthèse :

(pdf – 1,7 Mo)


Source : INCa

post

Nouvelle fiche repère : Nutrition et prévention des cancers

L’INCa actualise sa fiche repère consacrée à la prévention des cancers par la nutrition. Dans cette fiche, les trois principales causes de cancers pouvant être prévenues après le tabac – à savoir l’alcool, une alimentation déséquilibrée et le surpoids – font l’objet d’une analyse, complétée de recommandations pour diminuer les risques.

Si le rôle de certains facteurs de risque dans la survenue des cancers fait encore l’objet de recherches, nous connaissons les actions qui permettraient de prévenir 40% des cancers. Mieux appréhender le poids de chacun des facteurs, c’est pouvoir agir efficacement en établissant des priorités !

16 à 20 % des cancers sont dus à des facteurs de risque nutritionnels. Avec en premier lieu la consommation d’alcool (deuxième facteur de risque après le tabac), puis l’alimentation, le statut pondéral (statut relatif à la taille et au poids), l’activité physique. En France, plus de 70 000 cas par an pourraient être ainsi prévenus en suivant les recommandations nutritionnelles.

Parmi les localisations de cancers liées à des facteurs nutritionnels, les plus fréquentes sont le colon-rectum et le sein. Le cancer du sein est la localisation de cancer la plus fréquemment associée à la consommation d’alcool en France.

Nul aliment n’offre une protection à lui seul, et encore moins une possibilité de guérison. En revanche, plusieurs facteurs nutritionnels sont associés à une augmentation ou une diminution du risque de certains cancers et font l’objet de recommandations.

La fiche repère :

(pdf – 2.08 Mo)


Source : INCa

post

Conduites à tenir devant des patients atteints d’adénocarcinomes du pancréas

Ces recommandations nationales de bonnes pratiques sur le diagnostic, le traitement et le suivi des adénocarcinomes du pancréas ont été élaborées par l’ACHBT et labellisées par l’INCa.

Elles visent notamment à :

  • standardiser la réalisation technique des examens diagnostiques et du bilan d’extension, les critères de lecture et les critères de résécabilité ;
  • définir les critères de non-résécabilité ;
  • standardiser les techniques de prélèvement et définir des critères de qualité et de lecture pour les examens anatomocytopathologiques ;
  • définir les indications et les modalités techniques du drainage biliaire ;
  • définir les critères d’évaluation de la réponse thérapeutique ;
  • définir la place de soins spécifiques pour lutter contre la dénutrition, l’altération de l’état général, la maladie thromboembolique, la gestion de la douleur et le diabète ;
  • standardiser la périodicité de la surveillance.


(pdf – 6,1 Mo)


Source : INCa

post

« Tabado Games » : Motiver et accompagner plus de 60 000 élèves et apprentis de filières pro dans l’arrêt du tabac

Toutes pathologies confondues, la consommation de tabac est responsable de 75 000 décès par an dont 46 000 par cancer. Un quart des jeunes de 17 ans fument quotidiennement. Premier facteur de risque évitable de cancer, l’accompagnement des populations et notamment des plus jeunes dans le sevrage tabagique est un enjeu de santé publique.

L’Institut national du cancer, en lien avec les autorités de santé nationales, régionales et les acteurs locaux de la promotion de la santé, déploie le dispositif d’accompagnement au sevrage tabagique « Tabado Games » et accompagne son déploiement. Financé par le Fonds de lutte contre les addictions, ce programme concernera plus de 60 000 élèves dans plus de 140 centres de formation des apprentis, des lycées professionnels et des maisons rurales familiales.

Pour transformer cet enjeu individuel en une dynamique collective, le challenge des « Tabado Games » vise à fédérer l’ensemble des élèves, enseignants et autres personnels de l’établissement scolaire dans le soutien des jeunes s’engageant dans la démarche du sevrage tabagique.

Pour en savoir plus : INCa

post

Les médicaments d’immunothérapie

L’immunothérapie a pour principe de soigner les patients atteints de cancer en réactivant leur système immunitaire pour qu’il détruise les cellules cancéreuses.

Mais derrière son apparente unité, ce nouvel arsenal thérapeutique est constitué de deux types de traitements aux fonctionnements bien distincts : les inhibiteurs de points de contrôle et les CAR-T cells, tous deux qualifiés d’immunothérapie spécifique. Comment sont-ils fabriqués, puis administrés aux patients ? Quelles pathologies sont aujourd’hui traitées grâce à eux ? Quelles sont les limites de ces thérapies ?

L’INCa a décidé de faire de répondre à ces questions sur son site internet via sa rubrique “REGARD SUR”.