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L’INCa publie son 13e rapport scientifique

L’Institut national du cancer publie son 13e rapport scientifique (en anglais) et les recommandations émises par son Conseil scientifique international.

Le rapport scientifique de l’Institut vise à valoriser les actions mises en œuvre en faveur de la recherche sur les cancers. Ce rapport constitue le principal outil permettant aux membres du Conseil scientifique international de passer en revue les actions entreprises pour conseiller et guider l’Institut dans l’élaboration de ses programmes et ses initiatives. Il décrit notamment les efforts réalisés en 2018 pour réaffirmer le soutien apporté à la recherche fondamentale, translationnelle, clinique et en sciences humaines et sociales, épidémiologie et santé publique.

Ce document se compose de trois parties :

  • le Conseil scientifique international de l’Institut ;
  • une synthèse des actions et des programmes menés dans le domaine de la recherche en cancérologie en 2018 par l’Institut et ses partenaires ;
  • les axes stratégiques proposés par l’Institut, en conformité avec le 3e Plan cancer et les précédentes recommandations émises par le Conseil scientifique international.

Le Conseil scientifique international s’est réuni le 16 septembre 2019. Les discussions ont principalement porté sur le plan d’élaboration et le contenu de la nouvelle Stratégie décennale de lutte contre les cancers.

Les thèmes majeurs de cette stratégie ont été approuvés : améliorer la prévention des cancers, améliorer la qualité de vie des patients atteints et cibler certains types de cancers dont les taux de survie sont les plus faibles. De plus, le Conseil scientifique recommande de considérer également la recherche et la réduction des inégalités à tous les temps de la lutte contre le cancer.

Dans ce cadre, le Conseil préconise d’élargir et d’accélérer l’impact des actions de recherche sur les cancers menées par l’Institut, notamment :

  • en prenant le leadership dans la création, la consolidation et l’optimisation des ressources de bases de données nationales, notamment en tirant parti des investissements passés pour regrouper les projets et les infrastructures répondant aux questions communes, afin de créer des économies d’échelle et d’améliorer les opportunités de recherche ;
  • en maintenant ses programmes d’excellence ;
  • en définissant des objectifs, échéanciers et indicateurs de réussite clairs pour orienter les décisions sur la mise en place de nouveaux programmes stratégiques.

Il souligne par ailleurs que cette nouvelle stratégie nécessitera, pour tenir les objectifs fixés, une augmentation substantielle des investissements publics dans le budget de l’Institut.

Le rapport scientifique
(en anglais)

(pdf – 4,51 Mo)

Les recommandations du rapport scientifique
(en français)

(pdf – 110 Ko)

Source : INCa

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PLFSS 2020 : les soins oncologiques de support renforcés

Comme annoncé par Agnès Buzyn la semaine dernière, le Projet de loi de Financement de la Sécurité Sociale (PLFSS) 2020 prévoit de renforcer les soins de support dans ce domaine afin de garantir l’accès à un accompagnement aussi bien physique que psychologique en créant un parcours d’accompagnement vers l’après-cancer.

Les ARS pourront désormais financer des organismes sélectionnés afin qu’ils organisent un parcours dédié qui pourra comprendre un bilan motivationnel et fonctionnel d’activité physique pour lever les freins à la pratique de l’activité physique (réalisé sur la base des recommandations de la HAS) ainsi qu’un bilan psychologique, un bilan nutritionnel et des consultations de suivi.

Dès la fin 2019, l’INCa lancera la mise au point d’un référentiel organisationnel des soins oncologiques de support.


Source : Ministère des Solidarités et de la Santé

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Vaccination et dépistage contre le cancer du col de l’utérus : quelle situation en France ?

Alors qu’on dénombrerait près de 3 000 nouveaux cas de cancers du col utérin et plus de 1 100 décès attribuables à cette pathologie dans l’Hexagone en 2018, Santé publique France, en collaboration avec l’Institut national du cancer, dresse un état des lieux des moyens de prévention efficaces et sûrs contre cette maladie dans un numéro de son Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH). Parmi ces résultats une modélisation de l’Institut national du cancer met en évidence qu’en combinant la réduction des inégalités sociales liées à la vaccination et le passage d’une couverture vaccinale de 17 à 85%, ce sont 377 cancers du col de l’utérus et 139 décès supplémentaires qui seraient évités par cohorte de jeunes filles (personnes nées la même année).

Si le nombre de cas et de décès engendrés par ce cancer diminue depuis plusieurs années, cette tendance à la baisse connaît un ralentissement. Ce phénomène s’expliquerait par l’augmentation de l’exposition aux papillomavirus humains cancérigènes.

De nombreuses femmes relativement jeunes développent un cancer du col utérin : en 2016, près de 50 % des femmes traitées pour des lésions précancéreuses avaient moins de 40 ans. Or ces traitements peuvent entraîner un sur-risque pour les grossesses futures (accouchement prématuré, petit poids de naissance, mortalité périnatale et complications néonatales sévères). Pour l’année 2018, 40% des cas de cancers étaient diagnostiqués chez les femmes de moins de 50 ans.

Et pourtant, il existe deux armes pour la prévention de cette pathologie : la vaccination contre les papillomavirus humains et le dépistage. Des moyens d’agir efficaces et sûrs qui ont poussé l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à déclarer l’élimination de ce cancer priorité de santé publique.

Outre, le cancer du col de l’utérus, qui représente la moitié des cancers dus à ces virus, l’infection par les HPV, est à l’origine également de cancers de l’anus, du pharynx, du larynx, de la cavité orale, de la vulve, du vagin et du pénis et de verrues anogénitales (bénignes mais fréquentes). De fait, près d’un tiers des cancers liés aux HPV touche les hommes.

LA FRANCE, L’UN DES PAYS EUROPÉENS OÙ LES ADOLESCENTES SONT LE MOINS VACCINÉES

Or les études publiées dans le BEH mettent en évidence la trop faible couverture vaccinale française, pointée comme l’une des plus basses d’Europe. Cette vaccination inscrite au calendrier vaccinal depuis 2007 est actuellement recommandée chez les jeunes filles dès 11 ans et pour les hommes qui ont des relations sexuelles avec des hommes. Bien qu’en augmentation depuis 2016, le nombre d’adolescentes vaccinées reste très insuffisant : 24 % d’entre elles ont effectué le schéma complet en 2018.

Plusieurs freins expliquent ces mauvais résultats, notamment la crainte d’effets secondaires graves non avérés mais ayant été largement médiatisés et la non proposition systématique de cette vaccination par le médecin.

La disparité de la vaccination est aussi le reflet des inégalités socio-économiques : les femmes non vaccinées appartiennent majoritairement aux catégories sociales modestes.

Une modélisation réalisée par l’Institut national du cancer estime que l’atteinte d’une couverture vaccinale à 85% des jeunes filles en associant une correction des inégalités de vaccination, permettrait d’éviter pour une cohorte de filles : 2 546 conisations (intervention chirurgicale consistant à retirer une portion du col utérin en cas d’anomies détectées), 2 347 lésions précancéreuses, 377 cancers du col de l’utérus et 139 décès liés au cancer du col.

Les différentes études publiées dans le BEH s’accordent sur l’importance d’une meilleure communication pour améliorer l’acceptation de ce vaccin et la couverture vaccinale, ainsi que sur la nécessité de réfléchir à des politiques de santé publique permettant de réduire ces inégalités.

UN DÉPISTAGE EN FORTE BAISSE CHEZ LES FEMMES DE PLUS DE 50 ANS

Complémentaire à la vaccination, le dépistage du cancer du col de l’utérus fait l’objet d’un programme organisé déployé depuis l’automne 2018 en France. Son objectif : réduire les inégalités d’accès à ce dépistage et diminuer de 30% le nombre de cas (incidence) et la mortalité à 10 ans.

En effet, jusqu’en 2017, 40% des femmes âgées de 25-65 ans ne se faisaient pas dépister régulièrement (tous les 3 ans). Entre 2015 et 2017, moins de 60 % des femmes de cet âge ont effectué un dépistage. Plus encore, bien que le risque de développer un cancer du col utérin soit plus élevé après 50 ans, beaucoup d’entre elles n’ont pas recours au dépistage (seules 44,2% des femmes de 60 à 65 ans effectuent cette action).

Ces inégalités selon l’âge se cumulent avec des disparités géographiques et socio-économiques. Les femmes bénéficiaires de la CMU-C participent ainsi bien moins au dépistage.

Pour télécharger le BEH :

(pdf – 5,53 Mo)

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Cancers de l’ovaire – Du diagnostic au suivi

Publiée par l’INCa, cette brochure décrit le parcours de soins d’une patiente atteinte de cancer de l’ovaire. Le médecin généraliste a un rôle essentiel à tous les stades de ce parcours, en lien avec l’équipe spécialisée. Démarche diagnostique, bilan initial, vue d’ensemble des modalités thérapeutiques de première intention et examens de suivi vous sont présentés de façon synthétique. Vous trouverez également des informations sur la gestion des principaux effets indésirables des traitements et sur l’approche médicale globale, ainsi que des ressources pratiques pour vous et vos patientes.


(pdf – 1,54 Mo)


Source : INCa

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Vaccination contre les HPV et dépistage régulier : la combinaison gagnante pour vaincre le cancer du col de l’utérus

L’INCa, en lien avec le ministère des Solidarités et de la Santé, mène une campagne de sensibilisation à destination des professionnels de santé sur les modalités de prévention du cancer du col de l’utérus. Chaque année, 3 000 nouveaux cas sont détectés et 1 100 femmes décèdent de la maladie. La vaccination contre les papillomavirus humains (HPV) des jeunes filles dès 11 ans et le dépistage régulier des femmes de 25 à 65 ans sont deux armes complémentaires qui favorisent la réduction de l’incidence et de la mortalité de ce cancer.

En abordant le sujet avec les parents des jeunes filles et les femmes dès 25 ans, les professionnels de santé participent à la disparition du cancer du col de l’utérus. Leur rôle dans la prévention est donc essentiel et c’est à eux que s’adresse principalement l’INCa dans cette nouvelle campagne de sensibilisation.

Quelques chiffres

  • 6 300 cancers attribuables aux HPV dont :
    • 44 % de cancers du col de l’utérus ;
    • 24 % de cancers de l’anus ;
    • 22 % de cancers de l’oropharynx.
  • 80 % des femmes seront exposées aux virus HPV oncogènes 16 et 18, dans la majorité des cas, l’infection s’élimine naturellement en 1 à 2 ans après la contamination. Dans 10 % des cas, cette infection persiste et peut entraîner des lésions précancéreuses au niveau des cellules du col de l’utérus qui pourront persister ou évoluer vers un cancer du col de l’utérus.
  • 3 000 nouveaux cas de cancers du col de l’utérus sont détectés ;
  • 1 100 femmes décèdent de ce cancer ;
  • 235 000 frottis anormaux sont enregistrés dont 35 000 lésions précancéreuses ou cancéreuses ;
  • 51 ans est l’âge médian au diagnostic ;
  • 62 % taux de survie à 5 ans ;
  • 64 ans est l’âge moyen de décès.

Vaccination et dépistage

  • une vaccination recommandée entre 11 et 14 ans (schéma vaccinal 2 doses) ;
  • en rattrapage jusqu’à 19 ans révolus (schéma vaccinal 3 doses) ;
  • jusqu’à 26 ans pour les hommes ayant des relations sexuelles avec les hommes ;
  • deux vaccins disponibles en France : une protection contre les infections par les HPV oncogènes 16 et 18, responsables de 70 % des cancers invasifs du col utérin et 50 % des lésions précancéreuses de haut grade ;
  • 17 millions de femmes sont concernées : les femmes asymptomatiques âgées de 25 à 65 ans inclus (y compris les femmes enceintes et les femmes ménopausées) ;
  • Ce dépistage repose sur la réalisation d’une cytologie cervico-utérine ;
  • Il est recommandé tous les 3 ans après deux prélèvements normaux réalisés à un an d’intervalle ;
  • Il permet de repérer des lésions précancéreuses et des cancers à un stade précoce afin de favoriser les chances de guérison et les traitements moins lourds.

Pour en savoir : INCa

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Lutter contre le cancer du sein : des petits gestes pour prévenir près de 20 000 cancers par an

L’INCa, en lien avec le ministère des Solidarités et de la Santé, a lancé une nouvelle campagne d’information visant à sensibiliser les femmes aux moyens d’agir pour lutter contre les cancers du sein. Centrée sur la prévention et le dépistage, cette campagne nationale a pour principal objectif de leur faire prendre conscience des actions simples et quotidiennes qui s’inscrivent dans la lutte contre ce cancer.  En 2018, près de 59 000 nouveaux cas ont été détectés et plus de 12 100 femmes en sont décédées. Le cancer du sein est à la fois le plus fréquent et le plus mortel chez les femmes. Le dépistage comme la prévention primaire sont deux armes essentielles et complémentaires pour lutter contre la survenue de ce cancer.

A cette occasion, l’INCa a diffusé un communiqué de presse détaillant sa campagne d’information :

(pdf – 538 Ko)

et un dossier de presse complet sur les petits gestes de prévention à faire :

(pdf – 1,58 Mo)


Source : INCa

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Une nouvelle fiche repères sur les perturbateurs endocriniens

L’INCa actualise sa collection des fiches repères en publiant un numéro consacrée aux substances perturbatrices du système endocrinien.

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) définit les perturbateurs endocriniens comme « des substances chimiques d’origine naturelle ou artificielle étrangères à l’organisme qui peuvent interférer avec le fonctionnement du système endocrinien et induire ainsi des effets néfastes sur cet organisme ou sur ses descendants ». Plusieurs d’entre elles sont présentes dans notre environnement quotidien.

D’une molécule à l’autre, les niveaux de preuve quant à leur impact sur la santé sont aujourd’hui variables. Néanmoins, certaines ont un effet cancérigène avéré ou suspecté pour l’homme et peuvent être responsables de l’apparition de certains cancers hormono-dépendants (sein, utérus, prostate, testicules).

On note également, selon les substances, des possibilités d’altérations des fonctions reproductives, un abaissement de l’âge de la puberté, une perturbation du fonctionnement de la thyroïde, du développement du système nerveux et du développement cognitif, ou encore des troubles métaboliques (diabète de type 2 et obésité).

Depuis 2014, la France a mis en place une stratégie nationale sur les perturbateurs endocriniens visant à réduire l’exposition de la population et de l’environnement à ces substances. Cette stratégie fait de la France un pays pionnier à l’échelle européenne sur cette thématique.

Pour télécharger la fiche :

(pdf – 535 Ko)


Source : INCa

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Cancers rares de l’adulte : 15 réseaux nationaux labellisés

En novembre dernier, l’Institut national du cancer a lancé un appel à candidatures visant à labelliser les réseaux nationaux de référence pour cancers rares de l’adulte et l’organisation de la double lecture pour les cancers de l’enfant. A l’issue de l’évaluation conduite par un comité international d’experts, 15 réseaux ont obtenu ce label.

Comme lors de la précédente labellisation, l’appel à candidatures avait pour objectif de reconnaître l’excellence des organisations spécifiques pour les patients atteints de cancers rares. Douze réseaux nationaux de référence et trois réseaux monocentriques sont ainsi labellisés pour une durée de cinq ans (soit jusqu’en juillet 2024).

LES 15 RÉSEAUX NATIONAUX LABELLISÉS EN 2019 :

  • Le réseau NETSARC+ (Sarcomes)
  • Le réseau RENOCLIP-LOC (Cancers rares du système nerveux central)
  • Le réseau LYMPHOPATH (Relecture anatomopathologique des lymphomes)
  • Le réseau TMRO-TMRG (Tumeurs malignes rares de l’ovaire et autres gynécologiques)
  • Le réseau CARADERM (Cancers cutanés rares)
  • Le réseau RYTHMIC (Thymomes et carcinomes thymiques)
  • Le réseau RENAPE (Tumeurs rares du péritoine)
  • Le réseau GFELC (Lymphomes cutanés)
  • Le réseau CELAC (Lymphomes associés à la maladie cœliaque)
  • Le réseau PREDIR (Maladie de Von Hippel-Lindau et autres prédispositions héréditaires au cancer du rein)
  • Le réseau K-VIROGREF ( Cancers viro-induits après transplantation)
  • Le réseau REFCOR (Cancers ORL rares)
  • Le réseau monocentrique TTG (Tumeurs trophoblastiques gestationnelles), se limitant au centre de référence localisé aux Hospices civils de Lyon
  • Le réseau monocentrique MELACHONAT (Mélanomes choroïdiens) se limitant au centre de référence localisé à l’Institut Curie
  • Le réseau monocentrique CANCERVIH (Cancers chez les sujets VIH+) se limitant au centre de référence bi-site : Hôpital Pitié-Salpêtrière AP-HP et CHU Marseille AP-HM

LES RÉSEAUX NATIONAUX DE RÉFÉRENCE : GARANTIR UNE PRISE EN SOINS OPTIMALE POUR LES CANCERS RARES

En France, on entend par cancers rares :

  • D’une part, les cancers dont l’incidence annuelle est inférieure à 6/100 000 personnes,
  • D’autre part, les cancers nécessitant une prise en charge hautement spécialisée, du fait de leur siège particulier (mélanome de l’uvée, tumeurs du péritoine), de leur survenue sur un terrain spécifique (cancers vir-induits après transplantation), ou de leur grande complexité (sarcomes, tumeurs rares malignes du cerveau).

Depuis 2009, l’Institut national du cancer a structuré l’organisation des soins pour les cancers rares par la mise en place de réseaux nationaux de référence financés par la DGOS. Chaque réseau est organisé autour d’un centre de référence et de plusieurs centres de compétence régionaux ou interrégionaux, ou bien en un réseau monocentrique, incluant un centre de référence et de compétence national. Tout patient atteint d’un cancer rare est ainsi assuré de bénéficier d’un diagnostic de certitude, par l’accès à une relecture des prélèvements de sa tumeur, et d’un traitement approprié, par la discussion systématique de son cas par des experts de ce cancer rare, et ce, quel que soit son lieu de traitement.


Source : INCa

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rapport d’activité de l’INCa 2018 : une année porteuse d’espoirs

L’Institut national du cancer publie son rapport annuel 2018 et présente l’ensemble des actions menées en faveur de la lutte contre le cancer et les avancées dans le domaine de la cancérologie.

Intitulé « Une année porteuse d’espoirs », ce rapport d’activité souligne les avancées majeures dans la lutte contre les cancers et les résultats obtenus. Il le fait sans omettre de pointer les domaines pour lesquels la détermination de l’Institut et la mobilisation de l’ensemble des acteurs œuvrant dans la lutte contre les cancers, demeurent indispensables.

L’Institut national du cancer, dans son rapport d’activité 2018, illustre les points clés de son action dans l’ensemble des dimensions de la cancérologie : la prévention, le dépistage, l’épidémiologie, la qualité et sécurité des soins et des traitements, la continuité et la qualité de vie, l’innovation thérapeutique et la médecine de précision, le soutien et la structuration de la recherche, l’information des publics, les partenariats et les actions internationales, la structuration et le pilotage.

Cette édition est enrichie de contenus variés accessibles en réalité augmentée : témoignages de l’ensemble des parties prenantes, intervention d’experts, productions de l’Institut pour les professionnels de santé et le grand public.

Pour télécharger le rapport d’activité :

(pdf – 2.68Mo)


Source : INCa

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Quels regards les Français portent-ils sur les risques de cancer liés à la nutrition ?

L’INCa et Santé publique France viennent de mettre à disposition le “Baromètre cancer 2015. Nutrition et cancer”. Ce document décrit la perception des français sur le rôle joue l’alimentation dans l’apparition du cancer. Et si 90,8% des personnes interrogées pensent que ce rôle est important, c’est en région parisienne (avec le nord du pays) que la perception de ce lien est la plus faible avec 88,5%.

Voici la communication de l’INCa

90,8% des Français pensent que l’alimentation joue un rôle important dans l’apparition du cancer. La consommation de charcuteries apparaît pour une majorité d’entre eux comme un facteur de risque ; tout comme le surpoids et l’obésité. Autant de perceptions mises au jour par la publication du nouveau baromètre cancer réalisé pour l’Institut national du cancer et Santé publique France.

Le baromètre cancer INCa/SPF est la seule étude répétée permettant d’appréhender la perception de la population générale sur la prise en charge des cancers, leurs facteurs de risques, les moyens de prévention et de dépistage, ainsi que leurs évolutions dans le temps. L’un des axes de ce baromètre porte sur la perception des risques de cancers liés à la nutrition. Celle-ci est définie par l’Organisation mondiale de la santé comme intégrant l’alimentation et l’activité physique.

Conduit précédemment en 2005 et 2010, le baromètre cancer 2015 est l’une des actions du Plan cancer 2014-2019. Cette nouvelle édition a été menée auprès de quelque 4 000 personnes de 15 à 85 ans.

Principaux résultats

Près de 91% des personnes interrogées estiment que l’alimentation joue un rôle important dans l’apparition des cancers. Cette conception est d’autant plus importante que le niveau de diplôme ou le niveau de revenu augmente. Les risques et les bénéfices de certains aliments ne sont toutefois pas toujours perçus de façon nette : seules 42,6 % des personnes interrogées considèrent la consommation de viande rouge comme un facteur de risque lié au cancer, tandis que 54,6 % reconnaissent le caractère cancérigène du sel ou des aliments salés. De même les bénéfices de la consommation de fruits et de légumes n’est que modérément perçus comme un bénéfice par les enquêtés (58,1 %).

Les différences de perceptions sont parfois sensibles d’une catégorie de personnes à l’autre. Ainsi, si une large majorité des participants à l’étude (75,5 %) sait qu’être en surpoids ou en obésité comporte un risque de développer un cancer, ce risque est moins connu des personnes les plus concernées. Ces disparités sont aussi sensibles sur le caractère protecteur de la pratique de l’activité physique : ce sont majoritairement les personnes jeunes (15-24 ans) qui en relèvent les bénéfices. Toutefois, au total 70 % des interrogés y voient une manière de diminuer le risque de cancer.

Les perceptions de la population française sur la nutrition ont évolué dans le temps : ainsi, les avis sur le risque ou le caractère protecteur de la nutrition s’affichent comme plus tranchés en 2015 qu’ils ne l’étaient en 2010. Si le facteur protecteur de l’allaitement est encore peu connu (seules 34 % des femmes en ont conscience), ses bénéfices sont néanmoins mieux perçus que 5 ans auparavant.


Source : INCa