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Sensibiliser les grands-parents aux gestes de prévention solaire

Pour la deuxième année consécutive, l’INCa renouvelle son partenariat avec le média Grand-Mercredi à l’occasion des vacances estivales. Conseils et astuces sur la prévention solaire seront diffusés tout au long de l’été par ce média dédié aux grands-parents.

Baptisée « Le soleil dans nos vies », la campagne d’information lancée ce 19 juin battra son plein tout au long de l’été. Élaborés par  les  équipes del’INCa, les messages diffusés par le média Grand-Mercredi visent à rappeler les gestes de prévention essentiels face à l’exposition solaire. À travers une série de conseils et d’astuces ludiques, ils incitent les grands-parents à prendre soin de leur peau et de celle de leurs petits-enfants. Une sensibilisation d’autant plus importante que les coups de soleil sévères attrapés durant l’enfance et l’adolescence augmentent le risque de développer un cancer de la peau (carcinomes et mélanomes).

Quatre gestes essentiels de prévention :

  • éviter l’exposition entre 12 h et 16 h et rechercher l’ombre ;
  • protéger systématiquement la peau des enfants ;
  • se couvrir en portant T-shirt, lunettes et chapeau ;
  • appliquer généreusement de la crème (indice 50) toutes les deux heures.

Ces conseils 100 % digitaux sont à retrouver sur :

  • le site web du média, à travers une rubrique dédiée présentant un test assorti de témoignages et d’articles thématiques ;
  • une newsletter co-signée ;
  • les réseaux sociaux de Grand-Mercredi.

Source : INCa

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Journée mondiale sans tabac – Quelle prévalence du tabagisme en France ? Qui sont les fumeurs ?

A l’occasion de la journée mondiale sans tabac du 31 mai, Santé publique France publie comme chaque année dans le BEH les nouvelles données de prévalence du tabagisme en France.

En 2019, trois Français de 18-75 ans sur dix déclaraient fumer (30%) et un quart fumait quotidiennement (24%). Une baisse significative est observée entre 2018 et 2019 parmi les femmes. Les experts se sont également attachés à définir le profil des fumeurs français, un exercice particulièrement utile pour mieux construire et cibler les messages de prévention.

En 2019 : recul du tabagisme féminin et inégalités sociales toujours très marquées

Entre 2018 et 2019, si les prévalences du tabagisme et du tabagisme quotidien chez les hommes ne varient pas significativement, leurs évolutions sont en revanche plus favorables chez les femmes. En un an, la prévalence du tabagisme diminuait chez elles de 28,9% à 26,5% et celle du tabagisme quotidien de 22,9% à 20,7%.

Les inégalités sociales qui ne s’accroissent plus depuis 2016, restent très marquées. On observe notamment un écart de 12 points de prévalence du tabagisme quotidien entre les plus bas et les plus hauts revenus, un écart de 17 points entre personnes au chômage et actifs occupés.
La lutte contre les inégalités sociales face au tabagisme reste encore un des enjeux majeurs pour les années à venir.

Fait nouveau, selon les données du Baromètre de Santé publique France en 2019, les personnes de 76-85 ans ont également été interrogées. Dans cette tranche d’âge, la prévalence du tabagisme était de 5,4% et de 4,8% pour le tabagisme quotidien.

Forte diminution du tabagisme quotidien en France entre 2014 et 2019

Le tabagisme en France ne varie pas de façon significative sur l’ensemble de la population entre 2018 et 2019, mais par rapport à 2014 il est en baisse de 3,9 points et de 4,5 points pour le tabagisme quotidien. C’est la première fois depuis les années 2000 qu’une baisse de cette ampleur est constatée. Les mesures réglementaires et de prévention mises en place dans les plans nationaux contre le tabagisme (PNRT 2014-2019, PNLT 2018-2022) ont vraisemblablement contribué à cette baisse. L’objectif annoncé du PNRT était de réduire le nombre de fumeurs quotidiens d’au moins 10% entre 2014 et 2019 : il est largement atteint avec une baisse de 16% du tabagisme quotidien pendant cette période.

Qui sont les fumeurs en France ?

L’effectif interrogé pour le Baromètre de Santé publique France 2017 était d’une taille suffisante pour permettre de dresser le portrait des fumeurs. Ainsi, d’après ces données, les fumeurs sont :
  • plus souvent des hommes (54%) ;
  • des personnes de moins de 55 ans (81 %) ;
  • des personnes en situation de précarité socio-économique : moins diplômées (26% possèdent un diplôme supérieur au baccalauréat contre 33% chez les non-fumeurs), deux fois plus souvent au chômage (14% contre 7%) et dans une situation financière perçue comme « difficile » (22% contre 12,5%) ;
  • en moins bonne santé mentale, présentant plus souvent des symptômes d’anxiété, des épisodes dépressifs et des insomnies chroniques ;Plus souvent consommateurs d’autres substances psychoactives.

Ils ont moins recours à un médecin généraliste et utilisent moins Internet comme source d’informations sur des sujets de santé, par rapport aux non-fumeurs.

Encourager l’arrêt du tabac : une priorité

Bien que les évolutions du tabagisme soient encourageantes, la prévalence reste très élevée en France et la mortalité attribuable au tabagisme, reflet des consommations passées, a été estimée à 75 000 décès en 2015, soit 13% des décès survenus en France métropolitaine. Les premières observations faites par Santé publique France montrent que pour une partie des Français, le contexte de confinement s’accompagne d’une hausse des consommations de tabacEncourager l’arrêt du tabac reste donc une priorité.

A l’occasion du 31 mai, Santé publique France lance une campagne digitale pour mettre en avant le dispositif d’aide à l’arrête Tabac info service avec un message « Arrêter de fumer, c’est toujours une bonne idée » et rediffuse 3 vidéos sur le site, l’appli et le 3989.


Source : Santé publique France

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Centre Régional de Coordination des Dépistages des Cancers : nouveau site et reprise d’activité

Le CRCDC d’Île-de-France a annoncé, via son nouveau site internet, la reprise progressive de son activité.

Voici les informations générales relatives aux dépistages organisés des cancers du sein, du côlon et du col de l’utérus :

  • Vous pouvez réaliser vos tests et examens de dépistage en respectant les gestes barrières et mesures de distanciation si vous n’avez pas de symptôme de Covid-19.
  • Si vous observez un symptôme ou une manifestation clinique inhabituelle, consultez votre médecin traitant.
  • Si vous avez réalisé un dépistage anormal ou positif, faites des examens complémentaires prescrits au plus vite.
  • Si votre kit de dépistage a dépassé sa date de péremption pendant le confinement, ne l’utilisez-pas et contactez le site du CRCDC-IDF de votre département de résidence.
  • Si vous avez réalisé, pendant la période de confinement, un test qui n’a pas pu être analysé notamment en raison du rallongement des délais postaux : un nouveau test vous sera adressé par le laboratoire.
  • Les secondes lectures des clichés en attente sur site reprennent peu à peu tout comme les courriers de suivi.
  • L’envoi systématique des courriers d’invitation reprendra début juin.

Toutes les coordonnées des sites départementaux de dépistage sont disponibles sur le site internet du CRCDC-IDF.

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COVID-19 et cancer : reprise des traitements et des dépistages en toute sécurité

Le contexte épidémique lié au COVID-19 a contraint les établissements de santé et les professionnels libéraux à réorganiser leurs activités pour les patients infectés par le virus. Pour réduire le risque de contamination pour la population et accompagner les professionnels de santé dans cette crise sanitaire, la filière oncologique a adapté son mode de fonctionnement. Son objectif étant d’assurer des conditions favorables à la protection des patients atteints de cancers ; patients dont le risque de développer une forme sévère du COVID-19 est plus important. Dans les régions les plus touchées par le coronavirus, les soins non urgents ont pu être limités, certaines opérations et examens reportés. L’Institut national du cancer, en lien avec la direction générale de la santé (DGS), la direction générale de l’offre de soins (DGOS) et l’ensemble des acteurs de terrain, organise la reprise progressive des soins interrompus. Les objectifs de cette organisation sont de continuer à éviter les pertes de chance pour les patients en tenant compte du surcroît d’activité temporaire des professionnels de santé hospitaliers et libéraux.

L’INCa a diffusé un communiqué de presse afin de préciser les modalités de cette reprise :

Les principaux axes de cette reprise s’articulent autour d’une reprise rapide des soins interrompus sans perte de chance pour les patients et d’un accompagnement des centre régionaux de dépistage des cancers dans la reprise des dépistages.


Source : INCa

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COVID-19 et nicotine : le point de l’INCa

Une étude postule un effet protecteur de la nicotine contre l’infection au coronavirus COVID-19. Cette piste doit encore être confirmée par des études scientifiques approfondies. Pourtant, très relayée sur les réseaux sociaux, elle s’accompagne parfois de discours qui font l’impasse sur les effets dévastateurs du tabac. Or, fumer est la première cause de mortalité évitable en France. De plus, le tabac a des effets aggravants en cas d’infection par le COVID-19.

Pour le moment, l’étude publiée par des chercheurs du CNRS, de l’Inserm, de l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris, de Sorbonne université, du Collège de France et de l’Institut Pasteur ne constitue qu’une hypothèse, une piste qui doit être consolidée. En l’absence de preuves validées scientifiquement, il convient de rester prudent. Des essais préventifs et thérapeutiques vont être entrepris à l’hôpital de La Pitié Salpêtrière, à Paris pour vérifier cette hypothèse.

Le tabac tue chaque année 75 000 personnes

Le tabac est un produit hautement toxique. Chaque année, le tabagisme est responsable de 75 000 décès en France (dont 45 000 par cancer).

Pour en savoir plus, retrouvez l’article de l’INCaTabac – Le premier facteur de risque évitable de cancers”

Rappelons que les fumeurs infectés par le COVID-19 pourraient courir plus de risques de développer des formes graves de la maladie. Une étude chinoise, publiée dans The New England Journal of medicine, fait ainsi état d’une augmentation de 50 % du risque de complications respiratoires dues à l’infection par le COVID-19 chez les personnes fumeuses. 


Source : INCa

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COVID-19 et patients atteints de cancer : l’INCa rappelle aux patients que le lien avec les médecins ne doit pas être rompu

Selon un rapport de l’OMS, le taux de mortalité des patients atteints de cancer et infectés pas le virus est de 7,8%. Ce taux est de 1,4% dans la population ne présentant pas de comorbidité et de 3,8% pour l’ensemble des décès liés au COVID-19.

Les gestes barrières doivent être scrupuleusement respectés par les patients, leurs proches et les équipes médicales pour réduire les risques de contamination par le virus. Cela ne signifie pas néanmoins que les patients doivent suspendre leur traitement sans avis médical.

L’INCa vient de publier un communiqué de presse pour justement rappeler la nécessité pour les patients de garder le lien avec les médecins.

Voici les grands points de ce communiqué :

  • Patients atteints de cancer, des soins qui doivent se poursuivre sauf avis contraire de son médecin
  • L’adaptation des traitements pour réduire le risque de contamination des patients atteints de cancer
  • Anticiper et organiser la reprise pour garantir la meilleure qualité de soins aux patients
  • Dépistage des cancers un report des dispositifs pour les personnes asymptomatiques
  • Un suivi continu en cas d’anomalie détectée lors d’un dépistage
  • En cas de symptômes, ne pas hésiter à consulter son médecin
  • Favoriser la continuité du travail avec les chercheurs s’impliquant dans la lutte contre les cancers

Télécharger le communiqué de presse (pdf – 0,8 Mo)


Source : INCa

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Coronavirus COVID-19 et cancer : La Ligue vous conseille

Après les recommandations de Gustave Roussy pour les patients atteints de cancer face au coronavirus, la Ligue contre le cancer conseille également les patients :

  • “Vous êtes en traitement. Beaucoup de ces traitements peuvent diminuer vos défenses immunitaires et alors vous fragiliser. Vous ne devez cependant pas interrompre vos soins, parlez-en avec votre médecin. S’ils se déroulent à domicile, restreignez sorties et visites. Sinon, l’équipe  en charge de votre traitement fera les prescriptions adaptées pour votre transport et traitement au centre de soins.
  • Vous êtes en parcours de soins post-cancers sans signe évolutif. Vous avez les mêmes risques que la population générale, notamment ceux liés à l’âge. Les consignes « barrières » générales s’appliquent à vous. Respectez strictement les consignes des autorités de santé.
  • Vous suivez des soins de supports post-cancers, en particulier dans les centres, espaces et antennes de La Ligue.
    – Si les locaux sont dans des foyers épidémiques actifs, une interruption temporaire est préférable.
    – Ne pas se rendre dans des locaux ouverts si vous présentez des signes cliniques, même modérés (rhume, toux, fièvre, fatigue accrue…)
  • Pour toute question, information, conseil en rapport avec l’épidémie actuelle et qui pourrait vous concerner, appelez le 0800 940 939 (taper 4 pour la plateforme médicale)ou les numéros d’appels des Comités départementaux de La Ligue. Vous pouvez également poser toutes vos questions sur l’espace forum de La Ligue.

Source : Ligue contre le cancer

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Coronavirus & Cancer : les recommandations de Gustave Roussy

Le 4 mars, Gustave Roussy a publié des recommandations pour ses patients concernant le coronavirus (Covid-19).

En dehors des patients ayant voyagé dans un pays où circule activement le virus ou résidant dans une zone française à risque, les recommandations pour les patients atteints de cancer sont les suivantes :

  • La seule précaution à prendre est de vous laver régulièrement les mains.
  • Si vous n’avez pas de symptômes, le port du masque n’est pas recommandé car son efficacité n’est pas démontrée.
  • Il n’existe pas de contre-indication quant à l’utilisation des transports en commun mais pensez à bien vous laver les mains après.
  • A la maison, il faut appliquer les règles d’hygiène habituelles : lavage des mains fréquent, notamment avant les repas et après avoir utilisé les toilettes. Comme pour toutes les infections respiratoires (grippe par exemple), si une personne est malade, il (elle) doit tousser ou éternuer dans son coude, utiliser des mouchoirs à usage unique et avoir une hygiène des mains rigoureuse.

Il n’y a aucun argument actuellement, au vu de la situation épidémiologique française, pour suspendre ou reporter les traitements de votre cancer, chirurgie, chimiothérapie, traitement ciblé, immunothérapie, radiothérapie ou autre.

Le traitement pour un cancer ou les séquelles de ce traitement ne semblent pas augmenter, sur la base des données disponibles, le risque de développer une infection à coronavirus. En revanche, le risque de complication de l’infection pourrait être majoré.

Les vaccins (comme la vaccination anti-pneumococcique ou anti-grippale) doivent être réalisés conformément aux recommandations en vigueur et ces recommandations n’ont pas, à ce jour, été modifiées.

Les tests diagnostiques du coronavirus ne se font pas en routine, aux urgences ou dans les autres services de Gustave Roussy. Ils sont réalisés dans des indications bien précises, sur avis de l’équipe d’infectiologie ou d’hygiène, dans des laboratoires centralisés. Ne venez pas aux urgences de Gustave Roussy dans le but de bénéficier d’un tel test.

Découragez les visiteurs qui voudraient venir vous voir s’ils présentent un risque d’infection (retour de zone à risque, signes respiratoires, etc.).


Source : Gustave Roussy

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Bientôt un Plan cancer européen

La Commission européenne s’est lancée dans l’élaboration d’un plan contre le cancer afin de n’ignorer « aucune étape du parcours » lié à la maladie.

Avec 1,3 millions de décès et 3,5 millions de personnes diagnostiquées chaque année, le cancer est la deuxième cause de mortalité dans l’Union Européenne (après les maladies cardiovasculaires) avec d’importantes répercussions sur les systèmes de santé et les économies européennes. La Commission européenne estime que 40% des cas de cancer sont liés à des causes évitables ayant des effets importants.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a annoncé le lancement d’une vaste consultation publique afin de préparer d’ici la fin de l’année un plan de lutte contre le cancer. “Il s’agit d’une affaire personnelle” a-t-elle souligné puisque c’est la perte de sa sœur âgée de 11 ans d’un réticulosarcome qui l’a incité à devenir médecin. “Ensemble, nous pouvons faire la différence : par la prévention et la recherche, par une nouvelle stratégie en matière de données et par une égalité de traitement dans toute l’Europe”. Pour elle, il est « inacceptable » qu’il existe encore « d’énormes inégalités » dans les procédures de dépistage des divers États membres. Le taux de décès lié au cancer varie en effet considérablement d’un pays à l’autre de l’Union. C’est en Hongrie, Croatie, Slovaquie et Slovénie qu’il est le plus élevé. À l’inverse, c’est à Chypre, en Finlande, Malte, Suède et Espagne qu’il est le plus faible. « Une femme atteinte d’un cancer du col de l’utérus qui vit en Roumanie a 16 fois plus de risque de mourir qu’une femme qui vit en Italie » a-t-elle rappelé.

La présidente de la Commission a également évoqué la création d’un « espace ouvert de données sur la santé », dont le contenu pourra être partagé avec des scientifiques et des chercheurs, permettant ainsi d’accroître les connaissances et d’obtenir des résultats moins biaisés.


Pour en savoir plus : European ScientistEuractiv

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Le cancer colorectal : éviter plus de 6 500 décès par an

Qu’attendons-nous pour réaliser un test efficace qui peut nous sauver la vie ? 

Deuxième cancer le plus meurtrier, le cancer colorectal est chaque année responsable de plus de 17 000 décès. En 2018, ce sont plus de 43 000 femmes et hommes pour lesquels un cancer colorectal a été détecté. L’incidence et la mortalité de ce cancer pourraient diminuer avec l’augmentation de la participation au programme national de dépistage.
Ce programme met à la disposition de la population cible (les femmes et les hommes de 50 à 74 ans ne présentant pas de symptôme), un test de dépistage fiable et performant dans la détection des cancers à un stade précoce et des lésions précancéreuses. Détecté tôt, ce cancer peut être guéri dans 9 cas sur 10. Pourtant, seuls 32,1 % de la population y participe contrairement aux 45 % jugés acceptables au niveau européen.

À l’occasion du mois de sensibilisation contre le cancer colorectal en mars, le ministère des Solidarités et de la Santé et l’Institut national du cancer appellent chacun, grand public et professionnels de santé, à se mobiliser autour de ce dépistage qui peut sauver des vies.

Eviter plus de 6 500 décès grâce au dépistage régulier du cancer colorectal

Le cancer colorectal est le 3e cancer le plus fréquent et 2e cancer le plus meurtrier. Un test de dépistage efficace est disponible et permet de réduire considérablement le nombre de nouveaux cas et de décès chaque année. Toutefois, la participation à ce dépistage reste insuffisante ; elle n’est que de 32,1 % en France. En comparaison avec nos voisins européens, les Pays-Bas enregistrent un taux de participation de 71,3 % ; elle est de 62,8 % au Portugal.

Avec le taux de participation actuelle, ce sont 2 200 nouveaux cancers et 2 600 décès qui sont évités chaque année. L’augmentation de cette participation permettrait d’éviter par an :

  • 3 500 cancers colorectaux et 4 000 décès avec un taux de participation à 45 % ;
  • 5 700 cancers colorectaux et 6 600 décès avec un taux de participation à 65 %.

Au regard de l’enjeu, une participation nettement insuffisante

Sur les 17 millions de personnes âgées de 50 à 74 ans concernées (femmes et hommes ne présentant pas de symptôme ni de facteur de risque autre que l’âge) et invitées tous les deux ans à participer au dépistage, seules 5,5 millions d’entre elles ont réalisé le test soit 11,5 millions qui ne participent pas (période 2017/2018). Pourtant, le test mis à la disposition par les autorités de santé a fait la preuve de sa fiabilité et de ses performances dans la détection des cancers à un stade précoce et des lésions précancéreuses.

Dans ce contexte, le ministère des Solidarités et de la Santé et l’Institut national du cancer restent mobilisés afin que chacun prenne conscience de la dangerosité de ce cancer et de l’opportunité de réaliser ce dépistage afin de favoriser la précocité des diagnostics et d’augmenter les chances de guérison.

Détecter la maladie au début de son développement pour la guérir dans 9 cas sur 10

Le cancer colorectal se développe sur les parois du côlon ou du rectum à partir d’une tumeur bénigne (non cancéreuse) appelée polype. Ce polype, qui peut apparaître sans symptôme, peut se transformer ensuite en cancer dans un processus qui peut durer une dizaine d’années.

Le test de dépistage, proposé dans le cadre du programme national, permet de  repérer un cancer à un stade débutant et de le soigner avec des traitements moins lourds. Dans ce cas, le cancer peut être guéri dans 9 cas sur 10. Détecté à un stade plus avancé, le traitement sera plus lourd et plus contraignant avec des résultats incertains. Le test de dépistage peut également permettre de détecter un polype et de l’enlever, lors d’une coloscopie, avant qu’il ne devienne un cancer.

Le test simple d’utilisation, qui s’effectue à domicile, est pris en charge à 100 % par l’Assurance maladie sans avance frais. Il est remis par le médecin traitant. Aussi, quel que soit le motif de consultation, la rencontre avec son médecin est une occasion d’aborder le sujet. Les gastroentérologues, les gynécologues et les médecins d’un centre d’examen de santé du régime général de l’assurance maladie peuvent également le remettre.

Un suivi adapté pour les patients présentant des disques aggravés

Les personnes présentant un risque aggravé de développer la maladie (personnes ayant des antécédents personnels ou familiaux de maladies touchant le côlon ou le rectum) sont orientées par le médecin traitant vers un gastroentérologue. Celui-ci lui proposera des modalités de suivi adaptées à leur situation. L’Institut national du cancer met à la disposition des médecins une fiche d’aide à la pratique détaillant les facteurs de risque et les conduites à tenir en fonction de chaque situation.

Un dispositif d’information en radio et sur les réseaux sociaux

Pendant tout le mois de mars, l’Institut national du cancer et le ministère des Solidarités et de la Santé, proposeront des chroniques prêtes à diffuser à plus de 1 000 radios sur l’ensemble du territoire. Chacune enregistrée autour d’un message dédié (professionnels de santé, acteurs de terrain, témoignage), explique le bénéfice essentiel du dépistage dans la lutte contre le cancer colorectal.

Un dispositif digital viendra compléter l’information délivrée dans les chroniques avec un dossier d’information et un relais sur les réseaux sociaux de l’Institut, du ministère des Solidarités et de la Santé et des partenaires.

Le test de dépistage en pratique

Ce test est rapide à réaliser et simple à utiliser. Il consiste en un prélèvement unique de selles grâce à un bâtonnet qui est ensuite à replacer dans un tube hermétique garantissant sa conservation. Le test ainsi qu’une fiche d’identification transmise avec le kit et à compléter par la personne réalisant le test, sont à adresser via l’enveloppe T fournie au laboratoire d’analyses médicales dont les coordonnées figurent sur l’enveloppe.


Source : INCa