8 mai : journée mondiale du cancer de l’ovaire

Hier, avait lieu la journée mondiale du cancer de l’ovaire, l’occasion de nous pencher sur cette pathologie dont le diagnostic est souvent trop tardif, alors même qu’il représente la 4ème cause de mortalité par cancer (INCa, 2019)

Cancer de l’ovaire, de quoi parle-t-on ?

Avec 5193 nouveaux cas diagnostiqués en 2018 en France et 3479 décès recensés pour l’année 2018 Le cancer de l’ovaire est la 8ème cause de cancer chez la femme.

Il peut prendre naissance dans trois types de cellules :

  • Dans les cellules épithéliales, en surface de l’ovaire. C’est le cas dans 90 % des cancers. On parle alors « d’adénocarcinome » de l’ovaire.
  • Dans les cellules stromales, dans la médullaire, entre les follicules. Il s’agit alors de « tumeurs stromales ».
  • Dans les follicules, les futurs ovules : tumeurs germinales malignes.

Quels sont les principaux facteurs de risque ?

Les causes du cancer de l’ovaire ne sont pas connues à ce jour. Pour autant, une anomalie génétique héréditaire, comme la mutation des gènes BRCA 1 ou 2, et plus rarement d’un des gènes du syndrome de Lynch, constitue le principal facteur de risque.

La présence de plusieurs cancers du sein et/ou de l’ovaire au sein d’une famille, même lorsqu’aucune mutation génétique n’a été identifiée, représente également un facteur de risque.

D’autres facteurs augmentent le risque de développer un cancer de l’ovaire, tels que :

  • l’absence de grossesse ;
  • la surcharge pondérale et l’obésité ;
  • la précocité des règles ;
  • une ménopause tardive ;
  • l’âge (65 ans en moyenne lors du diagnostic).

Quels peuvent être les signes d’un cancer de l’ovaire ?

Un cancer de l’ovaire provoque peu de symptômes, ce qui induit souvent un diagnostic tardif. Néanmoins, il peut être suspecté devant les signes suivants :

  • détection d’une masse ovarienne lors du suivi gynécologique ou d’un examen d’imagerie ;
  • apparition de douleurs abdominales ou pelviennes;
  • augmentation anormale du volume de l’abdomen liée à une ascite 
  • des saignements ou des pertes vaginales anormales (rarement) ;
  • des troubles du transit ;
  • de faux besoins d’aller à la selle ;
  • des envies très fréquentes ou pressantes d’uriner ;
  • apparition de problèmes de circulation dans un membre inférieur se manifestant par un œdème (gonflement), très rarement une sciatalgie (douleurs au niveau du nerf sciatique) ou une phlébite (inflammation d’une veine pouvant provoquer son obturation par la formation d’un caillot de sang) ;
  • apparition d’une douleur thoracique ;
  • un essoufflement prolongé ;
  • dégradation inexpliquée de l’état général se manifestant notamment par une perte de poids et d’appétit, une diminution de la prise alimentaire et de la fatigue. 

Les différents traitements

Les traitements proposés dans le cancer de l’ovaire s’adaptent à chaque situation. Le choix est débattu  par plusieurs médecins lors de la réunion de concertation pluridisciplinaire (ou RCP).

La chirurgie et les traitements médicamenteux (chimiothérapie conventionnelle et/ou thérapies ciblées) sont les principaux traitements des cancers de l’ovaire. Ils sont utilisés seuls ou associés les uns aux autres.

Sources : Institut CurieINCa