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Oncogénétique en 2017 : consultations et laboratoires

En France, la détection des prédispositions génétiques à l’origine de cancers s’organise autour de 148 sites de consultation répartis dans 104 villes sur l’ensemble du territoire français. 26 laboratoires chargés de réaliser les tests génétiques prescrits en consultation et 17 programmes de suivi multidisciplinaire complètent le dispositif national d’oncogénétique. L’Institut publie aujourd’hui une nouvelle synthèse offrant un regard pointu sur l’activité 2017 des consultations et des laboratoires.

Près de 5% des cancers diagnostiqués sont liés à la présence d’altérations génétiques constitutionnelles, c’est-à-dire présentes dans toutes les cellules de l’organisme. Transmissibles à la descendance, ces altérations peuvent initialement être recherchées chez des malades (cas index) dont les antécédents médicaux, personnels et/ou familiaux, sont évocateurs d’une forme héréditaire de cancer.

Actuellement, plus de 80 gènes de prédisposition ont été identifiés.

UNE AUGMENTATION DU NOMBRE DE CONSULTATIONS

Description détaillée de l’activité des consultations et des laboratoires d’oncogénétique, cette nouvelle synthèse permet de dégager les points forts et les axes d’amélioration du dispositif national d’oncogénétique.

Depuis 2003, le nombre de consultation progresse chaque année. Il atteint son niveau le plus élevé en 2017 avec 77 478 consultations effectuées en France. Cet accès accru aux consultations concerne principalement des cas index (30 442 vus en consultation en 2017).

On constate par ailleurs une meilleure maîtrise des délais pour l’obtention d’un premier rendez-vous en consultation ou pour la réponse des laboratoires dans un contexte de suspicion de syndrome seins-ovaires ou de syndrome de Lynch (responsable d’environ 2 à 3% des cancers colorectaux).

Si 88% des consultations sont dédiées au syndrome seins-ovaires et aux pathologies digestives (syndrome de Lynch et polyposes adénomateuses familiales principalement), l’accès au dispositif national d’oncogénétique des personnes susceptibles d’être atteintes par un syndrome de Lynch reste cependant à améliorer.

Les malades et leurs apparentés doivent être accompagnés tout au long de leur parcours en oncogénétique, de l’identification de la prédisposition génétique jusqu’au suivi spécifique, multidisciplinaire et facilité, en passant par l’accès à des traitements innovants lorsque cela est possible.

Pour télécharger le document :

(pdf – 1,19 Mo)


Source : INCa

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Cellules tumorales circulantes

L’INCa a organisé une réunion le 5 juillet 2018 sur les cellules tumorales circulantes. Elle a rassemblé des chercheurs dont les travaux sur les CTC ont été financés dans le cadre de différents appels à projets (AAP) de recherche fondamentale, translationnelle ou clinique organisés par l’Institut national du cancer entre 2006 et 2016.

Ce rapport expose les méthodes utilisées dans les projets financés par l’Institut national du cancer, et présentés lors de la réunion du 5 juillet 2018, ainsi que les principaux résultats obtenus et les difficultés rencontrées. Il n’a pas vocation à faire une revue exhaustive de la littérature. Par ailleurs, ce document n’évoque pas tous les projets financés dans le cadre de ces appels à projets, certains projets étant trop préliminaires et certains chercheurs n’ayant pu être présents.

Ce document ne contient pas de prise de position de l’Institut national du cancer sur les méthodes employées et ne constitue pas une expertise. Il s’agit d’une information à caractère institutionnel qui n’entre pas dans le périmètre du dispositif de déclaration d’intérêts prévu par le code de la santé publique.


Source : INCa

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Santé publique France présente les nouvelles recommandations sur l’alimentation, l’activité physique et la sédentarité

Au cœur des soins oncologiques de support, l’activité physique et la nutrition font aujourd’hui l’objet d’une publication par Santé publique France dont voici le communiqué de presse :

“Santé publique France présente aujourd’hui les nouvelles recommandations sur l’alimentation, l’activité physique et la sédentarité pour les adultes. Ces recommandations simples, pratiques et accessibles ont pour objectif d’aider la population à faire les meilleurs choix alimentaires et à adopter un mode de vie plus actif. Fondées sur une démarche scientifique, elles proposent deux niveaux de recommandations : simplifié et détaillé. Parmi les nouveautés figurent la place accordée à certains aliments comme les légumes secs, les fruits à coque, les féculents complets, la prise en compte de l’impact de l’alimentation sur l’environnement et la mise en avant de l’étiquetage nutritionnel simplifié Nutri-Score. Ces nouveaux messages feront l’objet d’une campagne de communication en 2019, pour permettre à toute la population d’en bénéficier.

Des nouvelles recommandations fondées sur une démarche scientifique

Depuis la création des premiers « repères nutritionnels » en 2001, les connaissances sur l’alimentation et l’activité physique ont évolué. À la suite des avis récents de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) et du Haut Conseil de la santé publique, Santé publique France a été chargée de formuler les nouvelles recommandations s’adressant à la population adulte. Pour cela, l’Agence s’est appuyée sur un comité réunissant des compétences spécialisées en épidémiologie, prévention et promotion de la santé, information, communication, littératie, mais aussi des professionnels travaillant au quotidien auprès de la population. Différentes études quantitatives et qualitatives, menées auprès du grand public et de professionnels, ont permis d’ajuster les recommandations tout au long de leur conception.

Augmenter, réduire et aller vers certaines consommations et modes de vie

Les nouvelles recommandations combinent la simplicité pour le plus grand nombre et la précision pour ceux qui souhaitent aller plus loin. Ainsi, les recommandations sont réparties en trois groupes : Augmenter, Aller vers et Réduire. « Nous souhaitions donner de grandes orientations plutôt que des objectifs quantifiés. Ces formulations sont perçues comme moins contraignantes par le grand public. Elles suscitent un changement progressif, s’adaptant au rythme de chacun » explique Anne-Juliette Serry, responsable de l’Unité Alimentation et Activités physiques à Santé publique France.

Les grandes nouveautés des recommandations 2019

Les fruits à coque non salés font désormais l’objet d’une recommandation, compte tenu de leur intérêt nutritionnel, ainsi que les légumes secs et les produits céréaliers complets. Pour tenir compte des pratiques des consommateurs, il est aussi apparu essentiel d’intégrer le Nutri-Score, développé en 2017 par les pouvoirs publics et qui peut aider au choix des produits transformés. Les recommandations intègrent pour la première fois la question de l’environnement, en conseillant d’aller vers des fruits et légumes de saison, des aliments de producteurs locaux et, si possible, des aliments bio.

Enfin, les recommandations encouragent les personnes à faire davantage d’activité physique, mais aussi à réduire le temps passé assis dans la journée. En effet, un individu peut à la fois être actif, c’est-à-dire faire du sport ou des activités physiques tel qu’il est recommandé, mais aussi être très sédentaire, c’est-à-dire passer beaucoup de temps assis et souvent de façon prolongée dans sa vie quotidienne.”

Pour télécharger les recommandations :

(pdf – 2,11 Mo)


Source : Santé publique France

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Estimations nationales de l’incidence et de la mortalité par cancer en France métropolitaine entre 1990 et 2018 – synthèse

Les estimations nationales de l’incidence et de la mortalité par cancer en France métropolitaine entre 1990 et 2018 s’inscrivent dans le cadre du troisième Plan Cancer 2014‑2019. Elles contribuent à apprécier les actions préventives et curatives menées depuis plusieurs années au regard de l’évolution des facteurs de risque et des pratiques de diagnostic et de dépistage. Ces estimations constituent une référence actualisée de la dernière étude des tendances publiée en 2013 qui portait sur la période 1980‑2012. Cette édition vient étayer les projections d’incidence et de mortalité par cancer, par nature incertaines, produites tous les 2 ans pour l’année en cours.

Pour télécharger la synthèse de l’étude :

(pdf – 812 Ko)


Source : INCa

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Les cancers en France : l’essentiel – édition 2019

L’INCa vient de mettre à disposition la onzième édition du rapport Les cancers en France, sous une forme synthétique reprenant L’essentiel des faits et chiffres. Cette synthèse a pour objectif de rassembler des données récentes et fiables pour informer le grand public et les professionnels, éclairer les décideurs et les parties prenantes de la lutte contre le cancer.

Quelques chiffres 2019

Épidémiologie

  • 382 000 nouveaux de cas de cancers en France :
    • 177 400 chez les femmes. Le cancer du sein est de loin le plus fréquent devant les cancers colorectaux et du poumon.
    • 204 600 chez les femmes avec majoritairement  les cancers de la prostate, du poumon et colorectaux.
  • Entre 2010 et 2018, la proportion d’hommes qui ont développé un cancer a diminué et celle des femmes a légèrement augmenté. Le taux de mortalité durant cette période a baissé (0,7% chez les femmes et 2% chez les hommes).
  • 157 400 décès par cancer en 2018 (67 800 chez les femmes et 89 600 chez les hommes).
  • En raison de l’augmentation de nouveaux cas et de l’amélioration de la survie, la prévalence totale des cancers a augmenté en 2017 avec 3,8 millions de personnes touchées (la prévalence comptabilise le nombre de personnes vivantes ayant eu un diagnostic de cancer au cours de leur vie).

Prévention et facteurs de risques

  • L’alcool et le tabac sont responsables respectivement de 20% et 8% des cancers incidents.
  • Avec près de 1 million de fumeurs en moins entre 2016 et 2017, le tabagisme est en baisse chez les 18-75 ans.

Dépistages

  • Fin 2017, la couverture vaccinale contre le HPV des jeunes filles de 16 ans était de 21,4%.
  • Avec 49,9% de femmes âgées de 50 à 74 ans dépistées, le taux participation au dépistage organisé du cancer du sein est en légère baisse.
  • Avec seulement 33,5% d’hommes et femmes âgées de 50 à 74 ans dépistés, la participation au dépistage organisé du cancer colorectal est très insuffisante.

Activité en cancérologie

  • 77 478 consultations d’oncogénétique en 2017.
  • 1,2 millions de personnes hospitalisées en lien avec le diagnostic, le traitement ou la surveillance d’un cancer en 2017 soit une augmentation de 10% par rapport à 2012.
  • 465 643 hospitalisations pour chirurgie de cancer réalisées en 2017.
  • 2 709 710 séances de chimiothérapie en 2017.
  • 216 400 personnes traitées par radiothérapie en 2017.
  • 877 établissements avec une ou plusieurs autorisations pour traiter le cancer au 31 décembre 2017.
  • 970 485 dossiers traités en RCP soit trois fois plus qu’en 2005.
  • 250 258 PPS remis aux patients en 2016.

Pendant et après un cancer

5 ans après un diagnostic de cancer :

  • 63,5% de personnes souffrent de séquelles dues au cancer ou aux traitements (fatigues, douleurs, activité physique limitée, anxiété, dépression…).
  • Une personne sur cinq a perdu son emploi.

La recherche

  • 180 millions d’euros alloués à la recherche en 2017.

 

Le rapport de l’INCa est complété par un focus “Quelles priorités en matière de lutte contre le cancer ?”

Pour lire le rapport complet :

(pdf – 694 Ko)


Source : INCa

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Journée mondiale contre le cancer

La journée mondiale contre le cancer, c’est aujourd’hui.

Organisée par l’Union Internationale Contre le Cancer (UICC), le thème de cette année est « Je suis et je vais ». C’est un “appel à l’action stimulant, qui incite chacun à s’engager personnellement et représente le pouvoir de l’action individuelle réalisée aujourd’hui pour changer le futur”.

C’est l’occasion pour la Ligue contre le cancer de mobiliser le maximum de personnes tout en rappelant ses actions auprès des patients et de leurs proches, sa mission de prévention et de sensibilisation et son rôle prépondérant dans la recherche en cancérologie.

Enfin, l’INCa organise ses 7es rencontres avec au programme :

  • D’hier à aujourd’hui, des histoires de lutte, des succès et des échecs.
  • Et demain : quelles priorités, quelles responsabilités ?
  • L’intelligence artificielle, une nouvelle frontière ou un nouvel outil ?

Pour ceux qui n’ont pas la chance de pouvoir y assister, la retransmission a lieu en direct sur la page Youtube de l’Institut.


Pour en savoir plus :

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Cancer du sein et cancer colorectal : de nouveaux Indicateurs de Qualité et de Sécurité de Soins

Répondant à un objectif du Plan cancer 2014-2019, l’INCa vient de publier de nouveaux Indicateurs de Qualité et de Sécurité de Soins (IQSS) pour le cancer du sein et le cancer colorectal. Pour leur élaboration, l’INCa a sollicité un groupe de travail réunissant des experts médicaux et l’ensemble des parties intéressées sur tout le territoire. ONCORIF a ainsi été mandaté par l’ACORESCA, qui fédère tous les réseaux régionaux de cancérologie, pour la représenter en tant que partie intéressée.

Testés en 2019, les premiers résultats de ces indicateurs seront calculés puis publiés début 2020. Ils permettront :

  • de rendre compte de la pertinence des actes chirurgicaux, donc l’impact sur la qualité de vie des patients peut-être important ;
  • d’identifier les disparités territoriales notamment en termes de délais d’accès aux soins et de  bonnes pratiques ;
  • de permettre aux décideurs (Agence régionale de santé), aux professionnels de santé et aux acteurs de terrain (Réseaux régionaux cancérologie, centres de coordination en cancérologie), de disposer d’outils de pilotage au niveau local et territorial. L’objectif étant d’identifier les pistes d’amélioration de la qualité et de la sécurité des soins.

Ces résultats seront également accessibles au grand public, renforçant ainsi la volonté de transparence de l’information.

Pour en savoir plus : INCa

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Estimations en Île-de-France d’incidence et de mortalité par cancers en France, 2007-2016

Pour cerner les attentes des Agences régionales de santé (ARS) en matière d’informations épidémiologiques sur le cancer, Santé publique France a réalisé une enquête en 2015 qui a révélé leur besoin d’information pour principalement sept cancers, les plus fréquents, les dépistables et ceux qui peuvent être prévenus (sein, prostate, côlon-rectum, poumon, col de l’utérus, lèvre-bouche-pharynx, mélanome de la peau). Ce résultat, associé au contexte des Projets régionaux de santé 2018-2022 des ARS, a incité le partenariat Francim-HCL-SpFrance-INCa à proposer pour la première fois en France, des profils régionaux présentant l’incidence et la mortalité des cancers dans chaque région et département.

Synthèse du rapport

Faits marquants

  • 54021 nouveaux cas de cancer estimés par an (toutes localisations confondues) dont 52% chez l’homme
  • Les 3 cancers les plus fréquents, responsables chaque année d’un peu plus de la moitié des nouveaux cas sont : prostate, poumon et côlon-rectum chez l’homme, sein, côlon-rectum et poumon chez la femme
    21536 décès par cancer estimés par an dont 56% chez l’homme
  • Une situation régionale favorable chez les hommes et comparable chez les femmes (toutes localisations confondues) par rapport à la France métropolitaine
    Des disparités selon les localisations cancéreuses :

    • Sur-incidence et sur-mortalité importante du cancer du poumon chez la femme (+12% et +13 %)
    • Sur-incidence et sur-mortalité du cancer du sein (+6% et +4 %)
    • Sur-incidence des cancers du pancréas et de l’estomac dans les deux sexes, associée à une mortalité inférieure (chez l’homme) ou comparable (femme)
    • Sous-incidence chez l’homme de certains cancers liés à la consommation d’alcool ou de tabac (poumon, lèvre-bouche-pharynx, vessie)
  • Des disparités départementales :
    • A Paris :
      • Sur-incidence et sur-mortalité importante du cancer du poumon chez la femme (+32% et +25 %)
      • Sur-incidence importante du cancer du sein (+15 %)
    • En Seine-Saint-Denis :
      • Sur-incidence importante du cancer de l’estomac (+20% chez l’homme et +32% chez la femme)
      • Sur-incidence importante du cancer du foie chez l’homme (+21 %)
      • Sur-incidence et sur-mortalité du cancer du poumon chez l’homme (+7% et +5 %)

Situation régionale

Chez les hommes, les trois localisations cancéreuses les plus fréquentes sont les cancers de la prostate (7232 nouveaux cas en moyenne par an sur la période 2007-2016 et 1140 décès en moyenne par an sur la période 2007-2014), du poumon (4124 cas et 3064 décès) et du côlon-rectum (3089 cas et 1122 décès). Ces trois localisations cancéreuses représentent plus de la moitié des cas de cancers incidents chez les hommes d’Île-de-France, et près de 45% des décès par cancer sur la période.

Les hommes d’Île-de-France se situent favorablement en termes d’incidence et de mortalité pour les localisations cancéreuses étudiées par rapport à la moyenne nationale. Les cancers associés au tabagisme ou à la consommation d’alcool sont moins fréquents chez les hommes franciliens que chez les hommes des autres régions de France métropolitaine. En particulier l’incidence est plus faible pour le cancer du poumon (-6 %), de la sphère lèvre-bouche-pharynx (-15 %) et de la vessie (-10 %). La région francilienne fait aussi partie des deux seules régions métropolitaines en sous-incidence pour le cancer du testicule (-13 %). Les cancers restent cependant une pathologie fréquente et létale chez les hommes d’Île-de-France, responsables de 11985 décès par an sur la période 2007-2014.

Chez les femmes, le cancer le plus fréquent et responsable du plus grand nombre de décès est le cancer du sein (9440 nouveaux cas en moyenne par an sur la période 2007-2016 et 1862 décès en moyenne par an sur la période 2007-2014). Le cancer colorectal est le deuxième en incidence (2845 cas) suivi du cancer du poumon (1972 cas). Le cancer du poumon est la deuxième cause de décès par cancer (1337 décès) suivi du cancer colorectal (1110 décès).

Contrairement aux hommes, les Franciliennes connaissent une situation comparable à celles de la France métropolitaine en termes d’incidence et de mortalité par cancer. Néanmoins les cancers du sein et du poumon y sont plus fréquents que dans les autres régions de métropole (excès d’incidence de +6% et +12% respectivement). La mortalité associée à ces cancers est également supérieure en Île-de-France par rapport à la moyenne nationale (+4% et +13% respectivement).

Tous sexes confondus, les Franciliens présentent une sur-incidence des cancers du pancréas et de l’estomac (excès d’incidence de +6% chez les hommes et +7% chez les femmes pour le pancréas ;de +8% chez les hommes et +11% chez les femmes pour l’estomac), mais sans sur-mortalité associée.

Spécificités départementales

La situation régionale masque une certaine hétérogénéité entre les départements.

Toutes localisations confondues, la mortalité par cancer est plus faible chez les hommes résidant à Paris, dans les Yvelines et dans les Hauts-de-Seine que dans les autres départements d’Île-de-France alors qu’elle est légèrement plus élevée chez les femmes de Seine-et-Marne et du Val-d’Oise.

En Seine-Saint-Denis, la situation est plus défavorable que dans les autres départements franciliens avec une incidence présentant un excès important pour le cancer de l’estomac dans les deux sexes par rapport à la moyenne nationale (+20% chez les hommes, +32% chez les femmes). Or la prévalence de l’infection Helicobacter pylori, principal facteur de risque de ce cancer, varie au sein d’un même pays en fonction du statut socio-économique des individus, et d’un pays à l’autre en fonction du niveau de développement. Dans ce contexte, la sur-incidence de la Seine-Saint-Denis peut être rapprochée de la situation socio-économiquement défavorable des habitants du département qui connait le taux de pauvreté le plus élevé de métropole. L’incidence du cancer du foie est également en excès important en Seine-Saint-Denis par rapport à la France métropolitaine (+21% chez les hommes, estimations non disponibles chez les femmes). L’incidence du cancer du poumon chez les hommes est également supérieure au niveau national (+7 %) et s’accompagne d’une sur-mortalité (+5 %).

Paris est le département de France métropolitaine présentant l’incidence la plus élevée du cancer du sein ; les Parisiennes présentent ainsi une incidence en excès de 15% par rapport à la moyenne nationale. Cet excès d’incidence peut être lié à un meilleur accès aux soins et au dépistage dans la capitale, dont le taux de couverture était estimé à 70% en 2008 malgré une faible participation au dépistage organisé, ainsi qu’aux caractéristiques socio-professionnelles de ses habitantes favorisant la survenue de cancer du sein : surreprésentation des diplômées du supérieur (58% des femmes à Paris vs 29% en France), report de l’âge au premier enfant (33 ans à Paris vs 30 en France en 2012).

Les Parisiennes présentent également une sur-incidence (+32 %) et une sur-mortalité importantes† par cancer du poumon (+25 %). Cet excès élevé d’incidence peut être mis en relation avec la dynamique passée de diffusion de la consommation de tabac chez les Françaises. La consommation de tabac ayant été plus importante chez les femmes diplômées du supérieur parmi les générations nées dans les années 40 et 50 [6] et avec une persistance du tabagisme chez les femmes de cette même génération observée jusqu’en 2014.

Cette sur-incidence des cancers du poumon chez les Franciliennes concerne aussi à un moindre degré les habitantes des Hauts-de-Seine (+15 %), des Yvelines (+10 %) et du Val de Marne (+10 %).

Pour consulter le rapport complet et voir les fiches par localisation, nous vous invitons à le télécharger :

(pdf – 5.67 Mo)


Source : Santé publique France

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Prescriptions des prothèses externes (capillaires et mammaires)

L’INCa vient de mettre une nouvelle fiche pratique à destination des professionnels de santé. Cette fiche présente les modalités de prescription des prothèses capillaires et mammaires chez les patients atteints de cancer. Les différents types de prothèses, les bases de remboursement et les possibilités de renouvellement y sont présentés de manière synthétique.

Pour télécharger la fiche :

(pdf – 969 Ko)


Source : INCa

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Dépistage organisé du cancer du col de l’utérus : l’INCa sensibilise

Troisième programme national de dépistage organisé, le dépistage du cancer du col de l’utérus s’adresse aux 17 millions de femmes asymptomatiques âgées de 25 à 65 ans. Ce cancer est l’un des seuls dont le pronostic se dégrade avec un taux de survie à 5 ans en diminution. L’objectif du programme national est d’augmenter le taux de couverture de 20 points pour atteindre les 80 % et de réduire de 30 % l’incidence et la mortalité par cancer du col de l’utérus à 10 ans.

Afin de rappeler l’importance d’un dépistage précoce, l’INCa vient de publier 2 communiqués de presse, le premier à destination du grand public et le second des professionnels de santé, avant une campagne de sensibilisation qui durera jusque fin mars dans les supports de presse professionnels.

Rappelons que sur la période 2015-2017, le taux de participation à ce dépistage était seulement de 60% et que les femmes de plus de 50 ans sont seulement 50% à se faire dépister. Dans le cadre de la généralisation du programme de prévention contre le cancer du col de l’utérus, les femmes n’ayant pas réalisé de test de dépistage au cours des 3 dernières années recevront par courrier une information et une invitation à consulter un professionnel de santé (gynécologue, généraliste ou sage-femme) pour réaliser l’examen avec une prise en charge à 100% de l’examen, sans avance de frais.


Source : INCa