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L’Institut national du cancer, l’ACORESCA, Unicancer, la FHF Cancer, la FHP et la Fehap ont mené une première enquête sur l’évaluation de la diffusion au sein des établissements de santé, des recommandations et référentiels de bonnes pratiques produits dans le champ des cancers du sein, des cancers broncho-pulmonaires et de la gestion des effets indésirables des anticancéreux par voie orale.

Entre septembre et décembre 2017, 281 professionnels de santé (oncologues, oncologues radiothérapeutes, gynécologues, pneumologues, chirurgiens thoraciques, pharmaciens) exerçant en CHU, CH, centres de lutte contre le cancer, établissements privés à but lucratif et non lucratif ont été interrogés par téléphone ou par questionnaire en ligne.

L’étude réalisée par l’Institut BVA visait à :

  • déterminer les sources utilisées par ces professionnels (émetteurs, formats) ;
  • identifier les modalités de diffusion et de mise à disposition au sein de leurs établissements de santé ;
  • décrire les usages de ces recommandations au quotidien ;
  • évaluer les attentes et besoins des professionnels en matière de formats, supports et modalités de diffusion.

Les principaux enseignements de cette enquête sont les suivants :

  • Une variété de sources sont utilisées par les professionnels : recommandations nationales (43%), référentiels régionaux ou locaux (29%), recommandations internationales (12%) et revues de la littérature et articles scientifiques (4 %). Les principaux émetteurs de ces documents sont l’Institut national du cancer (73%), les sociétés savantes (70%) et les réseaux régionaux de cancérologie (66%). 9 professionnels sur 10 déclarent avoir confiance dans les recommandations et référentiels de bonnes pratiques émis par l’Institut national du cancer, la HAS, les sociétés savantes et les réseaux régionaux de cancérologie.
  • La fiabilité des informations et leur mise à jour régulière sont les deux principaux critères de choix des professionnels de santé en matière de recommandations et référentiels de bonnes pratiques.
  • La diffusion de ces documents est multimodale et s’effectue en RCP (52%), en staff ou en réunion interne (49%), par mail (47%) ou encore en formation (44%). Plus de la moitié des professionnels interrogés se perçoivent comme acteurs de cette diffusion.
  • Cependant plus d’un quart de ces professionnels sont insatisfaits des modalités de mise à disposition des recommandations et référentiels de bonnes pratiques, notamment à cause d’une fréquence de mise à jour qu’ils estiment insuffisante. Parmi les attentes identifiées, figurent également une diffusion par mail informant de la sortie d’un nouveau document (25%), l’élaboration de référentiels uniques communs (18%).

En outre, d’une façon générale, deux types de formats ont été souhaités. Ces formats sont déjà mis à disposition depuis plusieurs mois par l’Institut national du cancer :

  • des supports courts et synthétiques de type arbres décisionnels, pour une utilisation facilitée au quotidien ;
  • des synthèses des données et résumés de la littérature pour chaque recommandation (thésaurus), facilitant leur appropriation et participant à la mise à jour continue des connaissances.

Enfin, pour optimiser davantage l’accessibilité, une mise à disposition de ces formats sur différents types de support type tablette et smartphone est suggérée ainsi que la mise en place d’un site de référence comprenant toutes les recommandations opposables (y compris hors cancer) de type recommandation.gouv.fr.

Sur la base de ces premiers résultats, un plan d’actions détaillé est en cours d’élaboration par l’Institut national du cancer, l’ACORESCA et les quatre fédérations hospitalières afin d’améliorer la réactivité de mise à disposition des recommandations et référentiels de bonnes pratiques, leur diffusion et leur implémentation au sein des établissements de santé.


Source : INCa

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