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L’Anap publie une boîte à outils pour atteindre les prérequis d’Hop’en

Dans le cadre de la stratégie de transformation du système de santé “Ma santé 2022” et de son volet numérique, la DGOS a lancé début 2019 le programme HOP’EN qui constitue la nouvelle feuille de route nationale des systèmes d’information hospitaliers à 5 ans. Il a comme ambition d’amener – d’ici 2022 – les établissements de santé à un palier de maturité de leur système d’information, nécessaire pour répondre aux nouveaux enjeux de décloisonnement du système de santé et de rapprochement avec les patients.

Ce palier de maturité est défini par 4 prérequis (identités & mouvements, sécurité, confidentialité, échange & partage) et 7 domaines fonctionnels prioritaires.

Afin d’aider les établissements de santé à atteindre ces prérequis, l’ANAP vient de publier une boite à outils. Celle-ci est composée de :

  • Un autodiagnostic pour se situer par rapport aux exigences des prérequis ;
  • Un plan d’action détaillé pour l’atteinte des prérequis, indicateur par indicateur ;
  • Dix fiches méthodes pour guider la mise en œuvre de ces actions :
    • la mise en œuvre de l’identitovigilance ;
    • la mise à jour du référentiel unique de structure ;
    • le plan de reprise de l’activité et procédures de fonctionnement en mode dégradé ;
    • l’évaluation des taux de disponibilité ;
    • le rôle du responsable de sécurité des systèmes d’information (RSSI) et data protection officer (DPO) ;
    • la charte d’accès au système d’information ;
    • la cartographie applicative ;
    • la politique de sécurité et plan d’actions de sécurité des SI ;
    • la conformité en matière de protection des données ;
    • le peuplement du répertoire opérationnel des ressources (ROR).
  • Neuf modèles de document pour gagner du temps dans la production des attendus des indicateurs et éléments de preuve pour les candidats au financement :
    • une procédure de mise en oeuvre de l’identito-vigilance dans un ES ;
    • une procédure de mise en oeuvre de l’identito-vigilance dans un GHT ;
    • une procédure type de mise à jour du référentiel structure ;
    • un modèle de PRA ;
    • un modèle de méthode d’évaluation des taux de disponibilité ;
    • une fiche de poste de DPO ;
    • une fiche de poste de RSSI ;
    • un modèle de charte d’accès au SI ;
    • un support de description de la cartographie applicative.

Source : ANAP

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Démographie médicale et formation initiale en cancérologie – données 2016-2017

Cette fiche, que vient de publier l’INCa, dresse un état de la situation démographique des spécialités médicales en anatomocytopathologie, en oncologie médicale, onco-hématologie et oncologie radiothérapie, qui interviennent dans le traitement du cancer. Elle propose également un état des lieux régional s’appuyant sur des indicateurs relatifs au volume d’activité, à l’évolution de l’âge des professionnels et à la formation en cancérologie afin d’identifier les régions en situation de fragilité. In fine, cette fiche vise à éclairer les décisions publiques dans l’ouverture de postes en cancérologie et l’évolution des formations en cancérologie.

De façon générale, on peut dire que l’Île-de-France est plus richement doté en professionnels de santé spécialisés que les autres régions de France.


(pdf – 1,65 Mo)


Source : INCa

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1,6 millions de fumeurs en moins en deux ans

La journée mondiale sans tabac 2019 aura lieu le 31 mai. L’occasion pour BEH, bulletin épidémiologique hebdomadaire de Santé publique France, de faire le point sur le tabagisme.

En 2015, le tabac a fait près de 75 000 morts en France (cancers, maladies cardiovasculaires ou respiratoires), ce qui représente plus d’un décès sur huit. Sur les deux dernières années toutefois, avec 1,6 millions de fumeurs en moins, la baisse est d’une ampleur inédite. Cette baisse se traduit par l’arrêt du tabac chez les fumeurs et par la réduction du nombre de jeunes entrant dans le tabagisme.

Le BEH attribue ces bons résultats à une politique publique cohérente avec de nombreuses mesures fortes dont l’augmentation des prix, la mise en place du paquet neutre, le remboursement des substituts nicotiniques et l’opération Mois sans tabac. Pour autant cette baisse ne doit pas masquer :

  • des inégalités sociales marquées : les plus diplômés ont prévalence du tabagisme quotidien de 19,4% tandis que le reste de la population a une prévalence de 28,2% ;
  • un nombre de décès attribuables au tabac toujours en augmentation chez les femmes (+5% par an en moyenne).

Pour télécharger le BEH n°15 du 28 mai 2019 :

(pdf -701Ko)


Sources : Santé publique France

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Santé publique France – stratégie 2022

En plus de son rapport annuel 2018, Santé publique France vient de publier “Stratégie 2022” afin de présenter les grandes orientations de travail et les réponses aux défis de santé publique de l’organisme pour les prochaines années.

Pour le cancer, c’est une préoccupation transversale puisque 5 programmes d’actions de Santé publique France le concerne : Tabac ; Alcool ; Nutrition ; Travail et santé ; Maladies non transmissibles. De façon générale, les programmes d’actions vont essentiellement se concentrer à :

  • mieux alimenter les connaissances utiles à l’action avec surveillance et suivi des évolutions ;
  • mettre en oeuvre des politiques de prévention ;
  • animer un réseau de partenaires publics et privés afin d’être le plus efficace possible.

Pour télécharger “Stratégie 2022” :

(2,30Mo)


Source : Santé publique France

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Dépistage du cancer colorectal : reprise de l’envoi des tests dès le 21 juin

La Caisse nationale d’Assurance maladie (Cnam) prend une mesure d’urgence pour assurer la continuité du dispositif de dépistage du cancer colorectal.

À cette fin, elle vient de conclure un marché transitoire de fourniture de kits de dépistage immunologique et de gestion de la solution d’analyse. Le dispositif de commande en ligne sera réactivé dès la fin mai. La reprise de la livraison des kits aux professionnels de santé et aux centres régionaux de coordination et de dépistage des cancers aura lieu dès le 21 juin.

Cette mesure de la Cnam intervient alors que la procédure de passation du nouveau marché pour la fourniture et la lecture des tests immunologiques vient d’être annulée par décision de justice.

L’Assurance maladie a également relancé une nouvelle procédure d’appel d’offres pour la fourniture de kits de dépistage et de solutions d’analyse, qui devrait aboutir à la fin 2019.

L’Institut national du cancer reste mobilisé, aux côtés de l’ensemble des acteurs, pour favoriser une mise à disposition des tests sur l’ensemble du territoire dans les meilleurs délais.

Il est important de rappeler que le dépistage par test immunologique, tous les 2 ans entre 50 et 74 ans (personne à risque moyen sans symptômes), est la meilleure arme pour lutter contre le cancer colorectal.

Chaque année, ce cancer touche 45 000 personnes ; près de 18 000 en décèdent (2e cancer le plus meurtrier en France).


Source : INCa

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Communiqué de presse : Charlotte Ngo réélue présidente d’ONCORIF

L’Assemblée Générale d’ONCORIF, le réseau régional de Cancérologie Île-de-France, s’est tenue le 14 mai.

Pour la première fois, l’Assemblée Générale se réunissait sous les nouveaux statuts du réseau votés le 22 novembre 2018. La mise en place de collèges issus des structures concernées par la cancérologie permet une meilleure représentativité des professionnels et une action encore plus proche du terrain.

L’Assemblée a entendu le rapport moral de la présidente, le Dr Charlotte Ngo, qui a rappelé qu’après une première restructuration du réseau pour répondre au cahier des charges de l’INCa, ONCORIF poursuivait sur sa lancée et continuait sa réorganisation avec notamment l’arrivée de trois nouveaux chefs de projet.

Le bilan 2018

Elle a également souligné pour ONCORIF une année 2018 riche en projets et en réalisations :

  • Des bilans cartographiés ont permis de mettre en évidence la diversité des fonctionnements des différentes structures en charge du cancer dans la région et confirmer ainsi le rôle essentiel de support et de coordination d’ONCORIF.
  • Concernant les Centres de Coordination en Cancérologie (3C), une boite à outils a été créée et mise à leur disposition sur le site d’ONCORIF. Des journées d’échanges et de partage ont également été mises en place.
  • Le déploiement du Dossier Communicant en Cancérologie (DCC) se poursuit même s’il a pris un peu de retard.
  • Le site d’ONCORIF devient de plus en plus incontournable pour les professionnels franciliens de la cancérologie avec notamment : des actualités régulières ; un portail dédié à la coordination de la prise en charge des Adolescents Jeunes Adultes (AJA) en Île-de-France ; la mise à disposition de fiches pour les professionnels de santé et pour les patients sur les anticancéreux oraux.
  • Participation au groupe de travail INCa sur la définition d’indicateurs qualité de prise en charge pour le cancer du sein.

Les perspectives 2019

2019 est une année de renouveau et ONCORIF va poursuivre ses missions de coordination, d’échange, d’appui et de formation conformément aux missions définies par l’INCa. Outre le renforcement de l’équipe, le travail autour du DCC et des 3C va se poursuivre. Les collaborations autour de la prise en charge des AJA se renforcent avec notamment l’organisation de formations. D’autres formations autour de l’oncofertilité et l’oncosexualité sont également prévues. Un travail de coordination régional de l’oncogériatrie a également débuté et devrait se concrétiser. ONCORIF souhaite enfin s’impliquer davantage dans la recherche clinique.

Le nouveau bureau

A l’issue de l’Assemblée Générale, les nouveaux membres du Bureau d’ONCORIF ont été élus :

  • Présidente : Docteur Charlotte NGO, Maître de Conférence des Universités et Praticien Hospitalier, Hôpital Européen Georges-Pompidou ;
  • Secrétaire : Madame Helena KISLER-ELKOUBY, Déléguée Générale, FHP (Fédération de l’Hospitalisation Privée) Île de France ;
  • Trésorière : Madame Solenne BARAT-CLERC, Directrice du pôle Neurosciences au GHU Paris Psychiatrie & Neurosciences ;
  • Vice-Présidente : Professeur Elena PAILLAUD LAURENT PUIG, Professeur des Universités et Praticien Hospitalier, Hôpital Européen Georges Pompidou ;
  • Vice-Présidente : Madame Stéphanie FORTE, Directrice des Affaires Médicales et Coopérations, Hôpital Foch.

Contact presse : Sandra Lefèvre – Directrice – contact@oncorif.fr


Pour télécharger le communiqué de presse :

(pdf – 91Ko)

 

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Prise en charge des Adolescents et Jeunes Adultes en Île-de-France : lancement d’un portail dédié

Chaque année, près de 1700 nouveaux cas de cancer sont diagnostiqués chez les 15-24 ans. Pouvant être aussi bien touchés par des tumeurs de type “pédiatrique” ou “adulte”, la pathologie de ces patients est très particulière. Le dernier Plan cancer a souligné la nécessité d’une prise en charge spécifique aux AJA avec une approche médicale centrée sur la pathologie, mais aussi plus globale, pluridisciplinaire, adaptée aux particularités de cette tranche d’âge, en prenant en compte les modifications et maturations physiologiques, physiques, affectives et psycho-sociales, caractéristiques de cette étape de la vie.

Cette nécessité étant parfois mal connue, il a été décidé de travailler avec l’ARS et les structures AJA d’Île-de-France pour créer un portail AJA présentant tous les acteurs franciliens impliqués dans cette prise en charge adaptée. Cette première version sera régulièrement mise à jour. N’hésitez pas à nous faire part de vos remarques et suggestions depuis notre formulaire de contact.

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Un guide HAS : La conciliation des traitements médicamenteux pour sécuriser la prise en charge des patients atteints de cancer

La prise en charge des patients atteints de cancer implique une stratégie thérapeutique évolutive dans le temps, qui associe des médicaments à haut risque, et relève d’une prise en charge multidisciplinaire. Afin de tenir compte de ces spécificités, la HAS complète son travail de 2017 sur la mise en œuvre de la conciliation des traitements médicamenteux par un guide dédié à la cancérologie. Par un partage d’informations tout au long du parcours de la personne atteinte de cancer, l’objectif est de garantir une continuité des soins médicamenteux et de prévenir les risques d’erreurs de traitements.

La conciliation des traitements médicamenteux est une démarche de prévention et d’interception des erreurs médicamenteuses reposant sur une transmission formalisée et exhaustive des informations entre les différents professionnels de santé, en lien avec le patient. Elle apparaît comme particulièrement pertinente en cancérologie en raison des nombreux médicaments à risque prescrits, du nombre de transitions entre structures de soins et de la multidisciplinarité nécessaire à la prise en charge des patients atteints de cancer. Les patients sont suivis sur le long cours, ont des traitements anticancéreux régulièrement réévalués (produit, dose, mode d’administration) pour s’adapter à l’évolution de la maladie. Tous ces éléments incitent à la mise en œuvre de cette démarche afin de garantir une plus grande sécurisation de la prise en charge médicamenteuse des malades.

L’intérêt de la conciliation des traitements médicamenteux en cancérologie

Selon l’INCa, l’activité de cancérologie représente près d’un quart de l’activité hospitalière globale, avec 7,3 millions d’hospitalisations en lien avec le diagnostic, le traitement ou la surveillance d’un cancer en 2017 (hors activité de radiothérapie en secteur libéral privé).

La prise en charge du patient atteint de cancer comporte des spécificités liées à la fois à la pathologie cancéreuse (pathologie au long cours et potentiellement évolutive), à l’organisation des soins (prise en charge alternée ville/hôpital avec séquences hospitalières itératives), et aux produits de santé concernés. En effet, les médicaments utilisés sont à marge thérapeutique étroite et à haut niveau de risque de survenue d’erreurs médicamenteuses. De plus, certains d’entre eux sont à l’origine d’effets indésirables – ce qui peut amener le patient à recourir à des thérapies complémentaires, à de l’automédication et des compléments alimentaires dont les professionnels de santé n’ont pas forcément connaissance, mais dont l’impact sur le traitement anti-cancéreux lui-même peut être délétère.

Des études démontrent l’intérêt de la conciliation des traitements médicamenteux en cancérologie. Par son action de prévention et d’interception des erreurs médicamenteuses au moyen d’un partage d’informations, elle permet d’en réduire le nombre.

Le guide publié aujourd’hui décrit comment mettre en œuvre concrètement une conciliation des traitements médicamenteux en cancérologie. La HAS recommande, autant que possible, une conciliation dite proactive, intervenant avant la première prescription de traitements anti-cancéreux : elle repose sur un bilan médicamenteux actualisé chaque fois que nécessaire.

Le guide est accompagné de mises en situation illustrant ces modalités pratiques, éprouvées par des professionnels de santé. Elles donnent des exemples de mise en œuvre de la démarche de conciliation des traitements médicamenteux en cancérologie en mettant en exergue des populations éligibles selon des moments identifiés comme opportuns au cours du parcours du patient atteint de cancer.

La conciliation des traitements médicamenteux demeure un enjeu national

La HAS tient à rappeler l’importance de la conciliation des traitements médicamenteux pour toute prise en charge. Elle a en 2018 actualisé son guide de référence publié en 2017. La démarche repose sur les professionnels de santé, du social et du médico-social. Mais aussi sur les patients, les usagers et leur entourage : la conciliation des traitements médicamenteux assure la bonne information du patient et par voie de conséquence contribue au bon usage du médicament par celui-ci.

Ces guides s’intègrent dans un processus au long cours pour lequel la HAS mobilise d’autres leviers de déploiement de la conciliation des traitements médicamenteux. L’évolution de la réglementation depuis 2015 va dans le même sens. Depuis février 2018, la HAS propose un volet médicamenteux de la lettre de liaison à la sortie d’une hospitalisation qui permet de tracer sur un même document l’ensemble des médicaments pris par le patient avant cette hospitalisation et à prendre après celle-ci. À cela s’ajoutent le développement de la certification des logiciels d’aide à la prescription et d’aide à la dispensation (LAP et LAD) et l’intégration prévue d’un critère visant à soutenir le développement de  la conciliation des traitements médicamenteux dans le dispositif de certification rénové qui sera déployé à partir de 2020.

 

Télécharger le guide :

(pdf – 526Ko)


Source : HAS

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Vaccination contre les infections à papillomavirus humains (HPV) : la mise au point de l’INCa et de Santé publique France

L’Institut National du Cancer et Santé Publique France constatent la circulation d’informations, rapportées dans certains articles de blogs et dans la presse, qui remettent en cause la vaccination contre les infections à papillomavirus humains (HPV) et souhaitent, dans ce contexte, apporter un éclairage sur les données disponibles 10 ans après la mise en place de cette vaccination dans plus de 70 pays.

Vous trouverez, ci-dessous, une synthèse du décryptage de ces informations :

1. Les données en vie réelle valident l’efficacité du vaccin

Les vaccins contre les HPV ont démontré leur efficacité en vie réelle et leur impact sur la prévalence des infections HPV et les lésions précancéreuses du col de l’utérus (Australie, Suède, Ecosse, Etats-Unis, Belgique, Allemagne, Nouvelle-Zélande, Danemark, Canada).

Il n’y a pas à ce jour de données montrant un remplacement des génotypes vaccinaux par des génotypes non vaccinaux suite à l’introduction des vaccins contre les infections à HPV.

2. Il est trop tôt pour observer l’efficacité des vaccins contre les infections à HPV sur l’incidence du cancer du col de l’utérus d’après les données des registres

L’impact de la vaccination sur les cancers du col de l’utérus ne peut commencer à être visible que plus de 10 ans après l’introduction des vaccins en raison du délai long entre l’infection par les HPV oncogènes et la survenue d’un cancer (le plus souvent entre 10 et 30 ans).

Les jeunes filles vaccinées à 12-13 ans en 2007 (tranche d’âge optimale pour la vaccination puisque les jeunes filles ont très peu de chances d’avoir été en contact avec le virus HPV) ont eu 19-20 ans en 2014. Les données d’incidence du cancer du col de l’utérus sont disponibles jusqu’en 2012 ou 2015 (via Global Cancer Observatory et Nordcan respectivement) et il est donc trop tôt pour observer un impact de la vaccination contre les HPV sur les cancers du col de l’utérus chez les 20-24 ans. L’impact sera visible lorsque les premières cohortes de jeunes filles vaccinées à la préadolescence atteindront l’âge de l’entrée dans le dépistage du cancer du col de l’utérus (i.e. entre 2020 et 2025 dans les pays ayant introduit la vaccination chez les adolescentes en 2007).

Les données d’incidence du cancer du col de l’utérus chez les femmes âgées de 25-29 ans en 2014 concernent, selon les pays, des femmes non vaccinées ou des femmes vaccinées « en rattrapage », soit après 14 ans, âge pour lequel l’efficacité attendue du vaccin est moindre en raison de la possibilité pour ces jeunes filles d’avoir déjà été en contact avec le virus HPV avant la vaccination.

3. Une augmentation de l’incidence des cancers du col de l’utérus chez les femmes âgées de 25 à 49 ans dans certains pays est observée mais sans rapport avec la vaccination contre les HPV

Dans certains pays, les données d’incidence montrent une augmentation de l’incidence du cancer du col de l’utérus chez les femmes âgées de 25 à 49 ans et ce dès le début des années 2000, c’est-à-dire antérieurement à l’introduction des vaccins HPV arrivés sur le marché à partir de 2006/2007. Ces femmes n’ont pas été concernées par la vaccination HPV.

Les raisons de ces évolutions sont à investiguer en fonction du contexte de chaque pays car les causes de l’évolution de l’incidence du cancer du col de l’utérus peuvent être multiples, par exemple : évolution du taux de participation et des modalités de dépistage du cancer du col de l’utérus, évolution des comportements sexuels (âge des premiers rapports sexuels, nombre de partenaires, type de pratique sexuelle) avec pour conséquence une augmentation de l’exposition aux HPV.

Pour des informations plus détaillées :

(pdf – 242 Ko)


Source : INCa