Le 20 mai, c’est la Journée mondiale de la recherche clinique. L’occasion pour ONCORIF de rappeler son engagement sur le sujet, de mettre à disposition de nouvelles ressources, et de donner la parole au Pr Étienne Brain sur un essai qui change les pratiques.
Le rôle d’ONCORIF dans la recherche clinique
Dans le cadre de ses missions (instruction n° DGOS-R3-INCA-2019-248 du 2 décembre 2019), ONCORIF contribue à faciliter l’inclusion des patients dans les essais cliniques et à animer la recherche clinique en Île-de-France, en appui des cancéropôles, des GIRCI et des équipes mobiles de recherche clinique (EMRC).
Une page dédiée, actualisée pour l’occasion
À l’occasion de cette journée internationale, ONCORIF a actualisé son site avec une page entièrement dédiée à la recherche clinique et à l’innovation.
Elle s’adresse à la fois aux professionnels de santé et aux patients :
Pour les professionnels et les patients → Un accès au moteur de recherche régional des essais cliniques pour identifier les essais disponibles en cancérologie en Île-de-France. 🔗 La recherche clinique — ONCORIF
Pour les professionnels → La liste des formations en recherche clinique, dont la formation aux Bonnes Pratiques Cliniques (BPC). 🔗 Recherche clinique et innovation — ONCORIF
Zoom sur l’essai ASTER-70S — Le Pr Brain en parle pour ONCORIF
Parmi les essais cliniques qui marquent la cancérologie francilienne, l’essai ASTER-70S mérite une attention particulière.
Conduit auprès de 2 000 patientes de plus de 70 ans, il a posé une question centrale : l’ajout d’une chimiothérapie à l’hormonothérapie apporte-t-il un bénéfice dans le cancer du sein hormono-sensible chez la femme âgée ?
Le Pr Étienne Brain, oncologue médical à l’Institut Curie et co-coordinateur de l’unité d’Oncogériatrie Paris-Ouest, rappelle un chiffre frappant : « 50 % des cancers surviennent après 65 à 70 ans », mais ces patients « représentent souvent moins de 5 à 10 % des patients inclus dans les essais cliniques ». ASTER-70S s’attaque directement à ce déséquilibre.
Résultat : pas de bénéfice statistiquement significatif de la chimiothérapie — mais « une accentuation très forte des effets secondaires et une détérioration de la qualité de vie ». Un message de précaution qui, selon le Pr Brain, « permet d’envisager prudemment et sereinement cette non-utilisation systématique » de la chimiothérapie chez les patientes âgées.
🎬 Il l’explique en détail dans cette vidéo exclusive réalisée pour ONCORIF. 👉 Voir la vidéo