Mise à jour du Thésaurus National de Cancérologie Digestive
La Société Nationale Française de Gastroentérologie (SNFGE) vient de publier la mise à jour du chapitre 6 cancer du canal anal du Thésaurus National de Cancérologie Digestive (TNCD) : https://www.snfge.org/content/6-cancer-du-canal-anal
Vous pouvez également consulter tous les chapitres du TNCD sur le site de la Société Nationale Française de Gastro-Entérologie (SNFGE) : https://www.snfge.org/tncd
Le Thésaurus National de Cancérologie Digestive (TNCD) est un travail collaboratif réalisé sous l’égide de la Société Nationale Française de Gastroentérologie (SNFGE), de la Fédération Francophone de Cancérologie Digestive (FFCD), du Groupe Coopérateur multidisciplinaire en Oncologie (GERCOR), de la Fédération Nationale des Centres de Lutte Contre le Cancer (UNICANCER), de la Société Française de Chirurgie Digestive (SFCD), de la Société Française d’Endoscopie Digestive (SFED), de la Société Française de Radiothérapie Oncologique (SFRO) et de la Société Française de Radiologie (SFR) (dont la Société d’Imagerie Abdominale et Digestive (SIAD) et la Fédération de Radiologie Interventionnelle (FRI)).
D’autres groupes participent à la rédaction de certains chapitres. Ce thésaurus est réalisé de manière bénévole par des experts indépendants appartenant à ces dix organismes et est actualisé chaque année.
Après le confinement : les réponses de l’INCa à vos questions
Ce lundi 11 mai a marqué le début de la phase de déconfinement. Celui-ci intervient dans un contexte épidémique nettement moins virulent mais qui nécessite des précautions particulières pour les patients atteints de cancer. La sécurité et la bonne prise en charge des patients demeurent des priorités pour l’INCa. Aussi, afin de les accompagner dans cette période singulière, l’Institut complète les informations mises à disposition pour le confinement par un dossier dédié au déconfinement.
Ce dossier est articulé autour de 5 thématiques :
Mon suivi médical
Prendre soin de moi
Mes déplacements
Ma vie sociale
Mon activité professionnelle
Il apporte des réponses très concrètes aux situations de la vie courante en répondant notamment aux questions suivantes :
Comment vont se passer les soins et les examens ?
Quelles précautions pour mon suivi médical ?
Suis-je éligible aux tests de dépistage du coronavirus ?
Je suis inquiète/inquiet, où trouver de l’aide ?
Comment se procurer un masque ?
Le retour à l’école de mes enfants, quelles mesures adopter ?
Comment se déplacer et avec quelles précautions ?
Quelles sont les mesures prises par les employeurs ?
Par ailleurs, l’INCa avait déjà insisté sur la nécessité pour les personnes atteintes de cancer de garder un lien avec leurs médecins et l’équipe soignante qui assurent le suivi.
La ligne Cancer Info, gérée en partenariat avec le Ligue contre le cancer, peut également répondre aux interrogations des patients et de leurs proches : 0 805 123 124 (servie et appel gratuits).
BEH – Surveillance et déclaration des mésothéliomes en France : bilan
Le numéro de Bulletin Épidémiologique Hebdomadaire de Santé publique France daté du 28 avril 2020 a pour thème « Surveillance et déclaration des mésothéliomes en France : bilan ».
Au sommaire de ce numéro :
Programme national de surveillance du mésothéliome pleural (PNSM) : vingt années de surveillance des cas, de leurs expositions et de leur reconnaissance médico-sociale (France, 1998-2017)
Bilan de la déclaration obligatoire des mésothéliomes 2012-2018 : une exhaustivité encore à améliorer
Étude des expositions non professionnelles à des facteurs de risque de mésothéliome dans l’étude pilote DO-Mésothéliome 2013-2015
En quelques mots, les articles arrivent à la conclusion de la nécessité de « la prévention sur le risque amiante et de l’information sur les possibilités de recours aux dispositifs de reconnaissance médico-sociale existants ». De plus, la déclaration obligatoire des mésothéliomes est « fonctionnelle […] mais encore insuffisamment exhaustive » et Santé publique France rappelle le rôle essentiel des médecins à ce niveau.
Une étude postule un effet protecteur de la nicotine contre l’infection au coronavirus COVID-19. Cette piste doit encore être confirmée par des études scientifiques approfondies. Pourtant, très relayée sur les réseaux sociaux, elle s’accompagne parfois de discours qui font l’impasse sur les effets dévastateurs du tabac. Or, fumer est la première cause de mortalité évitable en France. De plus, le tabac a des effets aggravants en cas d’infection par le COVID-19.
Pour le moment, l’étude publiée par des chercheurs du CNRS, de l’Inserm, de l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris, de Sorbonne université, du Collège de France et de l’Institut Pasteur ne constitue qu’une hypothèse, une piste qui doit être consolidée. En l’absence de preuves validées scientifiquement, il convient de rester prudent. Des essais préventifs et thérapeutiques vont être entrepris à l’hôpital de La Pitié Salpêtrière, à Paris pour vérifier cette hypothèse.
Le tabac tue chaque année 75 000 personnes
Le tabac est un produit hautement toxique. Chaque année, le tabagisme est responsable de 75 000 décès en France (dont 45 000 par cancer).
Rappelons que les fumeurs infectés par le COVID-19 pourraient courir plus de risques de développer des formes graves de la maladie. Une étude chinoise, publiée dans The New England Journal of medicine, fait ainsi état d’une augmentation de 50 % du risque de complications respiratoires dues à l’infection par le COVID-19 chez les personnes fumeuses.
COVID-19 & cancer : Préconisations de l’INCa pour l’adaptation de l’offre de soins
L’INCa vient de diffuser des préconisations pour l’adaptation de l’offre de soins des établissements accueillant les patients atteints de cancer dans le contexte de l’épidemie de COVID-19.
« Les présentes préconisations reprennent et complètent, sur le volet de l’organisation des soins de traitement du cancer, l’avis du HCSP du 5 mars relatif à la prise en charge des cas confirmés d’infection au virus COVID-19 faisant suite à la saisine du 3 février 2020 par la Direction générale de la santé (DGS) ainsi que les travaux du 14 mars 2020 « COVID-19 et Cancers Solides : Recommandations », complétées par celle du 31 mars.
Préconisation n°1 – Limiter les risques de contamination :
réduire au maximum le risque de contact et de contamination entre patients et soignants ;
favoriser les soins ambulatoires et la télémédecine pour le suivi des patients.
Préconisation n°2 – Maintenir de façon régulière des réunions de concertation pluridisciplinaires (RCP).
Préconisation n°3 – Organiser la continuité des soins médicaux et chirurgicaux indispensables aux patients en favorisant les coopérations interterritoriales entre les établissements de santé autorisés.
Préconisation n°4 – Anticiper la reprogrammation.
Préconisation n°5 – Veiller à délivrer une information complète et adaptée à tous les patients.
Préconisation n°6 – Tenez-vous informés des évolutions des préconisations.
Établies en l’état des connaissances et de l’évaluation de la situation, elles pourront évoluer avec le temps. Référez-vous au site internet de l’Institut national du cancer pour en suivre l’évolution. Ces préconisations visent à promouvoir des organisations facilitant le respect des recommandations de bonnes pratiques cliniques adaptées à la situation, lesquelles ont été publiées par les sociétés savantes selon les disciplines et les spécialités impliquées en cancérologie, référencées par le présent document. Elles ne se substituent pas non plus au « Guide méthodologique – Préparation au risque épidémique Covid-19 » du 20 février 2020 publié par le ministère de la Santé. Enfin, elles ne constituent pas de nouvelles obligations règlementaires, mais des orientations pour appuyer et éclairer les choix et les décisions qui seront prises concernant le traitement du cancer au cours de la crise sanitaire actuelle.
Elles s’adressent aux établissements de santé, aux Agences Régionales de Santé (ARS), aux Réseaux Régionaux de Cancérologie (RRC) et aux professionnels de santé des services d’oncologie médicale et d’hématologie, de chirurgie, de radiothérapie, d’endoscopie interventionnelle, de radiologie interventionnelle de médecine nucléaire et de soins de suite et de réadaptation, d’hospitalisation à domicile qui participent au traitement du cancer. Elles concernent également les réseaux nationaux de référence cancers rares, les Organisations Interrégionales de Recours (OIR), les professionnels de l’oncopédiatrie, les Unités de Coordination en OncoGériatrie (UCOG) et les professionnels de la gériatrie et de l’oncogériatrie, de soins palliatifs et du traitement de la douleur, ainsi que les structures d’imagerie médicale, d’anatomocytopathologie et de biologie médicale. Elle s’adresse, enfin, aux professionnels de santé de ville de 1er recours (médecins spécialistes en médecine générale, paramédicaux) et aux médecins de spécialité qui doivent pouvoir constituer un relais des professionnels de santé des structures dans lesquelles sont suivis leurs patients. »
L’INCa vient de mettre à disposition des patients un nouveau guide « Mots et attitudes face à la maladie ». Son objectif est de donner quelques clés pour trouver les mots et les attitudes justes et améliorer ainsi l’accompagnement des personnes fragilisées par la maladie.
Mots et attitudes face à la maladie a été rédigé par neuf entreprises, membres du Club des entreprises « Cancer et emploi » et signataires de la charte, accompagnées par Nathalie Vallet-Renart, directrice générale de l’association « Entreprise et cancer ».
COVID-19 et patients atteints de cancer : l’INCa rappelle aux patients que le lien avec les médecins ne doit pas être rompu
Selon un rapport de l’OMS, le taux de mortalité des patients atteints de cancer et infectés pas le virus est de 7,8%. Ce taux est de 1,4% dans la population ne présentant pas de comorbidité et de 3,8% pour l’ensemble des décès liés au COVID-19.
Les gestes barrières doivent être scrupuleusement respectés par les patients, leurs proches et les équipes médicales pour réduire les risques de contamination par le virus. Cela ne signifie pas néanmoins que les patients doivent suspendre leur traitement sans avis médical.
L’INCa vient de publier un communiqué de presse pour justement rappeler la nécessité pour les patients de garder le lien avec les médecins.
Voici les grands points de ce communiqué :
Patients atteints de cancer, des soins qui doivent se poursuivre sauf avis contraire de son médecin
L’adaptation des traitements pour réduire le risque de contamination des patients atteints de cancer
Anticiper et organiser la reprise pour garantir la meilleure qualité de soins aux patients
Dépistage des cancers un report des dispositifs pour les personnes asymptomatiques
Un suivi continu en cas d’anomalie détectée lors d’un dépistage
En cas de symptômes, ne pas hésiter à consulter son médecin
Favoriser la continuité du travail avec les chercheurs s’impliquant dans la lutte contre les cancers
Communiqué de presse de l’INCa : Épidémie de COVID-19 et patients atteints de cancer
L’Institut national du cancer rappelle les conseils et les gestes de protection pour les patients et leurs proches ainsi que les recommandations pour les professionnels de santé sur e-cancer.fr.
Les patients atteints de cancer sont généralement plus fragiles devant les infections virales comme le coronavirus. Leurs défenses immunitaires peuvent être affaiblies par certains cancers et certains traitements, en particulier la chimiothérapie. Dans ce contexte, les symptômes peuvent être moins faciles à détecter. Le risque, pour ces patients, de développer des complications respiratoires graves est 4 à 5 fois plus important que celui de la population générale. Pour accompagner les patients, et leurs proches, dans cette période d’épidémie, l’Institut national du cancer met en ligne des conseils et un questions/réponses sur son site e-cancer.fr. Celui-ci répond aux situations des patients atteints de cancer et rappelle l’importance du lien avec l’équipe médicale qui suit le patient. Il insiste également sur l’importance du respect des gestes barrières pour tous. Par ailleurs, l’Institut rassemble sur son site les recommandations, les conseils et les outils indispensables aux patients et aux professionnels de santé.
TRAITEMENTS DES CANCERS : LA CONSULTATION DES ÉQUIPES MÉDICALES INDISPENSABLES
Les patients atteints de cancer ont un risque plus élevé de développer des formes graves du COVID-19. En cette période de fragilité, il est indispensable que chacun respecte les consignes qui permettent aux patients de se protéger contre l’épidémie et de poursuivre leurs traitements dans les meilleures conditions possibles de sécurité.
Les patients atteints de cancer ne doivent en aucun cas interrompre leur traitement sans avis médical des professionnels de santé qui les suivent. Chaque cas est unique. Dans certaines situations, les oncologues pourront maintenir ou reprogrammer les cures de soins.
En cas de suspicion et/ou de symptômes évocateurs de l’infection par COVID-19, et en fonction de leurs gravités, chaque patient doit contacter un professionnel de santé :
son médecin traitant : si le patient développe des symptômes évocateurs d’infection à coronavirus ;
le 15 : en cas de malaise ou de difficultés respiratoires.
Quelle que soit la situation, il est essentiel de préciser dans quel hôpital le patient est suivi pour le traitement du cancer afin que le médecin puisse, si nécessaire, contacter le médecin oncologue ou hématologue.
Lorsqu’il s’agit d’autres symptômes et notamment des symptômes qui ont été annoncés comme des effets secondaires du traitement, il convient de prendre directement contact avec le service qui suit le patient. Par exemple si de la fièvre apparaît après une chimiothérapie, sans autre signe. Dans ce cas, le patient devra suivre les consignes précises transmises par l’équipe soignante et la contacter.
Quelle que soit la situation, il ne faut pas se présenter à l’hôpital ou chez un médecin sans y avoir été invité. Le contact par téléphone reste la priorité.
RESPECTER LES GESTES BARRIÈRES ET LES CONSIGNES DE CONFINEMENT
Les gestes barrières diffusés par les autorités de santé sont déterminants pour l’ensemble de la population. Ils le sont davantage pour les patients atteints de cancers et pour leurs proches ; leur système immunitaire pouvant être affaibli par les traitements. Aussi, il est indispensable que les patients mais aussi leurs proches appliquent ces règles avec la plus grande rigueur et de manière régulière :
utiliser des mouchoirs à usage unique et les jeter ;
se laver les mains toutes les heures ;
tousser ou éternuer dans son coude ou dans un mouchoir ;
saluer sans se serrer la main, ne pas s‘embrasser ;
éviter tout rassemblement, limiter les déplacements et les contacts.
Pour les proches d’un patient atteint de cancer, il est également conseillé de porter un masque chirurgical dès le début des symptômes et éventuellement s’exclure de l’entourage du patient atteint de cancer pour limiter les risques de contamination.
La mobilisation de chacun d’entre nous et le respect des règles de sécurité sanitaire restent indispensables pour protéger les patients atteints de cancer mais également l’ensemble de la population. L’Institut national du cancer appelle chaque concitoyen à agir en ce sens.
CONSEILS ET RECOMMANDATIONS DANS LA PRISE EN CHARGE DES PATIENTS ATTEINTS DE CANCER
L’Institut national du cancer rassemble sur e-cancer.frles recommandations, les conseils et les outils indispensables aux patients et aux professionnels. Il s’agit notamment :
Les professionnels de santé sont invités à se rapprocher de leurs institutions, ordres et sociétés savantes qui seront les plus à même de leur communiquer les recommandations les plus récentes.
COVID-19 & cancer : toute l’actualité et les recommandations en direct
Cette page est mise à jour le plus souvent possible, consultez-la régulièrement ! Les dates mentionnées sont celles de mise à disposition sur notre site internet.
Le réseau ONCORIF met à disposition les recommandations et les contenus fiables en cours des sociétés savantes et agences sur les conduites à tenir concernant la prise en charge des patients atteints de cancer et le COVID-19.
Cami Sport & Cancer : maintenir une pratique physique sécurisée pendant le confinement
Depuis sa création en 2000, la CAMI Sport & Cancer s’efforce chaque jour d’implanter, dispenser et développer des programmes de thérapie sportive pour permettre à des milliers de patients touchés par un cancer d’être pris en charge pour diminuer les effets secondaires des traitements, améliorer leurs chances de rémission, diminuer leurs risques de rechute et améliorer leur qualité de vie.
Elle propose aujourd’hui un service gratuit d’information pour les patients atteints d’un cancer afin de sécuriser leur pratique physique pendant cette période de confinement.