La plupart des personnes traitées pour un cancer ressentent des douleurs à un moment donné de la maladie. Ces douleurs peuvent être dues :

  • A la tumeur elle-même ;
  • Aux traitements du cancer ;
  • Aux soins et examens médicaux nécessaires au diagnostic et au suivi de la maladie (piqûres, pansements, prélèvements).

Ces douleurs ne doivent pas être minimisées, surtout si elles durent et même si elles sont peu intenses. Quelles que soient leurs causes et leur intensité, prévenir et traiter les douleurs sont des priorités, tout au long de la maladie.

Douleur aiguë ou douleur chronique ?

Habituellement, une douleur apparaît à cause d’une anomalie, et disparaît lorsque l’anomalie est éliminée. On parle alors de douleur aiguë. Le terme aigu ne signifie pas forcément que la douleur est intense.

Douleur aiguë

Elle est due à une cause précise, identifiée ou non. Elle disparaît en quelques heures ou quelques semaines selon le temps de la disparition de sa cause. Dès qu’elle survient, il est important de la signaler afin de chercher sa cause et de la traiter rapidement. En effet, plus une douleur dure, plus elle risque de s’installer et de devenir permanente. On parle alors de douleur chronique.

Douleur chronique

Une douleur chronique a plusieurs caractéristiques :

  • Elle dure depuis au moins 3 mois, malgré un traitement antalgique ;
  • Elle persiste même si la cause de la douleur a disparu ;
  • Elle est difficile à comprendre car elle n’a pas toujours de cause visible. Elle augmente, diminue, disparaît ou réapparaît sans que l’on sache toujours expliquer pourquoi ;
  • Elle est envahissante, moralement et physiquement.

Plus elles durent, plus ces douleurs sont usantes, physiquement et moralement. Elles peuvent avoir des répercussions importantes sur la qualité de vie, le moral, l’espérance, la vie professionnelle, les relations avec ses proches et avec les professionnels de santé… Elles nécessitent un traitement à long terme.

Soulager la douleur

De nombreuses possibilités existent pour soulager la douleur :

  • Des médicaments qui agissent directement sur la douleur ;
  • Les traitements du cancer, qui agissent sur la cause de la douleur lorsqu’elle est due à la tumeur ;
  • Des techniques non médicales, qui complètent l’action des médicaments en améliorant le bien-être physique et moral ;
  • Des techniques médicales spécialisées, utilisées lorsque les autres traitements ne suffisent pas à la soulager.

L’hypnoanalgésie

L’hypnoanalgésie (terme qui associe les notions d’hypnose et d’analgésie) peut venir compléter les techniques d’analgésie standards dans la prise en charge des douleurs aiguës et chroniques liés au cancer, chez l’adulte et chez l’enfant.

Le référentiel AFSOS “Hypnose thérapeutique en onco-hématologie”

L’antalgie intrathécale

L’antalgie intrathécale permet de délivrer les antalgiques par pompe implantable au plus près de la moelle épinière. Cela permet de diminuer les doses administrées et de réduire les effets secondaires du traitement. Sa mise en place de façon précoce permet de mieux contrôler la douleur et d’améliorer la qualité de vie du patient.

Le référentiel AFSOS “Prise en charge de la douleur cancéreuse : antalgie intrathécale”

Structures spécialisées Douleur Chronique (SDC) en Île-de-France

Il existe des structures spécialisées pour prendre en charge les douleurs chroniques. Ces structures spécialisées sont hébergées dans les établissement de santé et labellisées par les ARS. Deux niveaux de SDC existent :

  • les consultations qui assurent une prise en charge pluriprofessionnelle c’est-à-dire une prise en charge en équipe (médecin, infirmier, psychologue)
  • les centres qui réalisent une prise en charge médicale pluridisciplinaire c’est-à-dire plusieurs médecins de différentes spécialités (neurologue, psychiatre, orthopédiste, etc.). Vous pouvez avoir accès à des lits d’hospitalisation.

Consulter l’annuaire des SDC en Île-de-France


Pour en savoir plus

Douleur et cancer (INCa)