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PLFSS 2020 : les soins oncologiques de support renforcés

Comme annoncé par Agnès Buzyn la semaine dernière, le Projet de loi de Financement de la Sécurité Sociale (PLFSS) 2020 prévoit de renforcer les soins de support dans ce domaine afin de garantir l’accès à un accompagnement aussi bien physique que psychologique en créant un parcours d’accompagnement vers l’après-cancer.

Les ARS pourront désormais financer des organismes sélectionnés afin qu’ils organisent un parcours dédié qui pourra comprendre un bilan motivationnel et fonctionnel d’activité physique pour lever les freins à la pratique de l’activité physique (réalisé sur la base des recommandations de la HAS) ainsi qu’un bilan psychologique, un bilan nutritionnel et des consultations de suivi.

Dès la fin 2019, l’INCa lancera la mise au point d’un référentiel organisationnel des soins oncologiques de support.


Source : Ministère des Solidarités et de la Santé

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id3C du 24 septembre : les présentations

Des représentants des 3C, des réseaux de santé territoriaux et des institutions se sont retrouvés à l’id3C organisée par ONCORIF le mardi 24 septembre.

Moment d’échanges et de partage, la journée a été l’occasion de faire le point sur les enquêtes INCa, le DCC, la convergence des dispositifs d’appui en Île-de-France, l’oncogériatrie et l’organisation régionale.

La journée semble avoir été particulièrement appréciée par les professionnels de santé présents. En effet, lors de l’évaluation de la journée, la qualité des échanges, les thématiques abordées et les réponses apportées ont reçu la note moyenne de 3,5/4. La journée dans son ensemble a elle reçu la note moyenne de 3,6/4.

Toute l’équipe d’ONCORIF remercie les personnes présentes pour leur participation à cet événement. N’hésitez à nous faire parvenir vos suggestions concernant les sujets à aborder la prochaine fois.

Pour télécharger l’ensemble des présentations de la journée :


(pdf – 12,1 Mo)

Les dépliants mis à disposition :

Le dépliant AJA
(Adolescents et Jeunes Adultes)


(748 Ko)

Le dépliant oncogériatrie

(789 Ko)

 

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Vaccination et dépistage contre le cancer du col de l’utérus : quelle situation en France ?

Alors qu’on dénombrerait près de 3 000 nouveaux cas de cancers du col utérin et plus de 1 100 décès attribuables à cette pathologie dans l’Hexagone en 2018, Santé publique France, en collaboration avec l’Institut national du cancer, dresse un état des lieux des moyens de prévention efficaces et sûrs contre cette maladie dans un numéro de son Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH). Parmi ces résultats une modélisation de l’Institut national du cancer met en évidence qu’en combinant la réduction des inégalités sociales liées à la vaccination et le passage d’une couverture vaccinale de 17 à 85%, ce sont 377 cancers du col de l’utérus et 139 décès supplémentaires qui seraient évités par cohorte de jeunes filles (personnes nées la même année).

Si le nombre de cas et de décès engendrés par ce cancer diminue depuis plusieurs années, cette tendance à la baisse connaît un ralentissement. Ce phénomène s’expliquerait par l’augmentation de l’exposition aux papillomavirus humains cancérigènes.

De nombreuses femmes relativement jeunes développent un cancer du col utérin : en 2016, près de 50 % des femmes traitées pour des lésions précancéreuses avaient moins de 40 ans. Or ces traitements peuvent entraîner un sur-risque pour les grossesses futures (accouchement prématuré, petit poids de naissance, mortalité périnatale et complications néonatales sévères). Pour l’année 2018, 40% des cas de cancers étaient diagnostiqués chez les femmes de moins de 50 ans.

Et pourtant, il existe deux armes pour la prévention de cette pathologie : la vaccination contre les papillomavirus humains et le dépistage. Des moyens d’agir efficaces et sûrs qui ont poussé l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à déclarer l’élimination de ce cancer priorité de santé publique.

Outre, le cancer du col de l’utérus, qui représente la moitié des cancers dus à ces virus, l’infection par les HPV, est à l’origine également de cancers de l’anus, du pharynx, du larynx, de la cavité orale, de la vulve, du vagin et du pénis et de verrues anogénitales (bénignes mais fréquentes). De fait, près d’un tiers des cancers liés aux HPV touche les hommes.

LA FRANCE, L’UN DES PAYS EUROPÉENS OÙ LES ADOLESCENTES SONT LE MOINS VACCINÉES

Or les études publiées dans le BEH mettent en évidence la trop faible couverture vaccinale française, pointée comme l’une des plus basses d’Europe. Cette vaccination inscrite au calendrier vaccinal depuis 2007 est actuellement recommandée chez les jeunes filles dès 11 ans et pour les hommes qui ont des relations sexuelles avec des hommes. Bien qu’en augmentation depuis 2016, le nombre d’adolescentes vaccinées reste très insuffisant : 24 % d’entre elles ont effectué le schéma complet en 2018.

Plusieurs freins expliquent ces mauvais résultats, notamment la crainte d’effets secondaires graves non avérés mais ayant été largement médiatisés et la non proposition systématique de cette vaccination par le médecin.

La disparité de la vaccination est aussi le reflet des inégalités socio-économiques : les femmes non vaccinées appartiennent majoritairement aux catégories sociales modestes.

Une modélisation réalisée par l’Institut national du cancer estime que l’atteinte d’une couverture vaccinale à 85% des jeunes filles en associant une correction des inégalités de vaccination, permettrait d’éviter pour une cohorte de filles : 2 546 conisations (intervention chirurgicale consistant à retirer une portion du col utérin en cas d’anomies détectées), 2 347 lésions précancéreuses, 377 cancers du col de l’utérus et 139 décès liés au cancer du col.

Les différentes études publiées dans le BEH s’accordent sur l’importance d’une meilleure communication pour améliorer l’acceptation de ce vaccin et la couverture vaccinale, ainsi que sur la nécessité de réfléchir à des politiques de santé publique permettant de réduire ces inégalités.

UN DÉPISTAGE EN FORTE BAISSE CHEZ LES FEMMES DE PLUS DE 50 ANS

Complémentaire à la vaccination, le dépistage du cancer du col de l’utérus fait l’objet d’un programme organisé déployé depuis l’automne 2018 en France. Son objectif : réduire les inégalités d’accès à ce dépistage et diminuer de 30% le nombre de cas (incidence) et la mortalité à 10 ans.

En effet, jusqu’en 2017, 40% des femmes âgées de 25-65 ans ne se faisaient pas dépister régulièrement (tous les 3 ans). Entre 2015 et 2017, moins de 60 % des femmes de cet âge ont effectué un dépistage. Plus encore, bien que le risque de développer un cancer du col utérin soit plus élevé après 50 ans, beaucoup d’entre elles n’ont pas recours au dépistage (seules 44,2% des femmes de 60 à 65 ans effectuent cette action).

Ces inégalités selon l’âge se cumulent avec des disparités géographiques et socio-économiques. Les femmes bénéficiaires de la CMU-C participent ainsi bien moins au dépistage.

Pour télécharger le BEH :

(pdf – 5,53 Mo)

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DU – Thrombose, hémostase en hématologie (T2H)

La faculté de Médecine Sorbonne Université propose le Diplôme Universitaire “Thrombose et Hémostase en Hématologie”.

L’objectif principal de ce diplôme est l’amélioration des compétences des professionnels impliqués dans l’offre des soins chez les patients atteints de pathologies hématologiques et des cancers solides :

  1. à évaluer le risque thrombotique ou hémorragique
  2. à utiliser de manière optimale et à l’échelle personnalisée les outils diagnostiques et thérapeutiques
  3. à traiter les thromboses et les hémorragies de manière conforme aux recommandations des consensus d’experts

L’objectif secondaire de ce diplôme est la transmission des connaissances et de l’expérience sur l’organisation de Réunions de Concertation Pluridisciplinaire Cancer – Thrombose et la mise en place des Consultations Spécialisées en Thrombose et Hémostase en Hématologie.
Le Diplôme Universitaire “Thrombose et Hémostase en Hématologie” offrira les connaissances nécessaires pour améliorer les compétences des praticiens pour une prévention et une prise en charge optimale des thromboses ainsi que pour l’applications des stratégies hémostatiques modernes et efficace.


Pour en savoir plus : Médecine Sorbonne Université

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Formation AJA

Comme l’a souligné le dernier Plan cancer, une prise en charge spécifique des AJA est indispensable avec une approche médicale centrée sur la pathologie, mais aussi plus globale, pluridisciplinaire, adaptée aux particularités de cette tranche d’âge, en prenant en compte les modifications et maturations physiologiques, physiques, affectives et psycho-sociales, caractéristiques de cette étape de la vie.

C’est dans ce cadre que les 3 dispositifs AJA franciliens organisent tous les ans, avec le soutien d’ONCORIF, une formation ouverte à tous les professionnels concernés par cette prise en charge (inscription gratuite mais obligatoire).

La prochaine session aura lieu les 14 et 15 octobre à Gustave Roussy cancer campus.

Inscrivez-vous dès à présent !

Le programme :

(pdf – 881 Ko)

En attendant, n’oubliez pas notre page spécifique aux AJA.

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observatoire 2019 : les inégalités face au cancer

Comme chaque année depuis 2012, l’Observatoire Cancer Institut Curie – Viavoice fait le point sur une problématique liée au cancer et interroge les Français à son sujet. L’année dernière, les français étaient interrogés sur les cancers héréditaires. Cette année, les questions ont porté sur la perception des Français sur les inégalités face au cancer en prise directe avec les grandes priorités du 3e Plan Cancer. Les Français ont-ils le sentiment qu’il existe des inégalités face au cancer ? Quel regard portent-ils sur le système de santé ? Pensent-ils que ce dernier garantit et garantira un accès équitable aux soins, particulièrement aux traitements innovants ? Quelles sont les principales sources d’information sur le cancer ? Les Français sont-ils bien informés sur les risques ?

Les personnes interrogées à 69% estiment qu’il existe des inégalités face au cancer et les attribuent majoritairement aux revenus et au lieu de résidence. Parmi les constats importants de cette enquête, la nécessité absolue de faire toujours plus de pédagogie, en particulier sur les risques : plus de la moitié des personnes interrogées déclarent ne pas être suffisamment informées et certains facteurs comme l’alimentation ou les risques professionnels restent mal compris.

Une des questions cruciales de l’accès aux soins est celle des critères d’évaluation de la qualité. Pour les Français, le choix d’un établissement de santé en cancérologie se fait d’abord sur la qualité de ses équipements (60%) puis sur l’avis du médecin traitant (49%). L’accessibilité géographique est citée par un peu plus d’un quart des français (27%), probablement ceux qui habitent dans les zones isolées. Le nombre d’actes réalisés et de patients pris en charge ou encore le classement dans les médias ne sont cités que par moins d’un quart des Français, alors que l’on sait que la qualité des soins dépend du nombre d’actes et de l’expérience des équipes.

Pour télécharger le dossier de presse complet :

(pdf – 10,2 Mo)

Pour en savoir plus : 20 minutes


Source : institut Curie

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la journée id3C : c’est pour bientôt !

La journée de rencontres entre les 3C franciliens organisée par ONCORIF a désormais un nom : la journée id3C. id pour interdépartementale et pour les idées qui vont s’y échanger. La prochaine date est programmée pour le mardi 24 septembre 2019 et il y sera notamment question du DCC, de la convergence des dispositifs d’appui, d’oncogériatrie et des évolutions de structuration se profilant (autorisation de cancérologie, organisation des 3C).

Pour télécharger le programme complet :

(pdf – 479 Ko)

Inscrivez-vous en cliquant sur l’affiche ci-dessous (en cas de problème, vous pouvez aussi copier/coller https://urlz.fr/a3UI dans la barre de votre navigateur)

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Vaccination contre les HPV et dépistage régulier : la combinaison gagnante pour vaincre le cancer du col de l’utérus

L’INCa, en lien avec le ministère des Solidarités et de la Santé, mène une campagne de sensibilisation à destination des professionnels de santé sur les modalités de prévention du cancer du col de l’utérus. Chaque année, 3 000 nouveaux cas sont détectés et 1 100 femmes décèdent de la maladie. La vaccination contre les papillomavirus humains (HPV) des jeunes filles dès 11 ans et le dépistage régulier des femmes de 25 à 65 ans sont deux armes complémentaires qui favorisent la réduction de l’incidence et de la mortalité de ce cancer.

En abordant le sujet avec les parents des jeunes filles et les femmes dès 25 ans, les professionnels de santé participent à la disparition du cancer du col de l’utérus. Leur rôle dans la prévention est donc essentiel et c’est à eux que s’adresse principalement l’INCa dans cette nouvelle campagne de sensibilisation.

Quelques chiffres

  • 6 300 cancers attribuables aux HPV dont :
    • 44 % de cancers du col de l’utérus ;
    • 24 % de cancers de l’anus ;
    • 22 % de cancers de l’oropharynx.
  • 80 % des femmes seront exposées aux virus HPV oncogènes 16 et 18, dans la majorité des cas, l’infection s’élimine naturellement en 1 à 2 ans après la contamination. Dans 10 % des cas, cette infection persiste et peut entraîner des lésions précancéreuses au niveau des cellules du col de l’utérus qui pourront persister ou évoluer vers un cancer du col de l’utérus.
  • 3 000 nouveaux cas de cancers du col de l’utérus sont détectés ;
  • 1 100 femmes décèdent de ce cancer ;
  • 235 000 frottis anormaux sont enregistrés dont 35 000 lésions précancéreuses ou cancéreuses ;
  • 51 ans est l’âge médian au diagnostic ;
  • 62 % taux de survie à 5 ans ;
  • 64 ans est l’âge moyen de décès.

Vaccination et dépistage

  • une vaccination recommandée entre 11 et 14 ans (schéma vaccinal 2 doses) ;
  • en rattrapage jusqu’à 19 ans révolus (schéma vaccinal 3 doses) ;
  • jusqu’à 26 ans pour les hommes ayant des relations sexuelles avec les hommes ;
  • deux vaccins disponibles en France : une protection contre les infections par les HPV oncogènes 16 et 18, responsables de 70 % des cancers invasifs du col utérin et 50 % des lésions précancéreuses de haut grade ;
  • 17 millions de femmes sont concernées : les femmes asymptomatiques âgées de 25 à 65 ans inclus (y compris les femmes enceintes et les femmes ménopausées) ;
  • Ce dépistage repose sur la réalisation d’une cytologie cervico-utérine ;
  • Il est recommandé tous les 3 ans après deux prélèvements normaux réalisés à un an d’intervalle ;
  • Il permet de repérer des lésions précancéreuses et des cancers à un stade précoce afin de favoriser les chances de guérison et les traitements moins lourds.

Pour en savoir : INCa

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Hop’EN : la DGOS publie les guides des prérequis et des indicateurs prioritaires

Dans le cadre de la stratégie de transformation du système de santé “Ma santé 2022” et de son volet numérique, la DGOS a lancé début 2019 le programme HOP’EN qui constitue la nouvelle feuille de route nationale des systèmes d’information hospitaliers à 5 ans. Il a comme ambition d’amener – d’ici 2022 – les établissements de santé à un palier de maturité de leur système d’information, nécessaire pour répondre aux nouveaux enjeux de décloisonnement du système de santé et de rapprochement avec les patients.

Mi-juin, une boite à outils avait été publiée pour atteindre les prérequis au programme.

Fin juillet, deux nouveaux guides méthodologiques ont été mis à disposition par la DGOS :

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Recensement des RCP franciliennes

Dans le cadre de ses différentes missions en lien avec l’ARS, ONCORIF souhaite recenser l’ensemble des RCP existantes en Île-de-France au sein de chaque structure membre d’un 3C pour cartographier les RCP franciliennes (en vue de la mise en place du DCC).

A cet effet, le réseau vient d’envoyer un outil de recensement à tous les 3C franciliens.

A minima, certaines données doivent être renvoyées, pour le 22 août, à savoir :

  • Nombre de types de RCP au sein de chaque établissement en précisant leurs thématiques (ex. 4 RCP dans l’établissement X, Sénologie, Digestive, Urologie, Thoracique ; 1 dans l’établissement Y, Sénologie) ;
  • Pour chaque RCP existante dans l’établissement, le nombre de réunions réalisées au cours de l’année 2018 et le nombre de fiches RCP générées ;
  • Le coordonnateur de la RCP et sa planification.

Si toutefois, un document existant mentionne déjà ces informations, cela peut remplacer l’outil de recensement.

Pour toute question, n’hésitez pas à utiliser notre formulaire de contact !