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L’INCa co-signataire du Plan national pour la science ouverte

Les agences françaises de financement de la recherche ont signé une déclaration conjointe réaffirmant leur engagement pour favoriser la diffusion et le partage des connaissances à travers une approche concertée.

L’INCa a rejoint l’Agence nationale de la recherche (ANR), l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), l’Agence nationale de recherches sur le sida et les hépatites virales (Inserm/ANRS) et l’Agence de la transition écologique (Ademe). 

Constituées en réseau d’échanges à la suite du lancement du Plan national pour la science ouverte, elles ont signé, le 24 juin 2020, une déclaration conjointe en faveur de la science ouverte, qui leur permet de souligner leur attachement commun à la science ouverte.

Leur action est guidée par 6 principes :

  • promouvoir le libre accès aux publications scientifiques ;
  • favoriser l’ouverture des données de la recherche dans le respect du paradigme “aussi ouvert que possible, aussi fermé que nécessaire” ;
  • partager les pratiques et modalités d’évaluation de la qualité scientifique des projets, conformément aux recommandations de la Déclaration de San Francisco ;
  • informer et sensibiliser les bénéficiaires en partageant des bonnes pratiques ;
  • ouvrir les données relatives aux projets financés par chaque institution en accord avec l’Open Government Partnership et conformément à la loi pour une République numérique ;
  • publier un bilan annuel des actions et des différentes mesures mises en œuvre en faveur de la science ouverte.

Qu’est-ce que le Plan national pour la science ouverte ?

Lancé en juillet 2018 par Frédérique Vidal, ministre en charge de la Recherche, le Plan national pour la science ouverte rend obligatoire l’accès ouvert pour les publications et les données issues de recherches financées sur projets. En d’autres termes, il s’agit de rendre les résultats de la recherche scientifique ouverts à tous, sans entrave, sans délai et sans paiement.
Pour en savoir plus, consulter le site du ministère en charge de la Recherche.


En savoir plus sur la déclaration conjointe en faveur de la science ouverte.

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Plan cancer 3 : 6e rapport annuel au président de la République et précisions sur la stratégie décennale de lutte contre le cancer

Le sixième rapport de l’Institut national du cancer au président de la République, concernant la mise en œuvre du Plan cancer 2014-2019, est publié.
2019 a marqué la dernière année de ce plan et l’engagement dans une réflexion collective sur la future stratégie décennale de lutte contre le cancer 2021 – 2031.
La persévérance et le dynamisme de l’ensemble des acteurs ont permis une réalisation à hauteur de 90 % de l’ensemble des jalons du plan. Les actions réalisées permettent des avancées concrètes pour les patients et pour l’ensemble de nos concitoyens. Des avancées que nous devrons collectivement conforter pour continuer à diminuer le poids de la maladie dans la vie de chaque Français.

UNE ANNÉE CHARNIÈRE ENTRE LA FINALISATION DES ACTIONS DU PLAN CANCER 2014-2019 ET LES TRAVAUX DE CONCERTATION ET D’ÉLABORATION DE LA STRATÉGIE DÉCENNALE DE LUTTE CONTRE LE CANCER 2021-2031

En 2019, l’Institut national du cancer et l’ensemble des acteurs de la cancérologie ont poursuivi la mise en œuvre des actions du troisième Plan Cancer arrivant, cette même année, à son terme. L’implication de chacun a permis d’atteindre 90 % des objectifs fixés par le Plan ; les acteurs de la cancérologie maintiennent leurs efforts pour finaliser les actions non réalisées.

Dans le même temps, et conformément à la mission qui lui a été confiée par la loi du 8 mars 2019, l’Institut national du cancer a piloté, en coordination avec les organismes de recherche, les opérateurs publics et privés en cancérologie, les professionnels de santé, les usagers du système de santé, la réflexion et la co-construction de la stratégie décennale de lutte contre le cancer.

Dernière étape essentielle de cette préparation, l’Institut consultera les Français dès le 2 septembre prochain. Pendant 4 semaines, il mettra à leur disposition une plateforme digitale pour présenter les 3 axes prioritaires (améliorer la prévention, limiter les séquelles et améliorer la qualité de vie des patients et lutter contre les cancers de mauvais pronostic chez l’adulte et chez l’enfant) de la proposition de stratégie décennale et les actions qui en découlent. Chacun sera invité à commenter les actions et déposer une contribution permettant d’enrichir cette nouvelle stratégie qui sera proposée au Gouvernement en fin d’année.
Les modalités d’élaboration de la stratégie décennale seront également détaillées à cette occasion.

L’Institut rappelle qu’aujourd’hui, 3,8 millions de personnes vivent avec ou après un cancer. Si le taux de mortalité, entre 2010 et 2018, a baissé (– 0,7 % par an pour les femmes, – 2 % par an pour les hommes), près de 400 000 personnes apprennent chaque année qu’elles ont un cancer et plus de 157 000 décèdent de la maladie. Réduire le poids du cancer dans le quotidien de chacun de nos concitoyens est un enjeu fort de la future stratégie décennale.

2019 : SÉLECTION DES ACTIONS DU PLAN QUI MARQUENT DES AVANCÉES POUR LES PATIENTS ET L’ENSEMBLE DE LA POPULATION

AXE 1 DU PLAN CANCER : GUÉRIR PLUS DE PERSONNES MALADES EN FAVORISANT DES DIAGNOSTICS PRÉCOCES ET EN GARANTISSANT L’ACCÈS DE TOUS À UNE MÉDECINE DE QUALITÉ ET AUX INNOVATIONS.

  • Les premières invitations au dépistage du cancer du col de l’utérus ont été adressées aux femmes de 25 à 65 ans. Le test HPV est désormais indiqué en première intention pour les femmes dès 30 ans et tous les 5 ans.
  • La qualité du dépistage du cancer du sein a été renforcée. Désormais, seules les installations de mammographie numérique sont autorisées dans le programme avec une analyse obligatoire des clichés sur une console d’interprétation.
  • Une expertise nationale et internationale a été menée pour identifier les évolutions des critères autorisant les établissements de santé à traiter les patients atteints de cancer. Les évolutions envisagées ont fait l’objet d’une étude d’impact afin de garantir à tous, et sur l’ensemble du territoire, un accès à des traitements de qualité et sûrs.
  • De nouveaux indicateurs de qualité et de sécurité de soins ont été définis afin de rendre compte de la pertinence des actes chirurgicaux et d’identifier les disparités territoriales notamment en termes de délais d’accès aux soins. Ces indicateurs permettent aux décideurs et aux acteurs de terrain de disposer d’un outil de pilotage au niveau local et territorial et d’identifier les pistes d’amélioration de la qualité et de la sécurité des soins.
  • Des recommandations de bonnes pratiques ont été éditées pour accompagner les professionnels de santé, informer les patients et leurs proches sur :
    • le traitement du cancer du pancréas ;
    • les lymphomes associés à un implant mammaire.
  • L’accompagnement des évolutions technologiques et thérapeutiques :
    • sur la base de propositions de l’Institut, plusieurs décisions prises par arrêté, encadrent l’organisation et le financement des médicaments de thérapie innovante : les cellules CAR-T. Leur utilisation est soumise à des conditions strictes pour les établissements de santé dans le traitement de certaines leucémies et certains lymphomes ; leur prise en charge par l’Assurance maladie est conditionnée au recueil et à la transmission de certaines informations relatives à sa prescription.
  • L’accélération de l’émergence de l’innovation aux patients :
    • dans le cadre du programme « Horizon Scanning », l’Institut dispose désormais d’une base de données recensant environ 10 000 essais cliniques de médicaments anticancéreux en développement ;
    • la labellisation de 16 centres de phase précoce (CLIP²) a été renouvelée. Neuf d’entre eux ont une activité en cancérologie pédiatrique et sept en cancérologie pédiatrique et adulte.

AXE 2 : PRÉSERVER LA CONTINUITÉ ET LA QUALITÉ DE VIE EN PROPOSANT UNE PRISE EN CHARGE GLOBALE DE LA PERSONNE PENDANT ET APRÈS LA MALADIE, TENANT COMPTE DE L’ENSEMBLE DE SES BESOINS.

  • Le dispositif d’annonce a été revu. Il définit désormais un processus en 5 temps. Une attention toute particulière est portée aux enfants, aux publics les plus fragiles ainsi qu’aux patients atteints d’un cancer de mauvais pronostic.
  • 15 réseaux nationaux de référence pour les cancers rares ont été labellisés. Chaque patient atteint d’un cancer rare pourra ainsi bénéficier du meilleur traitement, par la discussion systématique de son cas par des experts, et quel que soit son lieu de traitement.
  • Un nouvel appel à projets a été mis en place afin d’identifier les initiatives les plus susceptibles de réduire les inégalités. Des projets, pour améliorer le parcours de santé des personnes en situation de handicap face aux cancers, ont été sélectionnés.
  • La stratégie nationale de mobilisation et de soutien en faveur des aidants renforce l’accompagnement des proches et des aidants. Elle vise à prévenir leur épuisement et leur isolement. La loi du 8 mars 2019 prévoit des actions aux aidants familiaux pour les enfants, adolescents et jeunes adultes touchés par le cancer.
  • Les prothèses capillaires sont remboursées sans reste à charge pour les patients :
    • un forfait de 350 euros pour les prothèses en fibres synthétiques (contre 125€ auparavant). Celles constituées de cheveux naturels, doivent avoir un prix de vente maximum pour ouvrir le droit à une prise en charge de 700€, dont 250€ seront remboursés par l’Assurance maladie.
  • Les prêts à la consommation entrent désormais dans le champ du droit à l’oubli. Le droit à l’oubli ne concernait auparavant que les prêts immobiliers ou professionnels :
    • les opérations de prêts concernées par ce droit ne sont plus plafonnées. Par ailleurs, plus aucune information médicale relative à la maladie cancéreuse ne pourra être sollicitée par l’assureur dès lors que le traitement est achevé depuis plus de 10 ans (et non plus 15 ans) ;
    • la grille de référence, qui permet d’accéder à des tarifs normaux, a également été élargie aux personnes ayant été atteintes d’un cancer du sein et traitées au stade 1 de la maladie.

AXE 3 : INVESTIR DANS LA PRÉVENTION ET LA RECHERCHE POUR RÉDUIRE LE NOMBRE DE NOUVEAUX CAS DE CANCERS ET PRÉPARER LES PROGRÈS À VENIR.

  • La prévalence du tabagisme enregistre une baisse de 12 % :
    • les deux précédentes années ont vu l’abandon du tabac par 1,6 million d’anciens fumeurs. Cette baisse traduit l’impact d’une politique publique globale et cohérente. Toutefois, les inégalités sociales face au tabac et l’augmentation du tabagisme féminin invitent à renforcer les actions.
  • En 2019, ce sont 84 spécialités de traitement de substituts nicotiniques qui sont remboursées.
  • Le programme TABADO, offre gratuite d’aide à l’arrêt du tabac, déployé dans les centres de formation des apprentis et des lycées professionnels, est généralisé à l’ensemble du territoire auprès de 60 000 jeunes.
  • De nouveaux repères de consommation d’alcool diffusés par Santé publique France :
    • ces repères se fondent sur un travail d’expertise scientifique indépendant soutenu par Santé publique France et l’Institut national du cancer : maximum 10 verres par semaine, maximum 2 verres par jour et des jours dans la semaine sans consommation.
  • La Haute Autorité de santé recommande d’étendre la vaccination anti-HPV aux jeunes garçons entre 11 et 14 ans révolus, avec un rattrapage jusqu’à 19 ans. La ministre des Solidarités et de la Santé a prévu que cette extension soit intégrée au calendrier des vaccinations 2020.
  • Une fiche repère consacrée aux substances perturbatrices du système endocrinien, à destination du grand public, est publié par l’Institut national du cancer :
    • d’une molécule à l’autre, les niveaux de preuve quant à leur impact sur la santé sont aujourd’hui variables. Néanmoins, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) en a classé certaines comme cancérigène avéré ou suspecté pour l’homme.
  • 5 millions d’euros annuels supplémentaires sont dédiés à la recherche fondamentale en oncopédiatrie. L’utilisation de ce budget, octroyé par la ministre chargée de la recherche, est définie avec les associations. Une Task Force, mise en place par l’Institut, a permis d’identifier des actions complémentaires déterminantes pour accélérer la recherche fondamentale sur les cancers de l’enfant. En 2019 :
    • trois groupes de travail interdisciplinaires ont été mis en place (partage des données en cancérologie pédiatrique ; développement de l’être humain – anomalies épigénétiques et environnement ; immunologie – modèles – mathématiques) ;
    • un appel à projets de soutien à la mobilité internationale de jeunes chercheurs en cancérologie pédiatrique en renforçant l’attractivité de cette recherche pour de jeunes talents et en facilitant leur carrière dans ce champ ;
    • un appel à candidatures vise également à accélérer la recherche fondamentale et translationnelle en cancérologie pédiatrique par un accompagnement à la mutualisation, à la structuration et au partage des données de recherche.
  • L’Institut national du cancer, l’Inserm et l’Institut thématique multi-organisme (ITMO) Cancer d’Aviesan (Alliance nationale pour les sciences de la vie et de la santé) accompagnent le développement de la recherche sur les pré-néoplasies.
  • Le partage des données cliniques, biologiques et génomiques entre centres est favorisé :
    • avec le groupe OSIRIS (GrOupe inter-SIRIC sur le paRtage et l’Intégration des données clinicobiologiques en cancérologie) initié par les SIRIC. Leur objectif : améliorer leur exploitation à des fins de recherche.

AXE 4 : OPTIMISER LE PILOTAGE ET LES ORGANISATIONS POUR UNE MEILLEURE EFFICIENCE, EN Y ASSOCIANT PLEINEMENT LES PERSONNES MALADES ET LES USAGERS DU SYSTÈME DE SANTÉ.

  • De nouvelles données sont mises à la disposition du pilotage des politiques publiques :
    • étude multipartenariale sur la survie nette conditionnelle chez les personnes atteintes de cancer en France métropolitaine. Cet Indicateur récent fournit un pronostic dynamique, en actualisant la probabilité de survie au fur et à mesure que le temps s’écoule depuis le diagnostic ;
    • le rapport « Incidence et mortalité des cancers en France métropolitaine entre 1990 et 2018 » présente de nouveaux indicateurs qui renforcent la connaissance des typologies de cancers et présente 74 types et sous-types de cancers et des tendances par âge ;
    • les estimations régionales et départementales d’incidence et de mortalité par cancer publiées mettent notamment en évidence des disparités territoriales pour certains cancers comme ceux liés au tabac chez les hommes ;
    • une analyse de l’activité de cancérologie pour les résidents des départements et régions d’outre-mer pour compléter la connaissance des données sanitaires propres aux départements et régions d’outre-mer (DROM), notamment en cancérologie.
  • Le nouveau référentiel des missions des réseaux régionaux de cancérologie, qui prendra mieux en compte l’évolution du paysage et des thérapeutiques en cancérologie, a été annexé à l’instruction conjointe de la Direction générale de l’offre de soins et de l’Institut national du cancer publiée en décembre 2019.
  • L’Institut national du cancer a piloté, en lien avec le LEEM, une mesure du Conseil stratégique des industries de santé visant à « sécuriser l’approvisionnement en anticancéreux anciens à risque fort de pénuries, y compris en favorisant la localisation en France de la production ».
  • Une section « Parcours de soins global après le traitement aigu d’un cancer » est créée par l’article 59 de la loi de financement de la sécurité sociale 2020 :
    • il renforce l’impact des soins de support afin de garantir l’accès à un parcours comprenant un bilan d’activité physique, un bilan et des consultations de suivi nutritionnels et psychologiques. Des travaux, engagés dès fin 2019 par l’Institut national du cancer, permettront de déterminer les modalités d’évaluation des besoins pour la mise en place de ce forfait post-cancer ;
    • un financement d’environ 10 M€ est prévu pour la première année.

Téléchargez le sixième rapport au président de la République
Téléchargez et consultez la sélection des réalisations 2019

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Journée mondiale sans tabac – Quelle prévalence du tabagisme en France ? Qui sont les fumeurs ?

A l’occasion de la journée mondiale sans tabac du 31 mai, Santé publique France publie comme chaque année dans le BEH les nouvelles données de prévalence du tabagisme en France.

En 2019, trois Français de 18-75 ans sur dix déclaraient fumer (30%) et un quart fumait quotidiennement (24%). Une baisse significative est observée entre 2018 et 2019 parmi les femmes. Les experts se sont également attachés à définir le profil des fumeurs français, un exercice particulièrement utile pour mieux construire et cibler les messages de prévention.

En 2019 : recul du tabagisme féminin et inégalités sociales toujours très marquées

Entre 2018 et 2019, si les prévalences du tabagisme et du tabagisme quotidien chez les hommes ne varient pas significativement, leurs évolutions sont en revanche plus favorables chez les femmes. En un an, la prévalence du tabagisme diminuait chez elles de 28,9% à 26,5% et celle du tabagisme quotidien de 22,9% à 20,7%.

Les inégalités sociales qui ne s’accroissent plus depuis 2016, restent très marquées. On observe notamment un écart de 12 points de prévalence du tabagisme quotidien entre les plus bas et les plus hauts revenus, un écart de 17 points entre personnes au chômage et actifs occupés.
La lutte contre les inégalités sociales face au tabagisme reste encore un des enjeux majeurs pour les années à venir.

Fait nouveau, selon les données du Baromètre de Santé publique France en 2019, les personnes de 76-85 ans ont également été interrogées. Dans cette tranche d’âge, la prévalence du tabagisme était de 5,4% et de 4,8% pour le tabagisme quotidien.

Forte diminution du tabagisme quotidien en France entre 2014 et 2019

Le tabagisme en France ne varie pas de façon significative sur l’ensemble de la population entre 2018 et 2019, mais par rapport à 2014 il est en baisse de 3,9 points et de 4,5 points pour le tabagisme quotidien. C’est la première fois depuis les années 2000 qu’une baisse de cette ampleur est constatée. Les mesures réglementaires et de prévention mises en place dans les plans nationaux contre le tabagisme (PNRT 2014-2019, PNLT 2018-2022) ont vraisemblablement contribué à cette baisse. L’objectif annoncé du PNRT était de réduire le nombre de fumeurs quotidiens d’au moins 10% entre 2014 et 2019 : il est largement atteint avec une baisse de 16% du tabagisme quotidien pendant cette période.

Qui sont les fumeurs en France ?

L’effectif interrogé pour le Baromètre de Santé publique France 2017 était d’une taille suffisante pour permettre de dresser le portrait des fumeurs. Ainsi, d’après ces données, les fumeurs sont :
  • plus souvent des hommes (54%) ;
  • des personnes de moins de 55 ans (81 %) ;
  • des personnes en situation de précarité socio-économique : moins diplômées (26% possèdent un diplôme supérieur au baccalauréat contre 33% chez les non-fumeurs), deux fois plus souvent au chômage (14% contre 7%) et dans une situation financière perçue comme « difficile » (22% contre 12,5%) ;
  • en moins bonne santé mentale, présentant plus souvent des symptômes d’anxiété, des épisodes dépressifs et des insomnies chroniques ;Plus souvent consommateurs d’autres substances psychoactives.

Ils ont moins recours à un médecin généraliste et utilisent moins Internet comme source d’informations sur des sujets de santé, par rapport aux non-fumeurs.

Encourager l’arrêt du tabac : une priorité

Bien que les évolutions du tabagisme soient encourageantes, la prévalence reste très élevée en France et la mortalité attribuable au tabagisme, reflet des consommations passées, a été estimée à 75 000 décès en 2015, soit 13% des décès survenus en France métropolitaine. Les premières observations faites par Santé publique France montrent que pour une partie des Français, le contexte de confinement s’accompagne d’une hausse des consommations de tabacEncourager l’arrêt du tabac reste donc une priorité.

A l’occasion du 31 mai, Santé publique France lance une campagne digitale pour mettre en avant le dispositif d’aide à l’arrête Tabac info service avec un message « Arrêter de fumer, c’est toujours une bonne idée » et rediffuse 3 vidéos sur le site, l’appli et le 3989.


Source : Santé publique France

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BEH – Surveillance et déclaration des mésothéliomes en France : bilan

Le numéro de Bulletin Épidémiologique Hebdomadaire de Santé publique France daté du 28 avril 2020 a pour thème “Surveillance et déclaration des mésothéliomes en France : bilan”.

Au sommaire de ce numéro : 

  • Programme national de surveillance du mésothéliome pleural (PNSM) : vingt années de surveillance des cas, de leurs expositions et de leur reconnaissance médico-sociale (France, 1998-2017)
  • Bilan de la déclaration obligatoire des mésothéliomes 2012-2018 : une exhaustivité encore à améliorer
  • Étude des expositions non professionnelles à des facteurs de risque de mésothéliome dans l’étude pilote DO-Mésothéliome 2013-2015

En quelques mots, les articles arrivent à la conclusion de la nécessité de “la prévention sur le risque amiante et de l’information sur les possibilités de recours aux dispositifs de reconnaissance médico-sociale existants”. De plus, la déclaration obligatoire des mésothéliomes est “fonctionnelle […] mais encore insuffisamment exhaustive” et Santé publique France rappelle le rôle essentiel des médecins à ce niveau.


Source : Santé publique France

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Les Français convaincus de l’importance des soins oncologiques de support

A l’occasion de la 3e édition des Journées Supporters du 2 mars au 1er juillet 2020, l’AFSOS (Association Francophone des Soins Oncologiques de support) et Amgen dévoilent les résultats d’une enquête Odoxa réalisée auprès des Français sur leurs connaissances et perceptions des soins oncologiques de support.
Trois quarts des Français les jugent aussi importants que les traitements médicaux contre le cancer.
Bien qu’ils restent méconnus dans leur terminologie – 7 Français sur 10 n’en ont jamais entendu parler – les disciplines auxquelles ils renvoient (prise en charge de la douleur, soutien psychologique, symptômes secondaires…) sont en revanche bien identifiées par une large majorité de Français. Mais seul 1 Français sur 2 estime que la préservation de la santé sexuelle fait partie des soins oncologiques de support.
« Dès lors que l’on définit les soins oncologiques de support, ils apparaissent comme une évidence aux yeux des Français. La reconnaissance d’un nécessaire accompagnement global pour les malades témoigne d’une évolution sociétale encourageante. Mais il faut soutenir les efforts en termes de pédagogie sémantique et de valorisation de sujets plus tabous comme par exemple la préservation de la santé sexuelle », déclare le Pr Ivan Krakowski, oncologue médical spécialiste de la douleur, président fondateur de l’AFSOS.

Télécharger l’enquête (pdf – 0,3Mo)


Source : AFSOS

 

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France Lymphome Espoir : sommes-nous tous égaux devant l’accès aux soins ?

Fin 2018, France Lymphome Espoir a lancé une grande enquête sur l’accès aux soins dans le parcours des patients atteints d’un lymphomes en France. Elle a été conçue pour documenter l’expérience des patients et de leurs proches, tout au long de leurs parcours de soins, de la première consultation chez un médecin jusqu’à la phase post-traitement. Elle a été complétée par une enquête auprès des médecins, hématologues principalement, afin de comparer les perceptions des uns et des autres.

L’enquête auprès des patients et de leurs proches a été réalisée entre le 15 septembre et le 15 novembre 2018. Elle a recueilli 1639 réponses. Elle comportait 17 questions mixtes, incluant un champ destiné aux commentaires, et une question ouverte formulée de la façon suivante : « Selon vous, comment la prise en charge et le parcours de soins des patients atteints d’un lymphome pourraient être améliorés en France ? ».

L’enquête auprès des hématologues a été réalisée en ligne entre le 17 septembre et le 23 octobre 2018. Elle a recueilli 66 réponses. Elle comportait 13 questions fermées, incluant un champ destiné aux commentaires, et une question ouverte, identique à celle destinée aux patients : « Selon vous, comment la prise en charge et le parcours de soins des patients atteints d’un lymphome pourraient être améliorés en France ? ».

Le rapport élaboré par France Lymphome Espoir cherche à se faire l’écho des pistes de réflexion suggérées par les répondants pour améliorer l’expérience des patients et de leurs proches. Il met en évidence, selon les cas, les différentes perceptions des patients et des hématologues ou, au contraire, leur communauté d’analyse. Il a pour ambition première d’engager le dialogue avec l’ensemble des acteurs du système de soins et vise à nourrir une réflexion commune sur les actions à mettre en œuvre pour permettre à tous les patients souffrant d’un lymphome en France de bénéficier d’un parcours de soins de qualité.

Télécharger la synthèse (4 pages) (pdf – 0,1 Mo)

Télécharger le rapport complet (pdf – 2,38 Mo)


Source : France Lymphome espoir

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Le cancer colorectal : éviter plus de 6 500 décès par an

Qu’attendons-nous pour réaliser un test efficace qui peut nous sauver la vie ? 

Deuxième cancer le plus meurtrier, le cancer colorectal est chaque année responsable de plus de 17 000 décès. En 2018, ce sont plus de 43 000 femmes et hommes pour lesquels un cancer colorectal a été détecté. L’incidence et la mortalité de ce cancer pourraient diminuer avec l’augmentation de la participation au programme national de dépistage.
Ce programme met à la disposition de la population cible (les femmes et les hommes de 50 à 74 ans ne présentant pas de symptôme), un test de dépistage fiable et performant dans la détection des cancers à un stade précoce et des lésions précancéreuses. Détecté tôt, ce cancer peut être guéri dans 9 cas sur 10. Pourtant, seuls 32,1 % de la population y participe contrairement aux 45 % jugés acceptables au niveau européen.

À l’occasion du mois de sensibilisation contre le cancer colorectal en mars, le ministère des Solidarités et de la Santé et l’Institut national du cancer appellent chacun, grand public et professionnels de santé, à se mobiliser autour de ce dépistage qui peut sauver des vies.

Eviter plus de 6 500 décès grâce au dépistage régulier du cancer colorectal

Le cancer colorectal est le 3e cancer le plus fréquent et 2e cancer le plus meurtrier. Un test de dépistage efficace est disponible et permet de réduire considérablement le nombre de nouveaux cas et de décès chaque année. Toutefois, la participation à ce dépistage reste insuffisante ; elle n’est que de 32,1 % en France. En comparaison avec nos voisins européens, les Pays-Bas enregistrent un taux de participation de 71,3 % ; elle est de 62,8 % au Portugal.

Avec le taux de participation actuelle, ce sont 2 200 nouveaux cancers et 2 600 décès qui sont évités chaque année. L’augmentation de cette participation permettrait d’éviter par an :

  • 3 500 cancers colorectaux et 4 000 décès avec un taux de participation à 45 % ;
  • 5 700 cancers colorectaux et 6 600 décès avec un taux de participation à 65 %.

Au regard de l’enjeu, une participation nettement insuffisante

Sur les 17 millions de personnes âgées de 50 à 74 ans concernées (femmes et hommes ne présentant pas de symptôme ni de facteur de risque autre que l’âge) et invitées tous les deux ans à participer au dépistage, seules 5,5 millions d’entre elles ont réalisé le test soit 11,5 millions qui ne participent pas (période 2017/2018). Pourtant, le test mis à la disposition par les autorités de santé a fait la preuve de sa fiabilité et de ses performances dans la détection des cancers à un stade précoce et des lésions précancéreuses.

Dans ce contexte, le ministère des Solidarités et de la Santé et l’Institut national du cancer restent mobilisés afin que chacun prenne conscience de la dangerosité de ce cancer et de l’opportunité de réaliser ce dépistage afin de favoriser la précocité des diagnostics et d’augmenter les chances de guérison.

Détecter la maladie au début de son développement pour la guérir dans 9 cas sur 10

Le cancer colorectal se développe sur les parois du côlon ou du rectum à partir d’une tumeur bénigne (non cancéreuse) appelée polype. Ce polype, qui peut apparaître sans symptôme, peut se transformer ensuite en cancer dans un processus qui peut durer une dizaine d’années.

Le test de dépistage, proposé dans le cadre du programme national, permet de  repérer un cancer à un stade débutant et de le soigner avec des traitements moins lourds. Dans ce cas, le cancer peut être guéri dans 9 cas sur 10. Détecté à un stade plus avancé, le traitement sera plus lourd et plus contraignant avec des résultats incertains. Le test de dépistage peut également permettre de détecter un polype et de l’enlever, lors d’une coloscopie, avant qu’il ne devienne un cancer.

Le test simple d’utilisation, qui s’effectue à domicile, est pris en charge à 100 % par l’Assurance maladie sans avance frais. Il est remis par le médecin traitant. Aussi, quel que soit le motif de consultation, la rencontre avec son médecin est une occasion d’aborder le sujet. Les gastroentérologues, les gynécologues et les médecins d’un centre d’examen de santé du régime général de l’assurance maladie peuvent également le remettre.

Un suivi adapté pour les patients présentant des disques aggravés

Les personnes présentant un risque aggravé de développer la maladie (personnes ayant des antécédents personnels ou familiaux de maladies touchant le côlon ou le rectum) sont orientées par le médecin traitant vers un gastroentérologue. Celui-ci lui proposera des modalités de suivi adaptées à leur situation. L’Institut national du cancer met à la disposition des médecins une fiche d’aide à la pratique détaillant les facteurs de risque et les conduites à tenir en fonction de chaque situation.

Un dispositif d’information en radio et sur les réseaux sociaux

Pendant tout le mois de mars, l’Institut national du cancer et le ministère des Solidarités et de la Santé, proposeront des chroniques prêtes à diffuser à plus de 1 000 radios sur l’ensemble du territoire. Chacune enregistrée autour d’un message dédié (professionnels de santé, acteurs de terrain, témoignage), explique le bénéfice essentiel du dépistage dans la lutte contre le cancer colorectal.

Un dispositif digital viendra compléter l’information délivrée dans les chroniques avec un dossier d’information et un relais sur les réseaux sociaux de l’Institut, du ministère des Solidarités et de la Santé et des partenaires.

Le test de dépistage en pratique

Ce test est rapide à réaliser et simple à utiliser. Il consiste en un prélèvement unique de selles grâce à un bâtonnet qui est ensuite à replacer dans un tube hermétique garantissant sa conservation. Le test ainsi qu’une fiche d’identification transmise avec le kit et à compléter par la personne réalisant le test, sont à adresser via l’enveloppe T fournie au laboratoire d’analyses médicales dont les coordonnées figurent sur l’enveloppe.


Source : INCa

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Programme d’Actions Intégrées de Recherche en 2020 : priorité aux tumeurs cérébrales

L’Institut national du cancer, la Fondation ARC pour la recherche sur le cancer et la Ligue contre le cancer renouvellent leur partenariat pour développer de nouveaux Programmes d’Actions Intégrées de Recherche (PAIR). Lancé en 2007 par l’Institut national du cancer, ce programme a déjà permis de financer 80 projets à hauteur de 45,5 millions d’euros. Après une première évaluation confirmant la pertinence de l’approche intégrative du PAIR, le prochain programme, conçu et financé par les trois partenaires, sera dédié aux « Tumeurs cérébrales ».

Télécharger le communique de presse (pdf – 0,6 Mo)


Source : INCa

 

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KIDS FIGHT CANCER : Un appel à projet européen pour la recherche en oncologie pédiatrique

Un appel à projets européens destiné à accélérer la recherche sur les cancers pédiatriques vient d’être lancé. Les deux axes de recherche proposés sont : les essais cliniques en phase précoce et la recherche translationnelle.

Jusque début avril, les chercheurs européens pourront déposer leurs dossiers sur une plateforme en ligne dédiée. Les projets seront ensuite analysés et noté par l’European Science Foundation.

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L’INCa publie son 13e rapport scientifique

Mise à jour du 24 décembre 2019 : le rapport scientifique de l’INCa vient d’être publié en français.


L’Institut national du cancer publie son 13e rapport scientifique (en anglais) et les recommandations émises par son Conseil scientifique international.

Le rapport scientifique de l’Institut vise à valoriser les actions mises en œuvre en faveur de la recherche sur les cancers. Ce rapport constitue le principal outil permettant aux membres du Conseil scientifique international de passer en revue les actions entreprises pour conseiller et guider l’Institut dans l’élaboration de ses programmes et ses initiatives. Il décrit notamment les efforts réalisés en 2018 pour réaffirmer le soutien apporté à la recherche fondamentale, translationnelle, clinique et en sciences humaines et sociales, épidémiologie et santé publique.

Ce document se compose de trois parties :

  • le Conseil scientifique international de l’Institut ;
  • une synthèse des actions et des programmes menés dans le domaine de la recherche en cancérologie en 2018 par l’Institut et ses partenaires ;
  • les axes stratégiques proposés par l’Institut, en conformité avec le 3e Plan cancer et les précédentes recommandations émises par le Conseil scientifique international.

Le Conseil scientifique international s’est réuni le 16 septembre 2019. Les discussions ont principalement porté sur le plan d’élaboration et le contenu de la nouvelle Stratégie décennale de lutte contre les cancers.

Les thèmes majeurs de cette stratégie ont été approuvés : améliorer la prévention des cancers, améliorer la qualité de vie des patients atteints et cibler certains types de cancers dont les taux de survie sont les plus faibles. De plus, le Conseil scientifique recommande de considérer également la recherche et la réduction des inégalités à tous les temps de la lutte contre le cancer.

Dans ce cadre, le Conseil préconise d’élargir et d’accélérer l’impact des actions de recherche sur les cancers menées par l’Institut, notamment :

  • en prenant le leadership dans la création, la consolidation et l’optimisation des ressources de bases de données nationales, notamment en tirant parti des investissements passés pour regrouper les projets et les infrastructures répondant aux questions communes, afin de créer des économies d’échelle et d’améliorer les opportunités de recherche ;
  • en maintenant ses programmes d’excellence ;
  • en définissant des objectifs, échéanciers et indicateurs de réussite clairs pour orienter les décisions sur la mise en place de nouveaux programmes stratégiques.

Il souligne par ailleurs que cette nouvelle stratégie nécessitera, pour tenir les objectifs fixés, une augmentation substantielle des investissements publics dans le budget de l’Institut.

Le rapport scientifique
(en anglais)
(pdf – 4,51 Mo)

Les recommandations du rapport scientifique
(en français)
(pdf – 110 Ko)

Source : INCa