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Octobre rose 2019

En octobre 2019, pour la 26e année consécutive en France, la campagne de mobilisation contre le cancer du sein sera lancée.
L’occasion de rappeler que cette maladie demeure, malgré les progrès thérapeutiques, un enjeu de santé publique : 1 femme sur 8 risque de développer un cancer du sein.

Chaque année,
 le dépistage précoce permet de sauver des milliers de vie.
Le dépistage est une arme efficace : détecté à un stade précoce, il peut non seulement être guéri dans plus de 90 % des cas, mais aussi être soigné par des traitements moins agressifs ou entraînant moins de séquelles.

A cette occasion, de nombreux événements sont organisés dans toute la France par de nombreuses structures (les établissements de santé publics et privés, les comités départementaux de la Ligue contre le cancer, les associations, les communes…) pour sensibiliser à la prévention du cancer du sein .

Pour en savoir plus :

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T’es au courant que… la Semaine nationale contre le cancer a lieu du 18 au 24 mars ?

Du 18 au 24 mars, à l’occasion de la Semaine nationale de lutte contre le cancer, la Ligue organise de nombreuses actions de mobilisation et de sensibilisation partout en France :

  • T’es au courant que la Ligue propose des séances de sport gratuites et adaptées aux personnes malades ?
  • T’es au courant qu’il existe un vaccin contre le cancer du col de l’utérus ?
  • T’es au courant que 9 cancers du côlon sur 10 peuvent être guéris s’ils sont dépistés à temps ?
  • T’es au courant que la Ligue aide financièrement des familles touchées par le cancer ?
  • T’es au courant que 40% des cancers pourraient être évités ?
  • T’es au courant qu’on guérit maintenant près de 60% des cancers ?

Pour en savoir plus sur tous les événements organisés, rendez-vous sur le site de la Ligue.

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Journée mondiale contre le cancer

La journée mondiale contre le cancer, c’est aujourd’hui.

Organisée par l’Union Internationale Contre le Cancer (UICC), le thème de cette année est « Je suis et je vais ». C’est un “appel à l’action stimulant, qui incite chacun à s’engager personnellement et représente le pouvoir de l’action individuelle réalisée aujourd’hui pour changer le futur”.

C’est l’occasion pour la Ligue contre le cancer de mobiliser le maximum de personnes tout en rappelant ses actions auprès des patients et de leurs proches, sa mission de prévention et de sensibilisation et son rôle prépondérant dans la recherche en cancérologie.

Enfin, l’INCa organise ses 7es rencontres avec au programme :

  • D’hier à aujourd’hui, des histoires de lutte, des succès et des échecs.
  • Et demain : quelles priorités, quelles responsabilités ?
  • L’intelligence artificielle, une nouvelle frontière ou un nouvel outil ?

Pour ceux qui n’ont pas la chance de pouvoir y assister, la retransmission a lieu en direct sur la page Youtube de l’Institut.


Pour en savoir plus :

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La Ligue contre le cancer et le ministère de l’Education nationale lance un nouveau site de prévention pour les jeunes et les enseignants

La Ligue contre le cancer et le ministère de l’Education nationale lancent un nouveau site internet « Lig‘up ». Ce partenariat s’inscrit dans le cadre de la mesure 11.11 du Plan cancer 2014-2019 et matérialise les engagements mutuels pris dans la prévention, combat majeur pour relever le défi de la lutte contre le cancer et la promotion de la santé. Lig’up rassemble des conseils et idées pour être en forme et bien dans ses baskets, du contenu vidéo, des articles, des bandes-dessinées, des jeux interactifs… et permet aux écoliers et collégiens de s’informer, partager et échanger. Le site s’adresse également aux enseignants qui veulent agir en promotion de la santé et qui recherchent du contenu pédagogique pour construire et animer leurs séances « santé et bien-être ».

Lig’up est une plateforme s’adressant aux enfants et aux adolescents qui aborde six thématiques : activités physiques, addictions, alimentation, bien-être, environnement et soleil grâce à des supports ludiques tels que des jeux, vidéos, brochures, BD, infographies … Mais ce n’est pas tout ! Lig’up est également à destination de la  communauté éducative : enseignants, personnels de santé dans les écoles… Lig’up met à leur disposition des dossiers pédagogiques et des expériences de terrain.

Lig’up souhaite aider les jeunes à devenir acteurs et responsables de leur santé et de leur environnement et à se sentir concernés par les questions de prévention.

Comment ?  En leur permettant de comprendre les enjeux liés à leur santé et celle des autres, à partir d’exemples et de situations de leur vie quotidienne, dans une approche documentée et ludique.

Découvrez également Lig’up sur les réseaux sociaux (FacebookTwitterInstagram et Snapchat), les plus de 13 ans peuvent rejoindre la communauté et partager leurs propres histoires !

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Les 11 propositions de la Ligue pour une meilleure prévention

Pour ses premiers Etats généraux, la Ligue contre le cancer publie un Livre blanc avec 11 propositions “phare” issues des Etats généraux de la prévention des cancers, résultat de la consultation menée au travers des ateliers et de la consultation citoyenne. Elles expriment ainsi les convictions des différents participants, citoyens, chercheurs et experts qui ont participé à cette démarche collaborative.

Pour télécharger le Livre blanc :

(pdf – 3,32 Mo)

Voici les 11 propositions “phare” de ce livre blanc :

Proposition n°1

Renforcer l’implication des citoyens dans les politiques de prévention et la promotion de la santé – Étendre la démocratie en santé au champ de la prévention à tous les échelons

1.1. Enrichir le processus démocratique en utilisant des plateformes participatives et des jurys citoyens

  • La participation des citoyens favorise l’appropriation des actions de prévention ;
  • Les plateformes participatives et les jurys citoyens permettent de bénéficier de l’expérience de chacune et de chacun pour construire des actions plus adaptées et donc plus efficaces.

1.2. Associer les citoyens à la construction des messages de prévention

  • Les messages doivent prendre en compte les besoins et attentes des citoyens ;
  • Les messages doivent être accessibles et compréhensibles par le plus grand nombre ;
  • Ces messages doivent être adaptés au niveau de littératie en santé des individus.

1.3. Utiliser préférentiellement des approches ascendantes

  • Les programmes ou les actions de prévention doivent s’appuyer sur l’expérience des citoyens et des acteurs ;
  • Cette construction ascendante permet de mieux répondre aux besoins des populations à qui elles s’adressent.

1.4. Favoriser les mobilisations citoyennes pour permettre l’appropriation des politiques et des messages de prévention par les citoyens

  • La mobilisation citoyenne est un moyen efficace de lutter contre les lobbies ;
  • Les systèmes de médiation (médiateurs, pairs, navigateurs, etc.) doivent être privilégiés.

Proposition n°2

Créer un dispositif d’information numérique national de référence visant à informer et à sensibiliser les individus et les populations à l’exposition aux risques

2.1. Donner des informations pour améliorer la démocratie en santé concernant l’exposition aux risques

  • Une information publique de référence est indispensable pour permettre aux citoyens de faire des choix éclairés concernant leur exposition à des risques ;
  • Ce dispositif doit être accessible avec tous les modes de consultation courants et notamment à travers les réseaux sociaux pour toucher les plus jeunes et contrer la désinformation (fausses nouvelles ou infox) dont ces réseaux sont souvent les vecteurs ;
  • Les informations validées, diffusées par des sites comme vaccination-info-service.fr, devraient être relayées sur les réseaux sociaux via un « community management » proactif et adapté aux publics destinataires ;
  • Ce dispositif doit également donner aux utilisateurs la possibilité de faire remonter des informations et des initiatives.

2.2. Donner des informations sur tous les risques de cancers pour faciliter les prises de décision

  • Ce dispositif doit renseigner les usagers, de façon accessible et compréhensible, sur l’impact sanitaire des produits de consommation courante et les risques de cancer associés à leur utilisation et à leur consommation ;
  • Il doit fournir des informations équilibrées et validées concernant les bénéfices et les risques des dépistages et des vaccinations ;
  • Ce dispositif doit comporter une entrée permettant à chaque citoyen de connaître les risques en lien avec leur travail ;
  • Ce dispositif doit comporter une entrée permettant de connaître les risques en rapport avec les lieux de vie.

2.3. Tenir compte des spécificités territoriales et locales

  • Une attention particulière doit être portée aux risques spécifiques aux territoires d’outre-mer.

Proposition n°3

Promouvoir, dès le plus jeune âge et tout au long de la scolarité, les comportements favorables à la santé

3.1. Généraliser un label « établissement promoteur de santé » et un réseau les regroupant

  • Il s’agit d’intégrer les acteurs déjà engagés sur les territoires et d’inciter les autres à rejoindre le réseau, dans le but de développer une culture commune et partagée de la prévention ;
  • Ce réseau doit favoriser la communication, la coopération entre l’École et les acteurs de la prévention à l’échelle départementale ainsi que la co-construction d’actions promotrices de santé.

3.2. Mettre en oeuvre d’ici 3 ans le Parcours éducatif de santé, dans 100 % des établissements scolaires, de la maternelle au lycée

  • La mise en oeuvre doit s’appuyer sur le développement des compétences psychosociales des enseignants et de la communauté éducative (infirmiers, conseillers d’éducation, etc.) ;
  • Le Parcours éducatif de santé doit en particulier promouvoir l’activité physique chez tous les enfants et les jeunes.

3.3. Développer les compétences psychosociales des parents

  • Des programmes, appropriés et validés, doivent permettre aux parents d’apprécier correctement leur état de santé et celui de leurs enfants.

3.4. Concevoir et éditer des manuels scolaires du Parcours éducatif en santé, de la maternelle au lycée

  • Constitués sur la base des manuels scolaires classiques, ils doivent être familiers quant à leur usage tant pour les élèves que pour les enseignants ;
  • L’ensemble des écoles primaires doit en être doté ;
  • En articulation étroite avec ces manuels, des outils d’accompagnement des écoles et établissements seront édités à destination des intervenants du monde associatif et des collectivités territoriales ;
  • Cette boîte à outils doit être basée sur les données scientifiques disponibles, résolument opérationnelle, adaptable, évolutive et déclinable de façon différenciée sur l’ensemble du territoire national.

Proposition n°4

Permettre à chacun de connaître les facteurs de risque auxquels il a été exposé tout au long de sa vie

4.1. Intégrer les différentes expositions environnementales, relatives au travail et à l’habitat tout au long de la vie, en développant la notion d’exposome pour un individu

  • Cette information doit être accessible pour permettre à chacun d’appréhender de façon globale son exposition cumulée au cours de son existence.

4.2. Créer dans le Dossier médical partagé (DMP) une fiche d’exposition aux risques de cancer

  • Cette fiche d’exposition doit intégrer trois volets : une fiche sur les risques professionnels, une fiche sur les risques environnementaux et une fiche d’expositions liées à l’habitat ;
  • Cette fiche d’exposition doit être conçue dans une approche intersectorielle et interministérielle ;
  • Les médecins traitants doivent être associés au recueil de facteurs de risque dans le Dossier médical partagé.

Proposition n°5

Réduire les inégalités d’accès à la prévention

5.1. Intégrer les pairs dans les projets de prévention et de promotion de la santé

  • Des réseaux de promotion de la santé doivent être soutenus et structurés autour d’équipes professionnelles, expertes dans le domaine ;
  • L’action communautaire, pilier de la promotion de la santé et la reconnaissance de savoirs dits « profanes » doivent être les principes sous-tendant les interventions ;
  • Il est nécessaire de développer des dispositifs permettant d’intégrer et de salarier systématiquement des pairs (médiateurs, navigateurs, patients experts, etc.) pour développer des actions de prévention.

5.2. Développer des actions auprès des populations les plus vulnérables et des travailleurs manuels exposés à des cancérogènes

  • Les actions publiques de prévention, y compris pour les populations à faible niveau de littératie, doivent être lisibles, compréhensibles et accessibles ;
  • Les actions ciblées pour réduire les inégalités d’accès à la prévention comme les ateliers-santé ville (ASV) ou d’autres dispositifs spécifiques allant vers ces publics doivent être privilégiés ;
  • La formation des acteurs sur les inégalités de santé et sur les interventions ayant démontré leur efficacité pour réduire ces inégalités doit être renforcée ;
  • Les actions de prévention communautaire doivent associer les personnes elles-mêmes et, si cela est pertinent, des pairs et/ou des proches ;
  • Il est nécessaire de mobiliser et fédérer les acteurs locaux en vue de la prévention en incluant les cabinets médicaux ;
  • Le gradient social doit systématiquement être pris en compte dans l’élaboration d’actions locales.

5.3. Construire localement la prévention grâce à un « délégué prévention santé » issu de la population dans chaque milieu de vie

  • Un système de médiation par les pairs permet l’amélioration, la mise en oeuvre et l’efficacité des mesures de prévention ;
  • Une structure de prévention agréée, pouvant mobiliser en intersectoriel les acteurs de proximité et assurer le suivi et l’évaluation des actions, peut être mandatée.

Proposition n°6

Professionnaliser et reconnaître les acteurs de la prévention

6.1. Créer un référentiel des métiers de la prévention

  • Il est nécessaire de faire reconnaître les compétences des acteurs de la prévention ; la pluridisciplinarité et la capacité d’aller au plus près des populations doivent figurer comme des compétences obligatoires ;
  • Ce référentiel doit intégrer la formation à de nouveaux métiers de la prévention ;
  • Ce référentiel doit s’appuyer sur des formations reconnues et diplômantes avec possibilité de validation des acquis de l’expérience (VAE) débouchant sur une véritable reconnaissance professionnelle.

6.2. Créer un module de formation des professionnels de santé sur l’information en santé

  • Les professionnels de santé doivent disposer des éléments nécessaires pour communiquer de façon efficace avec leurs patients et (re)devenir une source d’information de référence accessible.

6.3. Poursuivre l’effort de formation engagé par le service sanitaire

  • Le service sanitaire constitue une avancée et une opportunité pour assurer une formation à la prévention et à la promotion de la santé pour tous les étudiants en santé ;
  • Il est nécessaire de poursuivre cet effort et d’inclure une telle formation non seulement dans le cursus des professions de la santé et du médico-social mais également, sous des formes à définir, dans tous les autres cursus diplômants conduisant à des professions ayant un impact sur l’environnement et les conditions de vie de la population (transport, urbanisme, logement, etc.) ;
  • Un volet « prévention, gestion des risques et inégalités de santé » devrait être inclus progressivement dans le cursus de toutes les formations diplômantes, afin de permettre une diffusion de ces concepts dans la société.

6.4. Référencer, améliorer et déployer les programmes et les outils de prévention validés

  • Les professionnels, spécialisés ou non, doivent utiliser des outils validés pour leurs interventions ;
  • Les citoyens de tous les âges (depuis le plus jeune âge jusqu’au grand âge) doivent pouvoir bénéficier d’interventions ayant prouvé leur efficacité ;
  • Ces actions de prévention pourraient être référencées dans un observatoire permettant aux citoyens de contribuer (observatoire participatif).

Proposition n°7

Intégrer un volet prévention des cancers dans toutes les politiques publiques, aux différents niveaux territoriaux

7.1. Piloter et évaluer systématiquement la prévention au niveau interministériel et la mettre en oeuvre à l’échelon territorial par des Contrats locaux de santé

  • L’approche préconisée par la Stratégie nationale de santé doit être une réalité tant au niveau ministériel qu’au niveau local ;
  • Les Contrats locaux de santé permettent d’associer tous les partenaires, dont les collectivités locales sur un territoire, autour d’objectifs communs.

7.2. Consacrer 10 % de la dépense nationale de santé à la prévention organisée

  • Cette dépense est aujourd’hui inférieure à 3 % ;
  • Ces 10 % devront soutenir un grand plan national prévention ;
  • Des études d’impact en santé doivent permettre de guider la mise en place et le suivi de mesures de prévention efficaces ;
  • Il importe de développer simultanément l’évaluation des politiques de prévention.

7.3. Organiser un parcours de prévention adapté aux risques individuels

  • Ce parcours doit comporter au moins trois consultations prises en charge à 100 %, pour les hommes et les femmes à trois étapes du parcours de vie : 25 ans, 50 ans et 75 ans ;
  • Ce parcours doit être soutenu par le Dossier médical partagé dans lequel devra être inclus un volet « pratiques cliniques préventives » (dépistages, vaccinations, pratiques sportives prescrites, etc.) ;
  • Ce parcours doit être adapté et individualisé pour les patients à haut risque de cancer (notamment risques familiaux) ;
  • Les professionnels de santé doivent avoir la possibilité de s’impliquer plus fortement dans la prévention « individualisée » des usagers au moyen d’outils et de pratiques permettant le repérage des facteurs de risque individuels.

7.4. Formaliser et garantir la reconnaissance des expositions professionnelles dans le parcours individuel de santé

  • Le caractère professionnel d’un cancer doit être recherché systématiquement au moment du diagnostic de cancer en fonction des expositions ;
  • Les tableaux de reconnaissance des cancers professionnels doivent mieux prendre en compte l’évolution des connaissances concernant les facteurs de risque.

Proposition n°8

Créer un cadre réglementaire favorable à la prévention et permettant d’aller vers une dénormalisation des principaux facteurs de risque et des causes de cancers que sont l’alcool et le tabac

8.1. Augmenter le prix de vente de l’alcool et dutabac en agissant sur les taxes de ces produits

  • Pour le tabac, le plan national de lutte contre le tabac prévoit des augmentations programmées avec l’objectif politique d’atteindre 10 € le paquet en 2020 ;
  • Une politique similaire doit être définie et appliquée pour les ventes d’alcool, comme c’est le cas dans d’autres pays.

8.2. Faire respecter la législation et renforcer la publicité contre le tabac et l’alcool

  • L’interdiction de vente aux mineurs du tabac et de l’alcool doit être appliquée de façon effective ;
  • La législation doit évoluer afin de mieux encadrer la promotion et l’accessibilité des produits du tabac et de l’alcool en :
    • – créant des « Espaces Sans Tabac », notamment dans des lieux extérieurs fréquentés par le jeune public ;
    • – rendant effectivement transparente toute ingérence des industries du tabac et de l’alcool dans la politique de santé publique ;
    • – cette réglementation doit être appliquée aux nouveaux médias dont les réseaux sociaux.

8.3. Mettre en place réglementairement des outils d’information permettant aux citoyens d’adapter leurs comportements (Nutriscore, produits chimiques, etc.)

  • L’étiquetage des produits de consommation courante doit informer précisément et simplement le consommateur sur les risques associés ;
  • Ces outils ne doivent plus simplement concerner le secteur de l’alimentation mais plus largement l’environnement des citoyens : produits ménagers, produits de décoration et de bricolage, produits phytosanitaires, etc.) ;
  • Ces étiquetages pourraient être de type « Nutriscore » ;
  • Cette information du citoyen doit être développée au niveau européen.

8.4. Mettre en place des plateformes facilement accessibles permettant aux citoyens de signaler le non-respect de la législation sur la publicité ou de l’obligation d’information

  • La législation est encore trop souvent mal connue ou mal appliquée ;
  • Les citoyens doivent pouvoir se mobiliser pour faire respecter une réglementation dès lors que leur santé est en jeu et qu’ils encourent des risques de cancer ;
  • Cette mobilisation pourra se faire quand il existera des outils permettant une notification facile des constats que les citoyens pourraient faire ;
  • Ces outils permettront aux pouvoirs publics d’agir en faisant valoir une mobilisation des citoyens qu’il s’agisse de lanceurs d’alerte ou de mobilisation massive.

Proposition n°9

Renforcer la recherche sur les déterminants des risques de cancer

9.1. Consacrer systématiquement 20 % des sommes allouées à la recherche sur le cancer à la recherche en prévention

  • La recherche en prévention est encore peu développée en France malgré des efforts notables des instituts publics ou caritatifs finançant la recherche contre le cancer ;
  • Consacrer systématiquement une part substantielle à la recherche en prévention permettrait une mobilisation durable des équipes de recherche.

9.2. Favoriser la recherche sur les programmes de prévention

  • L’efficacité et l’efficience des programmes de prévention doivent être systématiquement évaluées afin de valider leur impact à tous les niveaux (biomédical, psychologique, médico-économique, etc.) ;
  • Les financements des programmes de prévention validés doivent être pérennisés tout en favorisant l’expérimentation de programmes innovants.

9.3. Donner les moyens à la recherche publique de faire progresser l’état des connaissances sur les facteurs de risque émergents

  • Cette recherche doit concerner différents facteurs de risque (additifs variés, perturbateurs endocriniens, conditions d’action des facteurs connus, effet cocktail, effet selon l’âge de l’exposition, etc.) ;
  • Elle doit être menée de façon indépendante des lobbies ;
  • Elle doit intégrer le soutien aux cohortes de façon pérenne pour permettre la réalisation d’études sur des périodes suffisamment longues.

9.4. Favoriser la recherche interdisciplinaire sur les déterminants des cancers

  • Des unités de recherche interdisciplinaires dédiées à la recherche sur les déterminants du cancer doivent être créées par les instituts de recherche ;
  • La recherche interventionnelle, les sciences humaines, économiques et sociales et la recherche en santé publique sur les comportements individuels et collectifs et la perception des risques sont encore fragilisées par des financements qui ne s’inscrivent pas assez dans la durée ;
  • Des équipes doctorales consacrées à la prévention doivent être créées par les universités pour favoriser le développement de cette recherche.

9.5. Développer une recherche appliquée sur les technologies innovantes en prévention

  • La recherche en prévention ne peut se limiter aux facteurs de risque connus ;
  • La recherche sur les biomarqueurs et leur utilisation dans les dépistages représente une piste qui doit être développée ;
  • Il en va de même pour l’utilisation des outils connectés, de dispositifs d’accompagnement innovants ou de mesures des risques individuels ou collectifs.

9.6. Favoriser le développement de cohortes permettant d’évaluer les risques de second cancer

  • Les cohortes sont des outils indispensables à l’étude de certains facteurs de risque de cancer ;
  • Elles peuvent aussi permettre de mieux cerner les risques de second cancer.

Proposition n°10

Développer une politique ambitieuse de lutte contre les cancers viro-induits

10.1. D’ici 10 ans, diminuer de moitié les cancers viro-induits

  • Les cancers viro-induits représentent une part importante des cancers évitables ;
  • Il existe des vaccins disponibles pour deux d’entre eux, vaccins qui ont démontré leur efficacité ;
  • La généralisation des mesures de prévention pour ces cancers doit permettre d’atteindre l’objectif visé.

10.2. Proposer systématiquement la vaccination HPV aux garçons et aux filles

  • Cette vaccination doit être gratuite ou prise en charge à 100 % ;
  • Elle doit être proposée au collège.

10.3. Prévenir et prendre en charge les hépatites virales

  • La prévention et le traitement des hépatites virales doivent être accessibles à tous les publics, tout au long du parcours de vie ;
  • Les acteurs et professionnels doivent mener des actions de prévention au plus près des publics à risque et notamment sur les territoires, en proximité ;
  • Les médecins libéraux doivent être impliqués dans cette prise en charge.

10.4. Mettre en place des campagnes d’information appropriées et intelligibles

  • Ces campagnes doivent être mises en place en même temps que les programmes de vaccination contre le papillomavirus (HPV) ou l’hépatite B (VHB) ;
  • Elles permettent de renforcer les connaissances du public sur leur intérêt, d’augmenter leur acceptabilité et, in fine, d’améliorer le taux de vaccination des populations concernées ;
  • Elles doivent prendre en compte la réduction des inégalités ;
  • L’information doit s’appuyer entre autres sur des outils d’aide à la décision, pour une décision partagée, et être mise en oeuvre par exemple, dans le cadre d’une consultation de prévention.

Proposition n°11

Prévenir les conséquences néfastes de l’après-cancer liées à des expositions aux facteurs de risque

11.1. Formaliser les expositions professionnelles dans le parcours individuel de prévention

  • La reconstitution du curriculum laboris doit être systématique et intégrée dans les Réunions de concertation pluridisciplinaire (RCP) ;
  • Les enquêtes d’exposition doivent être réalisées lors d’une hospitalisation pour prise en charge d’un cancer dont les localisations ont des étiologies professionnelles connues (cancérogènes certains pour l’homme selon le classement CIRC).

11.2. Organiser l’accès au droit à la réparation pour les patients après un cancer lié à une exposition (professionnelle, environnementale, etc.)

  • Les patients et le grand public doivent être informés sur les liens entre réparation et prévention ;
  • La formation initiale et continue des professionnels de santé et des services sociaux sur les enjeux de la réparation en maladie professionnelle est un élément essentiel à la reconnaissance de ce droit pour les patients ;
  • Les patients et leurs proches doivent bénéficier d’un accompagnement dans leurs démarches médico-administratives pour la reconnaissance des cancers d’origine professionnelle ; une fiche « patient/travail » devrait figurer dans les dossiers médicaux ;
  • Le maintien et le retour à l’emploi après un cancer sont une priorité de la prise en charge des cancers.

11.3. Développer des outils de prévention ciblant spécifiquement les risques de second cancer et de rechute

  • Les risques de second cancer sont mal connus et mal pris en charge lors du traitement d’un premier cancer ;
  • Les résultats thérapeutiques obligent à prendre compte systématiquement les risques de second cancer ;
  • Tous les patients doivent être informés de ces risques et des moyens qui peuvent être mis en oeuvre pour les éviter.

Source : La Ligue contre le cancer

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Observatoire sociétal des cancers : Après un cancer, le combat continue

La Ligue contre le cancer a publié le 1er Octobre, le 7ème rapport de l’Observatoire sociétal des cancers. Cette nouvelle édition est consacrée aux conséquences du cancer et au vécu contrasté des personnes qui en ont été atteintes, même 25 ans après la fin des traitements.

Si de plus en plus de personnes guérissent aujourd’hui d’un cancer (plus d’1 sur 2), cela s’accompagne souvent de conséquences marquées, y compris de nombreuses années après la fin des traitements. Conséquences physiques, psychologiques, financières, professionnelles et même sur les projets vie, tous les aspects de la vie peuvent être affectés par le cancer qui reste « l’un des événements les plus marquants d’une vie ». Cette nouvelle enquête met en lumière les difficultés et les besoins à long terme des personnes atteintes de cancer après la fin des traitements. Plus de la moitié des personnes interrogées estiment que la période de « l’après cancer » a provoqué de profonds bouleversements dans leur vie.

Les résultats montrent notamment que :

  • 1 personne sur 3 considère que cette période est plus difficile à vivre que la période des traitements
  • 4 personnes sur 10 estiment qu’elles n’ont pas été assez bien préparées à la période de « l’après cancer »
  • 1 personne sur 3 a eu le sentiment d’être abandonnée à la fin des traitements.

Pour prévenir et accompagner les conséquences du cancer, la Ligue contre le cancer formule en conclusion de ce rapport un certain nombre de recommandations pour répondre de façon personnalisée et équitable aux besoins des anciennes personnes malades bien au-delà de la fin des traitements.

Pour en savoir plus sur ce rapport, cliquez ici

Le communiqué de presse

(pdf – 481 Ko)

Le rapport

(pdf – 4,05 Mo)


Source : La Ligue contre le cancer

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États généraux de la prévention des cancers : les Français appelés à s’exprimer

Après avoir fêté ses 100 ans très récemment, la Ligue contre le cancer vient de lancer les 1ers Etats généraux de la prévention des cancers. C’est un vaste débat citoyen sur ce que doit être la politique de prévention des cancers en France dans les prochaines années que vient d’ouvrir la Ligue. L’objectif de cette démarche sans précédent est d’élaborer un plan d’actions, partagé par tous (enfants, adolescents, adultes, personnes âgées). En effet, avec près de 40% des cancers évitables, la prévention reste un enjeu majeur pour lutter efficacement contre le cancer.

Parce que la prévention est l’affaire de tous, la Ligue contre le cancer a décidé de mobiliser la population française dans sa diversité. Pour mener à bien ce projet d’envergure, la Ligue s’est associé à plusieurs partenaires : le CESE (Conseil Economique, Social et Environnemental), l’INCa, Santé Publique France, Unicancer… ONCORIF est également mobilisé dans cette démarche.

Les Etats généraux de la prévention des cancers, ce sont :

  • 10 ateliers en groupes pluridisciplinaires réunissant au total plus de 400 personnes, société civile, chercheurs et représentants d’institutions. 10 thématiques seront traitées sous forme d’ateliers d’environ 40 participants tout au long de l’année 2018. Ces ateliers préparent, discutent et élaborent des propositions qui seront présentées lors de la séance de restitution. La première session d’ateliers (ayant réunit plus de 400 personnes) s’est déroulée la semaine du 19 mars 2018.
  • une consultation publique sur Internet permettant à tous de discuter les propositions issues des ateliers et de proposer de nouvelles idées. Cette consultation est ouverte depuis le 16 avril 2018 et jusqu’au 307 mai sur une plateforme dédiée.
  • une mobilisation inédite en France auprès des jeunes : les Comités départementaux de la Ligue contre le cancer se mobilisent auprès d’écoliers de 9 à 12 ans pour les faire échanger sur ces mêmes thématiques (action « 1 Comité, 1 école ») partout en France (métropole et Outre-mer).
  • une résolution votée par le CESE impliquant la société civile dans la prévention des cancers.
  • le 21 novembre : journée de restitution au CESE en présence de l’ensemble des acteurs concernés : patients, proches, aidants, soignants, chercheurs, associatifs, communauté éducative, institutionnels.

Le site des 1ers Etats généraux de la prévention des cancers

 

 

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Démarches sociales et cancer

L’INCa vient de mettre à jour son guide pour les patients “Démarches sociales et cancer”. Réalisé avec le soutien de la Ligue nationale contre le cancer, l’objectif de guide est d’apporter un soutien et un éclairage sur les dispositifs sociaux, financiers et juridiques favorisant la qualité de vie des patients.

Organisé en 14 chapitres et dans un ordre chronologique (du diagnostic à l’après-cancer), ce guide fait le point notamment sur les principaux interlocuteurs administratifs à contacter, les droits et informations de la personne malade pendant l’hospitalisation, la prise en charge financière de la maladie et des soins, les revenus pendant un arrêt de travail et le retour à la vie professionnelle, les congés d’accompagnement proposés aux proches d’une personne malade ou encore les informations relatives aux prêts bancaires et assurances, avec l’intégration du « droit à l’oubli ». Enfin, ce guide intègre une nouvelle rubrique destinée à informer les jeunes patients ayant débuté un parcours dans l’enseignement supérieur sur les dispositifs d’aménagements leur permettant de poursuivre leurs études.

Pour télécharger le guide :

(pdf – 2,18 Mo)

Rappelons que le mois dernier, le comité de la ligue du Val-d’Oise avait diffusé un autre guide pour prévenir la désinsertion professionnelle après un cancer.

Cancer info

L’INCa a profité de la diffusion de ce guide pour rappeler son service Cancer info. Celui-ci permet aux personnes malades et à leurs proches d’accéder à une information de référence sur le cancer qui les concerne, mais également sur l’ensemble des démarches administratives et aides sociales ou financières dont elles peuvent bénéficier pour préserver et maintenir leur qualité de vie.

Afin de favoriser l’accès à l’information, le service Cancer Info propose trois modalités d’accès :

  • la collection des guides Cancer info disponibles gratuitement à la commande ou en téléchargement sur le catalogue de l’INCa. Ces guides proposent des contenus spécifiques à une localisation de cancers ou traitent de sujets communs pouvant aider l’ensemble des patients et leurs proches tout au long de leur parcours de soins et après la maladie. Aujourd’hui 38 guides sont disponibles ; ils sont régulièrement mis à jour en fonction des avancées thérapeutiques et des évolutions dans le champ social et juridique ;
  • la ligne téléphonique 0 805 123 124 (service et appels gratuits) : cette ligne d’information et d’orientation permet également d’accéder à une écoute psychologique personnalisée et à une aide juridique. Elle propose une permanence du lundi au vendredi de 9h à 19h et le samedi de 9h à 14h ;
  • la rubrique « Patients et proches » : des dossiers complets par type de cancers, ainsi que des dossiers pratiques portant sur des questions transversales (droits des malades, démarches administratives…) ou consacrés à des populations spécifiques (les cancers chez l’enfant, les cancers professionnels…).

Source : INCa

 

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La Ligue contre le cancer a 100 ans !

C’est le 14 mars 1918 à la veille de l’armistice de la Première Guerre mondiale que la Ligue franco-anglo-américaine contre le cancer a été fondée. L’association deviendra, en 1992, la Ligue nationale contre le cancer. Cent ans après sa création, la Ligue est plus que un acteur incontournable pour lutter contre la maladie en fédérant et en mobilisant toutes les forces vives de notre territoire.

C’est donc demain, au Centre des Congrès de la Cité des sciences et de l’industrie, que la Ligue rendra hommage à 100 ans de lutte contre le cancer. Cette journée d’anniversaire festive gratuite et ouverte à tous sera l’occasion d’échanger avec les ligueurs sur les actions de prévention, sur la recherche, sur l’aide aux personnes malades et à leurs proches ainsi que sur leur mobilisation auprès des citoyens et pouvoirs publics. Ce sera aussi l’occasion de rencontrer les acteurs locaux des comités départementaux de la Ligue. Plusieurs conférences émailleront l’après-midi pendant que des artistes incontournables de la scène musicale française chanteront gracieusement pour soutenir le combat de la lutte contre le cancer. Un festival de courts-métrages et la projection en avant-première du film Comme des garçons viendront clore cette journée.

Programme complet, informations détaillées et inscription sur laligue100ans.net

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Prévenir la désinsertion professionnelle après un cancer

Le comité de la Ligue contre le cancer du Val d’Oise vient de mettre à disposition un guide “Prévenir la désinsertion professionnelle après un cancer” rédigé dans le cadre d’un partenariat avec le Service social de la CRAMIF du Val-d’Oise.

Ce guide se veut avant tout pratique puisqu’il a été élaboré à partir d’interrogations de malades autour de la reprise du travail. Ce moment, aussi attendu que redouté, peut être source d’inquiétude et de stress. Les malades et anciens malades connaissent malheureusement mal leurs droits et ignorent très souvent l’existence des structures susceptibles de les aider à anticiper les éventuelles difficultés auxquelles ils pourraient être confrontés, au moment de la reprise de travail.

Être bien informé peut aider à ce retour à la “vie normale”.


(pdf – 1,21 Mo)


Source : Le comité départemental du Val d’Oise de La Ligue conte le cancer