14 juin : journée nationale des donneurs de sang

Encore une journée mondiale ? Et bien oui, mais celle-ci concerne tout le monde ! Parce que tout un chacun peut en avoir besoin un jour et parce que les stocks de sang sont constamment en flux tendu, proches de la pénurie, célébrons-la… tout au long de l’année !

Une date qui n’est pas le fruit du hasard …

Saviez-vous que le 14 juin correspond à l’anniversaire de Karl Landsteiner, inventeur du système de groupes sanguins A-B-O ? Né en 1868, il a même remporté le prix Nobel en 1930 pour sa découverte.

La journée mondiale du  don du sang a pour but d’encourager le don du sang, de promouvoir l’importance de cet acte et de remercier tous les donneurs et le personnel médical.

Si les besoins sont constants, c’est en raison d’une durée de conservation courte : un an pour le plasma qui est congelé, 42 jours pour les concentrés érythrocytaires et seulement 7 jours pour les concentrés plaquettaires.

Les dons doivent donc être réguliers et en quantité suffisante, alors autant ne pas attendre le 14 juin de chaque année …

Qui peut donner son sang ?

En pratique, voici les principales conditions à respecter :

  • Être âgé de 18 à 70 ans
  • Peser plus de 50 kilos
  • Ne pas être enceinte ou avoir accouché il y a moins de 6 mois
  • Ne pas être atteint du VIH, de l’hépatite C…
  • Ne pas souffrir d’anémie
  • Ne pas avoir récemment subi d’opération chirurgicale, soins dentaires, piercing, tatouage…

Le questionnaire complet est disponible sur le site internet dondusang.efs.sante.fr et le personnel de l’Etablissement français du sang veillera au strict respect des conditions de don.

De plus, une série de tests biologiques pour vérifier la sécurité infectieuse du sang est systématiquement effectuée, avec notamment un test de dépistage du VIH. Si une anomalie est constatée, le donneur est personnellement et confidentiellement avisé par l’établissement dans lequel il a donné son sang.

Pourquoi donner son sang ?

Cet acte de générosité quasi indolore permet de guérir et d’offrir une chance de survie des millions de personnes hospitalisées, chaque année. 

Les transfusions sanguines sont nécessaires dans les cas suivants :

  • Les hémorragies massives (accident, opération chirurgicale, accouchement…).
  • Les enfants souffrant d’anémie sévère résultant souvent du paludisme ou de la malnutrition.
  • Les personnes gravement traumatisées à la suite de catastrophes naturelles ou accidents.
  • Les maladies du sang (thalassémie et drépanocytose) et troubles immunitaires graves.
  • Les leucémies et cancers.

1/3 des transfusions sanguines est destiné aux personnes atteintes de cancer

Lorsque la maladie se développe sous forme de métastases et qu’elle atteint la moelle osseuse, cette dernière n’est plus en capacité de fabriquer les cellules sanguines en nombre suffisant.

Différents composants du sang peuvent s’avérer essentiels dans le traitement de ces patients :

  • Globules rouges : essentiels pour lutter contre l’anémie et permettre au malade de reprendre des forces.
  • Plaquettes : permettent d’éviter les saignements et de prévenir le risque d’hémorragie mettant en jeu la vie des malades. 
  • Plasma : sa transfusion peut s’avérer utile, car le plasma contient des facteurs de coagulation dont le rôle est de fixer les plaquettes.

Donner son sang, c’est aussi lutter, à sa propre échelle, contre le cancer de ses proches.

En revanche, une personne qui a été atteinte par un cancer (même en rémission) ne peut plus donner de sang, plasma, ou plaquettes, sauf pour les cancers (in situ) du col de l’utérus et certains cancers superficiels de la peau.

Comment donner son sang ?

Rendez-vous sur le site internet de l’Établissement Français du Don du Sang, vous y trouverez les points de collectes sur l’intégralité du territoire.

Attention : un délai de huit semaines est requis avant de pouvoir de nouveau donner son sang. Les femmes peuvent effectuer cet acte 4 fois par an, les hommes 6 fois par an.

Sources : Etablissement français du sang