post

Mois sans tabac : le bilan

Mois sans tabac 2017, c’est fini pour cette année. L’occasion pour Santé publique France de dresser un bilan positif de cette édition qui a fortement mobilisé et suscité un bel engouement collectif.

  • 158 000 inscrits à l’opération
  • 706 082 kits d’aide à l’arrêt distribués
  • 1,2 millions de visiteurs uniques sur le site dédié
  • 94 915 téléchargements de l’appli de coaching
  • 11 861 appels sur la ligne téléphonique ouverte pour l’occasion
  • plus de 100 000 fans sur la page facebook de Tabac info service
  • 4 237 followers du compte twitter @mois_sans_tabac

C’est dans la région Île-de-France, où l’on compte 2 100 000 fumeurs quotidiens, que le nombre de participants à l’opération a été le plus élevé (soit 24 765 personnes).


Source : Santé publique France

post

Cancer du poumon – quelles nouveautés ?

Le Comité de Paris de la Ligue contre le cancer organise tous les mois des réunions d’informations. Les thèmes abordés sont à chaque fois différents et permettent un dialogue avec les professionnels de santé. Ces réunions gratuites sont ouvertes aux malades, aux proches et aux professionnels intéressés.

Places limitées – participation gratuite – inscrivez-vous au 01 45 00 00 17

post

augmentation du prix du tabac : vers un paquet à 10 € à l’horizon 2020

La France compte près de 16 millions de fumeurs. Chaque année, le tabac est responsable de 73 000 décès en France, dont 45 000 par cancer. Il constitue ainsi le facteur de risque évitable de cancer le plus important. Le tabagisme est également l’un des facteurs principaux de risque de maladies cardiovasculaires, deuxième cause de mortalité en France.

Un des leviers pour réduire cette consommation du tabac est l’augmentation importante et rapide du prix du tabac qui a montré dans plusieurs pays son efficacité sur la consommation et la prévalence du tabagisme à moyen terme. Comme le souligne le Pr Dautzenberg, pneumologue et secrétaire général de l’Alliance contre le tabac, “ce qui est efficace, ce n’est pas le prix mais l’augmentation du prix du paquet”.

C’est par un communiqué de presse commun qu’Agnès Buzyn, Ministre des Solidarités et de la Santé et Gérald Darmanin, Ministre de l’Action et des Comptes Publics, ont précisé ce jour le calendrier de mise en place de la hausse de la fiscalité du tabac qui a pour objectif d’aboutir à un paquet de tabac à 10 euros à horizon 2020 :

  • Une hausse de 1 € en mars 2018 ;
  • Deux hausses de 0,50 €, en avril et novembre 2019 ;
  • Deux hausses, respectivement de 0,50 € et 0,40 €, en avril et novembre 2020.

Cette augmentation sera accompagnée par une politique de prévention et sensibilisation à destination notamment des jeunes. Un plan de prévention et de réduction du tabagisme complétera les mesures existantes telles que l’interdiction de fumer dans les lieux publics et dans les aires de jeux pour enfants, l’interdiction des arômes et additifs particulièrement attractifs pour les jeunes, les aides au sevrage tabagique et le remboursement des substituts nicotiniques, ainsi que le « moi(s) sans tabac » qui encourage les fumeurs à s’arrêter.

Pour voir l’intégralité de l’interview du Pr Dautzenberg :

 

Pour télécharger le communiqué de presse :


(pdf – 348 Ko)


Sources : Ministère des Solidarités et de la santéfranceinfo:

 

post

Vitamine B : un risque de cancer du poumon à forte dose

Alors que les compléments alimentaires en vitamines B sont notamment utilisés pour protéger des risques de cancer du poumon, leur consommation à long terme et à forte dose augmenterait au contraire son risque de développement ! C’est la conclusion à laquelle est arrivée une étude publiée dans la revue Journal of Clinical Oncology.

Pour arriver à ce résultat, les chercheurs ont analysé les données de plus de 77000 personnes âgées entre 50 et 76 ans afin de recueillir des informations relatives à l’utilisation de la vitamine B sur 10 ans. Différents facteurs comme les mensurations, l’environnement social, le tabagisme, la consommation d’alcool et les antécédents médicaux ont été pris en compte.

Pour les femmes, une complémentation en vitamines B6 et B12 n’était associée à aucun risque de cancer de poumon. Mais pour les hommes qui prenaient plus de 20 mg de vitamine B6 et 55µg de vitamine B12 sur 10 ans, le risque de cancer de poumon était doublé. Pour les fumeurs, le risque est encore plus élevé : pour les sur-consommateurs de vitamine B6, le risque était triplé et pour ceux de vitamine B12, le risque était quadruplé !

L’alimentation seule ne permet pas d’atteindre ces seuils à risque mais ils peuvent être facilement atteints avec des compléments alimentaires librement accessibles.


Sources : Journal of Clinical Oncologyfréquence médicalefranceinfo:

post

un nouveau test sanguin pour détecter les tumeurs à un stade précoce

La détection d’un cancer à une phase précoce de son développement augmente considérablement les chances de réussite du traitement. Un nouveau type de test sanguin repérant les mutations génétiques liées à l’apparition de tumeurs vient d’être présenté dans la revue Science translational Medicine.

Les premiers résultats de l’étude réalisée auprès de 200 patients sont particulièrement encourageants puisqu’ils ont permis de diagnostiquer dans 62% des cas des cancers aux stades 1 et 2 :

  • Pour le cancer de l’ovaire, ce sont 67% de cas détectés au stade 1 et 75% au stade 2 de la maladie ;
  • Pour le cancer du poumon, 45% ont été diagnostiqués au stade 1 et 72% au stade 2 ;
  • Pour le cancer colorectal, les chiffres sont de 50% pour le stade 1 et 89% pour le stade 2.

Autre avancée, l’expérience a également été menée sur un groupe témoin en bonne santé et aucun “faux positif” n’a été relevé.

Ces résultats prometteurs doivent maintenant être validés sur un plus grand nombre de personnes. Selon les chercheurs ayant développé cette nouvelle technique de dépistage, leur test pourrait à terme profiter dans un premier temps aux populations à haut risque de cancer comme les fumeurs dont le test de dépistage standard entraîne souvent des faux positifs ou les femmes avec des mutations héréditaires BRCA1 ou BRCA2 les prédisposant à des cancers du sein ou de l’ovaire.


Source : Science Translational Medicine

post

Réunions d’information patients/proches Ligue contre le cancer

Le Comité de Paris de la Ligue contre le cancer organise tous les mois des réunions d’informations. Les thèmes abordés sont à chaque fois différents et permettent un dialogue avec les professionnels de santé. Ces réunions gratuites sont ouvertes aux malades, aux proches et aux professionnels intéressés.

Dates et thématiques des prochaines réunions :

 

post

Le paquet de cigarettes bientôt à 10 € ?

Dans son discours de politique générale devant l’Assemblée Nationale, le Premier ministre Edouard Philippe a annoncé que le prix du paquet de cigarettes sera progressivement porté à 10€. Une mesure réclamée par la ministre de la Santé, Agnès Buzyn qui avait indiqué que son objectif “est que la génération qui aujourd’hui soit la première génération sans tabac”. La hausse du prix du paquet, outre l’effet financier dissuasif, devrait permettre de financer des actions de prévention, de sevrage et de recherche.

Rappelons que le tabac, première cause évitable de mortalité, est responsable de 90 % des cancers du poumon et de 73 000 décès prématurés chaque année en France (source : Santé publique France).


Source : 20 minutes

post

Vers des vaccins anti-cancer plus efficaces ?

Et si administrer des vaccins thérapeutiques contre les cancers par voie intramusculaire ou sous-cutanée n’était pas la méthode la plus efficace? De récents travaux de chercheurs de l’Inserm, soutenus par la Ligue Nationale contre le Cancer, indiquent que, au moins pour les vaccins thérapeutiques destinés à traiter les tumeurs de la tête et du cou, la voie nasale est une bien meilleure option : elle semble en effet indispensable à la stimulation d’une population particulière de lymphocytes T mémoires, capables de contrôler à eux seuls la croissance tumorale chez la souris.

Ces cellules Trm (TissueResident memory T cells), une fois activées par la rencontre avec un agent pathogène à éliminer, permettent de lutter plus efficacement contre lui en cas de nouvelle rencontre. Elles ont en outre la particularité de se maintenir dans les tissus à l’endroit même où elles ont été activées. Ces cellules sont présentes dans les muqueuses au niveau des voies respiratoires, digestives, pulmonaires et génitales, mais aussi dans la peau. L’administration d’un vaccin contre des tumeurs de la tête et du cou par voie nasale à des souris induit l’activation de ces cellules et la présence de ces cellules est alors associée à une plus grande efficacité du vaccin qu’injecté par voie intramusculaire (qui n’active pas les mêmes cellules mémoires).

Et pour d’autres types de cancer ?

Il a été observé chez les patients atteints de cancer du poumon que la présence d’un grand nombre de cellules Trm était associée aux meilleures chances de survie. Leur activation par un vaccin parait donc une stratégie prometteuse. Par ailleurs, en raison des systèmes de communication avec les muqueuses, l’administration par voie nasale pourrait peut-être améliorer l’efficacité de vaccins contre des cancers du col de l’utérus ou encore de l’endomètre.

Encouragés par ces résultats et ces observations, les chercheurs viennent de débuter un essai préclinique chez le primate. Leur objectif est de comparer l’efficacité d’un vaccin thérapeutique contre des cancers muqueux (ORL ou poumon) lorsqu’il est administré par voie nasale ou par voie intramusculaire.


Source : INSERM