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Cancer du col de l’utérus : Le vaccin Gardasil 9 est disponible !

Mise à jour du 05 septembre 2018 :

Le Gardasil 9 est enfin disponible dans les pharmacies !


Article original du 17 octobre 2017 :

La HAS vient d’approuver le remboursement du Gardasil 9, le nouveau vaccin contre le papillomavirus humains (HPV). Comme nous vous l’expliquions dans un article précédent, cette nouvelle version offre une protection accrue contre ce type d’infection à l’origine d’un certain nombre de cancers du col de l’utérus.

Contrairement à d’autres pays européens, le taux de vaccination contre le HPV est au plus bas : seules 15% des filles sont vaccinées contre 86%, par exemple en Angleterre ou 71% en Italie (le plan cancer 2014-2019 fixait un objectif à 60%). En cause, une défiance vis-à-vis de ce vaccin et de ses potentiels effets indésirables. Allégations aujourd’hui démenties par de vastes études qui ont prouvé que ce vaccin était sans danger.

Aujourd’hui, même si cette nouvelle version du Gardasil va offrir une protection supplémentaire, l’enjeu se situe aujourd’hui clairement dans le renforcement de la couverture vaccinale et du recours au dépistage. La HAS recommande en particulier une information large et argumentée auprès des professionnels de santé et du public sur les maladies à HPV, les vaccins, leur efficacité et leurs effets indésirables. Elle recommande également le développement d’interventions facilitant la vaccination, notamment auprès des populations les moins favorisées au sein desquelles le recours à la vaccination et au dépistage est moins fréquent.


Sources : HASfranceinfo:

 

 

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Vers des vaccins anti-cancer plus efficaces ?

Et si administrer des vaccins thérapeutiques contre les cancers par voie intramusculaire ou sous-cutanée n’était pas la méthode la plus efficace? De récents travaux de chercheurs de l’Inserm, soutenus par la Ligue Nationale contre le Cancer, indiquent que, au moins pour les vaccins thérapeutiques destinés à traiter les tumeurs de la tête et du cou, la voie nasale est une bien meilleure option : elle semble en effet indispensable à la stimulation d’une population particulière de lymphocytes T mémoires, capables de contrôler à eux seuls la croissance tumorale chez la souris.

Ces cellules Trm (TissueResident memory T cells), une fois activées par la rencontre avec un agent pathogène à éliminer, permettent de lutter plus efficacement contre lui en cas de nouvelle rencontre. Elles ont en outre la particularité de se maintenir dans les tissus à l’endroit même où elles ont été activées. Ces cellules sont présentes dans les muqueuses au niveau des voies respiratoires, digestives, pulmonaires et génitales, mais aussi dans la peau. L’administration d’un vaccin contre des tumeurs de la tête et du cou par voie nasale à des souris induit l’activation de ces cellules et la présence de ces cellules est alors associée à une plus grande efficacité du vaccin qu’injecté par voie intramusculaire (qui n’active pas les mêmes cellules mémoires).

Et pour d’autres types de cancer ?

Il a été observé chez les patients atteints de cancer du poumon que la présence d’un grand nombre de cellules Trm était associée aux meilleures chances de survie. Leur activation par un vaccin parait donc une stratégie prometteuse. Par ailleurs, en raison des systèmes de communication avec les muqueuses, l’administration par voie nasale pourrait peut-être améliorer l’efficacité de vaccins contre des cancers du col de l’utérus ou encore de l’endomètre.

Encouragés par ces résultats et ces observations, les chercheurs viennent de débuter un essai préclinique chez le primate. Leur objectif est de comparer l’efficacité d’un vaccin thérapeutique contre des cancers muqueux (ORL ou poumon) lorsqu’il est administré par voie nasale ou par voie intramusculaire.


Source : INSERM