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Un nouveau rapport de l’INCa rappelle des éléments de contexte sur le prix des médicaments anticancéreux, donne des informations chiffrées sur le prix des médicaments anticancéreux coûteux et décrit, pour un panel de cancers, les principaux médicaments en développement et attendus sur le marché, sous deux ans. Bien que n’offrant pas de certitude, à ce stade, ni sur leur commercialisation ni sur l’impact financier chiffré de ces évolutions, les éléments présentés confortent l’impact probable fort des médicaments anticancéreux sur les dépenses et plaident pour une action déterminée compte tenu des niveaux de dépenses déjà engagées dans la lutte contre les cancers en général et dans les médicaments anticancéreux en particulier.

Des innovations en cancérologie sont annoncées par rafales sur le marché dans le monde et en France. Elles devraient constituer une rupture dans l’attitude générale vis-à-vis des cancers en commençant par les formes avancées. Ces innovations parfois très coûteuses, aujourd’hui les immunothérapies spécifiques médicamenteuses et demain les CAR-T, vont mettre à rude épreuve la soutenabilité financière de ce poste de dépenses.

Leur impact budgétaire prévisible est même susceptible d’interroger la capacité des systèmes de protection sociale Français à maintenir un accès à l’innovation et aux meilleurs traitements pour tous les patients.

En effet, depuis quelques années, les nouveaux médicaments anticancéreux sont commercialisés à des coûts unitaires particulièrement élevés, largement supérieurs aux prix pratiqués antérieurement. L’escalade des prix est devenue la norme et ceux-ci apparaissent en partie déconnectés du gain thérapeutique apporté. En cancérologie, les innovations -parfois décisives et parfois moins- se sont succédé à un rythme soutenu : ce mécanisme a pu conduire à des prix élevés.

De surcroît, le paradigme d’un traitement reposant à chaque assaut thérapeutique sur quelques cycles de chimiothérapie se voit concurrencé dans plusieurs situations par des prises médicamenteuses au très long cours, pour diminuer la maladie résiduelle infraclinique et prévenir la récidive. Ce qui conduit, même si la raison en est fort différente, à une durée de traitement comparable à ce qui se voit dans quelques maladies chroniques non malignes à des prix de dose unitaire sans aucune comparaison.

Pour télécharger le rapport (pdf – 1 Mo) :


Source : INCa

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