La prévention et la gestion des effets indésirables

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avril 2026

Mieux vivre avec les effets indésirables des traitements

Dans le cadre d’un traitement contre le cancer, on distingue généralement deux grandes catégories d’effets indésirables selon le moment où ils apparaissent :

  • Les effets indésirables précoces surviennent pendant la phase de traitement ou dans les semaines qui suivent son arrêt. Ils sont liés à l’action immédiate des traitements sur l’organisme et peuvent apparaître dès les premières semaines. Dans de nombreux cas, ces effets sont transitoires et diminuent ou disparaissent avec le temps une fois le traitement terminé, ou grâce à une prise en charge adaptée.

 

  • Les effets indésirables tardifs apparaissent plusieurs mois, voire plusieurs années après la fin des traitements. Ils résultent des conséquences à long terme des traitements sur les tissus ou les fonctions de l’organisme. Ces effets tardifs peuvent se manifester longtemps après et parfois devenir durables ou permanents, on parle alors de séquelles.

La prévention et la gestion des effets indésirables est également un objectif des soins oncologiques de support.

Pour vous accompagner, ONCORIF en partenariat avec les professionnels de santé de la région et ses différents partenaires (OMEDIT, Société Française de Pharmacie Oncologique (SFPO), Société Française de Cardiologie (SFC), autres DSRC, AFSOS) met à disposition sur ce portail des ressources claires et accessibles pour les patients et les professionnels de santé hospitaliers et de ville pour s’informer et se former sur la prévention et la prise en charge des principaux effets indésirables des traitements du cancer.

RESSOURCES

Pour les patients et les aidants

Ce portail facilite l’accès à des ressources conçues pour vous aider à comprendre et gérer les effets indésirables les plus courants des traitements anticancéreux : fatigue persistante, douleurs , nausées et vomissements, troubles digestifs ou nutritionnels, atteintes de la bouche, ou encore des changements visibles sur la peau, les cheveux ou les ongles.

Ces effets indésirables ne sont pas systématiques : ils dépendent du type de traitement, peuvent varier d’une personne à l’autre, tout comme leur intensité et leur durée.  En cas de doute ou de difficulté, il est essentiel de se référer à un professionnel de santé.

Ces outils peuvent alimenter le plan personnalisé de soins (PPS) qui vous est remis par votre équipe médicale.

Pour vous informer

Pour vous accompagner

Programme d’éducation thérapeutique du patient

 

De nombreuses associations organisent des webinaires, des groupes de parole, pour vous aider à prévenir et mieux vivre avec votre traitement.

Annuaire des associations (INCa)

Pour les professionnels

Pour vous informer

Pour vous former

Signaler un effet indésirable

Le portail de signalement

Pour signaler des effets indésirables, incidents ou risques d’incidents liés aux produits de santé, rendez-vous sur le Portail de signalement des événements sanitaires indésirables mis en place par le Ministère chargé de la santé.

 

Les interactions médicamenteuses

Votre traitement anticancéreux peut interagir avec d’autres médicaments, y compris ceux prescrits pour d’autres pathologies, ceux en vente libre, des compléments alimentaires, ou certaines plantes médicinales ou aliments. Ces interactions peuvent modifier l’efficacité de votre traitement ou augmenter le risque d’effets indésirables. Il est donc essentiel de toujours signaler à votre équipe soignante l’ensemble des produits que vous prenez, même ceux qui vous semblent anodins.

Exemples d’interactions alimentaires ou à base de plantes :

  • Pamplemousse (fruit, jus, marmelade) : il contient des substances pouvant augmenter la concentration de certains anticancéreux dans le sang, ce qui peut conduire à une toxicité accrue ou à des surdosages.
  • Millepertuis est connu pour accélérer l’élimination de nombreux médicaments en augmentant l’activité de certaines enzymes, ce qui peut réduire l’efficacité de certains traitements anticancéreux.
  • Curcuma, ginkgo biloba, gingembre et d’autres plantes ou extraits peuvent aussi modifier le métabolisme des médicaments (par induction ou inhibition d’enzymes) selon leur concentration et leur formulation.
  • Thé vert :  Le thé vert peut augmenter la toxicité de traitements de chimiothérapie et réduire l’efficacité de la chimio ou de la radiothérapie. Il est plus prudent d’éviter de consommer du thé vert le jour du traitement ainsi que les deux jours qui le précèdent et le suivent
    Pour en savoir plus Thé vert et cancer (NACRE) 

Vous êtes professionnel :

Des outils sont à votre disposition avant la prescription ou pendant le bilan de médication :


Pour les interactions avec de la phytothérapie :

Autres ressources

Référentiels INCa

L’INCa met à disposition des professionnels de santé un référentiel « Chimiothérapies orales conventionnelles » abordant les effets indésirables les plus communément associés à leur prise.

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