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Cancer épithélial de l’ovaire : conduites à tenir devant les patientes

L’INCa vient de mettre à disposition des recommandations destinées à tous les professionnels de santé impliqués dans le diagnostic, le traitement initial et le suivi des patientes atteintes d’un cancer épithélial de l’ovaire. Celles-ci concernent les cancers épithéliaux de l’ovaire de tous types, de tous stades et atteignant des patientes adultes (avec un focus spécial sur les patientes jeunes concernant la préservation de la fertilité et sur les patientes âgées).

Ces recommandations ont été élaborées par le groupe FRANCOGYN (Groupe français de recherche en chirurgie oncologique et gynécologique), sous l’égide du Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF), en partenariat avec la SFOG (Société française d’oncologie gynécologique), avec ARCAGYGINECO. Elles sont labellisées par l’INCa.

Le thésaurus

(pdf – 4,87 Mo)
La synthèse

(pdf – 1,16 Mo)

Source : INCa

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Les Régionales de Cancérologie, c’est bientôt !

Les Régionales de Cancérologie organisées par Trilogie Santé, avec le soutien d’ONCORIF, se tiendront le mardi 11 décembre 2018.

Cette journée s’adresse à tous les professionnels de santé impliqués dans la prise en charge des patients atteints de cancer : médecins, pharmaciens, cadres de soins, infirmiers, psychologues…

Pour télécharger le programme :

(pdf – 362 Ko)

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Lutte contre le tabagisme : Record pour #MoisSansTabac et bilan de l’appel à projets de l’ARS Île-de-France

#MoisSansTabac

Lancée pour la première fois en 2016, la campagne  #MoisSansTabac mise sur un élan collectif pour inciter les fumeurs à arrêter de fumer. Un mois sans tabac multiplie par 5 les chances d’arrêter de fumer définitivement, car après 30 jours d’abstinence, la dépendance est bien moins forte et les symptômes de manque (nervosité, irritabilité) sont moins présents.

Santé publique France revient avec quelques chiffres sur cette 3ème édition qui a battu tous les records avec une progression de 54% du nombre d’inscrits par rapport à 2017 (soit 241 391 personnes) :

  • 86 000 téléchargements de l’application d’e-coaching dédiée
  • 21 000 appels à la ligne téléphonique de Tabac Info Service
  • 118 fans de la page facebook #MoisSansTabac et 4900 followers sur twitter
  • plus de 200 partenaires pour plus de 300 actions de proximité pour accompagner les fumeurs à l’arrêt du tabac

Bilan de l’appel à projets de l’ARS pour la prévention et la réduction du tabagisme

L’ARS Île-de-France a bénéficié d’une enveloppe de 4 millions d’euros dans le cadre de l’appel à projets régional de prévention et de réduction du tabagisme – Fonds de lutte contre le tabac. L’enjeu est de mettre en œuvre et de renforcer des actions sur 4 axes :

  • protéger les jeunes et éviter l’entrée dans le tabagisme
  • aider les fumeurs à s’arrêter
  • amplifier certaines actions auprès des publics prioritaires avec la volonté de réduire les inégalités sociales de santé
  • déployer le dispositif « lieux de santé sans tabac »

L’ARS Ile-de-France a reçu 84 dossiers d’actions portées par des promoteurs variés : associations, établissements de santé, collectivité territoriales, caisse primaire d’assurance maladie, établissements scolaires. Le montant de subventions demandées s’élève à 10 692 468 euros. 60 dossiers ont été retenus pour un montant de 3 947 800 euros. Une somme de 52 200 euros est réservée au financement de la formation infirmières à la prescription des TSN (traitement de substituts nicotiniques) pour des sessions en 2018 et 2019.

Au-delà du respect du cahier des charges, les actions retenues sont dirigées vers des publics prioritaires (jeunes, femmes, personnes vulnérables) et des territoires ciblés (contrat local de santé, quartier prioritaire de la politique de la ville).

Plusieurs d’entre elles sont financées de façon pluriannuelle. Elles s’inscrivent dans la démarche de l’ARS Île-de-France, promoteur de santé publique, visant à mettre la prévention au cœur de sa démarche, dans un objectif affirmé de réduction des inégalités sociales et territoriales de santé.


Sources : Santé publique FranceARS Île-de-France

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Charte “Cancer et emploi” : de nouveaux signataires

L’INCa vient d’indiquer que huit nouvelles entreprises venaient de signer la charte “Cancer et emploi”. L’occasion pour l’Institut de rappeler que les résultats de l’étude « La vie 5 ans après un diagnostic de cancer – VICAN 5 » avaient montré que  la situation professionnelle des personnes qui ont eu un cancer est durablement modifiée. Aussi, 20 % des personnes âgées entre 18 et 54 ans et en emploi au moment du diagnostic ne travaillent plus cinq ans après. Cette perte d’emploi impacte plus fortement les personnes les plus vulnérables sur le marché du travail (les moins de 40 ans et les plus de 50 ans, les personnes les moins diplômées, celles ayant peu d’expérience et qui ont un contrat de travail précaire) et vient renforcer les inégalités sociales. Cette enquête montre, par ailleurs, l’impact bénéfique des dispositifs transitoires, que sont l’arrêt maladie et le temps partiel thérapeutique, sur la trajectoire professionnelle. En effet, les personnes ayant eu un temps partiel thérapeutique, précédé d’un arrêt maladie, se trouvent plus souvent en emploi cinq ans après le diagnostic (84,6 % vs 68 % pour celles qui n’en ont pas bénéficié). Ces éléments confirment l’impact de la maladie sur la situation professionnelle et la difficulté de poursuivre une activité sans un accompagnement spécifique.

C’est dans cette optique d’amélioration de l’accompagnement des salariés touchés par le cancer et pour promouvoir la santé qu’avait été élaborée la charte “Cancer et emploi” lancée en mai 2017. Cette 4e séance de signature porte à 37 le nombre d’entreprises engagées dans cette démarche.

Pour rappel, voici les 4 axes d’amélioration de la charte : 

  • L’anticipation du maintien et du retour en emploi des personnes touchées par la maladie facilite l’adaptation de l’organisation à la situation spécifique de salarié et améliore ses conditions de travail.
  • Les démarches de formation et d’information apparaissent essentielles pour inverser positivement le rapport à la maladie et accompagner de manière efficace les salariés.
  • La promotion de la santé concerne l’ensemble des salariés qui peuvent agir de façon individuelle ou collective pour diminuer leur risque d’être confronté un jour au cancer.
  • Les retours d’expérience et le partage de bonnes pratiques sont un moyen d’évaluer l’efficacité des dispositifs déployés dans l’organisation et d’y apporter les améliorations nécessaires.

Source : INCa

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Les 11 propositions de la Ligue pour une meilleure prévention

Pour ses premiers Etats généraux, la Ligue contre le cancer publie un Libre blanc avec 11 propositions “phare” issues des Etats généraux de la prévention des cancers, résultat de la consultation menée au travers des ateliers et de la consultation citoyenne. Elles expriment ainsi les convictions des différents participants, citoyens, chercheurs et experts qui ont participé à cette démarche collaborative.

Pour télécharger le Livre blanc :

(pdf – 3,32 Mo)

Voici les 11 propositions “phare” de ce livre blanc :

Proposition n°1

Renforcer l’implication des citoyens dans les politiques de prévention et la promotion de la santé – Étendre la démocratie en santé au champ de la prévention à tous les échelons

1.1. Enrichir le processus démocratique en utilisant des plateformes participatives et des jurys citoyens

  • La participation des citoyens favorise l’appropriation des actions de prévention ;
  • Les plateformes participatives et les jurys citoyens permettent de bénéficier de l’expérience de chacune et de chacun pour construire des actions plus adaptées et donc plus efficaces.

1.2. Associer les citoyens à la construction des messages de prévention

  • Les messages doivent prendre en compte les besoins et attentes des citoyens ;
  • Les messages doivent être accessibles et compréhensibles par le plus grand nombre ;
  • Ces messages doivent être adaptés au niveau de littératie en santé des individus.

1.3. Utiliser préférentiellement des approches ascendantes

  • Les programmes ou les actions de prévention doivent s’appuyer sur l’expérience des citoyens et des acteurs ;
  • Cette construction ascendante permet de mieux répondre aux besoins des populations à qui elles s’adressent.

1.4. Favoriser les mobilisations citoyennes pour permettre l’appropriation des politiques et des messages de prévention par les citoyens

  • La mobilisation citoyenne est un moyen efficace de lutter contre les lobbies ;
  • Les systèmes de médiation (médiateurs, pairs, navigateurs, etc.) doivent être privilégiés.

Proposition n°2

Créer un dispositif d’information numérique national de référence visant à informer et à sensibiliser les individus et les populations à l’exposition aux risques

2.1. Donner des informations pour améliorer la démocratie en santé concernant l’exposition aux risques

  • Une information publique de référence est indispensable pour permettre aux citoyens de faire des choix éclairés concernant leur exposition à des risques ;
  • Ce dispositif doit être accessible avec tous les modes de consultation courants et notamment à travers les réseaux sociaux pour toucher les plus jeunes et contrer la désinformation (fausses nouvelles ou infox) dont ces réseaux sont souvent les vecteurs ;
  • Les informations validées, diffusées par des sites comme vaccination-info-service.fr, devraient être relayées sur les réseaux sociaux via un « community management » proactif et adapté aux publics destinataires ;
  • Ce dispositif doit également donner aux utilisateurs la possibilité de faire remonter des informations et des initiatives.

2.2. Donner des informations sur tous les risques de cancers pour faciliter les prises de décision

  • Ce dispositif doit renseigner les usagers, de façon accessible et compréhensible, sur l’impact sanitaire des produits de consommation courante et les risques de cancer associés à leur utilisation et à leur consommation ;
  • Il doit fournir des informations équilibrées et validées concernant les bénéfices et les risques des dépistages et des vaccinations ;
  • Ce dispositif doit comporter une entrée permettant à chaque citoyen de connaître les risques en lien avec leur travail ;
  • Ce dispositif doit comporter une entrée permettant de connaître les risques en rapport avec les lieux de vie.

2.3. Tenir compte des spécificités territoriales et locales

  • Une attention particulière doit être portée aux risques spécifiques aux territoires d’outre-mer.

Proposition n°3

Promouvoir, dès le plus jeune âge et tout au long de la scolarité, les comportements favorables à la santé

3.1. Généraliser un label « établissement promoteur de santé » et un réseau les regroupant

  • Il s’agit d’intégrer les acteurs déjà engagés sur les territoires et d’inciter les autres à rejoindre le réseau, dans le but de développer une culture commune et partagée de la prévention ;
  • Ce réseau doit favoriser la communication, la coopération entre l’École et les acteurs de la prévention à l’échelle départementale ainsi que la co-construction d’actions promotrices de santé.

3.2. Mettre en oeuvre d’ici 3 ans le Parcours éducatif de santé, dans 100 % des établissements scolaires, de la maternelle au lycée

  • La mise en oeuvre doit s’appuyer sur le développement des compétences psychosociales des enseignants et de la communauté éducative (infirmiers, conseillers d’éducation, etc.) ;
  • Le Parcours éducatif de santé doit en particulier promouvoir l’activité physique chez tous les enfants et les jeunes.

3.3. Développer les compétences psychosociales des parents

  • Des programmes, appropriés et validés, doivent permettre aux parents d’apprécier correctement leur état de santé et celui de leurs enfants.

3.4. Concevoir et éditer des manuels scolaires du Parcours éducatif en santé, de la maternelle au lycée

  • Constitués sur la base des manuels scolaires classiques, ils doivent être familiers quant à leur usage tant pour les élèves que pour les enseignants ;
  • L’ensemble des écoles primaires doit en être doté ;
  • En articulation étroite avec ces manuels, des outils d’accompagnement des écoles et établissements seront édités à destination des intervenants du monde associatif et des collectivités territoriales ;
  • Cette boîte à outils doit être basée sur les données scientifiques disponibles, résolument opérationnelle, adaptable, évolutive et déclinable de façon différenciée sur l’ensemble du territoire national.

Proposition n°4

Permettre à chacun de connaître les facteurs de risque auxquels il a été exposé tout au long de sa vie

4.1. Intégrer les différentes expositions environnementales, relatives au travail et à l’habitat tout au long de la vie, en développant la notion d’exposome pour un individu

  • Cette information doit être accessible pour permettre à chacun d’appréhender de façon globale son exposition cumulée au cours de son existence.

4.2. Créer dans le Dossier médical partagé (DMP) une fiche d’exposition aux risques de cancer

  • Cette fiche d’exposition doit intégrer trois volets : une fiche sur les risques professionnels, une fiche sur les risques environnementaux et une fiche d’expositions liées à l’habitat ;
  • Cette fiche d’exposition doit être conçue dans une approche intersectorielle et interministérielle ;
  • Les médecins traitants doivent être associés au recueil de facteurs de risque dans le Dossier médical partagé.

Proposition n°5

Réduire les inégalités d’accès à la prévention

5.1. Intégrer les pairs dans les projets de prévention et de promotion de la santé

  • Des réseaux de promotion de la santé doivent être soutenus et structurés autour d’équipes professionnelles, expertes dans le domaine ;
  • L’action communautaire, pilier de la promotion de la santé et la reconnaissance de savoirs dits « profanes » doivent être les principes sous-tendant les interventions ;
  • Il est nécessaire de développer des dispositifs permettant d’intégrer et de salarier systématiquement des pairs (médiateurs, navigateurs, patients experts, etc.) pour développer des actions de prévention.

5.2. Développer des actions auprès des populations les plus vulnérables et des travailleurs manuels exposés à des cancérogènes

  • Les actions publiques de prévention, y compris pour les populations à faible niveau de littératie, doivent être lisibles, compréhensibles et accessibles ;
  • Les actions ciblées pour réduire les inégalités d’accès à la prévention comme les ateliers-santé ville (ASV) ou d’autres dispositifs spécifiques allant vers ces publics doivent être privilégiés ;
  • La formation des acteurs sur les inégalités de santé et sur les interventions ayant démontré leur efficacité pour réduire ces inégalités doit être renforcée ;
  • Les actions de prévention communautaire doivent associer les personnes elles-mêmes et, si cela est pertinent, des pairs et/ou des proches ;
  • Il est nécessaire de mobiliser et fédérer les acteurs locaux en vue de la prévention en incluant les cabinets médicaux ;
  • Le gradient social doit systématiquement être pris en compte dans l’élaboration d’actions locales.

5.3. Construire localement la prévention grâce à un « délégué prévention santé » issu de la population dans chaque milieu de vie

  • Un système de médiation par les pairs permet l’amélioration, la mise en oeuvre et l’efficacité des mesures de prévention ;
  • Une structure de prévention agréée, pouvant mobiliser en intersectoriel les acteurs de proximité et assurer le suivi et l’évaluation des actions, peut être mandatée.

Proposition n°6

Professionnaliser et reconnaître les acteurs de la prévention

6.1. Créer un référentiel des métiers de la prévention

  • Il est nécessaire de faire reconnaître les compétences des acteurs de la prévention ; la pluridisciplinarité et la capacité d’aller au plus près des populations doivent figurer comme des compétences obligatoires ;
  • Ce référentiel doit intégrer la formation à de nouveaux métiers de la prévention ;
  • Ce référentiel doit s’appuyer sur des formations reconnues et diplômantes avec possibilité de validation des acquis de l’expérience (VAE) débouchant sur une véritable reconnaissance professionnelle.

6.2. Créer un module de formation des professionnels de santé sur l’information en santé

  • Les professionnels de santé doivent disposer des éléments nécessaires pour communiquer de façon efficace avec leurs patients et (re)devenir une source d’information de référence accessible.

6.3. Poursuivre l’effort de formation engagé par le service sanitaire

  • Le service sanitaire constitue une avancée et une opportunité pour assurer une formation à la prévention et à la promotion de la santé pour tous les étudiants en santé ;
  • Il est nécessaire de poursuivre cet effort et d’inclure une telle formation non seulement dans le cursus des professions de la santé et du médico-social mais également, sous des formes à définir, dans tous les autres cursus diplômants conduisant à des professions ayant un impact sur l’environnement et les conditions de vie de la population (transport, urbanisme, logement, etc.) ;
  • Un volet « prévention, gestion des risques et inégalités de santé » devrait être inclus progressivement dans le cursus de toutes les formations diplômantes, afin de permettre une diffusion de ces concepts dans la société.

6.4. Référencer, améliorer et déployer les programmes et les outils de prévention validés

  • Les professionnels, spécialisés ou non, doivent utiliser des outils validés pour leurs interventions ;
  • Les citoyens de tous les âges (depuis le plus jeune âge jusqu’au grand âge) doivent pouvoir bénéficier d’interventions ayant prouvé leur efficacité ;
  • Ces actions de prévention pourraient être référencées dans un observatoire permettant aux citoyens de contribuer (observatoire participatif).

Proposition n°7

Intégrer un volet prévention des cancers dans toutes les politiques publiques, aux différents niveaux territoriaux

7.1. Piloter et évaluer systématiquement la prévention au niveau interministériel et la mettre en oeuvre à l’échelon territorial par des Contrats locaux de santé

  • L’approche préconisée par la Stratégie nationale de santé doit être une réalité tant au niveau ministériel qu’au niveau local ;
  • Les Contrats locaux de santé permettent d’associer tous les partenaires, dont les collectivités locales sur un territoire, autour d’objectifs communs.

7.2. Consacrer 10 % de la dépense nationale de santé à la prévention organisée

  • Cette dépense est aujourd’hui inférieure à 3 % ;
  • Ces 10 % devront soutenir un grand plan national prévention ;
  • Des études d’impact en santé doivent permettre de guider la mise en place et le suivi de mesures de prévention efficaces ;
  • Il importe de développer simultanément l’évaluation des politiques de prévention.

7.3. Organiser un parcours de prévention adapté aux risques individuels

  • Ce parcours doit comporter au moins trois consultations prises en charge à 100 %, pour les hommes et les femmes à trois étapes du parcours de vie : 25 ans, 50 ans et 75 ans ;
  • Ce parcours doit être soutenu par le Dossier médical partagé dans lequel devra être inclus un volet « pratiques cliniques préventives » (dépistages, vaccinations, pratiques sportives prescrites, etc.) ;
  • Ce parcours doit être adapté et individualisé pour les patients à haut risque de cancer (notamment risques familiaux) ;
  • Les professionnels de santé doivent avoir la possibilité de s’impliquer plus fortement dans la prévention « individualisée » des usagers au moyen d’outils et de pratiques permettant le repérage des facteurs de risque individuels.

7.4. Formaliser et garantir la reconnaissance des expositions professionnelles dans le parcours individuel de santé

  • Le caractère professionnel d’un cancer doit être recherché systématiquement au moment du diagnostic de cancer en fonction des expositions ;
  • Les tableaux de reconnaissance des cancers professionnels doivent mieux prendre en compte l’évolution des connaissances concernant les facteurs de risque.

Proposition n°8

Créer un cadre réglementaire favorable à la prévention et permettant d’aller vers une dénormalisation des principaux facteurs de risque et des causes de cancers que sont l’alcool et le tabac

8.1. Augmenter le prix de vente de l’alcool et dutabac en agissant sur les taxes de ces produits

  • Pour le tabac, le plan national de lutte contre le tabac prévoit des augmentations programmées avec l’objectif politique d’atteindre 10 € le paquet en 2020 ;
  • Une politique similaire doit être définie et appliquée pour les ventes d’alcool, comme c’est le cas dans d’autres pays.

8.2. Faire respecter la législation et renforcer la publicité contre le tabac et l’alcool

  • L’interdiction de vente aux mineurs du tabac et de l’alcool doit être appliquée de façon effective ;
  • La législation doit évoluer afin de mieux encadrer la promotion et l’accessibilité des produits du tabac et de l’alcool en :
    • – créant des « Espaces Sans Tabac », notamment dans des lieux extérieurs fréquentés par le jeune public ;
    • – rendant effectivement transparente toute ingérence des industries du tabac et de l’alcool dans la politique de santé publique ;
    • – cette réglementation doit être appliquée aux nouveaux médias dont les réseaux sociaux.

8.3. Mettre en place réglementairement des outils d’information permettant aux citoyens d’adapter leurs comportements (Nutriscore, produits chimiques, etc.)

  • L’étiquetage des produits de consommation courante doit informer précisément et simplement le consommateur sur les risques associés ;
  • Ces outils ne doivent plus simplement concerner le secteur de l’alimentation mais plus largement l’environnement des citoyens : produits ménagers, produits de décoration et de bricolage, produits phytosanitaires, etc.) ;
  • Ces étiquetages pourraient être de type « Nutriscore » ;
  • Cette information du citoyen doit être développée au niveau européen.

8.4. Mettre en place des plateformes facilement accessibles permettant aux citoyens de signaler le non-respect de la législation sur la publicité ou de l’obligation d’information

  • La législation est encore trop souvent mal connue ou mal appliquée ;
  • Les citoyens doivent pouvoir se mobiliser pour faire respecter une réglementation dès lors que leur santé est en jeu et qu’ils encourent des risques de cancer ;
  • Cette mobilisation pourra se faire quand il existera des outils permettant une notification facile des constats que les citoyens pourraient faire ;
  • Ces outils permettront aux pouvoirs publics d’agir en faisant valoir une mobilisation des citoyens qu’il s’agisse de lanceurs d’alerte ou de mobilisation massive.

Proposition n°9

Renforcer la recherche sur les déterminants des risques de cancer

9.1. Consacrer systématiquement 20 % des sommes allouées à la recherche sur le cancer à la recherche en prévention

  • La recherche en prévention est encore peu développée en France malgré des efforts notables des instituts publics ou caritatifs finançant la recherche contre le cancer ;
  • Consacrer systématiquement une part substantielle à la recherche en prévention permettrait une mobilisation durable des équipes de recherche.

9.2. Favoriser la recherche sur les programmes de prévention

  • L’efficacité et l’efficience des programmes de prévention doivent être systématiquement évaluées afin de valider leur impact à tous les niveaux (biomédical, psychologique, médico-économique, etc.) ;
  • Les financements des programmes de prévention validés doivent être pérennisés tout en favorisant l’expérimentation de programmes innovants.

9.3. Donner les moyens à la recherche publique de faire progresser l’état des connaissances sur les facteurs de risque émergents

  • Cette recherche doit concerner différents facteurs de risque (additifs variés, perturbateurs endocriniens, conditions d’action des facteurs connus, effet cocktail, effet selon l’âge de l’exposition, etc.) ;
  • Elle doit être menée de façon indépendante des lobbies ;
  • Elle doit intégrer le soutien aux cohortes de façon pérenne pour permettre la réalisation d’études sur des périodes suffisamment longues.

9.4. Favoriser la recherche interdisciplinaire sur les déterminants des cancers

  • Des unités de recherche interdisciplinaires dédiées à la recherche sur les déterminants du cancer doivent être créées par les instituts de recherche ;
  • La recherche interventionnelle, les sciences humaines, économiques et sociales et la recherche en santé publique sur les comportements individuels et collectifs et la perception des risques sont encore fragilisées par des financements qui ne s’inscrivent pas assez dans la durée ;
  • Des équipes doctorales consacrées à la prévention doivent être créées par les universités pour favoriser le développement de cette recherche.

9.5. Développer une recherche appliquée sur les technologies innovantes en prévention

  • La recherche en prévention ne peut se limiter aux facteurs de risque connus ;
  • La recherche sur les biomarqueurs et leur utilisation dans les dépistages représente une piste qui doit être développée ;
  • Il en va de même pour l’utilisation des outils connectés, de dispositifs d’accompagnement innovants ou de mesures des risques individuels ou collectifs.

9.6. Favoriser le développement de cohortes permettant d’évaluer les risques de second cancer

  • Les cohortes sont des outils indispensables à l’étude de certains facteurs de risque de cancer ;
  • Elles peuvent aussi permettre de mieux cerner les risques de second cancer.

Proposition n°10

Développer une politique ambitieuse de lutte contre les cancers viro-induits

10.1. D’ici 10 ans, diminuer de moitié les cancers viro-induits

  • Les cancers viro-induits représentent une part importante des cancers évitables ;
  • Il existe des vaccins disponibles pour deux d’entre eux, vaccins qui ont démontré leur efficacité ;
  • La généralisation des mesures de prévention pour ces cancers doit permettre d’atteindre l’objectif visé.

10.2. Proposer systématiquement la vaccination HPV aux garçons et aux filles

  • Cette vaccination doit être gratuite ou prise en charge à 100 % ;
  • Elle doit être proposée au collège.

10.3. Prévenir et prendre en charge les hépatites virales

  • La prévention et le traitement des hépatites virales doivent être accessibles à tous les publics, tout au long du parcours de vie ;
  • Les acteurs et professionnels doivent mener des actions de prévention au plus près des publics à risque et notamment sur les territoires, en proximité ;
  • Les médecins libéraux doivent être impliqués dans cette prise en charge.

10.4. Mettre en place des campagnes d’information appropriées et intelligibles

  • Ces campagnes doivent être mises en place en même temps que les programmes de vaccination contre le papillomavirus (HPV) ou l’hépatite B (VHB) ;
  • Elles permettent de renforcer les connaissances du public sur leur intérêt, d’augmenter leur acceptabilité et, in fine, d’améliorer le taux de vaccination des populations concernées ;
  • Elles doivent prendre en compte la réduction des inégalités ;
  • L’information doit s’appuyer entre autres sur des outils d’aide à la décision, pour une décision partagée, et être mise en oeuvre par exemple, dans le cadre d’une consultation de prévention.

Proposition n°11

Prévenir les conséquences néfastes de l’après-cancer liées à des expositions aux facteurs de risque

11.1. Formaliser les expositions professionnelles dans le parcours individuel de prévention

  • La reconstitution du curriculum laboris doit être systématique et intégrée dans les Réunions de concertation pluridisciplinaire (RCP) ;
  • Les enquêtes d’exposition doivent être réalisées lors d’une hospitalisation pour prise en charge d’un cancer dont les localisations ont des étiologies professionnelles connues (cancérogènes certains pour l’homme selon le classement CIRC).

11.2. Organiser l’accès au droit à la réparation pour les patients après un cancer lié à une exposition (professionnelle, environnementale, etc.)

  • Les patients et le grand public doivent être informés sur les liens entre réparation et prévention ;
  • La formation initiale et continue des professionnels de santé et des services sociaux sur les enjeux de la réparation en maladie professionnelle est un élément essentiel à la reconnaissance de ce droit pour les patients ;
  • Les patients et leurs proches doivent bénéficier d’un accompagnement dans leurs démarches médico-administratives pour la reconnaissance des cancers d’origine professionnelle ; une fiche « patient/travail » devrait figurer dans les dossiers médicaux ;
  • Le maintien et le retour à l’emploi après un cancer sont une priorité de la prise en charge des cancers.

11.3. Développer des outils de prévention ciblant spécifiquement les risques de second cancer et de rechute

  • Les risques de second cancer sont mal connus et mal pris en charge lors du traitement d’un premier cancer ;
  • Les résultats thérapeutiques obligent à prendre compte systématiquement les risques de second cancer ;
  • Tous les patients doivent être informés de ces risques et des moyens qui peuvent être mis en oeuvre pour les éviter.

Source : La Ligue contre le cancer

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Centres de préservation de la fertilité : le calendrier pour Noël

L’AP-HP s’est engagée à garantir un accès en 48h à un rendez-vous de préservation de la fertilité. Pour les fêtes de fin d’année (du 24 décembre 2018 au 6 janvier 2019), une organisation spécifique est mise en place pour assurer la continuité de la cette offre de soins.

Pour la préservation de la fertilité féminine (filles pubères et femmes) :

  • Béclère :
    06 27 74 35 58 / 01 45 37 42 92

Pour la préservation de la fertilité masculine et pédiatrique (jeune fille et jeune garçon) :

  • Tenon :
    secretariat.biorepro.tnn@aphp.fr
    tel : 01 56 01 78 02 / fax : 01 56 01 78 03 / port : 06 17 56 50 16
  • Jean Verdier :
    01 48 02 58 72 ou 68 07
  • Cochin :
    resa.cecos@cch.aphp.fr
    DECT : 01 58 41 41 41 (standard) puis DCT 14 179 / port : 06 11 67 31 13
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Dépistage des cancers : des fiches d’aide à la pratique pour les professionnels de santé

L’INCa vient de diffuser deux nouvelles fiches d’aide à la pratique destinées aux professionnels de santé :

  • La première “Dépistage des cancers : recommandations et conduites à tenir” propose une vision globale des dépistages des cancers recommandés et les conduites à tenir en fonction du niveau de risque des patients
  • La seconde “Dépistage et prévention du cancer du col de l’utérus : rôle du médecin et de la sage-femme” résume les points essentiels concernant le dépistage du cancer du col de l’utérus et sa prévention par la vaccination anti HPV

Pour télécharger ces fiches :


Dépistage et prévention du cancer du col de l’utérus : rôle du médecin et de la sage-femme (pdf – 1,83 Mo)


Dépistage des cancers : recommandations et conduites à tenir (pdf – 114 Ko)


Source : INCa

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Les dernières mises à jour : le plein de nouveautés

Voici un petit tour des dernières mises à jour des pages de votre site internet :

Et n’oubliez pas :

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Life is Rose : pour lutter contre la précarité sociale générée par le cancer

Life is Rose est une association qui vient soutenir les malades du cancer et leurs proches à conserver leur place dans la société par divers moyens : aides financières, reconversion professionnelle, aide à domicile, assurance emprunteur, informations pratiques… Nous avons interrogé Nathalie Laouti-Savariaud, sa fondatrice et présidente.

Nathalie Laouti-Savariaud, présidente de Life is Rose

Pouvez-vous vous présenter ? Nous parler de votre parcours personnel ?
Nathalie Laouti-Savariaud, présidente de Life is Rose :  je suis notaire depuis plusieurs années, maman d’un garçon, femme accomplie et investie dans de nombreuses causes. Je ne pensais pas que le cancer frapperait à ma porte 1 mois avant de fêter mes 35 ans. Le sein pour commencer, les ovaires et l’utérus suivront deux ans plus tard. Lorsque qu’on a travaillé pour payer ses études, qu’on s’est battu pour se construire un avenir professionnel qui nous semble assuré, pour soi et sa famille, on est très loin d’imaginer que le cancer peut détruire en quelques semaines cette sérénité “illusoire” et “apparente”. Professionnellement et personnellement, j’ai eu la sensation d’être sur le grand huit, mais en moins drôle, car en perdant mon outil de travail, que je me vois aujourd’hui dans l’obligation de céder à la casse, j’ai aussi perdu tout ce pourquoi je m’étais battue pendant mes années d’études. L’ensemble de mes repères et de mes certitudes a été totalement anéanti par le cancer.

Comment vous est venue l’idée de créer Life is rose ? Quand et comment est née l’association ?
NLS : L’idée est venue de ma propre expérience et de ma prise de conscience rapide : malgré un métier et des revenus, la précarité n’épargne personne. Après avoir cherché et finalement rien trouvé de concret, l’idée était simple : créer un outil qui permettrait bien humblement de combler cet oubli du quotidien d’un malade. La vie de tous les jours, les factures, le loyer, la nourriture, la garde des enfants pas prévue, la cantine, les dépassements d’honoraires, les soins annexes non remboursés…. Des choses aussi simples qu’acheter à manger peuvent devenir angoissantes. On ne peut pas se soigner correctement quand on se demande comment manger la semaine prochaine et comment préserver le logement de sa famille. Certes, la précarité touche de nombreuses personnes dans notre société, les restos du cœur et le SAMU social ont des actions fortes, mais dans lesquelles un actif malade ne peut pas se retrouver.
C’est en 2013 que l’association a été vraiment créée avec la rédaction des statuts et un premier gala de charité expliquant le projet. Défi relevé, première rencontre avec les travailleurs sociaux en local dans les Pyrénées-Atlantiques, qui deviendront très vite nos partenaires, et qui ouvriront aussi le champ des possibles en communiquant autour de l’action menée. Une aide fiable et concrète, enfin !

Combien de personnes vous ont rejoint à l’association ? Qui sont-ils ? Quels sont leurs profils (métiers par exemple) ?
NLS : Aujourd’hui, nous sommes environ 25 bénévoles, mais les équipes tournent et, à ce jour, nous ne comptons aucun salarié. Les profils sont divers : des personnes qui réalisent que la cause défendue peut être leur quotidien du lendemain. Professeurs, artisans, commerçants, chefs d’entreprise, secrétaires, comptables, directeurs d’agence, proviseurs de collège, jeunes retraités, professionnels libéraux, éducateurs spécialisés… Parallèlement, de nombreuses autres personnes nous soutiennent quotidiennement, comme notre parrain Imanol Harinordoquy (joueur international de rugby) qui est toujours disponible, mais aussi des personnalités issues des médias, des sportifs de haut niveau ou des grands chefs cuisiniers mettant leur notoriété et leur savoir à disposition de l’association… Et n’oublions pas les patients aidés un jour qui reviennent pour nous proposer leurs services ou font un don.

Quelles sont les sources de “revenus” de Life is rose ?
NLS : Des dons, des partenariats, des mécénats, du fond privé. De nombreux événements sportifs ou caritatifs qui mobilisent nos bénévoles et l’ensemble de nos soutiens.

Concrètement que proposez-vous aux personnes qui vous contactent ? Quelles sont les actions de Life is rose ?
NLS : Nous tenons une commission sociale deux fois par semaine, gérée par une bénévole formée et accompagnée par 2 ou 3 autres personnes (sachant que la seule obligation chez Life Is Rose est de participer aux commissions sociales qui sont le cœur de notre action. Nous y étudions les dossiers sociaux reçus en provenance des assistantes sociales, des patients ou de leurs proches. Un dossier vierge est téléchargeable directement sur notre site, le contenu est simple et facile à remplir. Notre grille de lecture est pragmatique, et l’objectif n’est pas de mettre en pansement sur une jambe de bois mais de trouver le bon moyen d’aider la cellule familiale durablement.
Comment ? En adaptant notre action à la vie concrète d’une famille : pas d’argent versé en direct, mais des postes quotidiens en aidant et en soulageant le budget déséquilibré : cartes alimentaires pour payer dans les supermarchés, loyers versés directement au bailleur, factures payées directement aux organismes collecteurs…
Nous avons aussi créé un outil innovant, “Assurose”, premier programme collectif d’assurance emprunteur réservé au cancer du sein. Ce n’est pas parfait mais l’idée était d’arrêter de créer des exceptions aux règles et de trouver des vraies solutions adaptées aux situations de personnes qui ont eu un cancer qui travaillent et qui se retrouvent punies toute leur vie à cause de cette maladie ! C’est un début il faut continuer…

 Qui peut faire appel à vos services ? Des patients uniquement ou est-ce que des proches peuvent également le faire ? Existe-t-il un profil type de personnes qui prennent contact ?
NLS : Toute personne touchée directement ou indirectement par une pathologie cancéreuse (quel que soit le cancer concerné) : patients, proches, assistantes sociales… mais aussi les soignants. Tout à chacun peut être concerné et de plus en plus de familles osent demander de l’aide… ce n’est pas simple. Mais notre process facilite cette démarche : pas de guichet, un dossier simple, un contact avec non pas des administrations mais des personnes qui ont connus ou qui ont compris ce qui se passe dans la vraie vie !

Sur quel secteur géographique intervenez-vous ?
NLS : Nous intervenons sur toute la France Métropolitaine ainsi que sur les DOM-TOM.

 Combien de dossiers par an sont reçus par Life is rose ?
NLS : Environ 2500 par an.

Est-ce que l’association a des projets à venir dont vous voudriez nous parler ?
NLS : La création d’une maison pilote dans les Pyrénées-Atlantiques afin d’accueillir en urgence une famille, un couple ou un patient, avant une intervention ou pendant quelques heures ou pendant quelques jours, à un enfant de faire ses devoirs pendant que sa maman est en chimio, ou s’arrêter prendre de l’info sur ce qu’on peut faire quand on ne peut plus se loger… car on ne rentre plus dans les cases pendant et après… La descente aux enfers, c’est aussi ça : isolement et méconnaissance de l’info et des solutions potentielles, réaliser des démarches administratives de retour à l’emploi, au logement… déployer le travail réalisé à grande échelle.

Comment vous contacter ?
NLS : Un mail contact@lifeisrose.fr ; un site www.lifeisrose.fr ; un tel 06.18.10.61.34
Nous avons toujours besoin de bénévoles et de dons…

Le flyer à télécharger : 

(pdf – 30Ko)


Pour en savoir plus : Life is Rose

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La journée 3C du 18 octobre

Après une première rencontre réussie le 5 avril, ONCORIF a de nouveau réuni une grande partie des représentants des 3C franciliens le jeudi 18 octobre 2018.

La journée a été introduite par le Dr Jérôme Nicolet, président d’ONCORIF, qui a fait le point sur la situation de la cancérologie en Île-de-France. Sandra Lefevre, directrice, et le Dr Maya Gutierrez ont ensuite évoqué les anticancéreux oraux et notamment l’application Appli Chimio. Le Dr Gislaine Fraboulet est intervenue pour parler de la labellisation régionale des référentiels oncothoraciques Auvergne-Rhône-Alpes et Grand Est. La seconde partie de la matinée a été consacrée aux soins palliatifs à Gustave Roussy par Marie-Alix Ropers-Teillot et Emeline Bar, toutes deux cadres déléguées à l’Institut. Elle s’est terminée par une présentation de Frédérique Buffaut de l’INCa sur le recueil et le suivi de l’activité des 3C.

L’après-midi a laissé place aux ateliers en demi-groupes : d’un côté Grégory Beugnier du GCS Sesan a fait une démonstration de la plateforme Terr-eSanté ; de l’autre, Anne-Laure Macel, qualiticienne 3C au Centre hospitalier sud francilien, et Marie-France Mathieu, coordinatrice 3C au CCConcorde, ont fait une retour d’expériences sur la gestion d’un 3C multi-établissements. La journée s’est terminée en séance plénière avec le Dr Danièle Legrand de l’ARS qui a mis le Projet Régional de Santé 2018-2022 en perspective avec l’activité oncologique.

Toute l’équipe d’ONCORIF remercie chaleureusement les intervenants et les participants à cette journée riche en échanges.

Le prochain rendez-vous aura lieu dans le courant du printemps. La date n’est pas encore arrêtée : surveillez-notre site !

Pour télécharger les présentations de la journée :