COVID-19 et cancer : maintien des activités de cancérologie et poursuite des soins

L’INCa vient de publier une communication pour rappeler que malgré le contexte épidémique, les activités de cancérologie sont maintenues et invite les patients à poursuivre leurs soins :

“Pour faire face aux tensions actuelles observées dans les services de réanimation des établissements de santé dans plusieurs régions du pays, plusieurs Agences régionales de santé (ARS) ont demandé aux équipes hospitalières publiques et privées de procéder à la déprogrammation des activités programmées, afin de libérer des lits dans ces services. Les taux de déprogrammations sont adaptés à la situation de la région et à son évolution.

Comme lors du deuxième pic épidémique, tout est mis en œuvre pour que les patients atteints de cancer soient préservés et qu’il n’y ait pas de pertes de chance. Les autorités sanitaires réaffirment le maintien des activités de traitement des cancers et de la chirurgie d’exérèse.

Lorsque la reprogrammation d’une intervention est à la fois nécessaire et possible, notamment dans le cas d’une chirurgie d’exérèse, elle est réalisée de manière raisonnée par les équipes médicales en suivant des règles de priorisation de manière à éviter les pertes de chance pour tous les patients. Des stratégies thérapeutiques alternatives peuvent alors être mises en place pour continuer les soins en débutant par la chimiothérapie plutôt que par la chirurgie, par exemple.

Cette logique de priorisation des actes et interventions en cancérologie, détaillée dans la fiche pratique Cancer et COVID-19 établie par l’Institut national du cancer, concerne les patients déjà présents dans la filière de soins et les nouveaux patients. Si l’exérèse ne peut être décalée sans générer de pertes de chance, elle est réalisée dans les délais initiaux ; si elle peut être reportée sans perte de chances, elle est opérée au plus tôt, dans un délai d’un mois maximum.

Par ailleurs, les autres actes (examen de contrôle par exemple) ne peuvent être reportés, quand cela est strictement nécessaire, que lorsque le praticien responsable estime qu’il n’y a pas de perte de chance et pas d’impact sur le pronostic ; le report doit alors s’effectuer dans un délai raisonnable (2 mois maximum pour un examen de contrôle par exemple).

La situation épidémique actuelle évolutive et les craintes qu’elle peut susciter, ne doivent pas conduire les patients à renoncer à leurs soins, que ce soit dans la poursuite des traitements ou pour tout examen de diagnostic. L’Institut national du cancer appelle tous les patients à poursuivre leurs soins et à rester en contact avec leur médecin.


Source : INCa