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Une consultation spécifique pour les patients à risques de forme grave de COVID-19

Pour assurer la continuité des soins dans cette phase de déconfinement, les personnes à risques de développer une forme grave de COVID-19 bénéficient d’une consultation spécifique entièrement prise en charge par l’Assurance maladie. Elle concerne notamment les patients atteints de cancer.

Cette consultation médicale sera proposée par le médecin traitant au patient à risques ou aux personnes souffrant d’une affection de longue durée qui n’ont pas pu être suivies en consultation pendant le confinement. Elle prend ainsi le nom de consultation « bilan et vigilance ».

Tarifée à 46 euros, cette consultation dite « complexe » sera entièrement prise en charge par l’Assurance maladie.

Elle permettra d’évaluer les impacts du confinement sur la santé des patients et de les conseiller sur les mesures de protection à adopter, en fonction de leurs fragilités et pathologies, dans le cadre du déconfinement.

Selon le Haut Conseil de la santé publique, les patients à risques de contracter une forme grave de COVID-19 regroupe les personnes ayant :

  • plus de 65 ans,
  • un cancer évolutif sous traitement,
  • des antécédents cardiovasculaires,
  • du diabète,
  • une pathologie chronique respiratoire,
  • une insuffisance rénale chronique dialysée,
  • une obésité,
  • une immunodépression,
  • les femmes enceintes au troisième trimestre de la grossesse.

Retrouver le communiqué de presse du ministère en charge de la Santé.

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Le cancer colorectal : éviter plus de 6 500 décès par an

Qu’attendons-nous pour réaliser un test efficace qui peut nous sauver la vie ? 

Deuxième cancer le plus meurtrier, le cancer colorectal est chaque année responsable de plus de 17 000 décès. En 2018, ce sont plus de 43 000 femmes et hommes pour lesquels un cancer colorectal a été détecté. L’incidence et la mortalité de ce cancer pourraient diminuer avec l’augmentation de la participation au programme national de dépistage.
Ce programme met à la disposition de la population cible (les femmes et les hommes de 50 à 74 ans ne présentant pas de symptôme), un test de dépistage fiable et performant dans la détection des cancers à un stade précoce et des lésions précancéreuses. Détecté tôt, ce cancer peut être guéri dans 9 cas sur 10. Pourtant, seuls 32,1 % de la population y participe contrairement aux 45 % jugés acceptables au niveau européen.

À l’occasion du mois de sensibilisation contre le cancer colorectal en mars, le ministère des Solidarités et de la Santé et l’Institut national du cancer appellent chacun, grand public et professionnels de santé, à se mobiliser autour de ce dépistage qui peut sauver des vies.

Eviter plus de 6 500 décès grâce au dépistage régulier du cancer colorectal

Le cancer colorectal est le 3e cancer le plus fréquent et 2e cancer le plus meurtrier. Un test de dépistage efficace est disponible et permet de réduire considérablement le nombre de nouveaux cas et de décès chaque année. Toutefois, la participation à ce dépistage reste insuffisante ; elle n’est que de 32,1 % en France. En comparaison avec nos voisins européens, les Pays-Bas enregistrent un taux de participation de 71,3 % ; elle est de 62,8 % au Portugal.

Avec le taux de participation actuelle, ce sont 2 200 nouveaux cancers et 2 600 décès qui sont évités chaque année. L’augmentation de cette participation permettrait d’éviter par an :

  • 3 500 cancers colorectaux et 4 000 décès avec un taux de participation à 45 % ;
  • 5 700 cancers colorectaux et 6 600 décès avec un taux de participation à 65 %.

Au regard de l’enjeu, une participation nettement insuffisante

Sur les 17 millions de personnes âgées de 50 à 74 ans concernées (femmes et hommes ne présentant pas de symptôme ni de facteur de risque autre que l’âge) et invitées tous les deux ans à participer au dépistage, seules 5,5 millions d’entre elles ont réalisé le test soit 11,5 millions qui ne participent pas (période 2017/2018). Pourtant, le test mis à la disposition par les autorités de santé a fait la preuve de sa fiabilité et de ses performances dans la détection des cancers à un stade précoce et des lésions précancéreuses.

Dans ce contexte, le ministère des Solidarités et de la Santé et l’Institut national du cancer restent mobilisés afin que chacun prenne conscience de la dangerosité de ce cancer et de l’opportunité de réaliser ce dépistage afin de favoriser la précocité des diagnostics et d’augmenter les chances de guérison.

Détecter la maladie au début de son développement pour la guérir dans 9 cas sur 10

Le cancer colorectal se développe sur les parois du côlon ou du rectum à partir d’une tumeur bénigne (non cancéreuse) appelée polype. Ce polype, qui peut apparaître sans symptôme, peut se transformer ensuite en cancer dans un processus qui peut durer une dizaine d’années.

Le test de dépistage, proposé dans le cadre du programme national, permet de  repérer un cancer à un stade débutant et de le soigner avec des traitements moins lourds. Dans ce cas, le cancer peut être guéri dans 9 cas sur 10. Détecté à un stade plus avancé, le traitement sera plus lourd et plus contraignant avec des résultats incertains. Le test de dépistage peut également permettre de détecter un polype et de l’enlever, lors d’une coloscopie, avant qu’il ne devienne un cancer.

Le test simple d’utilisation, qui s’effectue à domicile, est pris en charge à 100 % par l’Assurance maladie sans avance frais. Il est remis par le médecin traitant. Aussi, quel que soit le motif de consultation, la rencontre avec son médecin est une occasion d’aborder le sujet. Les gastroentérologues, les gynécologues et les médecins d’un centre d’examen de santé du régime général de l’assurance maladie peuvent également le remettre.

Un suivi adapté pour les patients présentant des disques aggravés

Les personnes présentant un risque aggravé de développer la maladie (personnes ayant des antécédents personnels ou familiaux de maladies touchant le côlon ou le rectum) sont orientées par le médecin traitant vers un gastroentérologue. Celui-ci lui proposera des modalités de suivi adaptées à leur situation. L’Institut national du cancer met à la disposition des médecins une fiche d’aide à la pratique détaillant les facteurs de risque et les conduites à tenir en fonction de chaque situation.

Un dispositif d’information en radio et sur les réseaux sociaux

Pendant tout le mois de mars, l’Institut national du cancer et le ministère des Solidarités et de la Santé, proposeront des chroniques prêtes à diffuser à plus de 1 000 radios sur l’ensemble du territoire. Chacune enregistrée autour d’un message dédié (professionnels de santé, acteurs de terrain, témoignage), explique le bénéfice essentiel du dépistage dans la lutte contre le cancer colorectal.

Un dispositif digital viendra compléter l’information délivrée dans les chroniques avec un dossier d’information et un relais sur les réseaux sociaux de l’Institut, du ministère des Solidarités et de la Santé et des partenaires.

Le test de dépistage en pratique

Ce test est rapide à réaliser et simple à utiliser. Il consiste en un prélèvement unique de selles grâce à un bâtonnet qui est ensuite à replacer dans un tube hermétique garantissant sa conservation. Le test ainsi qu’une fiche d’identification transmise avec le kit et à compléter par la personne réalisant le test, sont à adresser via l’enveloppe T fournie au laboratoire d’analyses médicales dont les coordonnées figurent sur l’enveloppe.


Source : INCa

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Publication de l’instruction relative à l’évolution des missions des réseaux régionaux de cancérologie

Mise à jour du 21 janvier 2020

L’instruction a été publiée au Bulletin officiel du Ministère des solidarités et de la santé daté du 15 janvier.

Article original du 6 janvier 2020 :

Conformément aux objectifs du plan cancer, et afin de mieux prendre en compte l’évolution du paysage et des thérapeutiques en cancérologie, les missions des réseaux régionaux de cancérologie (RRC) évoluent.

L’instruction n°DGOS/R3/INCA/2019/248 du 02 décembre 2019 relative à l’évolution des missions des réseaux régionaux de cancérologie a pour objectif opérationnel de permettre de mieux connaitre l’appui que peuvent représenter les réseaux dans la politique régionale et d’indiquer, au regard des principaux chantiers, leur apport concret.

Le référentiel de missions des RRC, mis à jour par l’INCa, figure en annexe de la présente instruction, et répertorie de façon exhaustive le champ et le cadre de réalisation des missions des RRC en cancérologie.

Les missions des RRC sont organisées selon 4 axes :

  • Contribuer à la coordination de l’organisation régionale de la cancérologie et à sa lisibilité , 
  • Promouvoir la qualité et la sécurité des traitements des patients atteints de cancers,
  • Développer l’expertise et l’expérimentation de projets communs innovants et accompagner les évolutions de l’offre de soins, 
  • Contribuer à l’information et à la formation des acteurs, des patients et de leurs proches sur le parcours de santé en cancérologie.

L’instruction (pdf – 209 Ko)

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#MoisSansTabac : les inscriptions sont ouvertes !

Le Ministère des Solidarités et de la Santé et Santé publique France annoncent le lancement de la 4ème édition de #MoisSansTabac en partenariat avec l’Assurance Maladie. Depuis 2016, 580 982 inscriptions au grand défi de l’arrêt du tabac ont été comptabilisées. Désormais incontournable, ce dispositif offre aux fumeurs un accompagnement au sevrage jour après jour. Ce rendez-vous annuel aura lieu en novembre mais les participants peuvent d’ores et déjà s’inscrire via la plateforme dédiée. Santé publique France déploie dès aujourd’hui une campagne nationale qui sera relayée par de nombreux événements en régions. Celle-ci a pour but d’inciter les fumeurs à faire partie de l’aventure #MoisSansTabac et de les inviter à se préparer dès maintenant pour réussir ce défi.

1 mois sans fumer : 5 fois plus de chances d’arrêter

#MoisSansTabac en quelques chiffres :

  • 580 982 inscriptions depuis la 1ère édition
  • Une édition 2018 couronnée de succès :
    • 242 579 inscrits, soit +53% vs 2017
    • 86 000 téléchargements de l’application
    • 21 000 recours au 39 89, la ligne téléphonique Tabac Info Service
    • 118 000 fans sur la page Facebook et 4 900 followers sur Twitter

 

Télécharger le communiqué de presse de Santé publique France (pdf – 352 Ko)


Pour s’inscrire : tabac-info-service
Source : Santé publique France

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PLFSS 2020 : les soins oncologiques de support renforcés

Comme annoncé par Agnès Buzyn la semaine dernière, le Projet de loi de Financement de la Sécurité Sociale (PLFSS) 2020 prévoit de renforcer les soins de support dans ce domaine afin de garantir l’accès à un accompagnement aussi bien physique que psychologique en créant un parcours d’accompagnement vers l’après-cancer.

Les ARS pourront désormais financer des organismes sélectionnés afin qu’ils organisent un parcours dédié qui pourra comprendre un bilan motivationnel et fonctionnel d’activité physique pour lever les freins à la pratique de l’activité physique (réalisé sur la base des recommandations de la HAS) ainsi qu’un bilan psychologique, un bilan nutritionnel et des consultations de suivi.

Dès la fin 2019, l’INCa lancera la mise au point d’un référentiel organisationnel des soins oncologiques de support.


Source : Ministère des Solidarités et de la Santé

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Un forfait de soins post-cancer bientôt remboursé

Les soins oncologiques de support ont déjà montré leur importance pendant le traitement d’un cancer mais aussi après. C’est hier sur RTL qu’Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, a annoncé la création prochaine d’un forfait de soins remboursé par la Sécurité sociale pour accompagner les patients dans l’après-cancer. Ce forfait comprend un suivi psychologique, diététique et de l’activité physique. La ministre a souligné “combien c’est important pour éviter les rechutes”.

Cette mesure sera inscrite dans le projet de budget 2020 de la Sécurité sociale présenté le 30 septembre.


Source : RTL

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Vaccination contre les HPV et dépistage régulier : la combinaison gagnante pour vaincre le cancer du col de l’utérus

L’INCa, en lien avec le ministère des Solidarités et de la Santé, mène une campagne de sensibilisation à destination des professionnels de santé sur les modalités de prévention du cancer du col de l’utérus. Chaque année, 3 000 nouveaux cas sont détectés et 1 100 femmes décèdent de la maladie. La vaccination contre les papillomavirus humains (HPV) des jeunes filles dès 11 ans et le dépistage régulier des femmes de 25 à 65 ans sont deux armes complémentaires qui favorisent la réduction de l’incidence et de la mortalité de ce cancer.

En abordant le sujet avec les parents des jeunes filles et les femmes dès 25 ans, les professionnels de santé participent à la disparition du cancer du col de l’utérus. Leur rôle dans la prévention est donc essentiel et c’est à eux que s’adresse principalement l’INCa dans cette nouvelle campagne de sensibilisation.

Quelques chiffres

  • 6 300 cancers attribuables aux HPV dont :
    • 44 % de cancers du col de l’utérus ;
    • 24 % de cancers de l’anus ;
    • 22 % de cancers de l’oropharynx.
  • 80 % des femmes seront exposées aux virus HPV oncogènes 16 et 18, dans la majorité des cas, l’infection s’élimine naturellement en 1 à 2 ans après la contamination. Dans 10 % des cas, cette infection persiste et peut entraîner des lésions précancéreuses au niveau des cellules du col de l’utérus qui pourront persister ou évoluer vers un cancer du col de l’utérus.
  • 3 000 nouveaux cas de cancers du col de l’utérus sont détectés ;
  • 1 100 femmes décèdent de ce cancer ;
  • 235 000 frottis anormaux sont enregistrés dont 35 000 lésions précancéreuses ou cancéreuses ;
  • 51 ans est l’âge médian au diagnostic ;
  • 62 % taux de survie à 5 ans ;
  • 64 ans est l’âge moyen de décès.

Vaccination et dépistage

  • une vaccination recommandée entre 11 et 14 ans (schéma vaccinal 2 doses) ;
  • en rattrapage jusqu’à 19 ans révolus (schéma vaccinal 3 doses) ;
  • jusqu’à 26 ans pour les hommes ayant des relations sexuelles avec les hommes ;
  • deux vaccins disponibles en France : une protection contre les infections par les HPV oncogènes 16 et 18, responsables de 70 % des cancers invasifs du col utérin et 50 % des lésions précancéreuses de haut grade ;
  • 17 millions de femmes sont concernées : les femmes asymptomatiques âgées de 25 à 65 ans inclus (y compris les femmes enceintes et les femmes ménopausées) ;
  • Ce dépistage repose sur la réalisation d’une cytologie cervico-utérine ;
  • Il est recommandé tous les 3 ans après deux prélèvements normaux réalisés à un an d’intervalle ;
  • Il permet de repérer des lésions précancéreuses et des cancers à un stade précoce afin de favoriser les chances de guérison et les traitements moins lourds.

Pour en savoir : INCa

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Autorisation en chirurgie du cancer : adapter la méthode de quantification de l’activité soumise à seuil

Pour prendre en charge les personnes atteintes de cancer, les établissements de santé doivent disposer depuis 2009 d’une autorisation spécifique délivrée par leur agence régionale de santé (ARS), s’appuyant entre autres sur des seuils d’activité. Concernant la chirurgie des cancers, ces seuils s’adressent à l’activité d’exérèse chirurgicale de cancer et concernent six localisations : digestive, gynécologique, urologique, thoracique, sphère oto-rhino-laryngologique et maxillo-faciale (ORL-MF) et mammaire. La ministre des Solidarités et de la Santé a sollicité l’expertise de l’Institut national du cancer, par une saisine du 12 janvier 2018, afin de préparer les futurs décrets encadrant l’activité de traitement du cancer en réinterrogeant les déterminants de la qualité et de la sécurité des prises en charge (notamment les seuils d’activité).

Dans ce cadre, cette fiche mise à disposition par l’INCa propose une méthode alternative afin d’améliorer la mesure de l’activité d’exérèse soumise à autorisation en chirurgie, qu’elle soit réalisée par voie chirurgicale ou par voie endoscopique.

Télécharger la fiche
(pdf – 591 Ko)


Source : INCa

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Une perruque sans reste à charge

À compter du 2 avril 2019, des perruques de qualité pourront être remboursées par l’assurance maladie sans reste à charge pour les patients atteints de cancer.

La mise en place de nouvelles modalités de prise en charge par l’assurance maladie des perruques traduit un engagement du 3ème plan Cancer. À compter du 2 avril, les règles changent :

  1. la qualité de toutes les perruques qui pourront être prises en charge par l’assurance maladie est renforcée, en augmentant les exigences techniques pour cette prise en charge ;
  2. des perruques sans reste à charge et de qualité seront proposées à tous les patients. Le nouveau tarif de remboursement sera de 350 € pour ces perruques. C’est une évolution importante par rapport au tarif actuel de remboursement (125 €), qui permettra à tous les patients qui en ont besoin de pouvoir s’équiper, et qui va au-delà des engagements du plan Cancer ;
  3. pour les autres perruques, plus chères et constituées de cheveux uniquement naturels, le reste à charge des patients est également diminué : le nouveau tarif de remboursement est de 250 €, et le prix maximum de vente est fixé à 700 €.

Source : Ministère des Solidarités et de la Santé

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La santé par l’activité physique et sportive

Les bénéfices de l’exercice régulier d’une activité physique et sportive sont aujourd’hui pleinement reconnus : amélioration de l’état de santé général et réel apport aux personnes malades pour mieux vivre et mieux supporter leurs traitements. Dans le cadre du cancer, l’activité physique fait d’ailleurs partie du panier de soins oncologiques de support.

C’est dans ce cadre que le Ministère des Solidarités et de la Santé fait le point sur les différentes mesures mises en place pour promouvoir l’activité physique et sportive. Aussi les actions favoriseront l’intervention en prévention primaire pour maintenir le capital santé de chacun. En prévention secondaire et tertiaire pour agir a minima en appui en cas de dégradation de l’état de santé et optimiser le parcours de soins des personnes atteintes de maladies chroniques, des patients souffrant d’affections de longue durée et des personnes en situation de handicap. Parmi celles-ci :

  • Promouvoir les activités physiques et sportives auprès des enfants, des jeunes et des étudiants dans tous les temps éducatifs
  • Développer la pratique d’activités physiques et sportives en milieu professionnel
  • Promouvoir l’offre de pratique d’activité physique et sportive pour les seniors
  • Développer la pratique d’activité physique adaptée pour les personnes atteintes de maladies chroniques
  • Renforcer la prescription d’activité physique adaptée par les médecins
  • Labelliser les maisons sport-santé

Ces mesures devraient déboucher avec la mise place dès 2019 de parcours intégrés pour les femmes traitées pour un cancer du sein.


Pour en savoir plus : Ministère des Solidarités et de la Santé